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Parution : 18/10/2018
ISBN : 9782360548514
144 pages (14,8 x 21 cm)

Pink Floyd Which One's Pink?

Alexandre Higounet parvient Ă  aborder l’un des groupes les plus cĂ©lĂšbres des annĂ©es soixante-dix sous un prisme inĂ©dit.

Comment dĂ©finir prĂ©cisĂ©ment la musique de Pink Floyd ? Comment expliquer son Ă©volution au fil du temps ? L’ambition de ce livre est de proposer une grille de lecture inĂ©dite permettant de mieux en comprendre les mĂ©canismes et l’essence profonde. BĂątie Ă  partir d’une analyse dĂ©taillĂ©e des apports de chaque membre, elle pointe ce qui fait le son floydien si emblĂ©matique comme elle dĂ©montre que bien loin d’ĂȘtre le fruit du hasard, les diffĂ©rentes Ă©volutions de la musique de Pink Floyd rĂ©pondent en fait Ă  une logique souterraine bien prĂ©cise, comme une tectonique des plaques musicale, dans laquelle Rick Wright occupe une place bien plus centrale que l’opposition frontale Waters-Gilmour souvent mise en avant dans l’histoire du groupe.

Revue de presse

- Pink Floyd Raphaël Dugué Chromatique.net 27 octobre 2018
- Pink Floyd Patrick Beguinel Litzic.fr 18 octobre 2018

- Pink Floyd

Pink Floyd Which One’s Pink? est dĂ©jĂ  le quatriĂšme ouvrage publiĂ© aux Ă©ditions Le mot et le reste sur le groupe de Cambridge. À la fois prĂ©curseur et en dehors du genre progressif, Pink Floyd a toujours Ă©tĂ© une source de fascination pour le public, la critique et les musicologues. Cet ouvrage en particulier s’intĂ©resse au son unique de Pink Floyd. Car contrairement Ă  beaucoup de groupes du mĂȘme calibre, le son si particulier du quatuor n’a jamais vraiment pu ĂȘtre imitĂ©. Qu’est-ce qui rend alors le son des Anglais si unique dans le monde du rock? C’est la question Ă  laquelle le journaliste Alexandre Higounet a tentĂ© de rĂ©pondre dans ce livre.

Pink Floyd Which One’s Pink? se lit comme une vĂ©ritable enquĂȘte. L’auteur met en lumiĂšre avec prĂ©cision et pĂ©dagogie les Ă©lĂ©ments musicologiques, il analyse ainsi avec minutie la contribution de chaque musicien et de ses influences Ă  l’ensemble. Alexandre Higounet se penche aussi sur les caractĂ©ristiques des compositions, les apports des traditions blues, folk ou jazz et les dynamiques personnelles. En s’appuyant sur un nombre important de sources (dĂ©clarations de David Gilmour, Roger Waters, Rick Wright et Nick Mason mais aussi de leurs collaborateurs comme Ron Geesin qui a orchestrĂ© le morceau « Atom Heart Mother » ou Bob Ezrin producteur de The Wall, A Momentary Lapse of Reason et The Division Bell) le journaliste propose une interprĂ©tation inĂ©dite et convaincante de la musique du quatuor. Loin de briser la magie en la dĂ©voilant, cette approche analytique donne au contraire une dimension supplĂ©mentaire aux albums de Pink Floyd et on se prend Ă  réécouter Wish You Were Here, Meddle, Dark Side of the Moon, etc. avec une nouvelle perspective. Au cƓur de son livre, Alexandre Higounet souligne en particulier l’apport essentiel mais parfois oubliĂ© d’un des musiciens dans la crĂ©ation des albums les plus essentiels. MĂȘme si on pourra regretter un style un peu familier par endroits, l’ouvrage offre des clĂ©s de comprĂ©hension tout Ă  fait intĂ©ressantes, un livre essentiel pour tous les amateurs du groupe.

