LâĂcole de Canterbury
Si le rĂ©cit des origines de la scĂšne de Canterbury a Ă©tĂ© connu assez tĂŽt, en revanche le contrepoint sonore de cette histoire a longtemps fait dĂ©faut, obligeant Ă user de son imaginaire pour coller des sons aux images mentales suggĂ©rĂ©es par le rĂ©cit des premiers faits dâarmes des Wyatt, Hopper, Sinclair et autres.
Ă la fin des annĂ©es 60, dans la capitale du Kent, Soft Machine et Caravan jettent les bases dâune musique aussi singuliĂšre quâinclassable, au confluent de la pop, du rock progressif, du jazz Ă©lectrique et de lâavant-garde savante. LâĂ©cole de Canterbury est nĂ©e. Viendront bientĂŽt sây greffer une multitude dâautres groupes, hĂ©ritiers directs (Matching Mole, Hatfield and the North, National Health) ou cousins plus ou moins Ă©loignĂ©s (Gong, Egg, Gilgamesh etc). Point de ralliement improbable de musiciens aux tempĂ©raments et aspirations musicales parfois antagonistes, mais rĂ©unis par la grĂące dâune authentique collĂ©gialitĂ© crĂ©ative, lâĂ©cole de Canterbury se distinguera par une capacitĂ© rare Ă marier les contraires : complexe et directe, cĂ©rĂ©brale et joyeusement anarchique, charmeuse et agressive, intellectuelle et humoristique. Cet ouvrage, nourri dâun considĂ©rable travail de recherche et de nombreux entretiens, rĂ©vĂšle les coulisses et examine le legs artistique et lâĂ©cho mĂ©diatique dâune des aventures musicales les plus passionnantes et originales de son temps : plus dâune dĂ©cennie dâun Ăąge dâor intensĂ©ment crĂ©atif, jalonnĂ© dâalbums phares vĂ©nĂ©rĂ©s bien au-delĂ du cercle des connaisseurs, et mĂȘme devenus pour certains (Rock Bottom de Robert Wyatt) des rĂ©fĂ©rences universelles.
Revue de presse
- L'Ăcole de Canterbury Philippe Robert Revue & corrigĂ© Septembre 2016
- Interview d'Aymeric Leroy David Taugis JudaĂŻques FM // Rockoscopie 26 juin 2016
L'Ăcole de Canterbury, retournons-y ! FrĂ©dĂ©ric Goaty Musiq.fr 14 juillet 2016
- L'Ăcole de Canterbury FĂ©lix Marciano Jazz Magazine Juillet 2016
- Interview de Aymeric Leroy Radio Libertaire // Les Oreilles libres 20 mai 2016
- L'Ăcole de Canterbury Jean-Philippe Haas Chromatique.net 19 mai 2016
- L'Ăcole de Canterbury Thierry de Fages Blog de Phaco 25 avril 2016
Le terme nâest peut-ĂȘtre quâune invention journalistique mais, nâen dĂ©plaise Ă Robert Wyatt et Ă tous ces gĂ©nies qui ont initiĂ© le mouvement, lâappellation nâest en rien galvaudĂ©e. LâĂ©cole (ou la scĂšne) dite de Canterbury nâest rien de moins que le Poudlard du rock progressif et ses dĂ©rivĂ©s. NĂ©e dans les annĂ©es 60, elle est initiĂ©e par deux groupes majeurs, Carvan et Soft Machine, eux-mĂȘmes fruits de la sĂ©paration des Wilde Flowers. MĂ©langeant pop, prog, jazz sous ses formes les plus alambiquĂ©es, le tout avec un esprit dâavant-garde, la scĂšne a enfantĂ© des groupes aujourdâhui devenus cultes. Des pĂšres fondateurs Ă Gong ou les multiples projets dans lesquels tout ce beau monde aime se retrouver (Hatfield & The North, Egg, Soft Heap, IsotopeâŠ), lâensemble peut paraĂźtre complexe, y compris pour les initiĂ©s. VoilĂ pourquoi, un ouvrage digne de ce nom Ă©tait nĂ©cessaire pour remettre les doubles croches sur leurs complexes portĂ©es musicales. Aymeric Leroy, spĂ©cialiste de la question et dĂ©jĂ lâauteur de nombreux ouvrages Ă©galement Ă©ditĂ©s chez Le mot et le reste, sâen est chargĂ© et comble ainsi un vide jusque-lĂ injustifiĂ©. Pas moins de 720 pages ont Ă©tĂ© noircies pour refaire lâhistoire dâun courant musical passionnant. Le livre regorge dâanecdotes, les grandes figures du mouvement sont prĂ©sentĂ©es une Ă une, la prĂ©face est signĂ©e Jonathan Coe (Testament Ă lâanglaise) et lâensemble se lit avec plus de facilitĂ© quâil nâen faut pour Ă©couter certains albums issus de ce style plus mĂ©connu quâil nây paraĂźt. Lâouvrage de rĂ©fĂ©rence dâun auteur qui ne devrait plus tarder Ă le devenir.
