Marche en plein ciel
Partie dans les Cévennes, sur les traces de Stevenson, Gwenaëlle Abolivier orchestre une ode à la liberté.
En arpentant le chemin empruntĂ© par Robert L. Stevenson il y a plus dâun siĂšcle, GwenaĂ«lle Abolivier harmonise deux passions : lâĂ©criture et la marche. Chaque pas qui lâĂ©loigne de lâimmobilitĂ© du quotidien, lâouvre davantage Ă la littĂ©rature ; elle fait corps avec le paysage cĂ©venol qui accueille son Ă©vasion. Sous le ballet aĂ©rien des milans royaux, elle partage lâerrance du voyageur Marvejols et de Luce, son Ăąnesse, â rencontrĂ©s au dĂ©tour des sentiers â le temps dâune parenthĂšse consacrĂ©e Ă lâĂ©coute du vivant. Au fil de ce voyage oĂč elle tutoie le ciel, la solitude lui ouvre lâespace nĂ©cessaire pour rĂ©flĂ©chir Ă la course du monde Ă travers le pays dĂ©couvert. Bien plus quâun journal de marche, GwenaĂ«lle Abolivier nous offre une mĂ©ditation en mouvement oĂč le rythme et lâeffort de ses pas impulsent une Ă©criture poĂ©tique qui dĂ©livre le rĂ©cit.
Revue de presse
- Marche en plein ciel Philippe Brenot Ufolep juillet 2022
- Marche en plein ciel Anne-Yvonne Pasquier RCF // Entre les lignes 13 juin 2022
- Marche en plein ciel Etienne Hurault Passion Rando Printemps 2022
- Marche en plein ciel Imagine Magazine mai - juin 2022
- Ils marchent seuls ! Stéphane Bern & Matthieu Noël Europe 1 // Historiquement vÎtre 12 mai 2022
- Interview de Gwenaëlle Abolivier Laure Joanin Midi Libre 30 avril 2022
- Marche en plein ciel Chris Bourgue Zibeline 10 février 2022
- Marche en plein ciel Sophie Grecuccio RTS // QWERTZ 4 mars 2022
- Marche en plein ciel Simone dâAbreuvoir Ventilo 2 mars 2022
- La marche de Gwenaëlle Abolivier sur les pas cévenols de Stevenson Joël Born Centre Presse 12 décembre 2021
- Marche en plein ciel Gladys Marivat France 2 // Le jour du seigneur 6 février 2022
- Marche en plein ciel Philippe Bertrand France Inter // Carnets de campagne 5 janvier 2022
- Marche en plein ciel Thomas Messias Slate 18 janvier 2022
- Marche en plein ciel Patrice Perrin Radio B // Café littéraire 11 janvier 2022
- Interview de Gwenaëlle Abolivier Mathieu Vidard France Inter // La Terre au carré 14 janvier 2022
- Marche en plein ciel Noé Gaillard Daily Passions 17 janvier 2022
- Ăvasion cĂ©nevole Virginie François Le Monde des Livres 7 janvier 2022
- Dans les carnets de Gwenaëlle Abolivier L'Atelier d'Albion 10 janvier 2022
- Gwenaëlle Abolivier signe Marche en plein ciel Lucien Delahaye Ouest France 8 janvier 2022
- Marche en plein ciel La constellation livresque de Cassiopée 6 janvier 2022
- Marche en plein ciel Litzic 7 janvier 2022
- Gwenaëlle dans les Cévennes Anthony Berthou Le Télégramme 3 janvier 2022
GwenaĂ«lle Abolivier a choisi le voyage Ă pied, de Clermont en Provence, pour se ressourcer et (re)dĂ©couvrir lâĆuvre de Stevenson qui lâa prĂ©cĂ©dĂ© sur ces chemins. Un cheminement Ă©rudit et revigorant!
