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Parution : 21/11/2025
ISBN : 9782384317523
352 pages (148 x 210)

25 €

It's a Teenager Dream - Nouvelle édition

Itinéraire d'un ingénieur du son

Retracer la carriĂšre d’ingĂ©nieur du son de Dominique Blanc-Francard c’est retracer soixante ans d’évolution technologique et stylistique, un parcours ludique au plus prĂšs des artistes et au cƓur des studios d’enregistrement.

Nourri au son des annĂ©es yĂ©yĂ©, Dominique Blanc-Francard – celui qu’on appellera DBF tel un label de qualitĂ© – est d’abord musicien. Sa curiositĂ© insatiable le poussera Ă  chercher plus loin dans la fabrique du son et Ă  passer de l’autre cĂŽtĂ© de la vitre du studio d’enregistrement. Une formidable aventure commence alors depuis le chĂąteau d’HĂ©rouville oĂč il cĂŽtoie le Grateful Dead, Pink Floyd et Elton John, puis en tant qu’ingĂ©nieur freelance dans les nombreux studios parisiens – Davout, L’Aquarium, Ferber – qui n’ont plus de secret pour lui. DBF travaille pour des artistes aussi divers que Serge Gainsbourg, Michel Delpech, Françoise Hardy, Benjamin Biolay, Hubert Mounier ou Camille. Outre les rencontres, cet ouvrage revient sur soixante annĂ©es d’aventures technologiques, d’histoire des studios d’enregistrements, des microphones, des magnĂ©tophones et consoles, de l’informatique musicale et de la rĂ©volution numĂ©rique. Chaque dĂ©cennie a charriĂ© son lot d’innovations techniques et d’évolutions sociales qui ont toutes eu une incidence sur la maniĂšre dont la musique est produite et sur la façon dont les gens l’écoutent.

• Lire un extrait

Revue de presse

« It’s a teenager dream » avec Dominique Blanc-Francard Tsugi 13 dĂ©cembre 2025
- Dominique Blanc-Francard : la culture rock à l'état pur Jean-Christophe Mary Bsc News 18 janvier 2017
- It's a teenager dream Jean-Christophe Mary Toute la culture 18 janvier 2017
- It's a teenager dream Sono mag janvier - février 2017
- It's a teenager dream Jean-Christophe Mary France Net Infos 17 janvier 2017
- C'est son histoire Serge Hartmann Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace 9 octobre 2016
- Ingénieux du son Jean-Pierre Simard Rolling Stone Juillet 2016
- De l'autre cÎté du studio Olivier Pernot Trax Juillet 2016
- Interview de Dominique Blanc-Francard Alexis Bernier Libération // Next 17 juin 2016
- Interview DBF Frédéric Taddeï Europe 1 // Social Club 29 juin 2016
- It's a Teenager Dream Cédric Bru Les Obsédés Textuels 18 juillet 2016
- Dominique Blanc-Francard, un studio pour quinze Jean-Claude Demari rfI Musique 27 juin 2016
- Les Nocturnes de Dominique Blanc-Francard Georges Lang RTL // Les Nocturnes 23 juin 2016
- L'histoire de la musique, vue de l'intérieur Yann Bertrand France Info // Info Culture 23 juin 2016
- It's a Teenager Dream Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider 20 juin 2016
- It's a Teenager Dream Frédéric Jambon Le Télégramme 12 juin 2016

« It’s a teenager dream » avec Dominique Blanc-Francard

“Pour cette derniĂšre planche Ă  mixer de l’annĂ©e, BĂ©nĂ©labo accueille au micro du studio, Dominique Blanc-Francard Ă  l’occasion de la nouvelle Ă©dition du livre « It’s a teenager dream ».
Retracer la carriĂšre d’ingĂ©nieur du son de Dominique Blanc-Francard c’est retracer soixante ans d’évolution technologique et stylistique, un parcours ludique au plus prĂšs des artistes et au cƓur des studios d’enregistrement.”

À Ă©couter sur Tsugi

Tsugi 13 décembre 2025

- Dominique Blanc-Francard : la culture rock à l'état pur

Depuis son premier groupe les Pinguins dans les annĂ©es 60 Ă  aujourd’hui, DBF s’est toujours trouvĂ© lĂ  oĂč il fallait ĂȘtre dans la sphĂšre musicale. De Pink Floyd et Gainsbourg Ă  StĂ©phan Eicher et Françoise Hardy, en passant par Camille, Benjamin Biolay ou L’Affaire Louis Trio, que Dominique Blanc Francard passe au prisme de son kalĂ©idoscope ses heures passĂ©es derriĂšre les consoles de studio. Tout y est racontĂ©, livrĂ© avec des dĂ©tails croustillants qui jalonnent cette longue carriĂšre. AprĂšs une enfance privilĂ©gie dans le 16eme arrondissement, il dĂ©couvre Ă  la fin des annĂ©es 50 l’ambiance des studios grĂące Ă  son pĂšre technicien Ă  la Radiodiffusion Française rue Cognacq-Jay et Ă  Europe 1. Le dĂ©but des 60’s marque l’arrivĂ©e des YĂ©yĂ©s, du rock’n’roll et des ses premiers pas en tant que bassiste au sein du groupe YĂ©yĂ© les Pingouins. De 1963 Ă  1971 il dĂ©bute en tant qu’ingĂ©nieur du son au Studio ETA-Gaffinel. DĂ©but des 70’s, il participe Ă  l’extraordinaire aventure du chĂąteau d’HĂ©rouville au cĂŽtĂ© de Michel Magne. Ce site exceptionnel situĂ© Ă  quelques kms d’Auvers Sur Oise dans le Val d’Oise fut le cƓur battant de la musique rock et pop entre 1969 et 1985. Dominique Blnac Francard enregistrera et produira bon nombre de stars telles que T. Rex, Pink Floyd, The Grateful Dead, Cat Stevens ou Elton John. LĂ , il aura appris son mĂ©tier Ă  cĂŽtĂ© d’un autre grand nom de la production le lĂ©gendaire Tony Visconti. Ce livre est trĂšs intĂ©ressant parce qu’il restitue les Ă©vĂ©nements dans le contexte de leur Ă©poque, dĂ©taille les grandes Ă©tapes de l’enregistrement sonore professionnel . Autant dire que nous avons Ă  faire ici non seulement Ă  un pro du son, mais Ă©galement Ă  un fan, un passionnĂ© de musique. Plus de 300 documents illustrent cette biographie : flyers, posters,pochettes de vinyles, photos de studio dans lequel il a travaillĂ©: ETA- Gaffinel, HĂ©rouville, Aquarium, Continental Studio, le sudio du Palais des CongrĂšs et bien sĂ»r le studio Labomatic. On y trouve des clichĂ©s de Marc Bolan, pendant l’enregistrement de « The Slider » (1972) mais aussi des photos rares de Pink Floyd, David Bowie et du Grateful Dead. Une lecture passionnante pour ceux qui s’intĂ©ressent au dernier demi-siĂšcle de la culture rock produite en France.

