It's a Teenager Dream - Nouvelle édition
Itinéraire d'un ingénieur du son
Retracer la carriĂšre dâingĂ©nieur du son de Dominique Blanc-Francard câest retracer soixante ans dâĂ©volution technologique et stylistique, un parcours ludique au plus prĂšs des artistes et au cĆur des studios dâenregistrement.
Nourri au son des annĂ©es yĂ©yĂ©, Dominique Blanc-Francard â celui quâon appellera DBF tel un label de qualitĂ© â est dâabord musicien. Sa curiositĂ© insatiable le poussera Ă chercher plus loin dans la fabrique du son et Ă passer de lâautre cĂŽtĂ© de la vitre du studio dâenregistrement. Une formidable aventure commence alors depuis le chĂąteau dâHĂ©rouville oĂč il cĂŽtoie le Grateful Dead, Pink Floyd et Elton John, puis en tant quâingĂ©nieur freelance dans les nombreux studios parisiens â Davout, LâAquarium, Ferber â qui nâont plus de secret pour lui. DBF travaille pour des artistes aussi divers que Serge Gainsbourg, Michel Delpech, Françoise Hardy, Benjamin Biolay, Hubert Mounier ou Camille. Outre les rencontres, cet ouvrage revient sur soixante annĂ©es dâaventures technologiques, dâhistoire des studios dâenregistrements, des microphones, des magnĂ©tophones et consoles, de lâinformatique musicale et de la rĂ©volution numĂ©rique. Chaque dĂ©cennie a charriĂ© son lot dâinnovations techniques et dâĂ©volutions sociales qui ont toutes eu une incidence sur la maniĂšre dont la musique est produite et sur la façon dont les gens lâĂ©coutent.
Revue de presse
- Dominique Blanc-Francard : la culture rock à l'état pur Jean-Christophe Mary Bsc News 18 janvier 2017
- It's a teenager dream Jean-Christophe Mary Toute la culture 18 janvier 2017
- It's a teenager dream Sono mag janvier - février 2017
- It's a teenager dream Jean-Christophe Mary France Net Infos 17 janvier 2017
- C'est son histoire Serge Hartmann Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace 9 octobre 2016
- Ingénieux du son Jean-Pierre Simard Rolling Stone Juillet 2016
- De l'autre cÎté du studio Olivier Pernot Trax Juillet 2016
- Interview de Dominique Blanc-Francard Alexis Bernier Libération // Next 17 juin 2016
- Interview DBF Frédéric Taddeï Europe 1 // Social Club 29 juin 2016
- It's a Teenager Dream Cédric Bru Les Obsédés Textuels 18 juillet 2016
- Dominique Blanc-Francard, un studio pour quinze Jean-Claude Demari rfI Musique 27 juin 2016
- Les Nocturnes de Dominique Blanc-Francard Georges Lang RTL // Les Nocturnes 23 juin 2016
- L'histoire de la musique, vue de l'intérieur Yann Bertrand France Info // Info Culture 23 juin 2016
- It's a Teenager Dream Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider 20 juin 2016
- It's a Teenager Dream Frédéric Jambon Le Télégramme 12 juin 2016
âPour cette derniĂšre planche Ă mixer de lâannĂ©e, BĂ©nĂ©labo accueille au micro du studio, Dominique Blanc-Francard Ă lâoccasion de la nouvelle Ă©dition du livre « Itâs a teenager dream ».
Retracer la carriĂšre dâingĂ©nieur du son de Dominique Blanc-Francard câest retracer soixante ans dâĂ©volution technologique et stylistique, un parcours ludique au plus prĂšs des artistes et au cĆur des studios dâenregistrement.â
Depuis son premier groupe les Pinguins dans les annĂ©es 60 Ă aujourdâhui, DBF sâest toujours trouvĂ© lĂ oĂč il fallait ĂȘtre dans la sphĂšre musicale. De Pink Floyd et Gainsbourg Ă StĂ©phan Eicher et Françoise Hardy, en passant par Camille, Benjamin Biolay ou LâAffaire Louis Trio, que Dominique Blanc Francard passe au prisme de son kalĂ©idoscope ses heures passĂ©es derriĂšre les consoles de studio. Tout y est racontĂ©, livrĂ© avec des dĂ©tails croustillants qui jalonnent cette longue carriĂšre. AprĂšs une enfance privilĂ©gie dans le 16eme arrondissement, il dĂ©couvre Ă la fin des annĂ©es 50 lâambiance des studios grĂące Ă son pĂšre technicien Ă la Radiodiffusion Française rue Cognacq-Jay et Ă Europe 1. Le dĂ©but des 60âs marque lâarrivĂ©e des YĂ©yĂ©s, du rockânâroll et des ses premiers pas en tant que bassiste au sein du groupe YĂ©yĂ© les Pingouins. De 1963 Ă 1971 il dĂ©bute en tant quâingĂ©nieur du son au Studio ETA-Gaffinel. DĂ©but des 70âs, il participe Ă lâextraordinaire aventure du chĂąteau dâHĂ©rouville au cĂŽtĂ© de Michel Magne. Ce site exceptionnel situĂ© Ă quelques kms dâAuvers Sur Oise dans le Val dâOise fut le cĆur battant de la musique rock et pop entre 1969 et 1985. Dominique Blnac Francard enregistrera et produira bon nombre de stars telles que T. Rex, Pink Floyd, The Grateful Dead, Cat Stevens ou Elton John. LĂ , il aura appris son mĂ©tier Ă cĂŽtĂ© dâun autre grand nom de la production le lĂ©gendaire Tony Visconti. Ce livre est trĂšs intĂ©ressant parce quâil restitue les Ă©vĂ©nements dans le contexte de leur Ă©poque, dĂ©taille les grandes Ă©tapes de lâenregistrement sonore professionnel . Autant dire que nous avons Ă faire ici non seulement Ă un pro du son, mais Ă©galement Ă un fan, un passionnĂ© de musique. Plus de 300 documents illustrent cette biographie : flyers, posters,pochettes de vinyles, photos de studio dans lequel il a travaillĂ©: ETA- Gaffinel, HĂ©rouville, Aquarium, Continental Studio, le sudio du Palais des CongrĂšs et bien sĂ»r le studio Labomatic. On y trouve des clichĂ©s de Marc Bolan, pendant lâenregistrement de « The Slider » (1972) mais aussi des photos rares de Pink Floyd, David Bowie et du Grateful Dead. Une lecture passionnante pour ceux qui sâintĂ©ressent au dernier demi-siĂšcle de la culture rock produite en France.