Qui nâa pas ressenti ce besoin, aprĂšs le confinement, de prendre lâair, de sortir de son quotidien, de sâouvrir au monde. La narratrice de ce court mais savoureux roman ne tergiverse pas. Nourrie des Ă©crits de bon nombre de glorieux prĂ©dĂ©cesseurs, de Stevenson Ă Bouvier, elle prend le train pour Clermont-Ferrand. Depuis le cĆur de lâAuvergne, elle entend marcher jusquâen Provence en essayant dâĂ©viter les routes asphaltĂ©es et les grands centres urbains. [âŠ]
Tout Ă la fois ode au voyage Ă pied et brĂ©viaire de la lenteur, ce roman est aussi un guide pour observer la nature et la respecter. Au-delĂ de la performance, ces pas sur les chemins dâune autre France sont aussi un appel Ă sâĂ©merveiller, Ă Ă©changer Un rendez-vous avec le meilleur de ce sentiment Ă redĂ©couvrir sans cesse, lâhumanitĂ©.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Ma collection de livre
Câest avec une feuille de route plus lĂąche quâun jour de printemps GwenaĂ«lle Abolivier, ex-voix de France Inter dĂ©localisĂ©e en Suisse romande et aujourdâhui tournĂ©e vers lâĂ©criture, a pris le chemin des CĂ©vennes de Stevenson et de sa chĂšre CĂ©lestine. Son style se veut poĂ©tique et empreint dâune certaine spiritualitĂ©, mais avec un petit cĂŽtĂ© dĂ©veloppement personnel qui ne convainc pas forcĂ©ment. Marche en plein ciel est dĂ©diĂ© Ă la fois « Ă Thierry mon compagnon de marche et de vie », et « Ă Pompon, lâĂąne et ami de mon enfance ». On ne peut sâempĂȘcher de se demander ce quâil en aurait pensĂ©.
Dans lâĂ©mission Entre les lignes, on parle de Marche en plein ciel ou la marche comme antidote !
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Ăprise dâune folle envie de libertĂ©, une auteure et journaliste laisse son coeur guider ses pas sur le Chemin de Stevenson, entre Auvergne et Languedoc-Roussillon. Les pieds bien sur terre, les sens en Ă©veil au moindre remous de la nature, son esprit sâenvole, par battements poĂ©tiques et philosophiques. Une mĂ©ditation riche mais simple, lĂ©gĂšre mais aussi inspirĂ©e que celle des poids lourds de la littĂ©rature, Ă commencer par lâĂcossais, prĂ©curseur de lâĂ©criture du voyage intĂ©rieur.
Voici un livre qui ravira les amateurs de marche et qui donnera Ă dâautres lâenvie de les rejoindre. Partie sur les traces de Robert Stevenson dans les CĂ©vennes, lâautrice tient une forme de journal au fil de ses pas. Elle y relate ses rencontres, la beautĂ© des paysages traversĂ©s. A mesure que les pages se tournent, la marche sâimpose comme un art de vivre, de saisir Iâinstant, de savourer le bonheur qui sây prĂ©sente, en marge dâun monde qui poursuit sa course folle. Cheminer nourrit la pensĂ©e, favorise la mĂ©ditation, la pleine conscience tout en invitant Ă ouvrir les yeux sur les autres, leur singularitĂ©, Ia chance de les croiser. Tout ceci nous est dit sans plaidoirie, dans une langue qui ravit lâesprit et qui cĂ©lĂšbre rĂ©solument la joie de vivre.
Historiquement VĂŽtre rĂ©unit 3 personnages qui marchent seuls : le naturaliste John Muir, un pionnier de lâĂ©cologie qui a traversĂ© une partie des Etats-Unis, seul et Ă pied, pour rencontrer ce quâil aime plus que tout autre, et peut-ĂȘtre que tout ĂȘtre : la nature. Puis un autre Ă©crivain, Ă©cossais comme le premier : Robert Louis Stevenson qui, lui, a choisi dâarpenter les CĂ©vennes, avec un Ăąne ! Et un chanteur a marchĂ© seul aussi, et qui sâen fout âde tout, de ces chaĂźnes qui pendent Ă son couâ : Jean-Jacques Goldman.