Câest un fait : tous les musiciens dont il est question dans ce livre ne se sont pas rassemblĂ©s, avec, en tĂȘte, lâidĂ©e dâun projet esthĂ©tique prĂ©cis, mais plutĂŽt animĂ©s par lâenvie de jouer ensemble. Pour autant, si lâon en croit Kevin Ayers, lâidĂ©e dâune grande famille Ă©tait bien lĂ , dĂšs les dĂ©buts de Soft Machine. Ce qui nâempĂȘche dâailleurs pas certains amateurs dâobjecter que lâĂcole de Canterbury nâest quâune invention journalistique, en prenant pour preuve un article du New Musical Express de 1973, ou lâinterview de Kevin Ayers parue dans ZigZag la mĂȘme annĂ©e, premiers Ă utiliser une appellation que les concernĂ©s eux-mĂȘmes ont pu rĂ©futer, Robert Wyatt en tĂȘte.
Quoiquâil en soit, câest de lâhistoire de cette Ă©cole-famille devenue culte dont il sâagit ici, au long de sept cents et quelques pages vivantes et richement documentĂ©es, dĂ©butant en gros avec lâarrivĂ©e de Daevid Allen Ă Canterbury en 1960 et sâachevant avec Soft Machine Legacy en 2016. Entre ce quâon sait du Daevid Allen Trio en 1963 et des Wilde Flowers entre 1965 et 1966 jusquâĂ lâhĂ©ritage actuel (lâessentiel de la chronologie courant toutefois entre 1966 et 1981), Caravan, Gong, Egg, Hatfield & The North, Gilgamesh et National Health (entre autres) sont passĂ©s en revue, ainsi quâune myriade de projets plus ou moins individuels centrĂ©s sur des prĂ©occupations plus ou moins communes.
Parmi les plus belles pages de cet ouvrage, figurent des analyses remarquables des albums Rock Bottom et Hopper Tunity Box de Robert Wyatt et Hugh Hopper, lâauteur rĂ©ussissant mĂȘme Ă passionner quand il sâagit de parler de Shamal et Gazeuse de Gong, deux disques que lâon peut pourtant ne pas trouver Ă son goĂ»t. La lecture se termine par des arbres gĂ©nĂ©alogiques ayant le mĂ©rite de clarifier ce qui pourrait paraĂźtre embrouillĂ© pour le nĂ©ophyte, au vu des incessants changements de personnel au sein des groupes de cette Ă©cole. Saluons le travail dâhistorien, considĂ©rable, pour cette somme sans Ă©quivalent. Dâautant que lâauteur a rencontrĂ© et interviewĂ© la plupart des protagonistes afin de croiser les informations.
Vous pouvez Ă©galement consulter cet article sur le blog de lâauteur
Une heure dâĂ©mission avec Aymeric Leroy pour une belle discussion autour de LâĂcole de Canterbury.