Depuis son premier groupe les Pinguins dans les annĂ©es 60 Ă aujourdâhui, DBF sâest toujours trouvĂ© lĂ oĂč il fallait ĂȘtre dans la sphĂšre musicale. De Pink Floyd et Gainsbourg Ă StĂ©phan Eicher et Françoise Hardy, en passant par Camille, Benjamin Biolay ou LâAffaire Louis Trio, que Dominique Blanc Francard passe au prisme de son kalĂ©idoscope ses heures passĂ©es derriĂšre les consoles de studio. Tout y est racontĂ©, livrĂ© avec des dĂ©tails croustillants qui jalonnent cette longue carriĂšre. AprĂšs une enfance privilĂ©gie dans le 16eme arrondissement, il dĂ©couvre Ă la fin des annĂ©es 50 lâambiance des studios grĂące Ă son pĂšre technicien Ă la Radiodiffusion Française rue Cognacq-Jay et Ă Europe 1. Le dĂ©but des 60âs marque lâarrivĂ©e des YĂ©yĂ©s, du rockânâroll et des ses premiers pas en tant que bassiste au sein du groupe YĂ©yĂ© les Pingouins. De 1963 Ă 1971 il dĂ©bute en tant quâingĂ©nieur du son au Studio ETA-Gaffinel. DĂ©but des 70âs, il participe Ă lâextraordinaire aventure du chĂąteau dâHĂ©rouville au cĂŽtĂ© de Michel Magne. Ce site exceptionnel situĂ© Ă quelques kms dâAuvers Sur Oise dans le Val dâOise fut le cĆur battant de la musique rock et pop entre 1969 et 1985. Dominique Blnac Francard enregistrera et produira bon nombre de stars telles que T. Rex, Pink Floyd, The Grateful Dead, Cat Stevens ou Elton John. LĂ , il aura appris son mĂ©tier Ă cĂŽtĂ© dâun autre grand nom de la production le lĂ©gendaire Tony Visconti. Ce livre est trĂšs intĂ©ressant parce quâil restitue les Ă©vĂ©nements dans le contexte de leur Ă©poque, dĂ©taille les grandes Ă©tapes de lâenregistrement sonore professionnel . Autant dire que nous avons Ă faire ici non seulement Ă un pro du son, mais Ă©galement Ă un fan, un passionnĂ© de musique. Plus de 300 documents illustrent cette biographie : flyers, posters,pochettes de vinyles, photos de studio dans lequel il a travaillĂ©: ETA- Gaffinel, HĂ©rouville, Aquarium, Continental Studio, le sudio du Palais des CongrĂšs et bien sĂ»r le studio Labomatic. On y trouve des clichĂ©s de Marc Bolan, pendant lâenregistrement de « The Slider » (1972) mais aussi des photos rares de Pink Floyd, David Bowie et du Grateful Dead. Une lecture passionnante pour ceux qui sâintĂ©ressent au dernier demi-siĂšcle de la culture rock produite en France.
Pour fĂȘter ses 50 ans de carriĂšre, Dominique Blanc-Francard. dit DBF remonte le temps pour nous faire revivre la grande aventure des studios français, assister Ă la naissance de suivre les Ă©volutions du matĂ©riel en rĂ©sumant les grandes Ă©tapes de lâenregistrement sonore. Dans cet ouvrage, DBF, 72 ans en 2016, y raconte lâaccomplissement de ses rĂȘves dâadolescent, dâoĂč le titre. De lâaventure du chĂąteau dâHĂ©rouville, qui fut un des hauts lieux de la pop music pendant plus de seize ans jusquâĂ la crĂ©ation de Labomatic, son outil actuel, quâil exploite avec sa compagne et ingĂ©-son BĂ©nĂ©dicte Schmitt, il a cĂŽtoyĂ© les plus grands noms de la production musicale. française et internationale. Son rĂ©cit constitue un tĂ©moignage indispensable Ă qui sâintĂ©resse au son et Ă la production. Le livre est publiĂ© par Le mot et le reste, maison dâĂ©dition fondĂ©e par Yves Jolivet en 1996, et dont la musique concerne plus de 60 % de son catalogue. Enfin, pour aller jusquâau bout de ce rĂȘve de teenager. DBF a Ă©galement rĂ©alisĂ© un album Ă©ponyme. constituĂ© de reprises de tubes internationaux des annĂ©es 1960 par des grands noms de la chanson française toutes gĂ©nĂ©rations confondues, disponible en CD. vinyle et tĂ©lĂ©chargement.