Les invités :
- Alexis Jenni, Ă©crivain, prix Goncourt 2011 pour âLâArt Français de la Guerreâ et auteur de âJâaurais pu devenir millionnaire, jâai choisi dâĂȘtre vagabond: Une vie de John Muirâ (Editions Paulsen)
- GwĂ©naĂ«lle Abolivier, directrice artistique et littĂ©raire de la maison Julien Gracq et auteure de âMarche en plein cielâ (Le Mot et le Reste)
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âMarcher, câest comme une petite machine Ă vapeur, ça aĂšre.â
Infatigable voyageuse, lâancienne grande reporter propose une promenade mĂ©ditative au cĆur du vivant, dans les CĂ©vennes.
[âŠ]
La marche comme revendication dâune libertĂ©, la marche comme une nĂ©cessitĂ© vitale de se reconnecter au vivant⊠GwenaĂ«lle Abolivier, ancienne grande-reporter et productrice Ă France Culture et France Inter, a fait siens les mots de Nietzsche : âIl faut marcher pour penser.â
Chez elle, le mouvement provoque lâĂ©criture, et son rĂ©cit de la traversĂ©e des CĂ©vennes est une merveilleuse ode lyrique et apaisante qui donne envie de sâĂ©lancer Ă son tour sur les chemins. Un trĂšs beau rĂ©cit philosophique, introspectif et Ă©clairĂ©.
Une interview à retrouver en intégralité dans Midi Libre
Sans quâelle le dise clairement, GwenaĂ«lle Abolivier a brusquement dĂ©cidĂ© de fuir les contraintes du confinement en se lançant dans une marche Ă travers les CĂ©vennes pour retrouver le contact avec la nature et la libertĂ© de penser. Pour bagage, un sac Ă dos et un carnet de notes. Cependant son rĂ©cit nâest ni un guide touristique, ni un carnet de voyage â elle ne cite que rarement le nom des villages traversĂ©s -, câest plutĂŽt un recueil de rĂ©flexions et de descriptions de la nature vivante. Aux sons de ses pas qui martĂšlent le sol, son regard se nourrit de ce qui lâentoure, de lâinsecte bourdonnant Ă lâoiseau dans le ciel, comme le milan, « grand voilier aux longues ailes rousses ».
Ă 11 ans, elle avait dĂ©couvert la marche durant une randonnĂ©e en colonie de vacances. Depuis elle a toujours voulu recommencer. Dans les CĂ©vennes elle met ses pieds dans les traces laissĂ©es par les anciens et dans celles de Robert Louis Stevenson, cet auteur Ă©cossais quâun amour contrariĂ© a lancĂ© sur les chemins en 1878, faisant de lui le pionnier des Ă©crivains de la Beat Generation.
Doit-on la croire quand elle dit avoir croisĂ© un homme qui a soudain mis la clĂ© sous le paillasson pour partir lui aussi Ă lâaventure, et quâil a rencontrĂ© une Ăąnesse en mal dâaffection ? Peu importe. Ce personnage lui permet de dĂ©velopper la courte carriĂšre de Stevenson, qui a fui la raideur de lâĂ©poque victorienne et dĂ©couvert lâimportance de la marche et son rapport avec les mots. Car le rythme pĂ©destre et lâivresse de lâair pur font naĂźtre la pensĂ©e et alimentent lâimaginaire.
Câest ainsi que lâauteure Ă©voque les marcheurs pour des causes comme le climat, lâĂ©cologie, lâĂ©galitĂ©, en grandes foules, ou des migrants Ă la recherche dâun Eldorado. La marche permet aussi de se relier aux hommes premiers qui ont foulĂ© ces territoires, et tout autant de se sentir faisant partie dâun grand Tout. GwenaĂ«lle Abolivier nous le dit avec des mots simples et Ă©vocateurs nĂ©s sous ses pas, les yeux dans le bleu du ciel.
Une chronique Ă retrouver sur Zibeline
âQuelle est la profondeur de ton abysseâ? Quand la journaliste et Ă©crivaine GwenaĂ«lle Abolivier se lance, en plein confinement, dans une marche Ă travers les CĂ©vennes sur la route empruntĂ©e par Robert L. Stevenson il y a plus dâun siĂšcle, ses deux passions se combinent: la marche et la littĂ©rature. Le contact avec la nature sauvage cĂ©venole et la solitude lui offrent un espace rĂȘvĂ© pour rĂ©flĂ©chir, sâouvrir de plus en plus Ă la littĂ©rature et Ă la contemplation. Un rĂ©cit poĂ©tique et dĂ©licat empreint de libertĂ©.
