Parution : 06/01/2022
ISBN : 9782361399023
122 pages (14,8 x 21cm)

Marche en plein ciel

Partie dans les Cévennes, sur les traces de Stevenson, Gwenaëlle Abolivier orchestre une ode à la liberté.
En arpentant le chemin emprunté par Robert L. Stevenson il y a plus d’un siècle, Gwenaëlle Abolivier harmonise deux passions : l’écriture et la marche. Chaque pas qui l’éloigne de l’immobilité du quotidien, l’ouvre davantage à la littérature ; elle fait corps avec le paysage cévenol qui accueille son évasion. Sous le ballet aérien des milans royaux, elle partage l’errance du voyageur Marvejols et de Luce, son ânesse, – rencontrés au détour des sentiers – le temps d’une parenthèse consacrée à l’écoute du vivant. Au fil de ce voyage où elle tutoie le ciel, la solitude lui ouvre l’espace nécessaire pour réfléchir à la course du monde à travers le pays découvert. Bien plus qu’un journal de marche, Gwenaëlle Abolivier nous offre une méditation en mouvement où le rythme et l’effort de ses pas impulsent une écriture poétique qui délivre le récit.

Revue de presse

- Marche en plein ciel Thomas Messias Slate 18 janvier 2022
- Marche en plein ciel Patrice Perrin Radio B // Café littéraire 11 janvier 2022
- Interview de Gwenaëlle Abolivier Mathieu Vidard France Inter // La Terre au carré 14 janvier 2022
- Marche en plein ciel Noé Gaillard Daily Passions 17 janvier 2022
- Évasion cénevole Virginie François Le Monde des Livres 7 janvier 2022
- Dans les carnets de Gwenaëlle Abolivier L'Atelier d'Albion 10 janvier 2022
- Gwenaëlle Abolivier signe Marche en plein ciel Lucien Delahaye Ouest France 8 janvier 2022
- Marche en plein ciel La constellation livresque de Cassiopée 6 janvier 2022
- Marche en plein ciel Litzic 7 janvier 2022
- Gwenaëlle dans les Cévennes Anthony Berthou Le Télégramme 3 janvier 2022

- Marche en plein ciel

Le chemin de Stevenson n’a peut-être jamais été autant mis en avant que ces dernières années. Avant Marche en plein ciel, il y eut le film de Caroline Vignal, Antoinette dans les Cévennes, dans lequel Laure Calamy partait en expédition sur un coup de tête et de cœur, sans préparation mais avec un âne capricieux nommé Patrick. Gwenaëlle Abolivier, dont on connaît la voix longtemps entendue sur France Inter, raconte dans son livre comment elle a suivi le même parcours, par amour éperdu de l’art de marcher (au passage, lisez donc le livre de Rebecca Solnit sur le sujet), mais aussi par envie de coucher sur le papier le récit de son trajet.
«Au départ de mon trajet, écrit Abolivier, je pensais juste évoquer rapidement Stevenson.» Deux raisons principales à cela: elle estime que Voyage avec un âne dans les Cévennes, livre écrit par Stevenson à propos de son propre périple, est une œuvre mineure de l’auteur, mais surtout, elle rejette avec vigueur le comportement de Stevenson vis-à-vis de l’âne avec lequel il a marché. «Pendant tout son périple, l’explorateur va martyriser la pauvre bête, lui donnant des coups de badine, encouragé par les habitants qu’ils croisent.» Le livre est comme ça: direct, franc du collier, empli de respect et d’empathie pour les êtres (et d’ailleurs pour les lieux).
C’est aussi un carnet de contemplation: par endroits, Gwenaëlle Abolivier glisse du récit vers la poésie, au gré de textes qu’on imagine dictés par l’exaltation due à la marche et aux paysages. Un livre court, ramassé, qui donne des envies d’introspection champêtre, invitant à toutes les formes de voyage. On n’a nul besoin de Stevenson pour ça.