Réécouter lâinterview dâAymeric Leroy sur le site de Rockoscopie
Les Ă©ditions Le mot et le reste viennent de publier le nouveau livre dâAymeric Leroy, consacrĂ© cette fois Ă LâĂ©cole de Canterbury, genre musical so british qui concentra naguĂšre fantaisie et poĂ©sie pop, gourmandise rock virtuose et progressiste et, last but not least, rĂȘves et fantasmes jazz.
Il est des livres consacrĂ©s Ă la musique dont on sait, passĂ©es les premiĂšres pages, quâils resteront toujours dans un coin de votre tĂȘte et Ă portĂ©e de main. LâĂcole de Canterbury fait partie de cette catĂ©gorie, dans laquelle vient aussi dâentrer Les fous du son de Laurent de Wilde, et oĂč repose tranquillement, prĂȘts Ă ĂȘtre dĂ©vorĂ©s encore et encore, The rest is noise dâAlex Ross, Sweet Soul Music de Peter Guralnick ou encore Ocean Of Sound de David Toop (votre bon vieux Doc met les biographies et plus encore les autobiographies Ă part).
Ainsi, dĂšs que les noms de musiciens comme Robert Wyatt, Dave Stewart, Richard Sinclair ou Kevin Ayers, ou ceux de groupes comme Soft Machine, Hatfield And The North, National Health ou Gong traverseront notre esprit, nous consulterons lâouvrage dâAymeric Leroy. Pourquoi ? Parce que tout y est ! Tout, de la douce et dĂ©capante saga de cette Ă©trange famille dĂ©composĂ©e/recomposĂ©e associĂ©e Ă la capitale du Kent est racontĂ©, analysĂ©, dĂ©cortiquĂ©, mesurĂ©, vantĂ©, tempĂ©rĂ© avec une hauteur de vue, un savoir â une science mĂȘme â si rares de ce cĂŽtĂ©-ci de La Manche.
Aymeric Leroy a le sens du storytelling, comme on dit de lâautre cĂŽtĂ© du Channel Il le distille au grĂ© des 736 pages (!) avec ce quâil faut dâanalyse musicograhique (tellement plus digeste que les divagations pseudo-musicologiques qui plombent tant dâautres livresâŠ).
Car câest bien dans lâhistoire de cette Ă©cole aux portes toujours grandes ouvertes et traversĂ©e par de salutaires courants dâĂšre (lâarc sonore qui englobe la dĂ©cennie 1965-1975 est un Ăąge dâor transgenre) que lâon replonge avec dĂ©lices, croisant ses bardes et ses troubadours Ă©lectriques hors-normes qui nous ont offert tant de disques cultes, gorgĂ©es de spleen et dâhumour mĂȘlĂ©s, de tendresse et de piquant, de sagesse et de folie.
En retournant Ă LâĂ©cole de Canterbury, on (re)vit avec ces merveilleux hĂ©ros discrets dâune musique qui, globalement, affiche et assume aujourdâhui de bien belles rides (tandis que tant dâautres, pourtant si excessivement glorifiĂ©es en leur temps, ont disparu sans bruit des radars de la mĂ©moire). On les voit, on les entend vieillir, se chercher, se perdre, se retrouver. Faire de la musique quoi.
Attention : livre essentiel.