LâĂ©criture Ă lâĂ©preuve de la marche, la contemplation Ă lâassaut de lâeffort physique : toutes les raisons sont bonnes pour croiser la route de Stevenson ! GwenaĂ«lle Abolivier arpente et conte dans Marche en plein ciel son expĂ©rience du chemin cĂ©venol, accompagnĂ©e de la poĂ©sie, camarade fidĂšle des rĂȘveuses solitaires.
Voyage au centre de la terre cévenole
Il est un chemin sillonnant les CĂ©vennes qui titille pieds et esprits vagabonds depuis quâun Ă©crivain rebelle au cĆur abimĂ© par les tourments de lâamour fut piquĂ© dâun besoin viscĂ©ral dây marcher. Câest inspirĂ©e par ce trajet solitaire, doublĂ© dâun dĂ©sir de le mettre en mots, que GwenaĂ«lle Abolivier se lance le dĂ©fi dâarpenter cette route qui a le vent en poupe. Le mouvement de ses pensĂ©es chevauche les sentiers. Câest ainsi que le fantĂŽme de Stevenson lâĂ©cossais dĂ©broussailleur du chemin fait un bout de route en compagnie de celui dâun pionnier de lâĂ©cologie John Muir. Lâerrance paisible du marcheur Marvejols croise la trajectoire dĂ©terminĂ©e dâun milan venu chasser. Les chaussures fatiguĂ©es par les drailles sinueuses emboĂźtent la cadence avisĂ©e des Ăąnes, incontournables compagnons du chemin depuis les dĂ©boires de la pauvre Modestine. Les Ă©toiles sonnent quant Ă elles la fin de lâeffort, sâinvitant aux portes des songes des marcheurs qui les scrutent comme un grand rĂ©cit Ă dĂ©chiffrer. Les rencontres rĂ©elles et fictives sont partagĂ©es dans une dĂ©licatesse de lâinstant, le temps dâune marche.
Un périple à coucher dehors
Ce nâest pas un journal de bord que nous propose GwenaĂ«lle Abolivier. La performance liĂ©e aux Ă©tapes successives du parcours, dĂ©sormais tout tracĂ©, importe peu. Lâautrice nous convie au plaisir simple de voyager. Elle marche dans ce sens dans les traces de Stevenson, qui affirmait voyager non pas dans un but prĂ©cis mais pour le plaisir de la marche. Le succĂšs de vagabonder en sentier cĂ©venol se joue peut-ĂȘtre dans cet Ă©tat de plaisir de lâinstant mĂȘlĂ© Ă la volontĂ© dâavancer au grand air. GwenaĂ«lle Abolivier prend sa place dans cette tradition de lâĂ©crivain voyageur. « Je suis une femme du Grand Dehors », dĂ©crit-elle. Le dehors, ce terrain de dĂ©couvertes dans lequel les rĂ©cits fĂ©minins sâinscrivent, enfin, de plus en plus. Belle est cette ode au mouvement, cette dĂ©monstration poĂ©tique sans revendication que lâespace physique ouvre lâespace mental.
En pleine nature
Sâil faut accompagner tout effort de rĂ©confort, les plaisirs de la sieste sont des plus dĂ©licieux aprĂšs une longue marche et ceux de la propriĂ©tĂ© viticole de la Grande Sieste sont des plus enivrants pour accompagner cette lecture. Comme ils lâindiquent si justement dans la prĂ©sentation de leur travail : « On ne boit pas un vin, on le partage ». Parmi leurs vins, il en est un qui, par son nom et son goĂ»t, est complĂštement enrĂŽlable pour faire un bout de route, le gourmant En pleine nature.
Le chemin nâest pas quelque chose que lâon dompte, on ne fait pas « le Stevenson », il nous fait et nous dĂ©fait au grĂ© de nos contemplations du vivant, infiniment vaste. Il suffit parfois de regarder le ciel oĂč sâinscrit une route Ă©phĂ©mĂšre dessinĂ©e par le vent et se laisser porter.