Lire la chronique sur TLC.com

Jean-Christophe Mary
Bsc News 18 janvier 2017

- It's a teenager dream

Depuis son premier groupe les Pinguins dans les annĂ©es 60 Ă  aujourd’hui, DBF s’est toujours trouvĂ© lĂ  oĂč il fallait ĂȘtre dans la sphĂšre musicale. De Pink Floyd et Gainsbourg Ă  StĂ©phan Eicher et Françoise Hardy, en passant par Camille, Benjamin Biolay ou L’Affaire Louis Trio, que Dominique Blanc Francard passe au prisme de son kalĂ©idoscope ses heures passĂ©es derriĂšre les consoles de studio. Tout y est racontĂ©, livrĂ© avec des dĂ©tails croustillants qui jalonnent cette longue carriĂšre. AprĂšs une enfance privilĂ©gie dans le 16eme arrondissement, il dĂ©couvre Ă  la fin des annĂ©es 50 l’ambiance des studios grĂące Ă  son pĂšre technicien Ă  la Radiodiffusion Française rue Cognacq-Jay et Ă  Europe 1. Le dĂ©but des 60’s marque l’arrivĂ©e des YĂ©yĂ©s, du rock’n’roll et des ses premiers pas en tant que bassiste au sein du groupe YĂ©yĂ© les Pingouins. De 1963 Ă  1971 il dĂ©bute en tant qu’ingĂ©nieur du son au Studio ETA-Gaffinel. DĂ©but des 70’s, il participe Ă  l’extraordinaire aventure du chĂąteau d’HĂ©rouville au cĂŽtĂ© de Michel Magne. Ce site exceptionnel situĂ© Ă  quelques kms d’Auvers Sur Oise dans le Val d’Oise fut le cƓur battant de la musique rock et pop entre 1969 et 1985. Dominique Blnac Francard enregistrera et produira bon nombre de stars telles que T. Rex, Pink Floyd, The Grateful Dead, Cat Stevens ou Elton John. LĂ , il aura appris son mĂ©tier Ă  cĂŽtĂ© d’un autre grand nom de la production le lĂ©gendaire Tony Visconti. Ce livre est trĂšs intĂ©ressant parce qu’il restitue les Ă©vĂ©nements dans le contexte de leur Ă©poque, dĂ©taille les grandes Ă©tapes de l’enregistrement sonore professionnel . Autant dire que nous avons Ă  faire ici non seulement Ă  un pro du son, mais Ă©galement Ă  un fan, un passionnĂ© de musique. Plus de 300 documents illustrent cette biographie : flyers, posters,pochettes de vinyles, photos de studio dans lequel il a travaillĂ©: ETA- Gaffinel, HĂ©rouville, Aquarium, Continental Studio, le sudio du Palais des CongrĂšs et bien sĂ»r le studio Labomatic. On y trouve des clichĂ©s de Marc Bolan, pendant l’enregistrement de « The Slider » (1972) mais aussi des photos rares de Pink Floyd, David Bowie et du Grateful Dead. Une lecture passionnante pour ceux qui s’intĂ©ressent au dernier demi-siĂšcle de la culture rock produite en France.

Lire la chronique sur TLC.com

Jean-Christophe Mary
Toute la culture 18 janvier 2017

- It's a teenager dream

Pour fĂȘter ses 50 ans de carriĂšre, Dominique Blanc-Francard. dit DBF remonte le temps pour nous faire revivre la grande aventure des studios français, assister Ă  la naissance de suivre les Ă©volutions du matĂ©riel en rĂ©sumant les grandes Ă©tapes de l’enregistrement sonore. Dans cet ouvrage, DBF, 72 ans en 2016, y raconte l’accomplissement de ses rĂȘves d’adolescent, d’oĂč le titre. De l’aventure du chĂąteau d’HĂ©rouville, qui fut un des hauts lieux de la pop music pendant plus de seize ans jusqu’à la crĂ©ation de Labomatic, son outil actuel, qu’il exploite avec sa compagne et ingĂ©-son BĂ©nĂ©dicte Schmitt, il a cĂŽtoyĂ© les plus grands noms de la production musicale. française et internationale. Son rĂ©cit constitue un tĂ©moignage indispensable Ă  qui s’intĂ©resse au son et Ă  la production. Le livre est publiĂ© par Le mot et le reste, maison d’édition fondĂ©e par Yves Jolivet en 1996, et dont la musique concerne plus de 60 % de son catalogue. Enfin, pour aller jusqu’au bout de ce rĂȘve de teenager. DBF a Ă©galement rĂ©alisĂ© un album Ă©ponyme. constituĂ© de reprises de tubes internationaux des annĂ©es 1960 par des grands noms de la chanson française toutes gĂ©nĂ©rations confondues, disponible en CD. vinyle et tĂ©lĂ©chargement.

