Parution : 21/06/2018
ISBN : 9782360545865
240 pages (148x210)

Smile

La symphonie inachevée des Beach Boys

On dit souvent que Sgt. Pepper’s des Beatles est l’album rock le plus influent de tous les temps. Ce livre est l’histoire de l’album qui aurait pu le supplanter.
En 1966, le leader des Beach Boys Brian Wilson, qui vient de révolutionner la pop avec le single « Good Vibrations », fantasme Smile, une « symphonie adolescente adressée à Dieu », une saga mêlant l’histoire de l’Amérique à l’exploration du cycle de la vie et des éléments. Sa quête échoue dans une frénésie de drogues, de rivalités et de rêves inaboutis, sur fond de magie noire et de mauvaises vibrations : Smile est mort mais va constamment ressusciter pendant un demi-siècle, distillé sur d’autres albums, réinterprété en concert, compilé sur un coffret de sessions. Il fascine des générations de journalistes, devenant un des trésors cachés de la presse rock naissante. Il circule sous le manteau, en cassette ou en MP3 et des fans entreprennent de le parachever. Son créateur le réenregistre lui-même, en 2004, avant qu’il ne finisse par sortir officiellement en 2011. Smile nous raconte l’histoire de Brian Wilson, des Beach Boys, de la pop, mais il parle aussi de notre rapport à la musique et de notre quête de l’inaccessible. Jean-Marie Pottier explore cette saga foisonnante à l’aide des archives de l’époque et de plusieurs dizaines d’entretiens.

Revue de presse

- Beach Boys, dernières pages à la plage François Gorin Télérama // Pop secrète 21 août 2018
- Smile, La symphonie inachevée des Beach Boys ! Sophie Thomas France Bleu 28 juin 2018
- Smile, l'histoire de l'album maudit des Beach Boys Nova Club Nova 26 juin 2018

- Beach Boys, dernières pages à la plage

François Gorin continue l’histoire des Disques rayés sur son nouveau blog, Pop secrète.

Le plus emblématique des groupes californiens, et son créateur génial Brian Wilson, occupent-ils la place qu’ils méritent au panthéon de la pop ? Deux livres en français dans le texte viennent relancer le débat – une biographie et une étude détaillée du “cas” Smile, fameux album maudit qui faillit avoir la peau dudit Brian.

Les Beach Boys ne sont pas seulement les inventeurs présumés du yacht rock. Ils sont aussi et à jamais l’archétype du groupe-qui-n’est-pas-celui-que-vous-croyez. La faute aux chemisettes rayées, aux planches à surf, aux bagnoles trafiquées et aux blondes californiennes. Ces fétiches ont à la fois assuré la promotion des frères Wilson & co, tout en recouvrant, comme les couleurs vives d’un vilain chromo, le talent de compositeur du plus doué d’entre eux, Brian. Il y a ceux qui savent et ceux qui s’en foutent. La proportion des premiers a semble-t-il augmenté avec les années. Mais chez les plus fervents fans continue de sévir un complexe. Les Beach Boys, et Brian Wilson au premier chef, n’auraient toujours pas le rang qu’ils méritent. Il faut y remédier, a dû penser Jean-Emmanuel Deluxe au moment d’entamer sa biographie à la fois sommaire et pointilleuse.

Ours savant et G.O. en casquette

Beach Boys – un été sans fin (éd. Atlantica), sous une jaquette qui pérennise le cliché surf, est porté par l’enthousiasme de son auteur, qui a lu tous les bons livres et obtenu quelques interviews en prime. S’il pointe l’ingratitude de la critique, surtout française, à l’égard de ses favoris, il n’hésite pas à user lui-même des charmes de celle-ci (emportements, approximations, saillies parfois drôles…). Je peux témoigner qu’en 1980, lors de leur passage au Palais des Sports, il n’était pas facile de défendre les Beach Boys. Tandis qu’autour de moi des couples en tenues colorées dansaient le rock sur les vieux tubes rémoulés par ce juke-box humain qu’était devenu le groupe, avec Mike Love en G.O. à casquette, je voyais ce pauvre Brian, en surpoids et barbu, attelé à un piano dont aucun son ne sortait. On le faisait applaudir en lui levant le bras, tel un ours savant qui ne savait plus où il habitait – pas sur scène en tout cas.

