Parution : 28/05/2025
ISBN : 9782384316175
426 pages (166 x 235)

29.00 €

Sur la route de Janis Joplin - Nouvelle édition

Plus qu’une biographie, c’est une véritable enquête de terrain que propose Jeanne-Martine Vacher à son lectorat.
Virtuose, explosive, Janis Joplin, première star féminine du rock, transgressa toutes les lois du genre, qu’il soit sexuel ou musical. Amoureuse de sa voix et de son personnage, Jeanne-Martine Vacher est partie à sa rencontre, passant par le Texas, la Californie, New York et Denver. Entre émotions et réflexions, à travers la découverte des lieux et des paysages qui furent siens, à l’écoute des paroles croisées de ses intimes et des acteurs emblématiques de l’époque, Sur la route de Janis Joplin dessine le portrait complexe d’une femme et d’une musicienne dont le destin flamboyant rencontra l’Histoire américaine des années cinquante et soixante: féminisme, mouvement gay, lutte pour les droits civiques, hédonisme hippie.

Revue de presse

Sur la route de Janis Joplin, Jeanne-Martine Vacher (par Guy Donikian) Guy Donikian La cause littéraire 20 août 2025
_ Jeanne-Martine Vacher : Sur la route de Janis Joplin Yves Tassin Jazz mania 3 juillet 2025
- Sur la route de Janis Joplin, un voyage dans la vie d’une artiste d’exception Elisa De Angelis Le Suricate 24 avril 2019
- Sur la route de Janis Joplin Paul Muselet Clutch mars 2019
- La perle du texas Christian Larrède Son du monde 20 janvier 2019

Sur la route de Janis Joplin, Jeanne-Martine Vacher (par Guy Donikian)

”« Ce que tu ressens trouvera sa forme », cette citation de Jack Kerouac est pour l’auteure Jeanne-Martine Vacher ce qui traduit bien sa passion pour Janis Joplin. Cet ouvrage est en effet consacré à la chanteuse originaire de Port Arthur dont la brève existence a marqué son époque, le féminisme et le rock ! Elle naît et grandit à Port Arthur, dans un Texas violent, raciste, et terriblement traditionnel. Janis Lyn Joplin voit le jour le 19 janvier 1943. Elle fut tout d’abord une élève tranquille, passionnée de dessin et de peinture. Sa famille l’entoure de toutes les attentions, sa mère Dorothy quitte son travail pour s’occuper d’elle. Elle lui enseigne les premiers rudiments de piano, lui apprend des chansons que la petite Janis chantera. Sa scolarité en école primaire se déroule tranquillement, puis ce sera le collège jusqu’en 3ème. « Elle est alors une petite fille timide, aux boucles blondes et soyeuses, au corps toujours enfantin. Elle participe à des groupes, à des clubs, joue au bridge, dessine pour le journal de l’école, y écrit parfois. Le dessin est déjà une de ses occupations favorites. A la bibliothèque où elle travaille comme volontaire, elle dessine des affiches destinées aux jeunes lecteurs. » Elle est alors totalement immergée dans la communauté en adoptant ses valeurs, et ce système sans faille procure à chacun une reconnaissance indispensable. C’est, dans ces années 50, qu’elle va écouter et aimer le blues, le rythm’n blues, le jazz et les débuts de la soul music. Elle aura intégré un noyau protecteur qui lui permettra d’exprimer, par un langage, un accoutrement, une gestuelle, une différence qui n’aura de cesse de s’affirmer. « Pour Janis, cette conscience d’être « autre » fut première, d’abord constatée, puis revendiquée. Être différente à une époque où tout le monde recherchait la conformité, c’était une provocation sans doute, mais aussi un voile protecteur. Ensuite, face aux violences subies, elle met en scène sa différence, méticuleusement, outrageusement (…). Il y avait dans ce volontarisme appliqué tout l’espace de sa liberté, et la mise en acte de ce que Baudelaire appelle élégamment « l’aristocratique plaisir de déplaire ». Mais ce noyau protecteur, cette bande qui la protégeait, va se dissoudre et Janis subira le rejet d’une communauté tellement désireuse de conformisme. C’est pourquoi, deux mois avant sa mort, on la voit se promener crânement dans les rues de Port Arthur pour le dixième anniversaire de la classe 60 de son lycée, ce 14 aout 70. « Elle a quelque chose d’une petite fille déguisée qui s’amuse à l’idée de la joyeuse farce qu’elle va faire. Plus tard, dans l’interview, on verra passer dans ces mêmes yeux un fascinant mélange de sentiments, fugitives réminiscences, jubilation d’être là dans ses extravagants atours, émotions ambiguës, rayonnement, malaise, exhibitionnisme et pudeur soudaine, retour à la surface des douleurs passées, car si l’état de star lui donne force, liberté, reconnaissance, il n’abolit pas la sensation de marginalité, au contraire, il la spectacularise, attisant de folles amours sans doute, mais aussi d’autres violents rejets ». Ainsi le rejet, parfois violent, qu’elle a subi à Port Arthur comme ailleurs plus tard ne cessera de la hanter. Lorsqu’elle commencera à chanter, elle imitera la chanteuse Bessie Smith dont elle reprendra toutes les chansons. Elle fut pour Janis l’ancrage essentiel de son inspiration, jouant des variations subtiles de sa voix pour attirer et séduire le public. On retrouve chez Janis cette faculté d’adaptation à son public, cette harangue oscillant entre élégance et vulgarité, en fonction des attentes dont elle devait bien percevoir les ondes ; Mais Janis fut aussi peintre, avant d’être musicienne (elle s ‘accompagnait à l’autoharpe avant d’être accompagnée d’un groupe). Elle admire Degas, Braque, Picasso, et elle est fascinée par la vie et l’œuvre de Modigliani. « Peut-être a-t-elle en tête cette profession de foi de Modigliani : Ton seul devoir est de sauver ton rêve » avant de quitter Port Arthur pour Austin où les choses sérieuses, musicalement parlant vont commencer. Cette réédition du livre de Jeanne-Marie Vacher s’articule autour de 31 jours d’une véritable enquête menée auprès de ceux qui ont approché la chanteuse, une enquête qui met l’accent sur ce qui a prévalu pour mieux comprendre et apprécier celle qui aura, malgré sa courte vie, marqué son époque à plusieurs titres.”