Sono mag janvier - février 2017

- It's a teenager dream

AprĂšs 50 ans Ă  Ɠuvrer dans la production musicale, Dominique Blanc-Francard sort « It’s a Teenager Dream » un livre souvenirs dans lequel il y raconte sa vie, l’accomplissement de ses rĂȘves d’adolescent.
Depuis son premier groupe les Pingouins dans les annĂ©es 60 Ă  aujourd’hui, DBF s’est toujours trouvĂ© lĂ  oĂč il fallait ĂȘtre dans la sphĂšre musicale. De Pink Floyd et Gainsbourg Ă  StĂ©phan Eicher et Françoise Hardy, en passant par Camille, Benjamin Biolay ou L’Affaire Louis Trio, que Dominique Blanc Francard passe au prisme de son kalĂ©idoscope ses heures passĂ©es derriĂšre les consoles de studio.

Tout y est racontĂ©, livrĂ© avec des dĂ©tails croustillants qui jalonnent cette longue carriĂšre. AprĂšs une enfance privilĂ©giĂ©e dans le 16^e^ arrondissement, il dĂ©couvre Ă  la fin des annĂ©es 50 l’ambiance des studios grĂące Ă  son pĂšre technicien Ă  la Radiodiffusion Française rue Cognacq-Jay et Ă  Europe 1. Le dĂ©but des 60’s marque l’arrivĂ©e des YĂ©yĂ©s, du rock’n’roll et des ses premiers pas en tant que bassiste au sein du groupe YĂ©yĂ© les Pingouins. De 1963 Ă  1971 il dĂ©bute en tant qu’ingĂ©nieur du son au Studio ETA-Gaffinel. DĂ©but des 70’s, il participe Ă  l’extraordinaire aventure du chĂąteau d’HĂ©rouville au cĂŽtĂ© de Michel Magne. Ce site exceptionnel situĂ© Ă  quelques kms d’Auvers Sur Oise dans le Val d’Oise fut le cƓur battant de la musique rock et pop entre 1969 et 1985. Dominique Blanc-Francard enregistrera et produira bon nombre de stars telles que T. Rex, Pink Floyd, The Grateful Dead, Cat Stevens ou Elton John. LĂ , il aura appris son mĂ©tier Ă  cĂŽtĂ© d’un autre grand nom de la production le lĂ©gendaire Tony Visconti. Ce livre est trĂšs intĂ©ressant parce qu’il restitue les Ă©vĂ©nements dans le contexte de leur Ă©poque, dĂ©taille les grandes Ă©tapes de l’enregistrement sonore professionnel. Autant dire que nous avons Ă  faire ici non seulement Ă  un pro du son, mais Ă©galement Ă  un fan, un passionnĂ© de musique. Plus de 300 documents illustrent cette biographie : flyers, posters,pochettes de vinyles, photos de studio dans lequel il a travaillĂ©: ETA- Gaffinel, HĂ©rouville, Aquarium, Continental Studio, le sudio du Palais des CongrĂšs et bien sĂ»r le studio Labomatic. On y trouve des clichĂ©s de Marc Bolan, pendant l’enregistrement de « The Slider » (1972) mais aussi des photos rares de Pink Floyd, David Bowie et du Grateful Dead. Une lecture passionnante pour ceux qui s’intĂ©ressent au dernier demi-siĂšcle de la culture rock produite en France.