AprĂšs 50 ans Ă Ćuvrer dans la production musicale, Dominique Blanc-Francard sort « Itâs a Teenager Dream » un livre souvenirs dans lequel il y raconte sa vie, lâaccomplissement de ses rĂȘves dâadolescent.
Depuis son premier groupe les Pingouins dans les annĂ©es 60 Ă aujourdâhui, DBF sâest toujours trouvĂ© lĂ oĂč il fallait ĂȘtre dans la sphĂšre musicale. De Pink Floyd et Gainsbourg Ă StĂ©phan Eicher et Françoise Hardy, en passant par Camille, Benjamin Biolay ou LâAffaire Louis Trio, que Dominique Blanc Francard passe au prisme de son kalĂ©idoscope ses heures passĂ©es derriĂšre les consoles de studio.
Tout y est racontĂ©, livrĂ© avec des dĂ©tails croustillants qui jalonnent cette longue carriĂšre. AprĂšs une enfance privilĂ©giĂ©e dans le 16^e^ arrondissement, il dĂ©couvre Ă la fin des annĂ©es 50 lâambiance des studios grĂące Ă son pĂšre technicien Ă la Radiodiffusion Française rue Cognacq-Jay et Ă Europe 1. Le dĂ©but des 60âs marque lâarrivĂ©e des YĂ©yĂ©s, du rockânâroll et des ses premiers pas en tant que bassiste au sein du groupe YĂ©yĂ© les Pingouins. De 1963 Ă 1971 il dĂ©bute en tant quâingĂ©nieur du son au Studio ETA-Gaffinel. DĂ©but des 70âs, il participe Ă lâextraordinaire aventure du chĂąteau dâHĂ©rouville au cĂŽtĂ© de Michel Magne. Ce site exceptionnel situĂ© Ă quelques kms dâAuvers Sur Oise dans le Val dâOise fut le cĆur battant de la musique rock et pop entre 1969 et 1985. Dominique Blanc-Francard enregistrera et produira bon nombre de stars telles que T. Rex, Pink Floyd, The Grateful Dead, Cat Stevens ou Elton John. LĂ , il aura appris son mĂ©tier Ă cĂŽtĂ© dâun autre grand nom de la production le lĂ©gendaire Tony Visconti. Ce livre est trĂšs intĂ©ressant parce quâil restitue les Ă©vĂ©nements dans le contexte de leur Ă©poque, dĂ©taille les grandes Ă©tapes de lâenregistrement sonore professionnel. Autant dire que nous avons Ă faire ici non seulement Ă un pro du son, mais Ă©galement Ă un fan, un passionnĂ© de musique. Plus de 300 documents illustrent cette biographie : flyers, posters,pochettes de vinyles, photos de studio dans lequel il a travaillĂ©: ETA- Gaffinel, HĂ©rouville, Aquarium, Continental Studio, le sudio du Palais des CongrĂšs et bien sĂ»r le studio Labomatic. On y trouve des clichĂ©s de Marc Bolan, pendant lâenregistrement de « The Slider » (1972) mais aussi des photos rares de Pink Floyd, David Bowie et du Grateful Dead. Une lecture passionnante pour ceux qui sâintĂ©ressent au dernier demi-siĂšcle de la culture rock produite en France.
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Rock ou chanson française : derriĂšre sa table de mixage, Dominique Blanc-Francard a accompagnĂ© un demi-siĂšcle dâhistoire de la musique. Il livre son ItinĂ©raire dâun ingĂ©nieur du son.