Cinq ans après, je rédigeai pour Rock & Folk un long article intitulé La Dernière Plage. J’y parlais naturellement de Smile, le fameux album fantôme inachevé dont la légende courait depuis un moment. Quelque temps plus tard, un camarade éclairé (Philippe Auclair pour ne pas le nommer, qui fréquentait Andy Paley), me remit une cassette contenant des extraits inédits de Smile. Les plus flippants, notamment un thème obsédant de cinq notes au clavecin (pris dans la mélodie à tiroirs de Heroes and Villains), et les sirènes de Fire, un morceau dont le pouvoir méphitique avait, dit-on, mis le feu à l’immeuble voisin du studio. C’était comme si, en 1966, on avait commandé en même temps à Brian Wilson la BO d’un film d’horreur et celle d’un Disney. Le cartoon bucolique, c’était Smiley Smile, aimable ersatz sorti par Capitol en 1967. L’autre était sur la cassette, parmi des choses plus faciles mais qui montraient assez clairement que le génie de Brian Wilson était à double face.

Reconnaissance infinie et malaise

L’histoire de Smile est narrée par le détail, c’est peu de le dire, dans un livre de Jean-Marie Pottier (éd. Le Mot et le Reste). Trente ans se sont écoulés depuis la cassette et comme tout amateur des Beach Boys, je me suis procuré tour à tour un CD pirate reconstituant l’album, la version 2004 orchestrée par les Wondermints autour de Brian et enfin le coffret sorti en 2011 pour épuiser le sujet. Je précise que ce dernier m’a été envoyé par la maison de disque. Aurais-je cassé ma tirelire pour écouter un CD entier de prises de Heroes and Villains, parmi la somme de bandes originales contenues dans cet objet de la taille d’un meuble ? Certains l’ont fait, j’en connais. J’ai aussi assisté, à Londres, en février 2004, au concert où Brian Wilson présentait Smile, à moins que ce ne fût les Wondermints qui présentaient Brian Wilson, démarche hésitante et voix usée, comme un oncle enfin sorti du coma.

[…]

Lire le billet sur le blog de François Gorin

François Gorin
Télérama // Pop secrète 21 août 2018

- Smile, La symphonie inachevée des Beach Boys !

En 1966, le leader des Beach Boys Brian Wilson, qui vient de révolutionner la pop avec le single « Good Vibrations », fantasme Smile, une « symphonie adolescente adressée à Dieu », une saga mêlant l’histoire de l’Amérique à l’exploration du cycle de la vie et des éléments.

Drogues, rivalités, Smile est mort, vive Smile ! Il a fasciné, est devenu un véritable trésor, avant de finir par sortir en 2011 !

Jean Marie Pottier nous raconte l’histoire de cet album dans ce livre, aux éditions ”Le Mot et le Reste”, un livre idéal pour les vacances !

Pour écouter l’émission Coup de coeur sur les ondes de radio Nova en podcast, cliquez ici

Sophie Thomas
France Bleu 28 juin 2018

- Smile, l'histoire de l'album maudit des Beach Boys

Le Nova Club t’en parle avec Jean-Marie Pottier qui vient de publier « Smile, l’histoire de l’album maudit des Beach Boys ».

Aujourd’hui le Nova Club reçoit le journaliste Jean-Marie Pottier. David Blot et Sophie Marchand vont évidemment parler musique avec lui et plus particulièrement des Beach Boys puisqu’il vient de sortir La symphonie inachevée des Beach Boys. Un livre dans lequel il retrace l’histoire de l’album Smile qui devait sortir en 1967 et qui n’a finalement jamais vu le jour. Et bien sûr on va écouter le groupe californien mais aussi Johan Papaconstantino, Disiz la Peste et Jay Rock.

Pour écouter cette émission en podcast, cliquez ici

Nova Club
Nova 26 juin 2018
Réalisation : William Dodé - www.flibuste.net - Mentions légales