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Guy Donikian
La cause littéraire 20 août 2025

_ Jeanne-Martine Vacher : Sur la route de Janis Joplin

“Ce livre (cette brique !) porte bien son nom. Il se lit pratiquement comme un roman qui s’intitulerait « Sur les traces de Janis », en imaginant qu’il pourrait s’agir de la vie d’une inconnue dont on retracerait pas à pas le destin aussi tragique qu’exceptionnel.”

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Yves Tassin
Jazz mania 3 juillet 2025

- Sur la route de Janis Joplin, un voyage dans la vie d’une artiste d’exception

Dans l’univers du rock, il y a des artistes dont on ne discutera jamais assez, des personnages controversés aux mille facettes qui incarnent les symboles d’une époque. Janis Joplin fait partie de ces âmes complexes qui continuent de fasciner jeunes et moins jeunes, génération après génération. Que ce soit pour sa vie pleine de transgressions et d’expérimentations ou pour sa mort violente et précoce, Janis est la figure de proue de la génération beatnik et la première star féminine du rock. Beaucoup de reconstructions historiques et biographiques ont été réalisées sur elle, et aussi beaucoup d’ouvrages qui, chaque fois avec un point de vue et un angle précis, ont rendu hommage à l’enfant terrible de la soul psychédélique.

[…]

A l’aide d’un style d’écriture entraînant, Jeanne-Martine Vacher met en lumière la jeune femme derrière la star, sans cacher (par moments de manière un peu ostentatoire) l’amour qu’elle a pour la voix de Janis et la tendresse qu’elle porte à ce personnage à la fois fragile et fort, et à au tempérament singulier. Sur la route de Janis Joplin c’est un ouvrage qui a le mérite de contextualiser de manière magistrale la vie d’une artiste dans son contexte historique et social. A ne pas rater si on est passionné de Janis ou du panorama beatnik, hippie et rock psychédélique.

Pour la chronique intégrale, rendez-vous sur Le Suricate

Elisa De Angelis
Le Suricate 24 avril 2019

- Sur la route de Janis Joplin

Denver, Port Arthur, Austin, San Fransisco, New York. Hollywood… Plutôt que de recouper des informations déjà existantes au sujet de la vie mouvementée de Janis Joplin, la journaliste Jeanne-Martine Vacher opte pour l’enquête de terrain, en allant directement à la rencontre de ses proches. Un road-trip passionnant dans les paysages qui furent les siens, à l’écoute d’interviews croisées offrant les clefs d’une personnalité flamboyante, complexe et particulièrement symbolique de la contre-culture des sixties, entre hédonisme hippie, affirmation des idées féministes et lutte pour les droits civiques.

Lisez Clutch en ligne

Paul Muselet
Clutch mars 2019

- La perle du texas

On ne sait où se situe le curseur, mais il est patent que Jeanne-Martine Vacher fond d’amour pour la chanteuse de Port-Arthur : à l’heure de la nouvelle édition d’un road’n’roll book initialement imprimé il y a dix ans, on mesure, dans cette somme de près de 600 pages, l’addiction de l’ancienne productrice de France Culture pour celle qu’on surnomme Pearl. L’itinérance de la Française nous conduit donc du Texas à Hollywood, des déchirements de son jeune âge (elle fut élue « le garçon le plus laid » du campus d’Austin) à l’épanouissement stylistique, au côté du meilleur groupe qui l’ait jamais accompagné (Full Tilt Boogie Band), et avec à son palmarès une gemme absolue (Pearl). L’originalité du parti-pris de l’auteure reste, dans ce kaléidoscope foisonnant qui mêle le parcours erratique de la chanteuse et les soubresauts (lutte pour les droits civiques, hippies et gays tentant de refaire le monde, les femmes poursuivant leur émancipation) d’une époque électrique, de juxtaposer les points de vue, des éléments chrono-biographiques les plus incontestables, à la subjectivité pour dire l’émotion de la fan, en passant par les témoignages des acteurs ou simplement témoins de l’étincelante trajectoire de celle qui constitue l’une des plus attachantes comètes de l’histoire du rock. Janis Joplin chantait le blues comme une noire, aimait les hommes et les femmes, et, si elle n’a pas été heureuse dans son époque, elle a largement contribué à la faire évoluer.

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Christian Larrède
Son du monde 20 janvier 2019
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