Il est issu dâun temps oĂč la stĂ©rĂ©ophonie fut vĂ©cue comme un indĂ©passable miracle technologique. En 1956, lâindustrie discographique moderne en est Ă ses balbutiements. Cinq ans plus tard, Dominique Blanc-Francard, qui se dĂ©brouille Ă la guitare et Ă la basse, surfe sur la vague yĂ©-yĂ© avec son groupe Les Pingouins. Quelques petits succĂšs mais le groupe ne survit pas Ă lâappel sous les drapeaux de son chanteur. Blanc-Francard est le seul Ă vouloir faire carriĂšre dans la musique. Ce sera de lâautre cĂŽtĂ© de la vitre des studios dâenregistrement, derriĂšre une console, suivant les traces de son pĂšre technicien du son pour la tĂ©lĂ©vision et la radio. Lorsquâil fait ses premiers pas au studio Gaffinel en 1963, les ingĂ©nieurs du son portent une blouse blanche et ont peu de contact avec les musiciens, cantonnĂ©s dans le studio. DerriĂšre la console ne sont gĂ©nĂ©ralement tolĂ©rĂ©s que les producteurs ou directeurs artistiques. Blanc-Francard est un autodidacte du son. Pas de problĂšme puisque le studio Gaffinel se limite Ă la rĂ©alisation de maquettes et non de produits finis. Il fait ses gammes. Et rĂ©sume sa mission dâune formule : « Il ne suffit pas de prendre le son, il faut pouvoir le rendre ». Avec Gong, T. Rex, Bowie, Pink Floyd, Elton John⊠La nouveautĂ© sera lâenregistrement de son premier disque commercial, le premier du groupe Gong, en 1969. Il poursuivra avec celui de Catharsis, sous-Pink Floyd français qui aura sa petite heure de gloire. RepĂ©rĂ© pour sa sensibilitĂ© rock, Blanc-Francard se trouve mobilisĂ© dans la mythique aventure du chĂąteau dâHĂ©rouville (Val dâOise), lancĂ©e par le compositeur de musiques de films, trĂšs argentĂ©, Michel Magne. Il sâagit du premier studio rĂ©sidentiel âin the worldâ : les musiciens enregistrent, mangent, dorment, se dĂ©tendent (piscine, tennisâŠ) sur un mĂȘme site. Durant quelques annĂ©es, le jeune ingĂ©nieur du son va voir dĂ©filer Elton John, T. Rex, Pink Floyd, David Bowie. Certains souvenirs sont savoureux. Comme le passage des MC5, potentiomĂštres de guitares Ă fond, provoquant le refus les cadreurs dâune Ă©quipe de tĂ©lĂ© dâentrer dans le studio, le volume sonore Ă©tant dantesque. Le mĂ©tier Ă©volue vite, la concurrence est rude. Blanc-Francard ne perd pas pied, suit les Ă©volutions technologiques et conserve lâestime des plus grands â Gainsbourg, Françoise Hardy, Benjamin Biolay, les Rita Mitsouko, Jacques HigelinâŠ
Un forfait qui ne paye pas.
Câest un rĂ©cit Ă deux voix qui se fait entendre : Olivier Schmitt introduit les Ă©tapes de la vie de Blanc-Francard, ce dernier Ă©voque son mĂ©tier, trace des miniportraits. Les anecdotes se bousculent, les enthousiasmes aussi. Sâil a une oreille, Blanc-Francard a pu se tromper . Lorsquâil mixa lâun des tubes des annĂ©es 80, Chacun fait (câqui lui plaĂźt), le producteur financiĂšrement aux abois lui proposa de le payer soit par un forfait ridiculement bas, soit dâun pourcentage sur les ventes. Dans le besoin, lâingĂ©nieur prĂ©fĂ©ra le forfait. Le disque dĂ©passera les trois millions de ventesâŠ
En lisant la bio de lâingĂ©nieur du son le plus rĂ©putĂ© de France, vous dĂ©couvrirez une foule dâanecdotes revissant cinquante ans de souvenirs de sessions, ainsi que lâĂ©volution des techniques dâenregistrement. DBF, comme on le surnomme, raconte notamment ses trois ans passĂ©s au chĂąteau dâHĂ©rouville oĂč il cĂŽtoie Bowie, T.Rex, Pink Floyd, le Dead, mais aussi Bahsung, Birkin ou Hardy.
La vie de Dominique Blanc-Francard a Ă©pousĂ© les annĂ©es insouciantes du rock yĂ©yĂ© (il Ă©tait bassiste des Pingouins). Puis il a façonnĂ© la musique moderne au chĂąteau dâHĂ©rouville en travaillant sur des albums de Pink Floyd, Elton John ou du Grateful Dead. DerriĂšre la console de nombreux studio parisiens, DBF, qui est le pĂšre de Boombass (Cassius) et de Sinclair, a aussi Ă©tĂ© lâingĂ©nieur du son de la chanson française, de Nougaro Ă Gainsbourg en passant par Bashung ou Daho. Son rĂ©cit, bourrĂ© dâanecdotes et de souvenirs, est palpitant.
La liste des artistes dont il a enregistrĂ© ou rĂ©alisĂ© les albums est interminable (quelques noms tout de mĂȘme : Rita Mitsouko, Stephan Eicher, Gainsbourg, Camille, Biolay, RaphaĂ«lâŠ). Dominique Blanc-Francard est lâingĂ©nieur du son français le plus rĂ©putĂ©. A 72 ans et alors quâil produit encore activement, il publie un passionnant livre de souvenirs et dâanecdotes, Itâs A Teenager Dream, retraçant cinquante ans de studio. Lâoccasion dâĂ©voquer ce mĂ©tier essentiel mais pas toujours bien connu de la musique, dont Dominique Blanc-Francard a Ă©tĂ© tĂ©moin des nombreuses mutations.
Avant de devenir ingĂ©nieur du son, jeune guitariste yĂ©-yĂ©, vous faites un rĂ©cit catastrophe de lâenregistrement de votre premier 45-tours au dĂ©but des annĂ©es 60.
A cette Ă©poque, les sessions dâenregistrement Ă©taient rigides, le musicien Ă©tait lĂ pour jouer et se taire. Il se devait dâarriver en costume. JusquâĂ la derniĂšre convention collective, au milieu des annĂ©es 2000, lâenregistrement sonore Ă©tait rattachĂ© Ă la mĂ©tallurgie, probablement parce quâavant dâenregistrer le son sur des bandes magnĂ©tiques on le faisait sur des matrices en tĂŽle, et le disque Ă©tait fabriquĂ© par galvanoplastie [Ă©lectrolyse, ndlr]. Les ingĂ©nieurs du son portaient une blouse comme dans un laboratoire. CâĂ©tait un travail technique bien plus quâartistique. Les studios ressemblaient aux centrales atomiques de lâĂšre soviĂ©tique avec des types sinistres regardant des compteurs. Le passage du technicien en blouse blanche au chevelu qui a des idĂ©es date de 1971-72, quand a dĂ©butĂ© une vĂ©ritable expĂ©rimentation de la crĂ©ativitĂ© sonore Ă travers la technologie qui Ă©voluait, Ă©liminant au fur et Ă mesure les techniciens qui nâarrivaient pas Ă sâadapter.