Un article à retrouver en intégralité sur Ventilo
[âŠ] En dĂ©cidant de sâengager sur les traces de Robert Louis Stevenson, GwenaĂ«lle Abolivier rĂ©ussit ainsi Ă concilier ses deux passions pour la marche et lâĂ©criture. Ă travers ce rĂ©cit poĂ©tique, de sa plume aĂ©rienne, presque aussi lĂ©gĂšre quâune plume dâoiseau, elle nous interpelle aussi sur cette « Terre qui suffoque » et ce monde de plus en plus formatĂ©, qui ne prend plus vraiment le temps dâapprĂ©cier la beautĂ© naturelle des Ă©lĂ©ments qui nous entourent. « Aujourdâhui, cette envie est une impatience qui sâest transformĂ©e en nĂ©cessitĂ© : bouger, ĂȘtre en mouvement pour me sentir physiquement vivante, voilĂ tout, Ă©crit-elle. Il mâest devenu urgent de mâĂ©loigner des Ă©crans et des rĂ©seaux sociaux que nous a imposĂ©s une vie qui finit par donner la nausĂ©e. »
Clin dâĆil Ă Stevenson, que lâon considĂšre aujourdâhui comme le pĂšre de la littĂ©rature de voyage, elle accomplira une partie de sa marche mĂ©ditative en compagnie de Marvejols, qui a lui aussi dĂ©cidĂ© de quitter lâurbanitĂ© pour se lancer sur les chemins, et de son Ăąnesse Luce, un animal quâil a sauvĂ© de la solitude et de lâabandon. Dans ce dialogue intime avec la nature, lâauteur retrouve ainsi sa place au « juste milieu des choses. » « Merveilleuse sensation dâivresse et de dĂ©livrance. Au grand air, la marche me permet de reprendre la me-sure de la vie et dâatteindre une paix intĂ©rieure. » Une trĂšs belle ode Ă la libertĂ©.
Lire lâarticle sur Centre Presse
Dans lâagenda culturel en fin dâĂ©mission, Gladys Marivat prĂ©sente Marche en plein ciel de GwenaĂ«lle Abolivier.
Revoir lâĂ©mission sur France 2
Philippe Bertrand conseille le rĂ©cit de GwenaĂ«lle Abolivier dans son Ă©mission Carnets de campagne ! Pour lui, câest âUne longue marche aussi intĂ©rieure quâextĂ©rieure entre lâAuvergne et la Provence.â
Le chemin de Stevenson nâa peut-ĂȘtre jamais Ă©tĂ© autant mis en avant que ces derniĂšres annĂ©es. Avant Marche en plein ciel, il y eut le film de Caroline Vignal, Antoinette dans les CĂ©vennes, dans lequel Laure Calamy partait en expĂ©dition sur un coup de tĂȘte et de cĆur, sans prĂ©paration mais avec un Ăąne capricieux nommĂ© Patrick. GwenaĂ«lle Abolivier, dont on connaĂźt la voix longtemps entendue sur France Inter, raconte dans son livre comment elle a suivi le mĂȘme parcours, par amour Ă©perdu de lâart de marcher (au passage, lisez donc le livre de Rebecca Solnit sur le sujet), mais aussi par envie de coucher sur le papier le rĂ©cit de son trajet.
«Au dĂ©part de mon trajet, Ă©crit Abolivier, je pensais juste Ă©voquer rapidement Stevenson.» Deux raisons principales Ă cela: elle estime que Voyage avec un Ăąne dans les CĂ©vennes, livre Ă©crit par Stevenson Ă propos de son propre pĂ©riple, est une Ćuvre mineure de lâauteur, mais surtout, elle rejette avec vigueur le comportement de Stevenson vis-Ă -vis de lâĂąne avec lequel il a marchĂ©. «Pendant tout son pĂ©riple, lâexplorateur va martyriser la pauvre bĂȘte, lui donnant des coups de badine, encouragĂ© par les habitants quâils croisent.» Le livre est comme ça: direct, franc du collier, empli de respect et dâempathie pour les ĂȘtres (et dâailleurs pour les lieux).