Tiens, je vais réécouter le premier Harfield And The North moiâŠ
Lisez la chronique de Doc Sillon sur le site de Muziq
Parfois prĂ©sentĂ©e comme lâenfant illĂ©gitime du progressive rock et du jazz, lâĂ©cole de Canterbury dĂ©signe un courant musical qui prit naissance dans la seconde moitiĂ© des annĂ©es soixante autour de figures emblĂ©matiques comme Robert Wyatt, Mike Ratledge, Richard Sinclair ou encore Dave Stewart et dâoĂč Ă©mergĂšrent des groupes tels que Soft Machine, Caravan, Gong, Hatfield and the North ou National Health. Auteur de plusieurs ouvrages remarquĂ©s {notamment sur King Crimson) et spĂ©cialiste mondial du genre {comme en atteste son site Calyx créé en 1996 !), Aymeric Leroy a consacrĂ© Ă cette âfamilleâ trĂšs particuliĂšre quinze annĂ©es de travaux et de recherches dâoĂč rĂ©sulte cet impressionnant ouvrage dont les 700 pages agrĂ©mentĂ©es de nombreuses photos rares font dâemblĂ©e rĂ©fĂ©rence. ComplĂ©tĂ©s dâun Ă©tonnant arbre gĂ©nĂ©alogique et de plusieurs index, les textes ciselĂ©s de ses chapitres chronologiques couvrant la pĂ©riode 1966-1981 ne se contentent pas de retracer lâhistoire de la scĂšne de Canterbury : avec un niveau de dĂ©tails incroyable et une plume remarquable, Leroy analyse finement les liens, les motivations et les errances des musiciens en sâappuyant sur de nombreux extraits dâentretiens et des chroniques approfondies. Mieux, sa passion ne lâempĂȘchant pas dâĂȘtre lucide, il nâhĂ©site pas Ă Ă©gratigner ses hĂ©ros quand ils sâĂ©garent ! Un livre majeur, dâune qualitĂ© exceptionnelle, qui comblera les aficionados et aidera les autres Ă dĂ©couvrir un courant musical aussi discret quâimportant.
Aymeric Leroy Ă©tait lâinvitĂ© de lâĂ©mission âLes Oreilles Libresâ de Radio Libertaire le 20 mai dernier. Lâoccasion de discuter de son ouvrage LâEcole de Canterbury et dâĂ©couter quelques classiques, pour certains mĂ©connus, de cette scĂšne musicale.
Pour réécouter lâĂ©mission câest ici
Le genre Canterbury, enfant plus ou moins lĂ©gitime du rock progressif et du jazz, nâa jamais eu autant le vent en poupe que depuis sa brĂšve splendeur passĂ©e, au dĂ©but des annĂ©es soixante dix. En 2015, la sĂ©rie documentaire Romantic Warriors lui consacrait son troisiĂšme Ă©pisode. Aymeric Leroy nous y Ă©clairait dĂ©jĂ sur cette subdivision confidentielle de lâavant-garde musicale de lâĂ©poque. Son spĂ©cialiste incontestĂ© publie aujourdâhui un ouvrage quâil avait dans ses cartons depuis belle lurette, pavĂ© de plus de sept cents pages nommĂ© LâĂcole de Canterbury.
Lâauteur le reconnaĂźt lui-mĂȘme : lâappellation de ce genre musical nâest pas forcĂ©ment judicieuse et ses crĂ©ateurs se comptent presque sur les doigts de deux mains. Que peut-on donc en lire tout au long de ces nombreuses pages ? Le rĂ©cit des origines, pour commencer, avec les tĂątonnements de la premiĂšre moitiĂ© des annĂ©es soixante, fortement influencĂ©s par le free-jazz, puis la naissance des Wilde Flowers et de Soft Machine, Caravane, Gong, Egg, The Keith Tippett Group et quelques autres, jusquâau dĂ©clin du dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt⊠Le gros de lâouvrage couvre une pĂ©riode de quinze ans, de 1966 Ă 1981, que Leroy ponctue de dates-clĂ©s qui correspondent notamment Ă des concerts ou des passages en studio, comme autant de bornes plantĂ©es dans une chronologie extrĂȘmement dĂ©taillĂ©e. Il brosse ainsi le portrait des grandes figures du genre (parfois Ă leur corps dĂ©fendant tel Robert Wyatt), dĂ©crit les interactions importantes entre la douzaine de groupes qui en fit le socle, et en analyse les albums fondateurs. Au fil des pages, des photos illustrent rĂ©guliĂšrement les pĂ©ripĂ©ties qui ont animĂ© ce bouillonnement artistique mĂ©connu et mĂ©sestimĂ©. Avec la minutie et la passion quâon lui connaĂźt (on peut par exemple citer ses livres sur Pink Floyd et King Crimson), lâauteur fait le tour de son sujet sans toutefois vraiment Ă©voquer, contrairement au documentaire citĂ© plus haut, les groupes actuels qui se rĂ©clament plus ou moins ouvertement de la mouvance, comme si le coup dâarrĂȘt des « terribles » qighties en avait sonnĂ© le glas.