Dans le fond, cela sert à quoi un ingénieur du son ?
Au dĂ©part, les premiers enregistrements nâĂ©taient mĂȘme pas Ă©lectriques, et lâingĂ©nieur devait placer les musiciens devant un pavillon qui gravait directement sur cire. Puis les microphones sont apparus, et lâingĂ©nieur du son est devenu responsable de la qualitĂ© de lâenregistrement. La technologie est ensuite passĂ©e Ă lâenregistrement multipiste, câest-Ă -dire fractionnĂ© et non plus dâun seul trait. On enregistre dâabord la batterie, les cordes, pour finir par les voix. Dit comme ça, cela nâa pas lâair compliquĂ© mais, de 1958 â moment oĂč les AmĂ©ricains ont commencĂ© Ă explorer le multipiste â Ă 1974, lâingĂ©nieur du son est passĂ© dâun Ă©quipement enregistrant sur une piste, le fameux mono, Ă 48. Et, depuis le passage au numĂ©rique, les pistes sont devenues infinies. Une rĂ©volution dâune complexitĂ© comparable au passage du cinĂ©ma muet au parlant. Pourtant, il ne faut jamais oublier que tout ce quâon a entendu dâinouĂŻ dans lâhistoire de lâenregistrement est la plupart du temps liĂ© Ă des accidents. Câest la magie du studio, une science inexacte. Un micro oubliĂ©, quelquâun qui marche sur un cĂąble, et soudain on obtient quelque chose dâimprĂ©vu et gĂ©nial. Mais il faut savoir Ă©normĂ©ment de choses pour analyser cet accident et lâutiliser au mieux dans un enregistrement.
Combien de studios y avait-il à Paris dans les années 60 ?
TrĂšs peu. Les studios des grosses maisons de disques comme Barclay, PathĂ© Marconi ou Philips et deux indĂ©pendants, le studio Davout, qui existe encore, et le studio Europa Sonor qui avait une esthĂ©tique incroyable. De 1962 Ă 1964, dans ce studio, ils nâont jamais Ă©teint le matĂ©riel, ils travaillaient 24 heures sur 24, cela rapportait Ă©normĂ©ment dâargent, dâautant que les sĂ©ances de nuit Ă©taient payĂ©es en liquide et rarement dĂ©clarĂ©es⊠Les propriĂ©taires de Davout et Europa Sonor avaient Ă©tĂ© associĂ©s avant de se brouiller, et avaient Ă©tĂ© les premiers Ă utiliser les Ă©quipements de compression dĂ©veloppĂ©s en AmĂ©rique. Cela a Ă©tĂ© le dĂ©but de la course Ă lâarmement technique dans les studios, mĂȘme si Ă lâĂ©poque les secrets Ă©taient jalousement gardĂ©s. Chaque studio trouvant un nouveau son le protĂ©geait, car câĂ©tait une garantie de clientĂšle. Il existait aussi quelques petits studios qui rĂ©alisaient uniquement des maquettes, câest dans un de ceux-lĂ que jâai fait mon apprentissage.
En mars 1971, vous arrivez au chĂąteau dâHĂ©rouville (Val-dâOise), studio devenu mythique dans lâhistoire de la musique.
Au dĂ©part, je nâĂ©tais pas trĂšs impressionnĂ© par lâĂ©quipement de ce studio imaginĂ© par Michel Magne [compositeur dâinnombrables musiques de films, ndlr]. Michel Ă©tait trĂšs excentrique, et je me demandais ce quâil allait pouvoir faire de ce lieu. Mais, si rien de technique ne justifiait le succĂšs, les conditions de travail Ă©taient en revanche mille fois supĂ©rieures Ă celles de Paris. CâĂ©tait une belle et grande maison avec parc et piscine. Jâai vite rĂ©alisĂ© quâaucun grand disque ne sâest uniquement fait grĂące Ă la technique, lâenvironnement est tout aussi important pour la crĂ©ativitĂ©. La force de ce studio Ă©tait dâĂȘtre en phase avec son Ă©poque. Il offrait la libertĂ©, pouvoir fumer, jouer de la guitare nâimporte oĂč, se baigner dans la piscine, dormir sur place⊠Ce nâĂ©tait peut-ĂȘtre pas le tout premier «studio rĂ©sidentiel», mais câest le premier Ă avoir validĂ© cette idĂ©e, et des clients, il en venait du monde entier.
Parmi les innombrables artistes que vous avez croisés ou enregistrés là -bas, de Pink Floyd au Grateful Dead en passant par Elton John, quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?