Retrouvez l’article sur le site de France Net Infos

Jean-Christophe Mary
France Net Infos 17 janvier 2017

- C'est son histoire

Rock ou chanson française : derriĂšre sa table de mixage, Dominique Blanc-Francard a accompagnĂ© un demi-siĂšcle d’histoire de la musique. Il livre son ItinĂ©raire d’un ingĂ©nieur du son.
Il est issu d’un temps oĂč la stĂ©rĂ©ophonie fut vĂ©cue comme un indĂ©passable miracle technologique. En 1956, l’industrie discographique moderne en est Ă  ses balbutiements. Cinq ans plus tard, Dominique Blanc-Francard, qui se dĂ©brouille Ă  la guitare et Ă  la basse, surfe sur la vague yĂ©-yĂ© avec son groupe Les Pingouins. Quelques petits succĂšs mais le groupe ne survit pas Ă  l’appel sous les drapeaux de son chanteur. Blanc-Francard est le seul Ă  vouloir faire carriĂšre dans la musique. Ce sera de l’autre cĂŽtĂ© de la vitre des studios d’enregistrement, derriĂšre une console, suivant les traces de son pĂšre technicien du son pour la tĂ©lĂ©vision et la radio. Lorsqu’il fait ses premiers pas au studio Gaffinel en 1963, les ingĂ©nieurs du son portent une blouse blanche et ont peu de contact avec les musiciens, cantonnĂ©s dans le studio. DerriĂšre la console ne sont gĂ©nĂ©ralement tolĂ©rĂ©s que les producteurs ou directeurs artistiques. Blanc-Francard est un autodidacte du son. Pas de problĂšme puisque le studio Gaffinel se limite Ă  la rĂ©alisation de maquettes et non de produits finis. Il fait ses gammes. Et rĂ©sume sa mission d’une formule : « Il ne suffit pas de prendre le son, il faut pouvoir le rendre ». Avec Gong, T. Rex, Bowie, Pink Floyd, Elton John
 La nouveautĂ© sera l’enregistrement de son premier disque commercial, le premier du groupe Gong, en 1969. Il poursuivra avec celui de Catharsis, sous-Pink Floyd français qui aura sa petite heure de gloire. RepĂ©rĂ© pour sa sensibilitĂ© rock, Blanc-Francard se trouve mobilisĂ© dans la mythique aventure du chĂąteau d’HĂ©rouville (Val d’Oise), lancĂ©e par le compositeur de musiques de films, trĂšs argentĂ©, Michel Magne. Il s’agit du premier studio rĂ©sidentiel “in the world” : les musiciens enregistrent, mangent, dorment, se dĂ©tendent (piscine, tennis
) sur un mĂȘme site. Durant quelques annĂ©es, le jeune ingĂ©nieur du son va voir dĂ©filer Elton John, T. Rex, Pink Floyd, David Bowie. Certains souvenirs sont savoureux. Comme le passage des MC5, potentiomĂštres de guitares Ă  fond, provoquant le refus les cadreurs d’une Ă©quipe de tĂ©lĂ© d’entrer dans le studio, le volume sonore Ă©tant dantesque. Le mĂ©tier Ă©volue vite, la concurrence est rude. Blanc-Francard ne perd pas pied, suit les Ă©volutions technologiques et conserve l’estime des plus grands – Gainsbourg, Françoise Hardy, Benjamin Biolay, les Rita Mitsouko, Jacques Higelin


Un forfait qui ne paye pas.

C’est un rĂ©cit Ă  deux voix qui se fait entendre : Olivier Schmitt introduit les Ă©tapes de la vie de Blanc-Francard, ce dernier Ă©voque son mĂ©tier, trace des miniportraits. Les anecdotes se bousculent, les enthousiasmes aussi. S’il a une oreille, Blanc-Francard a pu se tromper . Lorsqu’il mixa l’un des tubes des annĂ©es 80, Chacun fait (c’qui lui plaĂźt), le producteur financiĂšrement aux abois lui proposa de le payer soit par un forfait ridiculement bas, soit d’un pourcentage sur les ventes. Dans le besoin, l’ingĂ©nieur prĂ©fĂ©ra le forfait. Le disque dĂ©passera les trois millions de ventes


Serge Hartmann
Les DerniĂšres Nouvelles d'Alsace 9 octobre 2016

- Ingénieux du son

En lisant la bio de l’ingĂ©nieur du son le plus rĂ©putĂ© de France, vous dĂ©couvrirez une foule d’anecdotes revissant cinquante ans de souvenirs de sessions, ainsi que l’évolution des techniques d’enregistrement. DBF, comme on le surnomme, raconte notamment ses trois ans passĂ©s au chĂąteau d’HĂ©rouville oĂč il cĂŽtoie Bowie, T.Rex, Pink Floyd, le Dead, mais aussi Bahsung, Birkin ou Hardy.

Jean-Pierre Simard
Rolling Stone Juillet 2016

- De l'autre cÎté du studio

La vie de Dominique Blanc-Francard a Ă©pousĂ© les annĂ©es insouciantes du rock yĂ©yĂ© (il Ă©tait bassiste des Pingouins). Puis il a façonnĂ© la musique moderne au chĂąteau d’HĂ©rouville en travaillant sur des albums de Pink Floyd, Elton John ou du Grateful Dead. DerriĂšre la console de nombreux studio parisiens, DBF, qui est le pĂšre de Boombass (Cassius) et de Sinclair, a aussi Ă©tĂ© l’ingĂ©nieur du son de la chanson française, de Nougaro Ă  Gainsbourg en passant par Bashung ou Daho. Son rĂ©cit, bourrĂ© d’anecdotes et de souvenirs, est palpitant.

Olivier Pernot
Trax Juillet 2016

- Interview de Dominique Blanc-Francard

La liste des artistes dont il a enregistrĂ© ou rĂ©alisĂ© les albums est interminable (quelques noms tout de mĂȘme : Rita Mitsouko, Stephan Eicher, Gainsbourg, Camille, Biolay, RaphaĂ«l
). Dominique Blanc-Francard est l’ingĂ©nieur du son français le plus rĂ©putĂ©. A 72 ans et alors qu’il produit encore activement, il publie un passionnant livre de souvenirs et d’anecdotes, It’s A Teenager Dream, retraçant cinquante ans de studio. L’occasion d’évoquer ce mĂ©tier essentiel mais pas toujours bien connu de la musique, dont Dominique Blanc-Francard a Ă©tĂ© tĂ©moin des nombreuses mutations.

Avant de devenir ingĂ©nieur du son, jeune guitariste yĂ©-yĂ©, vous faites un rĂ©cit catastrophe de l’enregistrement de votre premier 45-tours au dĂ©but des annĂ©es 60.