Câest aussi un carnet de contemplation: par endroits, GwenaĂ«lle Abolivier glisse du rĂ©cit vers la poĂ©sie, au grĂ© de textes quâon imagine dictĂ©s par lâexaltation due Ă la marche et aux paysages. Un livre court, ramassĂ©, qui donne des envies dâintrospection champĂȘtre, invitant Ă toutes les formes de voyage. On nâa nul besoin de Stevenson pour ça.
Une chronique Ă retrouver sur Slate
Patrice Perrin prĂ©sente ses coups de cĆur de la rentrĂ©e et parle du rĂ©cit de GwenaĂ«lle Abolivier, Marche en plein ciel.
Ăde Ă la marche, introspection et quĂȘte dâune Ă©criture mĂȘlant mouvement et nature, GwenaĂ«lle Abolivier fait le rĂ©cit de son voyage dans les CĂ©vennes dans âMarche en plein cielâ (ed. Le mot et le reste). Ecriture intĂ©rieure et introspective, câest aussi une Ă©criture aux accents poĂ©tique que lâautrice propose. Sensible Ă la cause environnementale, elle lâĂ©voque en rappelant les feux, et lâurgence climatique Ă lâĆuvre, mais nous transporte aussi dans son rĂ©cit de voyage qui prĂȘte Ă lâĂ©merveillement. Ce rĂ©cit de voyage est aussi lâoccasion de mieux connaĂźtre Stevenson, auteur de « Voyage avec un Ăąne dans les CĂ©vennes », jeune Ă©cossais voulant sâĂ©manciper de son pĂšre et amoureux transit et contrariĂ© dâune amĂ©ricaine repartie vers le nouveau continent.
Alta Braco, ChasseradĂšs, Saubt Enimie, les Causses MĂ©jean en Sauveterre, Massif dâAigoual, Meyrueis, plateau du Larzac sont autant de lieux traversĂ©s par lâautrice.
Retrouvez lâinterview de GwenaĂ«lle Abolivier sur France Inter
Un beau vert tendre en couverture et un titre poĂ©tique pour accrocher. On notera la main de la dame de dos posĂ©e sur la lointaine colline. Et ce geste donne Ă mon avis une bonne idĂ©e du livre. Peut-ĂȘtre un peu court, on a Ă peine le temps de sâinstaller, de trouver la bonne position que câest dĂ©jĂ fini. Une ballade dans les CĂ©vennes en compagnie de Robert Louis Stevenson, lui aussi parti se promener dans cette rĂ©gion. Il est surtout question des bienfaits de la marche. Physiques et intellectuels. Lâauteure dit quâelle marche contre la dĂ©minĂ©ralisation de lâesprit. Imaginez un esprit qui se sclĂ©rose, se rigidifie, se minĂ©ralise. Et rappelez-vous que la marche aĂšre les poumons et lâesprit. Elle ne voyage pas seule. Elle a rencontrĂ© un certain Marvejols et son Ăąnesse Luce. Robert Louis aussi Ă©tait avec un Ăąne. Et elle Ă©change avec Marvejols des informations sur les lieux traversĂ©s, les personnes qui les ont frĂ©quentĂ©s. Mais aussi et surtout elle laisse les mots qui lui viennent Ă lâesprit sâemparer de sa pensĂ©e. Et elle reconnaĂźt le bienfondĂ© dâune notation de Friedrich Nietzsche : âIl faut marcher pour penserâ. Je ne pense pas que vous allez lire ce livre en marchant, ce qui serait pourtant une bonne chose, mais si vous en faites la lecture dâune traite vous allez trouver par endroits le rythme, lâexaltation nĂ©s de la marche. Ne rĂȘvez pas, il vous faudra malgrĂ© tout faire un peu dâexercice. Faites lâexpĂ©rience dâen lire en marchant et Ă haute voix un court passage. Et ne vous Ă©tonnez pas de la parution de ce livre en hiver. En Ă©tĂ© il eut Ă©tĂ© redondant et vous nâauriez pas pris plaisir de sa chaleur et du soleil. Conseil de lecture : notez les passages qui vous plaisent Ă la premiĂšre lecture puis relisez-les quelques temps plus tard, en principe ils devraient encore vous plaire. Si ce nâĂ©tait pas le cas, relisez le passage, câest peut-ĂȘtre vous qui aurez changĂ©.