Contrairement Ă ce que trop de journalistes Ă©crivent, je nâai pas travaillĂ© avec Bowie, je le croisais tous les jours, mais il enregistrait avec son guitariste Mick Ronson. Marc Bolan de T. Rex mâa fascinĂ© pour son incroyable niveau de technique vocale. Je nâai jamais vu quelquâun doubler sa voix avec autant de prĂ©cision. Mais lâartiste qui mâa le plus impressionnĂ© Ă lâĂ©poque reste probablement Cat Stevens. Il Ă©tait dĂ©jĂ trĂšs croyant, et son rythme de travail Ă©tait Ă lâopposĂ© du nĂŽtre, ce qui ne lâempĂȘchait pas dâĂȘtre dâune gentillesse incroyable. Les sĂ©ances de lâalbum Catch Bull at Four ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es dans une harmonie totale. Avant le mixage en Angleterre, le producteur mâa demandĂ© de lui sĂ©lectionner les meilleures prises, mais il en restait plein dâautres, probablement aussi formidables, dâautant quâĂ lâĂ©poque on laissait les bandes enregistrer sans arrĂȘt. Ăa coĂ»tait un argent fou, mais câĂ©tait la norme. Et, comme les Anglo-Saxons ne travaillaient jamais deux fois sur la mĂȘme bande, je me suis retrouvĂ© avec deux caisses de chutes qui vaudraient une fortune aujourdâhui si elles nâavaient pas Ă©tĂ© malheureusement perdues.
Pourquoi Hérouville a-t-il fermé ?
Michel Magne Ă©tait un visionnaire mais un piĂštre gestionnaire qui avait la «dĂ©pensite» aiguĂ« et confondait son compte avec celui de la sociĂ©tĂ©, ce qui Ă©tait frĂ©quent Ă lâĂ©poque. Il a fini par prendre un gĂ©rant, Yves Chamberland, patron des studios Davout, qui Ă©tait lui prodigieusement radin. Un personnage Ă la fois dĂ©testable et attachant. Cela a rapidement coĂŻncidĂ© avec la fin de mon histoire avec HĂ©rouville, aprĂšs trois annĂ©es oĂč jây ai travaillĂ© pratiquement 24 heures sur 24. Malheureusement, un studio de ce type est impensable avec les budgets dâenregistrement actuels.
En parlant dâYves Chamberland, vous dites : «Les patrons de studio de cette Ă©poque avaient souvent un Colt 45 dans le tiroir de leur bureau.»
Dans les annĂ©es 70, la concurrence est devenue sĂ©vĂšre, plein de petits studios ont compris quâil y avait de lâargent Ă faire dans cet univers. Tout Ă©tait bon pour se piquer des clients, mĂȘme les mĂ©thodes illĂ©gales. Un jour, Chamberland mâa ainsi proposĂ© de cacher une petite boĂźte qui brouillait les enregistrements sous la console de ses concurrents. CâĂ©tait encore pire chez les propriĂ©taires de salle de concerts, qui nâhĂ©sitaient pas Ă sortir les pistolets pour ne pas payer les cachets.
Vous faites un rĂ©cit trĂšs amusant de lâenregistrement catastrophe du Loir-et-Cher de Michel Delpech. Des chanteurs bloquĂ©s, vous en avez croisĂ© souvent ?
A ce point, câest la seule fois. Il avait une incroyable aura quand il chantait, mais quand il nây arrivait pas, il devenait fou. De ces sessions, il nâest restĂ© que le Loir-et-Cher, quâil est revenu chanter divinement aprĂšs une longue cure de repos. A lâĂ©poque, les maisons de disques suivaient. Aujourdâhui, deux jours de studio avec un artiste bloquĂ©, on lui rend son contrat et il dĂ©gage.
Vous racontez vous ĂȘtre fait arnaquer en donnant une direction radicalement diffĂ©rente au morceau Pop Muzic qui deviendra un tube mondial en 1979 sans que vous soyez crĂ©ditĂ©. CâĂ©tait frĂ©quent ?
Aujourdâhui, avant la moindre note, il faut quarante avocats pour dĂ©finir le rĂŽle de chacun. A lâĂ©poque, on se tapait dans la main. On ne formalisait rien. Et des cas comme Pop Muzic Ă©taient courants. Mais je crois que je prĂ©fĂšre quand mĂȘme cette Ă©poque, car il y avait plus de passion et moins de business. Quand tout est contractualisĂ© Ă lâavance, il ne se passe plus rien.
En 1979, le premier enregistreur portable 4-pistes grand public arrive sur le marchĂ©, Bruce Springsteen enregistre Nebraska avec, câest le dĂ©but de la rĂ©volution du home studio. A quoi cela sert encore dâenregistrer en studio ?
Dans le fond, aujourdâhui, ce qui intĂ©resse les artistes dans le studio, ce nâest plus la technique, que chacun peut avoir chez soi, mais la «piĂšce» elle-mĂȘme. Elle permet dâenregistrer en groupe dans un lieu avec une excellente acoustique. Câest ce qui sauve les studios qui ont dĂ» sâadapter pour traverser la crise. Il reste quelques gros studios comme celui de la Seine ou du Palais des congrĂšs dont le matĂ©riel est antique mais trĂšs bien entretenu et amorti depuis longtemps. Mais la plupart des grosses structures ont disparu dans les annĂ©es 2000, car elles nâĂ©taient plus adaptĂ©es Ă notre Ă©poque oĂč les budgets et le nombre de projets ont diminuĂ© de 50 %. La majoritĂ© des productions actuelles sont rĂ©alisĂ©es dans de petits studios appartenant Ă des musiciens qui jouent souvent la plupart des instruments eux-mĂȘmes et mixent au mĂȘme endroit. Cette rĂ©alitĂ© mondiale, associĂ©e Ă lâaugmentation permanente des loyers, entraĂźne la fermeture de la plupart des structures dâenregistrement. Pourtant, un studio bien ficelĂ© offre encore des tas de possibilitĂ©s. La bonne musique est une accumulation dâingrĂ©dients apportĂ©s par des individus plus ou moins en phase sur la mĂȘme idĂ©e. Faire un disque seul, ce nâest pas trĂšs rigolo. On perd un temps fou. Rien que cela justifie lâalliance avec quelquâun qui dĂ©barrasse le musicien de lâaspect technique.
