Parution : 19/08/2021
ISBN : 9782361397753
256 pages (14,8 x 21cm)

Buongiorno pop

100 albums italiens de 1960 à nos jours

Souvent fantasmée et finalement méconnue, la pop italienne est mise à l’honneur dans cette anthologie qui déconstruit les clichés.
Au-delà des quelques artistes italiens qui jouissent d’une grande popularité en France, une multitude de pépites musicales reste à découvrir et c’est le projet de Buongiorno pop. Au menu de cette anthologie, cent albums – des historiques, des oubliés, des sous-estimés, de l’underground… – rassemblés sous le dénominateur pop, soit un format qui regroupe aussi bien le rock’n’roll (Adriano Celentano), le prog (Nino Ferrer), le jazz (Paolo Conte), le disco (Raffaella Carrà), la new wave (Litfiba) ou le rap (Jovanotti), des pionniers des années soixante à la réjouissante scène indie actuelle (Andrea Laszlo De Simone). Au fil des chroniques, certains aspects historiques ont été particulièrement mis en lumière, comme le rôle important de la contre-culture ou celui des femmes (Patty Pravo). À l’arrivée, ce livre est un plan pour voyager dans l’Italie de ces soixante dernières années, unifiée par la musique.

Revue de presse

- Buongiorno pop RTBF La Première // Le Mug' d'ouverture 15 septembre 2021
- Buongiorno pop Loraine Adam Rolling Stone 20 septembre 2021
- Buongiorno pop Thibaut Allemand LM Magazine 2 septembre 2021
- Buongiorno pop Nicolas Julliard RTS // L'écho des pavanes 31 août 2021

- Buongiorno pop

Rosario Ligammari était l’invité du Mug pour présenter son ouvrage Buongiorno pop.

Une émission à réécouter sur la RTBF

RTBF La Première // Le Mug' d'ouverture 15 septembre 2021

- Buongiorno pop

Un must read, pas moins : dans son livre Buongiorno Pop, 100 albums italiens de 1960 à nos jours Rosario Ligammari livre un ouvrage passionnant retraçant les grandes heures de la pop transalpine.
À moitié sicilien, Rosario Ligammari n’a jamais eu de correspondant à Manchester ou Berlin. Par contre, la pop italienne dite à texte ou sociale, c’est son rayon. Sa culture. « Comprendre les paroles a forcément créé une proximité », analyse l’auteur qui trouve qu’en France, on écoutait surtout de la pop carte postale mais que tout a changé avec le temps et Internet. Raconter tout cela en français en mixant blues, rock, prog, punk, disco, funk, new wave, électro, rap… est alors devenu son défi.

Parti de 1960, année de l’officialisation des cantautori (auteurs-compositeurs-interprètes), des premiers LP de Mina et Adriano Celentano et de la Palme D’or pour La Dolce Vita, Rosario va jusqu’à la scène indie, underground ou punk hardcore avec des disques peu connus en France, « comme Viaggi Organizzati, l’album synthétique de Lucio Dalla, le Latin Lover de Gianna Nannini qu’elle a co-produit avec le pionnier krautrock Conny Plank, le pré-chillwave Medio Occidente de Francesco Messina, le super Die d’Iosonouncane.… ou encore Kandeggina Gang, CCCP, No Strange ou Maurizio Marsico » Sur mille albums, l’auteur en a retenu cent : « C’était comme organiser une fête avec une liste de 100 000 noms qu’il fallait que je réussisse à faire entrer dans le livre. J’ai tenu à y intégrer certains disques dont l’artwork claque, comme Io E Mara d’Alberto Baldan Bembo dessiné par Guido Crepax. »

« Du classique aux grands compositeurs de B.O de films, le patrimoine musical italien est tel que son héritage peut parfois se ressentir dans la pop qui n’a pas peur de l’exubérance, des grandes orchestrations, du spectacle, sans tiédeur ni cynisme, avec du sentimentalisme à outrance… ça donne dans le pire des cas des chansons pompières et dans le meilleur des morceaux grandioses. Avec Raffaella Carrà, c’est la fête et avec Adriano Celentano, Squallor, Federico Salvatore ou Pop X, il y a de quoi bien se marrer. Les Italiens ont la faculté de s’accaparer un genre sans complexe pour lui donner une identité propre, ce que l’on observe notamment dans le cinéma ».

Dans les années soixante, les idoles de Rosario sont surtout des chanteuses, comme Patty Pravo ou Mina que Louis Armstrong considérait comme la plus grande chanteuse blanche, Loredana Bertè ou sa sœur Mia Martini (en couverture du livre). Aujourd’hui, il est fan de Myss Keta, Cesare Cremonini mais surtout de Luca Carboni, son idole absolue : « Son premier disque date de 1984 et il est encore en activité. Lui, c’est la mélancolie faite musique, c’est parfait pour noyer son chagrin. Il a longtemps été sous-estimé et je suis content de voir qu’il est aujourd’hui réhabilité ».

Journaliste musical, Rosario a interviewé de très nombreux artistes italiens, de La Cicciolina à Alex Rossi, un franco-italien vivant à Paris qui a sorti Domani è un’altra notte en v.o, disque auquel lui-même a participé. Pourtant ce livre sur la Pop italienne, l’auteur a choisi de le faire en solo : « À 100%, sans aucune intervention extérieure, pour privilégier l’émotion à l’investigation car avant d’être un livre de journaliste, c’est bien celui d’un auditeur passionné dont il s’agit. »

Un article à retrouver en intégralité sur Rolling Stones

Loraine Adam
Rolling Stone 20 septembre 2021

- Buongiorno pop

Souvent prise de haut, ou cantonnée à quelques tubes inusables (Sara’ Perche Ti Amo, pour n’en citer qu’un), la pop transalpine a bien plus à offrir, et partage énormément avec la variété française (Dalida, Reggiani, Aznavour, etc.). De plus, elle s’est révélée souvent plus fureteuse, voire avant-gardiste, que la pop hexagonale (citons l’immense et incontournable Lucio Battisti). Dans cet ouvrage roboratif et extrêmement documenté, Rosario Ligammari dresse un vaste panorama d’une musica pas si leggera que ça (la mélancolie étant l’une des ses particularités) de Mina à Andrea Laszlo de Simone. On regrettera l’absence d’une entrée pour Colombre – mais c’est vraiment pour chipoter. Pour le reste, voici un ouvrage indispensable à quiconque s’intéresse à la pop de la Botte.

Une chronique à retrouver dans LM Magazine

Thibaut Allemand
LM Magazine 2 septembre 2021

- Buongiorno pop

Au Musée historique de Lausanne, l’exposition “Losanna, Svizzera”, à voir jusqu’au 9 janvier 2022, retrace l’aventure parfois douloureuse de l’immigration italienne en Suisse. Mais si les personnes voyagent, la musique, elle, n’a pas toujours franchi les frontières. Petite séance de rattrapage grâce à un livre qui vient de paraître aux éditions Le mot et le reste, “Buongiorno Pop. 100 albums italiens de 1960 à nos jours”, conçu par le journaliste Rosario Ligammari. Nicolas Julliard nous en offre un petit aperçu.

Réécoutez l’émission sur la RTS

Nicolas Julliard
RTS // L'écho des pavanes 31 août 2021
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