Revue de presse
S’il y a bien un thème qui a nourri des milliers de chansons, c’est l’amour. Et le sexe dans tout ça ? C’est la question que pose Rosario Ligammari dans un ouvrage très dense sur un siècle de liens entre sexe et musique, du blues chargé de sous-entendus des années 1920 aux icônes pop queer d’aujourd’hui.
Entretien de quatre pages avec Rosario Ligammari, disponible dans le Numéro 188 de Tsugi
À l’occasion de la sortie de son essai consacré aux noces de la pop et de l’érotisme (Sexe & Musique, éd. Le Mot et le Reste), le journaliste pop et sexo Rosario Ligammari revient sur la naissance du premier véritable sex-symbol de l’histoire de la musique enregistrée. Déconstruction d’un mythe : non, Elvis n’a pas inventé la transgression érotique dans un élan de génie individuel. Ce sont les adolescentes du milieu des années 50, par leurs hurlements synchronisés et leur regard prédateur, qui ont façonné l’icône.
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Le sexe et la musique sont historiquement liés, et Rosario Ligammari en fait la démonstration sur près dʹun siècle dans son nouveau livre “Sexe & Musique”. Souhaitant aborder le sexe et la musique sans se concentrer exclusivement sur les paroles, il a voulu explorer ces aspects sensoriels. Car au-delà des paroles explicites, cʹest tout un univers sensoriel qui unit ces deux mondes : les sonorités, les gestes, les corps sur scène.
“Sexe & Musique” en libraire aux Editions Le Mot Et Le Reste.
La musique n’a-t-elle pas permis la libération sexuelle ? Le rock’n’roll n’est-il pas une métaphore du sexe ? La sexualité n’est-elle pas omniprésente dans la pop “féminine” actuelle ? Dans Sexe & Musique, le journaliste Rosario Ligammari livre une rétrospective de près d’un siècle de musique vue par le prisme du sexe, deux thématiques intimement liées.
Le sexe et la musique sont historiquement liés, et Rosario Ligammari en fait la démonstration sur près d’un siècle. Car au-delà des paroles explicites, c’est tout un univers sensoriel qui unit ces deux mondes : les sonorités, les gestes, les corps sur scène.
La musique a notamment contribué à la libération sexuelle dans les années 1960 “par les lives, par les paroles, par toute une imagerie qui s’est développée, au début, de façon suggestive, et après, de façon beaucoup plus explicite”, explique Rosario Ligammari.
Souhaitant aborder le sexe et la musique sans se concentrer exclusivement sur les paroles, le journaliste a voulu embrasser ces aspects sensoriels moins étudiés dans Sexe & Musique, un challenge pour le journaliste : “je ne voulais pas que ça soit trop simple”.