Dans les annĂ©es 80, vous avez la rĂ©putation dâĂȘtre le faiseur de tube de la variĂ©tĂ© française. Est-ce quâil y a une recette ?
A cette Ă©poque, il mâest arrivĂ© dâavoir enregistrĂ© et mixĂ© huit des douze premiers titres du Top 50, mais je ne suis pas le premier Ă avoir rĂ©ussi ça. La recette est uniquement dâavoir compris le son de la radio. Je savais analyser et corriger un mix pour le rendre plus radiophonique. On mâappelait souvent pour faire le mĂ©nage dans une session et simplifier le son. Ce nâest pas de la chance, ce nâest pas du talent, câest simplement de la clairvoyance.
ParallĂšlement Ă votre livre, vous publiez un bel album composĂ© de reprises de classiques rĂ©enregistrĂ©es dans votre studio Labomatic avec le son dâaujourdâhui.
La premiĂšre fois que je suis entrĂ© dans un studio, il y avait un Ă©cart incroyable entre ce quâon entendait dans la piĂšce avec les musiciens et lâenregistrement. Entre 1960 et 2016, cet Ă©cart sâest considĂ©rablement rĂ©duit. Je voulais retrouver le naturel et la simplicitĂ© des enregistrements dâĂ©poque mais avec la qualitĂ© du son dâaujourdâhui. Mais finalement ce quâon retient des chansons de cette pĂ©riode, ce nâest pas le son, câest lâattitude. Aujourdâhui, il nây a plus assez dâattitude. Cela manque cruellement.
Lisez lâinterview de DBF sur le site de LibĂ©ration
Frédéric Taddeï reçoit Dominique Blanc-Francard dans son émission pour parler de son nouvel ouvrage. Un rendez-vous à ne pas manquer.
âRéécouter lâĂ©mission de FrĂ©dĂ©ric TaddeĂŻ sur le site dâEurope 1âhttp://www.europe1.fr/emissions/europe-1-social-club/europe-1-social-club-290616-2786575
Au tournant des annĂ©es 60, le nom de Blanc-Francard Ă©tait inĂ©vitablement associĂ© Ă ce lunettes Ă©nigmatique qui lançait dâimprobables endroits son devenu cĂ©lĂšbre âSalut, câest Pop 2â. Patrice Blanc-Francard rĂ©unissait en effet devant le petit Ă©cran le samedi aprĂšs-midi les fans de rock sevrĂ©s dâimages auxquels il proposait les retransmissions de concerts captĂ©s au Bataclan Ă 5 francs lâentrĂ©e !! Son jeune frĂšre Dominique qui publie ici avec Olivier Schmitt cet ItinĂ©raire dâun IngĂ©nieur du Son commença de figurer dans les tablettes de 1971 Ă 1973 Ă la lecture des âcrĂ©ditsâ des albums enregistrĂ©s au ChĂąteau dâHĂ©rouville, sorte de studios Abbey Road ou de Record Plant français. Puis, dâannĂ©es en annĂ©es, ce nom revint jusquâen faire une rĂ©fĂ©rence. Itâs a Teenager Dream retrace non seulement la carriĂšre dâun grand professionnel mais lâhistoire du son Ă©lectrique en France des annĂ©es 60 Ă aujourdâhui. Comme beaucoup, il commença comme musicien dans un groupe yĂ©-yĂ© Les Pingouins mais câest trĂšs vite le son dont lâĂ©volution des techniques Ă©tait permanente qui le fascina. Il rejoignit le studio Gaffinel oĂč il fit ses armes lui permettant de rejoindre ce vaisseau amiral que fut le ChĂąteau dâHĂ©rouville. LĂ , trois ans durant, il enregistra et mixa parmi les plus grands du rock de lâĂ©poque (Elton John, Pink Floyd, Cat StevensâŠ) HĂ©rouville ferma prĂ©maturĂ©ment en 1973 mais la rĂ©putation de DBF Ă©tait faite. Au point quâil lança lâidĂ©e dâingĂ©nieur du son free-lance. DĂšs lors, il hanta tout ce que Paris et ailleurs comptait de studios renommĂ©s. DemandĂ© par les meilleurs (Nougaro, Hardy, Gainsbourg, EicherâŠ), il finit par crĂ©er son propre studio le Labomatic oĂč il enregistra entre autres les premiers disques de Sinclair, son fils cadet. Olivier Schmitt assure la narration de ce livre incontournable Ă©maillĂ©e des nombreux souvenirs et anecdotes de DBF. Une phrase de Pascal Colomb, ami et confrĂšre, rĂ©sume parfaitement le personnage : âCâest une entitĂ© humaine et technicienne Ă la foisâ.