IdĂ©al pour les transports en commun et se donner envie dâĂȘtre.
Une chronique Ă retrouver sur Daily Passions
Dans Tu mâavais dit Ouessant (Le Mot et le reste, 2019), la journaliste GwenaĂ«lle Abolivier racontait, dans la tradition du « nature writing », un sĂ©jour de trois mois sur lâĂźle du FinistĂšre. Aujourdâhui, elle relate une longue marche Ă travers les CĂ©vennes, commencĂ©e au dĂ©but du confinement de mars 2020. Suivant lâitinĂ©raire empruntĂ© par Robert L. Stevenson (Voyage avec un Ăąne dans les CĂ©vennes, 1879), elle dĂ©crit de maniĂšre sensuelle et onirique cette rĂ©gion tout en gouffres et en sommets et mĂȘle les ressorts de sa propre entreprise â Ă©chapper aux contraintes de lâenfermement Ă Paris â Ă ceux de Stevenson â un chagrin dâamour et une rĂ©bellion familiale. Elle livre un texte tellurique et cĂ©leste, tantĂŽt rĂ©cit de voyage, tantĂŽt poĂšme en prose, exprimant le dĂ©sir ardent de venir Ă bout dâun sentiment dâĂ©touffement et de renouer, dans des paysages superbes, avec la libertĂ© et la vie dans son expression la plus simple.
Un article Ă retrouver dans Le Monde
Pour dĂ©buter cette nouvelle annĂ©e dâinterviews, nous entrons dans les carnets de GwenaĂ«lle Abolivier. Ecrivaine et journaliste, elle nous entraĂźne dans le bonheur du carnet de voyage, et dans la rĂ©flexion autour du lien passionnant entre marche et Ă©criture. Son dernier roman, Marche en plein ciel, vient de paraĂźtre aux Ă©ditions Le Mot et le Reste. Entretien.
à la fois écrivaine et journaliste, comment utilisez-vous vos carnets au quotidien entre vos deux activités ?
âTout sâentremĂȘle. AprĂšs vingt ans Ă France Inter de maniĂšre assidue et quotidienne, je me suis dĂ©sormais tournĂ©e vers lâĂ©criture littĂ©raire. Cependant, je continue mon activitĂ© journalistique pour des revues ou la radio suisse (RTS). Jâai gardĂ© mes carnets de reportage de lâĂ©poque oĂč je racontais et notais mes impressions. Pendant prĂšs de vingt ans, je suis partie Ă lâĂ©tranger, toujours un carnet avec moi. Jâentreprends dâailleurs dâen utiliser certains pour des Ă©crits littĂ©raires Ă venir. En fait, câest une base dâarchives pour la suite. Aujourdâhui, et depuis une dizaine dâannĂ©es, quand je pars en voyage en France et Ă lâĂ©tranger, je tiens des carnets plus personnels que jâalimente, Ă base de collages, de dessins, dâaquarelles, dâĂ©crits. Depuis dix ans environ, quand je pars en voyage, je complĂšte un carnet italien (format paysage) dans son intĂ©gralitĂ©.â [âŠ]
AprĂšs la mer, la montagne. GwenaĂ«lle Abolivier offre Ă ses lecteurs une escapade dans les CĂ©vennes dâoĂč elle a rapportĂ© des souvenirs quâil fait si bon de partager. [âŠ]
De rĂ©flexions en citations, de dĂ©couvertes en Ă©motions, le lecteur devient Ă son tour charmeur. Il progresse le long des chemins escarpĂ©s, passe la nuit Ă la belle Ă©toile et sâĂ©tourdit de paysages fabuleux. Câest une autre vie, rĂ©aliste et poĂ©tique Ă la fois, pimentĂ©e dâĂ©changes qui chargent le cĆur en Ă©motions. Ce sont aussi, bien sĂ»r, de belles pages consacrĂ©es Ă Robert Louis Stevenson, lâexplorateur aventurier qui ne manquait pas de caractĂšre. [âŠ] Marche en plein ciel se parcourt aussi tranquillement que GwenaĂ«lle marche dans la montagne. Il y a les temps de lecture, de silence aussi, sans oublier une sorte de dialogue que lâon prend plaisir Ă engager.