A cette Ă©poque, les sessions d’enregistrement Ă©taient rigides, le musicien Ă©tait lĂ  pour jouer et se taire. Il se devait d’arriver en costume. Jusqu’à la derniĂšre convention collective, au milieu des annĂ©es 2000, l’enregistrement sonore Ă©tait rattachĂ© Ă  la mĂ©tallurgie, probablement parce qu’avant d’enregistrer le son sur des bandes magnĂ©tiques on le faisait sur des matrices en tĂŽle, et le disque Ă©tait fabriquĂ© par galvanoplastie [Ă©lectrolyse, ndlr]. Les ingĂ©nieurs du son portaient une blouse comme dans un laboratoire. C’était un travail technique bien plus qu’artistique. Les studios ressemblaient aux centrales atomiques de l’ùre soviĂ©tique avec des types sinistres regardant des compteurs. Le passage du technicien en blouse blanche au chevelu qui a des idĂ©es date de 1971-72, quand a dĂ©butĂ© une vĂ©ritable expĂ©rimentation de la crĂ©ativitĂ© sonore Ă  travers la technologie qui Ă©voluait, Ă©liminant au fur et Ă  mesure les techniciens qui n’arrivaient pas Ă  s’adapter.

Dans le fond, cela sert à quoi un ingénieur du son ?

Au dĂ©part, les premiers enregistrements n’étaient mĂȘme pas Ă©lectriques, et l’ingĂ©nieur devait placer les musiciens devant un pavillon qui gravait directement sur cire. Puis les microphones sont apparus, et l’ingĂ©nieur du son est devenu responsable de la qualitĂ© de l’enregistrement. La technologie est ensuite passĂ©e Ă  l’enregistrement multipiste, c’est-Ă -dire fractionnĂ© et non plus d’un seul trait. On enregistre d’abord la batterie, les cordes, pour finir par les voix. Dit comme ça, cela n’a pas l’air compliquĂ© mais, de 1958 – moment oĂč les AmĂ©ricains ont commencĂ© Ă  explorer le multipiste – Ă  1974, l’ingĂ©nieur du son est passĂ© d’un Ă©quipement enregistrant sur une piste, le fameux mono, Ă  48. Et, depuis le passage au numĂ©rique, les pistes sont devenues infinies. Une rĂ©volution d’une complexitĂ© comparable au passage du cinĂ©ma muet au parlant. Pourtant, il ne faut jamais oublier que tout ce qu’on a entendu d’inouĂŻ dans l’histoire de l’enregistrement est la plupart du temps liĂ© Ă  des accidents. C’est la magie du studio, une science inexacte. Un micro oubliĂ©, quelqu’un qui marche sur un cĂąble, et soudain on obtient quelque chose d’imprĂ©vu et gĂ©nial. Mais il faut savoir Ă©normĂ©ment de choses pour analyser cet accident et l’utiliser au mieux dans un enregistrement.

Combien de studios y avait-il à Paris dans les années 60 ?

TrĂšs peu. Les studios des grosses maisons de disques comme Barclay, PathĂ© Marconi ou Philips et deux indĂ©pendants, le studio Davout, qui existe encore, et le studio Europa Sonor qui avait une esthĂ©tique incroyable. De 1962 Ă  1964, dans ce studio, ils n’ont jamais Ă©teint le matĂ©riel, ils travaillaient 24 heures sur 24, cela rapportait Ă©normĂ©ment d’argent, d’autant que les sĂ©ances de nuit Ă©taient payĂ©es en liquide et rarement dĂ©clarĂ©es
 Les propriĂ©taires de Davout et Europa Sonor avaient Ă©tĂ© associĂ©s avant de se brouiller, et avaient Ă©tĂ© les premiers Ă  utiliser les Ă©quipements de compression dĂ©veloppĂ©s en AmĂ©rique. Cela a Ă©tĂ© le dĂ©but de la course Ă  l’armement technique dans les studios, mĂȘme si Ă  l’époque les secrets Ă©taient jalousement gardĂ©s. Chaque studio trouvant un nouveau son le protĂ©geait, car c’était une garantie de clientĂšle. Il existait aussi quelques petits studios qui rĂ©alisaient uniquement des maquettes, c’est dans un de ceux-lĂ  que j’ai fait mon apprentissage.

En mars 1971, vous arrivez au chĂąteau d’HĂ©rouville (Val-d’Oise), studio devenu mythique dans l’histoire de la musique.

Au dĂ©part, je n’étais pas trĂšs impressionnĂ© par l’équipement de ce studio imaginĂ© par Michel Magne [compositeur d’innombrables musiques de films, ndlr]. Michel Ă©tait trĂšs excentrique, et je me demandais ce qu’il allait pouvoir faire de ce lieu. Mais, si rien de technique ne justifiait le succĂšs, les conditions de travail Ă©taient en revanche mille fois supĂ©rieures Ă  celles de Paris. C’était une belle et grande maison avec parc et piscine. J’ai vite rĂ©alisĂ© qu’aucun grand disque ne s’est uniquement fait grĂące Ă  la technique, l’environnement est tout aussi important pour la crĂ©ativitĂ©. La force de ce studio Ă©tait d’ĂȘtre en phase avec son Ă©poque. Il offrait la libertĂ©, pouvoir fumer, jouer de la guitare n’importe oĂč, se baigner dans la piscine, dormir sur place
 Ce n’était peut-ĂȘtre pas le tout premier «studio rĂ©sidentiel», mais c’est le premier Ă  avoir validĂ© cette idĂ©e, et des clients, il en venait du monde entier.

Parmi les innombrables artistes que vous avez croisés ou enregistrés là-bas, de Pink Floyd au Grateful Dead en passant par Elton John, quels sont ceux qui vous ont le plus marqué ?