Une chronique à retrouver sur Slate

Thomas Messias
Slate 18 janvier 2022

- Marche en plein ciel

Patrice Perrin présente ses coups de cœur de la rentrée et parle du récit de Gwenaëlle Abolivier, Marche en plein ciel.

Écouter l’émission

Patrice Perrin
Radio B // Café littéraire 11 janvier 2022

- Interview de Gwenaëlle Abolivier

Ôde à la marche, introspection et quête d’une écriture mêlant mouvement et nature, Gwenaëlle Abolivier fait le récit de son voyage dans les Cévennes dans “Marche en plein ciel” (ed. Le mot et le reste). Ecriture intérieure et introspective, c’est aussi une écriture aux accents poétique que l’autrice propose. Sensible à la cause environnementale, elle l’évoque en rappelant les feux, et l’urgence climatique à l’œuvre, mais nous transporte aussi dans son récit de voyage qui prête à l’émerveillement. Ce récit de voyage est aussi l’occasion de mieux connaître Stevenson, auteur de « Voyage avec un âne dans les Cévennes », jeune écossais voulant s’émanciper de son père et amoureux transit et contrarié d’une américaine repartie vers le nouveau continent.

Alta Braco, Chasseradès, Saubt Enimie, les Causses Méjean en Sauveterre, Massif d’Aigoual, Meyrueis, plateau du Larzac sont autant de lieux traversés par l’autrice.

Retrouvez l’interview de Gwenaëlle Abolivier sur France Inter

Mathieu Vidard
France Inter // La Terre au carré 14 janvier 2022

- Marche en plein ciel

Un beau vert tendre en couverture et un titre poétique pour accrocher. On notera la main de la dame de dos posée sur la lointaine colline. Et ce geste donne à mon avis une bonne idée du livre. Peut-être un peu court, on a à peine le temps de s’installer, de trouver la bonne position que c’est déjà fini. Une ballade dans les Cévennes en compagnie de Robert Louis Stevenson, lui aussi parti se promener dans cette région. Il est surtout question des bienfaits de la marche. Physiques et intellectuels. L’auteure dit qu’elle marche contre la déminéralisation de l’esprit. Imaginez un esprit qui se sclérose, se rigidifie, se minéralise. Et rappelez-vous que la marche aère les poumons et l’esprit. Elle ne voyage pas seule. Elle a rencontré un certain Marvejols et son ânesse Luce. Robert Louis aussi était avec un âne. Et elle échange avec Marvejols des informations sur les lieux traversés, les personnes qui les ont fréquentés. Mais aussi et surtout elle laisse les mots qui lui viennent à l’esprit s’emparer de sa pensée. Et elle reconnaît le bienfondé d’une notation de Friedrich Nietzsche : ‘Il faut marcher pour penser’. Je ne pense pas que vous allez lire ce livre en marchant, ce qui serait pourtant une bonne chose, mais si vous en faites la lecture d’une traite vous allez trouver par endroits le rythme, l’exaltation nés de la marche. Ne rêvez pas, il vous faudra malgré tout faire un peu d’exercice. Faites l’expérience d’en lire en marchant et à haute voix un court passage. Et ne vous étonnez pas de la parution de ce livre en hiver. En été il eut été redondant et vous n’auriez pas pris plaisir de sa chaleur et du soleil. Conseil de lecture : notez les passages qui vous plaisent à la première lecture puis relisez-les quelques temps plus tard, en principe ils devraient encore vous plaire. Si ce n’était pas le cas, relisez le passage, c’est peut-être vous qui aurez changé.

Idéal pour les transports en commun et se donner envie d’être.

Une chronique à retrouver sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 17 janvier 2022

- Évasion cénevole

Dans Tu m’avais dit Ouessant (Le Mot et le reste, 2019), la journaliste Gwenaëlle Abolivier racontait, dans la tradition du « nature writing », un séjour de trois mois sur l’île du Finistère. Aujourd’hui, elle relate une longue marche à travers les Cévennes, commencée au début du confinement de mars 2020. Suivant l’itinéraire emprunté par Robert L. Stevenson (Voyage avec un âne dans les Cévennes, 1879), elle décrit de manière sensuelle et onirique cette région tout en gouffres et en sommets et mêle les ressorts de sa propre entreprise – échapper aux contraintes de l’enfermement à Paris – à ceux de Stevenson – un chagrin d’amour et une rébellion familiale. Elle livre un texte tellurique et céleste, tantôt récit de voyage, tantôt poème en prose, exprimant le désir ardent de venir à bout d’un sentiment d’étouffement et de renouer, dans des paysages superbes, avec la liberté et la vie dans son expression la plus simple.