Lire la chronique sur le site des Obsédés Textuels
Cinquante ans de musique, ça sâarrose ! Câest depuis 1963 que Dominique Blanc-Francard met sa patte dans le son des artistes. Ce jubilĂ© se cĂ©lĂšbre par un ouvrage, ItinĂ©raire dâun ingĂ©nieur du son, et une palpitante aventure discographique, Itâs A Teenager Dream : quinze titres emblĂ©matiques des annĂ©es 1960, interprĂ©tĂ©s par quinze artistes, dont Françoise Hardy ou Benjamin Biolay. Ă lâancienne, mais avec le son dâaujourdâhui.
Il est une légende. Une légende du rock. Une légende de la pop. Une légende de la chanson. Dominique Blanc-Francard est ou a été derriÚre les manettes pour Pink Floyd, T. Rex, Nougaro, Ferrer, Daho, Robert Palmer, Stephan Eicher, Aubert, Biolay, Raphaël, et cetera. Beaucoup de cetera. Il faut dire que son aventure avec le son commence dÚs 1963, quand il entre au studio ETA Gaffinel.
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Lire le portrait de DBF sur le site de rfI
Georges Lang accueille Dominique Blanc-Francard pour deux heures dâĂ©mission intenses. Ă réécouter pour tout dĂ©couvrir du projet Itâs a Teenager Dream.
âRéécouter lâĂ©mission sur le site de RTLâhttp://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/les-nocturnes-de-dominique-blanc-francard-7783801034
Dans un disque et un livre, le plus cĂ©lĂšbre des ingĂ©nieurs du son français, Dominique Blanc-Francard, raconte 50 ans de souvenirs, en textes et en musique, de Gainsbourg Ă Benjamin Biolay, en passant par les annĂ©es passĂ©es au mythique studio du chĂąteau dâHĂ©rouville. Une histoire Ă©mouvante et passionnante.
Elton John, Pink Floyd, Cat Stevens, Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Stephan Eicher⊠Ils sont tous passĂ©s devant la console de Dominique Blanc-Francard, 50 ans de carriĂšre au service du son et lâenvie aujourdâhui de rĂ©-enregistrer ces vieux tubes qui ont Ă©gayĂ© son adolescence.
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Ăcoutez la chronique de Yann Bertrand sur le site de France Info inter patrice blanc-francard
LâĂ©quipe de passionnĂ©s de lâĂ©mission Easy Rider vous parle de Laurel Canyon et de Itâs a Teenager Dream. Pour les plus pressĂ©s, rendez-vous vers la quarantiĂšme minute.
Réécouter lâĂ©mission sur le site de Radio P.FM
En 50 ans de carriĂšre, lâingĂ©nieur du son et producteur Dominique Blanc-Francard a collaborĂ© avec les plus grands artistes internationaux (Pink Floyd, T.Rex, Grateful DeadâŠ) et français, tout en traversant des rĂ©volutions technologiques successives qui ont bouleversĂ© lâart dâenregistrer. Il raconte ce demi-siĂšcle dâaventures dans Itâs a Teenager Dream â ItinĂ©raire dâun ingĂ©nieur du son (Le mot et le reste) un livre co-Ă©crit avec Olivier Schmitt, Ă paraĂźtre vendredi.
Itâs a Teenager Dream est Ă©galement le titre de lâalbum sorti avant-hier : quinze morceaux, dont deux instrumentaux, qui furent dâĂ©normes tubes dans la pĂ©riode 1955-1965. Dominique Blanc-Francard y rend « un hommage Ă nos 15 ans, Ă nos rĂȘves, Ă toutes les Ă©motions que lâon a pu ressentir en Ă©coutant les premiers 45 tours ». Pour interprĂ©ter ces succĂšs qui ont dĂ©clenchĂ© sa vocation, « DBF » a fait appel Ă des chanteuses et chanteurs avec lesquels il a dĂ©jĂ collaborĂ©, sâamusant Ă les dĂ©tourner de leur registre habituel.
Lennon par Adamo
CĂŽtĂ© son, le challenge aura Ă©tĂ© de reprendre les arrangements et instruments des chansons originelles, en les enregistrant avec les outils dâaujourdâhui. « Nous avons essayĂ© de revenir Ă lâessentiel, en sâobligeant Ă ne jamais faire plus de trois prises, en privilĂ©giant lâenvie de faire et de se faire plaisir », rapporte lâingĂ©-son.
La jubilation de chanter est Ă©vidente tout au long du disque. Ălodie FrĂ©gĂ© ouvre le bal avec le rĂ©jouissant « I only want to be with you » de Dusty Springfield. Benjamin Biolay reprend avec bonheur « Thatâs all right » dâElvis Presley, un octave en-dessous. On retrouve avec Ă©motion la voix de crooner dâHubert Mounier, rĂ©cemment disparu, dans « Youâre sixteen » de Johnny Burnette. Françoise Hardy est la seule femme Ă interprĂ©ter une chanson dâhomme : « True love ways » de Buddy Holly. Stephan Eicher offre une touchante version jazz de « My funny Valentine » de Chet Baker.
Adamo est aussi de la fĂȘte. Sa reprise de « Stand by me » de John Lennon (la chanson la plus rĂ©cente, de 1975) est un rĂ©gal en matiĂšre de contre-emploi.
Lire lâarticle sur le site du TĂ©lĂ©gramme