Contrairement Ă  ce que trop de journalistes Ă©crivent, je n’ai pas travaillĂ© avec Bowie, je le croisais tous les jours, mais il enregistrait avec son guitariste Mick Ronson. Marc Bolan de T. Rex m’a fascinĂ© pour son incroyable niveau de technique vocale. Je n’ai jamais vu quelqu’un doubler sa voix avec autant de prĂ©cision. Mais l’artiste qui m’a le plus impressionnĂ© Ă  l’époque reste probablement Cat Stevens. Il Ă©tait dĂ©jĂ  trĂšs croyant, et son rythme de travail Ă©tait Ă  l’opposĂ© du nĂŽtre, ce qui ne l’empĂȘchait pas d’ĂȘtre d’une gentillesse incroyable. Les sĂ©ances de l’album Catch Bull at Four ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es dans une harmonie totale. Avant le mixage en Angleterre, le producteur m’a demandĂ© de lui sĂ©lectionner les meilleures prises, mais il en restait plein d’autres, probablement aussi formidables, d’autant qu’à l’époque on laissait les bandes enregistrer sans arrĂȘt. Ça coĂ»tait un argent fou, mais c’était la norme. Et, comme les Anglo-Saxons ne travaillaient jamais deux fois sur la mĂȘme bande, je me suis retrouvĂ© avec deux caisses de chutes qui vaudraient une fortune aujourd’hui si elles n’avaient pas Ă©tĂ© malheureusement perdues.

Pourquoi Hérouville a-t-il fermé ?

Michel Magne Ă©tait un visionnaire mais un piĂštre gestionnaire qui avait la «dĂ©pensite» aiguĂ« et confondait son compte avec celui de la sociĂ©tĂ©, ce qui Ă©tait frĂ©quent Ă  l’époque. Il a fini par prendre un gĂ©rant, Yves Chamberland, patron des studios Davout, qui Ă©tait lui prodigieusement radin. Un personnage Ă  la fois dĂ©testable et attachant. Cela a rapidement coĂŻncidĂ© avec la fin de mon histoire avec HĂ©rouville, aprĂšs trois annĂ©es oĂč j’y ai travaillĂ© pratiquement 24 heures sur 24. Malheureusement, un studio de ce type est impensable avec les budgets d’enregistrement actuels.

En parlant d’Yves Chamberland, vous dites : «Les patrons de studio de cette Ă©poque avaient souvent un Colt 45 dans le tiroir de leur bureau.»

Dans les annĂ©es 70, la concurrence est devenue sĂ©vĂšre, plein de petits studios ont compris qu’il y avait de l’argent Ă  faire dans cet univers. Tout Ă©tait bon pour se piquer des clients, mĂȘme les mĂ©thodes illĂ©gales. Un jour, Chamberland m’a ainsi proposĂ© de cacher une petite boĂźte qui brouillait les enregistrements sous la console de ses concurrents. C’était encore pire chez les propriĂ©taires de salle de concerts, qui n’hĂ©sitaient pas Ă  sortir les pistolets pour ne pas payer les cachets.

Vous faites un rĂ©cit trĂšs amusant de l’enregistrement catastrophe du Loir-et-Cher de Michel Delpech. Des chanteurs bloquĂ©s, vous en avez croisĂ© souvent ?

A ce point, c’est la seule fois. Il avait une incroyable aura quand il chantait, mais quand il n’y arrivait pas, il devenait fou. De ces sessions, il n’est restĂ© que le Loir-et-Cher, qu’il est revenu chanter divinement aprĂšs une longue cure de repos. A l’époque, les maisons de disques suivaient. Aujourd’hui, deux jours de studio avec un artiste bloquĂ©, on lui rend son contrat et il dĂ©gage.

Vous racontez vous ĂȘtre fait arnaquer en donnant une direction radicalement diffĂ©rente au morceau Pop Muzic qui deviendra un tube mondial en 1979 sans que vous soyez crĂ©ditĂ©. C’était frĂ©quent ?

Aujourd’hui, avant la moindre note, il faut quarante avocats pour dĂ©finir le rĂŽle de chacun. A l’époque, on se tapait dans la main. On ne formalisait rien. Et des cas comme Pop Muzic Ă©taient courants. Mais je crois que je prĂ©fĂšre quand mĂȘme cette Ă©poque, car il y avait plus de passion et moins de business. Quand tout est contractualisĂ© Ă  l’avance, il ne se passe plus rien.

En 1979, le premier enregistreur portable 4-pistes grand public arrive sur le marchĂ©, Bruce Springsteen enregistre Nebraska avec, c’est le dĂ©but de la rĂ©volution du home studio. A quoi cela sert encore d’enregistrer en studio ?

Dans le fond, aujourd’hui, ce qui intĂ©resse les artistes dans le studio, ce n’est plus la technique, que chacun peut avoir chez soi, mais la «piĂšce» elle-mĂȘme. Elle permet d’enregistrer en groupe dans un lieu avec une excellente acoustique. C’est ce qui sauve les studios qui ont dĂ» s’adapter pour traverser la crise. Il reste quelques gros studios comme celui de la Seine ou du Palais des congrĂšs dont le matĂ©riel est antique mais trĂšs bien entretenu et amorti depuis longtemps. Mais la plupart des grosses structures ont disparu dans les annĂ©es 2000, car elles n’étaient plus adaptĂ©es Ă  notre Ă©poque oĂč les budgets et le nombre de projets ont diminuĂ© de 50 %. La majoritĂ© des productions actuelles sont rĂ©alisĂ©es dans de petits studios appartenant Ă  des musiciens qui jouent souvent la plupart des instruments eux-mĂȘmes et mixent au mĂȘme endroit. Cette rĂ©alitĂ© mondiale, associĂ©e Ă  l’augmentation permanente des loyers, entraĂźne la fermeture de la plupart des structures d’enregistrement. Pourtant, un studio bien ficelĂ© offre encore des tas de possibilitĂ©s. La bonne musique est une accumulation d’ingrĂ©dients apportĂ©s par des individus plus ou moins en phase sur la mĂȘme idĂ©e. Faire un disque seul, ce n’est pas trĂšs rigolo. On perd un temps fou. Rien que cela justifie l’alliance avec quelqu’un qui dĂ©barrasse le musicien de l’aspect technique.