Un article à retrouver dans Le Monde

Virginie François
Le Monde des Livres 7 janvier 2022

- Dans les carnets de Gwenaëlle Abolivier

Pour débuter cette nouvelle année d’interviews, nous entrons dans les carnets de Gwenaëlle Abolivier. Ecrivaine et journaliste, elle nous entraîne dans le bonheur du carnet de voyage, et dans la réflexion autour du lien passionnant entre marche et écriture. Son dernier roman, Marche en plein ciel, vient de paraître aux éditions Le Mot et le Reste. Entretien.

À la fois écrivaine et journaliste, comment utilisez-vous vos carnets au quotidien entre vos deux activités ?

“Tout s’entremêle. Après vingt ans à France Inter de manière assidue et quotidienne, je me suis désormais tournée vers l’écriture littéraire. Cependant, je continue mon activité journalistique pour des revues ou la radio suisse (RTS). J’ai gardé mes carnets de reportage de l’époque où je racontais et notais mes impressions. Pendant près de vingt ans, je suis partie à l’étranger, toujours un carnet avec moi. J’entreprends d’ailleurs d’en utiliser certains pour des écrits littéraires à venir. En fait, c’est une base d’archives pour la suite. Aujourd’hui, et depuis une dizaine d’années, quand je pars en voyage en France et à l’étranger, je tiens des carnets plus personnels que j’alimente, à base de collages, de dessins, d’aquarelles, d’écrits. Depuis dix ans environ, quand je pars en voyage, je complète un carnet italien (format paysage) dans son intégralité.” […]

Découvrez l’interview de Gwenaëlle Abolivier en intégralité sur le blog de l’Atelier d’Albion

L'Atelier d'Albion 10 janvier 2022

- Gwenaëlle Abolivier signe Marche en plein ciel

Après la mer, la montagne. Gwenaëlle Abolivier offre à ses lecteurs une escapade dans les Cévennes d’où elle a rapporté des souvenirs qu’il fait si bon de partager. […]

De réflexions en citations, de découvertes en émotions, le lecteur devient à son tour charmeur. Il progresse le long des chemins escarpés, passe la nuit à la belle étoile et s’étourdit de paysages fabuleux. C’est une autre vie, réaliste et poétique à la fois, pimentée d’échanges qui chargent le cœur en émotions. Ce sont aussi, bien sûr, de belles pages consacrées à Robert Louis Stevenson, l’explorateur aventurier qui ne manquait pas de caractère. […] Marche en plein ciel se parcourt aussi tranquillement que Gwenaëlle marche dans la montagne. Il y a les temps de lecture, de silence aussi, sans oublier une sorte de dialogue que l’on prend plaisir à engager.

Un article à retrouver sur Ouest France

Lucien Delahaye
Ouest France 8 janvier 2022

- Marche en plein ciel

Journaliste et productrice sur France Inter, Gwenaëlle Abolivier est partie sur le chemin de Robert Louis Stevenson, dans les Cévennes. Elle n’avait pas, comme lui, un âne, mais un carnet pour écrire afin de regrouper deux passions : la marche et l’écriture. […]

Son récit de voyage n’est pas un journal de bord jour après jour. Ce sont des réflexions, des partages, des anecdotes. Cette expérience a été enrichissante. La marche apaise, on revient à l’essentiel, et on le sent dans son texte avec la place de la nature, des animaux, qui s’intensifie au fil des pages. Plus on marche, plus on s’allège, les pensées négatives s’estompent, les mots, les phrases qui viennent à l’esprit rythment les pas, les cadencent. C’est une méditation contemplative parfois à l’arrêt, parfois en mouvement. L’auteur sent qu’elle se recentre sur l’instant présent, sur ce qu’elle ressent au plus profond, pour le vivre à fond. […]