Unique en son genre, LâĂcole de Canterbury devient donc de facto la rĂ©fĂ©rence absolue sur la question. PrĂ©cis et trĂšs bien source, agrĂ©mentĂ© de plusieurs index â groupes, albums, musiciens â et dâun arbre gĂ©nĂ©alogique, il se lit pour ainsi dire comme un essai historique Ă la thĂ©matique pointue, Ă lâimage de ces thĂšses aux sujets a priori rebutants, adressĂ©es Ă une poignĂ©e de lecteurs, mais passionnantes pour un peu quâon se donne la peine de sây plonger. Un ouvrage indispensable Ă tout amateur qui se respecte de la musique dâavant-garde des annĂ©es soixante-dix.
Retrouvez lâarticle sur le site Chromatique.net
Dans un ouvrage fleuve, Aymeric Leroy ressuscite lâhistoire mĂ©connue de LâĂcole de Canterbury (nĂ©e Ă la fin des annĂ©es 60) incarnĂ©e Ă lâorigine par Caravane et Soft Machine puis par des formations comme Hatfield and the North ou National Health.
Auteur dâouvrages sur le rock progressif et spĂ©cialiste de la scĂšne de Canterbury, Ă laquelle il consacre depuis 1996 un site de rĂ©fĂ©rence [Calyx], Aymeric Leroy comble assurĂ©ment un grand vide Ă©ditorial proposant un tonique coup de projecteur sur une des aventures musicales les plus originales de lâavant-garde du XX^e^ siĂšcle. La somme dâinfos rassemblĂ©e (prĂšs de 700 pages) est dâautant plus agrĂ©able Ă parcourir quâelle se profile sous la forme dâillustrations et de collage de textes courts. Nourrie par des entretiens, des repĂšres biographiques et des infos pointues sur les disques emblĂ©matiques du mouvement, LâĂcole de Canterbury nous apprend tout sur sur ce courant musical anglais si discret, Ă la fois post-psychĂ©dĂ©lique et nĂ©o-jazzy.
Ăvoluant un peu en marge du rock progressif dont il est dâailleurs souvent assimilĂ© par commoditĂ©, la musique canterburienne se distingue par son aisance mĂ©lodique, un certain humour typiquement anglais, une mise en avant des claviers (par rapport aux guitares) et le goĂ»t de mĂȘler plages longues atmosphĂ©riques et titres courts dâinspiration pop folk. (In The Land Of Grey And Pink (1971) de Caravan se rĂ©vĂšle lâillustration archĂ©type des dĂ©buts du Canterbury.) Mais la scĂšne canterburienne se distingue aussi par la variĂ©tĂ© de ses styles avec des groupes aussi diffĂ©rents que Gong, Camel ou Matching Mole. Dans son livre, qui comprend outre une gĂ©nĂ©alogie du mouvement et un index des 10 figures centrales de cette scĂšne, Leroy nous suggĂšre la grande proximitĂ© humaine et musicale entre tous les membres de ce mouvement, qui a toujours fonctionnĂ© un peu comme une grande famille. Ouvrage exhaustif et trĂšs agrĂ©able Ă parcourir, LâĂcole de Canterbury offre le plaisir de connaĂźtre ou de redĂ©couvrir un mouvement dâavant-garde aussi crĂ©atif que snobĂ© par les mĂ©dias.