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Raphaël Dugué
Chromatique.net 27 octobre 2018

- Pink Floyd

La question est si simple que nous nous demandons comment une rĂ©ponse peut y ĂȘtre apportĂ©e tout aussi simplement. Qu’est-ce que le son Pink Floyd ? Cette question peut aussi se dĂ©cliner ainsi : Quelle est la dĂ©finition du son Pink Floyd ? Épineuse question s’il en est une, car pour qui connaĂźt ce groupe lĂ©gendaire, une foule de rĂ©ponse peut survenir, des plus basiques ou plus tordues (surtout lorsque nous sommes de mauvaise foi). Avec Pink Floyd Which one’s Pink? (aux Éditions Le mot et le reste), Alexandre Higounet propose une analyse archi-pointue pour tenter d’y rĂ©pondre.

Quelle ne fut pas notre joie, fan de Pink floyd devant l’éternel, d’apprendre la sortie de cet ouvrage que nous n’attendions pas/plus. En effet, depuis la fin de l’activitĂ© du groupe (quelque part au milieu des annĂ©es 90, aprĂšs la sortie en 1994 de The Division Bell), nombre de bouquins, de DVD, d’articles plus ou moins sĂ©rieux ont vu le jour. Si certains, excellents, tel le fameux Pink Floyd de Nick Mason (le batteur du groupe qui avait amassĂ© une foule de souvenirs durant tout le long de la carriĂšre du Floyd) revenaient sur la carriĂšre du groupe dans un bouquin aussi beau qu’intĂ©ressant, d’autres se penchaient sur les coulisses des disques phares tels Dark side of the moon (quarante cinq Ă  cinquante millions d’exemplaires vendus). Pourtant, aucun n’essayait d’apporter une rĂ©ponse dĂ©finitive quant au son Pink Floyd.

Alexandre Higounet ne s’encombre pas de l’histoire du groupe autrement que pour articuler sa recherche. La formation a connu quelques changements ayant conduit Ă  dĂ©finir sa musique. Qui de Syd Barrett, de Roger Waters, de David Gilmour a inventĂ© l’identitĂ© du groupe ? Qui en a Ă©tĂ© l’architecte (ce terme, pour les nĂ©ophites, n’est pas anodin, Roger Waters et Rick Wright suivaient des Ă©tudes d’architecture avant leurs dĂ©buts dans le groupe) ?

La rĂ©ponse n’est pas aussi simple. En effet, chaque membre Ă  apportĂ© sa pierre Ă  l’édifice, en reprenant successivement le leadership. Lorsque Barrett sombra, Waters pris le commandement, notamment parce qu’il Ă©tait le seul Ă  Ă©crire des paroles tenant plus ou moins la route (et qu’il fallait bien quelqu’un pour tenir se rĂŽle). Il s’est montrĂ© le moteur du groupe durant presque deux dĂ©cennies. Quand il quittera le groupe en 1985, Gilmour en reprendra les rĂȘnes. Chacun des leaders dĂ©signera, plus ou moins dictatorialement, la marche Ă  suivre. Syd Barrett lorgnait fort vers une pop psychĂ©dĂ©lique, Waters vers une sorte de folk pastoral, Gilmour vers un rock plus calibrĂ© FM.

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Dans son livre, Alexandra Higounet remet les choses Ă  plat, sans parti pris, dĂ©fendant tour Ă  tour les membres du groupe pour leur apport. Il ne fait pas partie de ces personnes dont l’avis ne souffre aucune discussion. Nous sentons chez lui la passion pour le groupe ainsi que pour ses membres. Nous ne pouvons que saluer le travail titanesque qu’il accomplit dans ce livre, allant jusqu’à dĂ©crypter le moindre vibrato intervenant entre 4’20 et 4’25.

Si Pink Floyd which one’s Pink? conviendra Ă  un lectorat de passionnĂ©, il devrait aussi permettre aux nĂ©ophytes de mieux comprendre l’Ɠuvre et la puissance de ce groupe dĂ©cidĂ©ment hors normes.

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Patrick Beguinel
Litzic.fr 18 octobre 2018