Coups de cœur de libraires
“Le drame des enfants réunionnais arrachés à leurs familles pour être envoyés dans les campagnes de la métropole est aujourd’hui connu et dénoncé. Dans ce roman, Catherine Gucher s’est attachée aux familles et plus encore à ces mères qui ont vu partir leurs enfants. Dans un récit d’une grâce et d’une force incroyable, elle nous emmène au cœur de l’île, où des femmes luttent et se battent encore et encore. Un très beau livre, puissant et nécessaire.”
Laetitia, Librairie la Promesse de l’Aube
“Quelle lecture, j’en suis encore bouleversée ! C’est un immense coup de cœur. Je suis encore hantée par les personnages de Rose et de Lysiane qui m’ont extrêmement touchée. Je découvre Catherine Gucher et je suis impressionnée par son travail d’investigation et son écriture qui m’a totalement conquise.”
Mélanie, Librairie Goulard (AIx en Provence)
“Quelle langue magnifique.”
Charlotte, La vie devant soi (Nantes)
“J’ai été particulièrement émue par ce livre. J’ai aimé l’écriture de Catherine Gucher, qui “s’absente” du récit quand les événements deviennent trop lourds, une pudeur qui n’enlève rien à l’émotion. Elle donne voix à cette femme privée de mots, qui voudrait s’exprimer pour être digne, mais à qui on ne l’a pas appris.”
Aurélie de la libraire Page et plume (Limoges)
“La Réunion 1977. Des enfants réunionnais sont envoyés en métropole pour repeupler la Creuse. Rose comme beaucoup de mères, laisse partir son fils, hébétée. C’est l’histoire poignante de cette femme que raconte avec beaucoup de talent Catherine Gucher. Un livre superbe. Un destin de femme que vous n’oublierez pas !”
Anne, Librairie Charlemagne (Toulon)
“Par delà les océans, sur l’île de La réunion, entre 1960 et 1980, des centaines d’enfants ont été arrachés à leurs familles et amenés en métropole, dans le département de La Creuse. Ce tragique épisode illustre une tentative politique française de repeuplement d’après guerre. Le roman de Catherine Gucher raconte cette histoire. Entre douleur, imprécation et oubli, tel est le destin de ces enfants dont l’âme hante encore l’île. Une île où la nature, sauvage et souvent dure rappelle les meurtrissures.”
-Emmanuelle, Librairie Le Bleuet (Banon)_
Coup de cœur d’Emma de la libraire de Paris (Saint-Etienne)
À La Réunion, le volcan et les cyclones menacent régulièrement la vie modeste des habitants des Hauts. Rose, qui a tout juste vingt ans, vivote avec ses trois enfants chez sa mère. Harcelée par cette dernière, sans emploi et sans mari, elle peine à les élever. En 1977, son fils Gabriel, lui est enlevé par les services sociaux pour être envoyé dans la Creuse. Dès lors, sa vie tangue et bascule. Elle délaisse ses filles, se mure dans le silence et s’évade en dansant sur les chansons de Dalida. C’est à la Vierge Marie-au-Parasol qu’elle se confie et pose les questions qui la hantent. Inspirée par l’affaire des enfants de la Creuse, l’autrice sonde les sentiments nés de l’arrachement en dressant le portrait de femmes qui luttent pour se tenir droites et pour qui la solidarité n’est pas un vain mot.
L’auteure de cet ouvrage a bénéficié d’une bourse d’écriture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et de la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.
Revue de presse
”« Rose, Marie & Dalida », le quatrième roman de Catherine Gucher, après notamment « Transcolorado » (2017) distingué par le Festival du Premier Roman de Chambéry, revient sur un pan encore largement minoré de l’histoire française des années 1960–1980, l’affaire des « enfants de la Creuse » : plus de 2000 enfants et adolescents nés de parents pauvres sur l’île de la Réunion qui furent exilés et dispersés dans 83 départements. Il s’agissait ici de faire pièce à l’exode rural et là-bas de faire baisser la pression sociale liée à la démographie ainsi qu’aux pratiques coloniales.”
L’article à lire en intégralité
“C’est en découvrant un entrefilet dans la presse que Catherine Gucher décide d’écrire “Rose , Marie et Dalida”. Entre 1962 et 1984 des enfants de l’île de le Réunion ont été enlevés à leurs parents pour repeupler la Creuse. Rose, l’héroïne fait partie de ces mères.
Après Transcolorado (prix du Festival du premier roman de Chambéry et le prix Québec-France Marie-Claire-Blais) et Poussières noires, Catherine Gucher aborde là encore la question de la colonisation, ces processus où un Etat dominateur utilise, asservit une population pauvre, analphabète. Romancière, Catherine Gucher est aussi sociologue, une profession qui irrigue ses romans.
[...]
L’affaire des enfants de la Creuse a toujours été traitée du point de vue des enfants mais jamais des mères. C’est donc le point de vue qu’a adopté Catherine Gucher. Au-delà de ce fait historique, c’est la question des enfants qu’on retire à leur génitrice qui est posée.
Comme toujours, Catherine Gucher a l’art de nous faire vivre les émotions de ses personnages, de nous plonger dans l’ambiance. Rose, Marie et Dalida est un roman puisant qui nous bouleverse à l’image des cyclones. Il célèbre aussi le courage et la pugnacité des femmes.”
Pour lire l’article en intégralité
“L’histoire de Rose, jeune mère réunionnaise des années 70, fan de Dalida, qui se confie à la Vierge Marie après qu’on lui a retiré son fils pour le mettre en famille d’accueil. Une fiction librement inspirée du tristement fameux scandale des « enfants de la Creuse ». Ce texte fort est autant la confession d’une mère vaincue que la dénonciation de la loi du plus fort avec son cortège de racisme, misogynie, violence, pauvreté et solitude”
La sélection avec Rose, Marie & Dalida à découvrir ici
“Roman documentaire / On a découvert le manuscrit quand il s’appelait encore Outre-mères et on aimait bien. Cela nous introduisait déjà à deux thématiques majeures de l’ouvrage : la maternité, et ces territoires d’Outre-mer qui sont trop souvent oubliés. L’ouvrage s’adosse à un scandale national comme il y en a trop eu à l’égard de ceux-ci, celui de “l’affaire des enfants de la Creuse”. Entre les années 1960 et les années 1980, 1 600 enfants ont été arrachés à leurs familles, à la Réunion, pour peupler nos territoires désertiques : la Creuse, le Cantal ou le Gers. Accueillis dans des conditions déplorables, beaucoup ont dû y travailler gratuitement en tant qu’aides paysans. Catherine Gucher (Transcolorado, lauréat du Festival du premier roman de Chambéry en 2017) a choisi pour en parler, d’adopter le point de vue d’une mère, Rose, à qui on a arraché son jeune fils, lui permettant de dérouler sans énoncer doctement toutes les violences sexistes, classistes et racistes qui ont préexisté à et justifié cette politique. En filigrane, on y pense la notion de traumatisme transgénérationnel, l’arrachement et surtout l’impossibilité, parfois, de “vivre avec”.”
Sélection des romans de la rentrée
“Catherine Gucher aborde dans son livre le scandale des enfants déportés de l’île de la Réunion vers le département de la Creuse en métropole dans les années 1970, mais vu du côté des mères à qui l’on a arraché par le mensonge leurs enfants âgés de 6 à 12 ans pour les envoyer comme main d’oeuvre bon marché, en fait comme esclaves, dans les fermes de la Creuse en voie de dépeuplement.
Un très beau roman sur un sujet resté tabou trop longtemps. À lire et relire sans modération.”