Gwenaëlle Abolivier profite de son recueil pour nous parler de Stevenson mais également de Johan Muir, un homme peut-être moins connu mais à découvrir. Il est né en Ecosse en 1838, il n’était pas très courageux et passait plus de temps dehors qu’à se préoccuper de ses études. En 1849, avec sa famille, il est parti aux Etats-Unis et sa vie a été transformée. Il a été un des premiers naturalistes modernes et n’a cessé de militer pour la protection de la nature. Gwenaëlle en parle si bien qu’elle m’a donné envie de découvrir ce qu’il a écrit.

Cette lecture est agréable, elle repose. On visualise les paysages, les scènes, on entend les bruits de la nature et une fois la dernière page tournée, on se sent reposé, revigoré, prêt à se saisir de son sac à dos et de ses bâtons pour parcourir les chemins et vivre à son tour une belle aventure.

Une chronique à retrouver en intégralité sur le blog de Cassiopée

La constellation livresque de Cassiopée 6 janvier 2022

- Marche en plein ciel

Poésie foudroyante.

Avec ce petit livre (par son nombre de pages), nous renouons avec la plume poétique de Gwenaëlle Abolivier. Elle émane de l’observation de ce qui l’entoure, combinée avec la force des émotions qui l’habite. À la fois très concrète et précise, elle met à jour des sentiments/émotions décrites elles aussi avec une vérité première, nue. Ces descriptions s’avèrent précieuses car elles sont parfaitement justes, compréhensibles, universelles aussi. Nous nous y retrouvons totalement parce que jamais elles ne sont évoquées « à blanc ». Elles reposent toujours sur une surprise du vécu, de l’instant, et cela touche sa cible avec grâce.

Marche en plein ciel (titre évocateur du sentiment de légèreté provoqué par la marche assidue et répétitive) nous plonge avec délice dans cette pérégrination presque mystique. Comme pour son précédent livre, il mélange récit et caractère romanesque (par l’utilisation de la poésie) et nous donne une seule envie : chausser de bonnes chaussures et emprunter un chemin qui nous conduira juste ailleurs, mais toujours au plus près de qui nous sommes au fond de nous. Et son humanité, son regard posé sur le monde, sans être moraliste ou autre, en fait un grand livre. Magnifique.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Litzic

Litzic 7 janvier 2022

- Gwenaëlle dans les Cévennes

Reporter de métier, Gwenaëlle Abolivier met son art narratif au service des paysages cévenols pour une promenade méditative qui, malgré son manque d’aspérité, réconcilie la nature humaine avec son environnement naturel dans ce qu’il a de plus sauvage.

Journaliste de radio chevronnée et infatigable voyageuse, Gwenaëlle Abolivier revient en librairie en ce début d’année. Un peu plus de deux ans après « Tu m’avais dit Ouessant », elle met cette fois le cap sur les Cévennes, pour une longue marche à travers le décor arboré et montagneux qui caractérise ce haut lieu du tourisme vert. L’occasion aussi de suivre les pas de l’écrivain écossais Robert Louis Stevenson, dont le passage dans le Massif central, à la fin du XIXe siècle, n’est pas passé inaperçu. Et puis surtout de prendre du recul, loin des affres du monde moderne, pour une introspection salutaire.

Distillé lentement et par fragments, à la manière d’un carnet de voyages, le récit agit comme une infusion détoxifiante. Le lecteur est invité à partager les observations d’une narratrice qui évite habilement l’écueil de l’inaction par une prose soignée et bien rythmée. S’il n’en ressort rien de transcendant, la balade philosophique et poétique vaut tout de même le détour. À dos d’âne ou à pied, c’est selon.

Un article à retrouver dans Le Télégramme

Anthony Berthou
Le Télégramme 3 janvier 2022
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