Dans les annĂ©es 80, vous avez la rĂ©putation d’ĂȘtre le faiseur de tube de la variĂ©tĂ© française. Est-ce qu’il y a une recette ?

A cette Ă©poque, il m’est arrivĂ© d’avoir enregistrĂ© et mixĂ© huit des douze premiers titres du Top 50, mais je ne suis pas le premier Ă  avoir rĂ©ussi ça. La recette est uniquement d’avoir compris le son de la radio. Je savais analyser et corriger un mix pour le rendre plus radiophonique. On m’appelait souvent pour faire le mĂ©nage dans une session et simplifier le son. Ce n’est pas de la chance, ce n’est pas du talent, c’est simplement de la clairvoyance.

ParallĂšlement Ă  votre livre, vous publiez un bel album composĂ© de reprises de classiques rĂ©enregistrĂ©es dans votre studio Labomatic avec le son d’aujourd’hui.

La premiĂšre fois que je suis entrĂ© dans un studio, il y avait un Ă©cart incroyable entre ce qu’on entendait dans la piĂšce avec les musiciens et l’enregistrement. Entre 1960 et 2016, cet Ă©cart s’est considĂ©rablement rĂ©duit. Je voulais retrouver le naturel et la simplicitĂ© des enregistrements d’époque mais avec la qualitĂ© du son d’aujourd’hui. Mais finalement ce qu’on retient des chansons de cette pĂ©riode, ce n’est pas le son, c’est l’attitude. Aujourd’hui, il n’y a plus assez d’attitude. Cela manque cruellement.

Lisez l’interview de DBF sur le site de LibĂ©ration

Alexis Bernier
Libération // Next 17 juin 2016

- Interview DBF

Frédéric Taddeï reçoit Dominique Blanc-Francard dans son émission pour parler de son nouvel ouvrage. Un rendez-vous à ne pas manquer.

“Réécouter l’émission de FrĂ©dĂ©ric TaddeĂŻ sur le site d’Europe 1“http://www.europe1.fr/emissions/europe-1-social-club/europe-1-social-club-290616-2786575

Frédéric Taddeï
Europe 1 // Social Club 29 juin 2016

- It's a Teenager Dream

Au tournant des annĂ©es 60, le nom de Blanc-Francard Ă©tait inĂ©vitablement associĂ© Ă  ce lunettes Ă©nigmatique qui lançait d’improbables endroits son devenu cĂ©lĂšbre “Salut, c’est Pop 2”. Patrice Blanc-Francard rĂ©unissait en effet devant le petit Ă©cran le samedi aprĂšs-midi les fans de rock sevrĂ©s d’images auxquels il proposait les retransmissions de concerts captĂ©s au Bataclan Ă  5 francs l’entrĂ©e !! Son jeune frĂšre Dominique qui publie ici avec Olivier Schmitt cet ItinĂ©raire d’un IngĂ©nieur du Son commença de figurer dans les tablettes de 1971 Ă  1973 Ă  la lecture des “crĂ©dits” des albums enregistrĂ©s au ChĂąteau d’HĂ©rouville, sorte de studios Abbey Road ou de Record Plant français. Puis, d’annĂ©es en annĂ©es, ce nom revint jusqu’en faire une rĂ©fĂ©rence. It’s a Teenager Dream retrace non seulement la carriĂšre d’un grand professionnel mais l’histoire du son Ă©lectrique en France des annĂ©es 60 Ă  aujourd’hui. Comme beaucoup, il commença comme musicien dans un groupe yĂ©-yĂ© Les Pingouins mais c’est trĂšs vite le son dont l’évolution des techniques Ă©tait permanente qui le fascina. Il rejoignit le studio Gaffinel oĂč il fit ses armes lui permettant de rejoindre ce vaisseau amiral que fut le ChĂąteau d’HĂ©rouville. LĂ , trois ans durant, il enregistra et mixa parmi les plus grands du rock de l’époque (Elton John, Pink Floyd, Cat Stevens
) HĂ©rouville ferma prĂ©maturĂ©ment en 1973 mais la rĂ©putation de DBF Ă©tait faite. Au point qu’il lança l’idĂ©e d’ingĂ©nieur du son free-lance. DĂšs lors, il hanta tout ce que Paris et ailleurs comptait de studios renommĂ©s. DemandĂ© par les meilleurs (Nougaro, Hardy, Gainsbourg, Eicher
), il finit par crĂ©er son propre studio le Labomatic oĂč il enregistra entre autres les premiers disques de Sinclair, son fils cadet. Olivier Schmitt assure la narration de ce livre incontournable Ă©maillĂ©e des nombreux souvenirs et anecdotes de DBF. Une phrase de Pascal Colomb, ami et confrĂšre, rĂ©sume parfaitement le personnage : “C’est une entitĂ© humaine et technicienne Ă  la fois”.

Lire la chronique sur le site des Obsédés Textuels

Cédric Bru
Les Obsédés Textuels 18 juillet 2016

- Dominique Blanc-Francard, un studio pour quinze

Cinquante ans de musique, ça s’arrose ! C’est depuis 1963 que Dominique Blanc-Francard met sa patte dans le son des artistes. Ce jubilĂ© se cĂ©lĂšbre par un ouvrage, ItinĂ©raire d’un ingĂ©nieur du son, et une palpitante aventure discographique, It’s A Teenager Dream : quinze titres emblĂ©matiques des annĂ©es 1960, interprĂ©tĂ©s par quinze artistes, dont Françoise Hardy ou Benjamin Biolay. À l’ancienne, mais avec le son d’aujourd’hui.

Il est une légende. Une légende du rock. Une légende de la pop. Une légende de la chanson. Dominique Blanc-Francard est ou a été derriÚre les manettes pour Pink Floyd, T. Rex, Nougaro, Ferrer, Daho, Robert Palmer, Stephan Eicher, Aubert, Biolay, Raphaël, et cetera. Beaucoup de cetera. Il faut dire que son aventure avec le son commence dÚs 1963, quand il entre au studio ETA Gaffinel.

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Lire le portrait de DBF sur le site de rfI

Jean-Claude Demari
rfI Musique 27 juin 2016

- Les Nocturnes de Dominique Blanc-Francard

Georges Lang accueille Dominique Blanc-Francard pour deux heures d’émission intenses. À réécouter pour tout dĂ©couvrir du projet It’s a Teenager Dream.

“Réécouter l’émission sur le site de RTL“http://www.rtl.fr/culture/arts-spectacles/les-nocturnes-de-dominique-blanc-francard-7783801034

Georges Lang
RTL // Les Nocturnes 23 juin 2016

- L'histoire de la musique, vue de l'intérieur

Dans un disque et un livre, le plus cĂ©lĂšbre des ingĂ©nieurs du son français, Dominique Blanc-Francard, raconte 50 ans de souvenirs, en textes et en musique, de Gainsbourg Ă  Benjamin Biolay, en passant par les annĂ©es passĂ©es au mythique studio du chĂąteau d’HĂ©rouville. Une histoire Ă©mouvante et passionnante.

Elton John, Pink Floyd, Cat Stevens, Serge Gainsbourg, Alain Bashung, Stephan Eicher
 Ils sont tous passĂ©s devant la console de Dominique Blanc-Francard, 50 ans de carriĂšre au service du son et l’envie aujourd’hui de rĂ©-enregistrer ces vieux tubes qui ont Ă©gayĂ© son adolescence.

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Écoutez la chronique de Yann Bertrand sur le site de France Info inter patrice blanc-francard

Yann Bertrand
France Info // Info Culture 23 juin 2016

- It's a Teenager Dream

L’équipe de passionnĂ©s de l’émission Easy Rider vous parle de Laurel Canyon et de It’s a Teenager Dream. Pour les plus pressĂ©s, rendez-vous vers la quarantiĂšme minute.

Réécouter l’émission sur le site de Radio P.FM

Olivier Valerio
Radio P.FM // Easy Rider 20 juin 2016

- It's a Teenager Dream

En 50 ans de carriĂšre, l’ingĂ©nieur du son et producteur Dominique Blanc-Francard a collaborĂ© avec les plus grands artistes internationaux (Pink Floyd, T.Rex, Grateful Dead
) et français, tout en traversant des rĂ©volutions technologiques successives qui ont bouleversĂ© l’art d’enregistrer. Il raconte ce demi-siĂšcle d’aventures dans It’s a Teenager Dream – ItinĂ©raire d’un ingĂ©nieur du son (Le mot et le reste) un livre co-Ă©crit avec Olivier Schmitt, Ă  paraĂźtre vendredi.
It’s a Teenager Dream est Ă©galement le titre de l’album sorti avant-hier : quinze morceaux, dont deux instrumentaux, qui furent d’énormes tubes dans la pĂ©riode 1955-1965. Dominique Blanc-Francard y rend « un hommage Ă  nos 15 ans, Ă  nos rĂȘves, Ă  toutes les Ă©motions que l’on a pu ressentir en Ă©coutant les premiers 45 tours ». Pour interprĂ©ter ces succĂšs qui ont dĂ©clenchĂ© sa vocation, « DBF » a fait appel Ă  des chanteuses et chanteurs avec lesquels il a dĂ©jĂ  collaborĂ©, s’amusant Ă  les dĂ©tourner de leur registre habituel.

Lennon par Adamo

CĂŽtĂ© son, le challenge aura Ă©tĂ© de reprendre les arrangements et instruments des chansons originelles, en les enregistrant avec les outils d’aujourd’hui. « Nous avons essayĂ© de revenir Ă  l’essentiel, en s’obligeant Ă  ne jamais faire plus de trois prises, en privilĂ©giant l’envie de faire et de se faire plaisir », rapporte l’ingĂ©-son.
La jubilation de chanter est Ă©vidente tout au long du disque. Élodie FrĂ©gĂ© ouvre le bal avec le rĂ©jouissant « I only want to be with you » de Dusty Springfield. Benjamin Biolay reprend avec bonheur « That’s all right » d’Elvis Presley, un octave en-dessous. On retrouve avec Ă©motion la voix de crooner d’Hubert Mounier, rĂ©cemment disparu, dans « You’re sixteen » de Johnny Burnette. Françoise Hardy est la seule femme Ă  interprĂ©ter une chanson d’homme : « True love ways » de Buddy Holly. Stephan Eicher offre une touchante version jazz de « My funny Valentine » de Chet Baker.
Adamo est aussi de la fĂȘte. Sa reprise de « Stand by me » de John Lennon (la chanson la plus rĂ©cente, de 1975) est un rĂ©gal en matiĂšre de contre-emploi.

Lire l’article sur le site du TĂ©lĂ©gramme

Frédéric Jambon
Le Télégramme 12 juin 2016