Un article Ă retrouver sur Ouest France
Journaliste et productrice sur France Inter, GwenaĂ«lle Abolivier est partie sur le chemin de Robert Louis Stevenson, dans les CĂ©vennes. Elle nâavait pas, comme lui, un Ăąne, mais un carnet pour Ă©crire afin de regrouper deux passions : la marche et lâĂ©criture. [âŠ]
Son rĂ©cit de voyage nâest pas un journal de bord jour aprĂšs jour. Ce sont des rĂ©flexions, des partages, des anecdotes. Cette expĂ©rience a Ă©tĂ© enrichissante. La marche apaise, on revient Ă lâessentiel, et on le sent dans son texte avec la place de la nature, des animaux, qui sâintensifie au fil des pages. Plus on marche, plus on sâallĂšge, les pensĂ©es nĂ©gatives sâestompent, les mots, les phrases qui viennent Ă lâesprit rythment les pas, les cadencent. Câest une mĂ©ditation contemplative parfois Ă lâarrĂȘt, parfois en mouvement. Lâauteur sent quâelle se recentre sur lâinstant prĂ©sent, sur ce quâelle ressent au plus profond, pour le vivre Ă fond. [âŠ]
GwenaĂ«lle Abolivier profite de son recueil pour nous parler de Stevenson mais Ă©galement de Johan Muir, un homme peut-ĂȘtre moins connu mais Ă dĂ©couvrir. Il est nĂ© en Ecosse en 1838, il nâĂ©tait pas trĂšs courageux et passait plus de temps dehors quâĂ se prĂ©occuper de ses Ă©tudes. En 1849, avec sa famille, il est parti aux Etats-Unis et sa vie a Ă©tĂ© transformĂ©e. Il a Ă©tĂ© un des premiers naturalistes modernes et nâa cessĂ© de militer pour la protection de la nature. GwenaĂ«lle en parle si bien quâelle mâa donnĂ© envie de dĂ©couvrir ce quâil a Ă©crit.
Cette lecture est agrĂ©able, elle repose. On visualise les paysages, les scĂšnes, on entend les bruits de la nature et une fois la derniĂšre page tournĂ©e, on se sent reposĂ©, revigorĂ©, prĂȘt Ă se saisir de son sac Ă dos et de ses bĂątons pour parcourir les chemins et vivre Ă son tour une belle aventure.
Une chronique à retrouver en intégralité sur le blog de Cassiopée
Poésie foudroyante.
Avec ce petit livre (par son nombre de pages), nous renouons avec la plume poĂ©tique de GwenaĂ«lle Abolivier. Elle Ă©mane de lâobservation de ce qui lâentoure, combinĂ©e avec la force des Ă©motions qui lâhabite. Ă la fois trĂšs concrĂšte et prĂ©cise, elle met Ă jour des sentiments/Ă©motions dĂ©crites elles aussi avec une vĂ©ritĂ© premiĂšre, nue. Ces descriptions sâavĂšrent prĂ©cieuses car elles sont parfaitement justes, comprĂ©hensibles, universelles aussi. Nous nous y retrouvons totalement parce que jamais elles ne sont Ă©voquĂ©es « Ă blanc ». Elles reposent toujours sur une surprise du vĂ©cu, de lâinstant, et cela touche sa cible avec grĂące.
Marche en plein ciel (titre Ă©vocateur du sentiment de lĂ©gĂšretĂ© provoquĂ© par la marche assidue et rĂ©pĂ©titive) nous plonge avec dĂ©lice dans cette pĂ©rĂ©grination presque mystique. Comme pour son prĂ©cĂ©dent livre, il mĂ©lange rĂ©cit et caractĂšre romanesque (par lâutilisation de la poĂ©sie) et nous donne une seule envie : chausser de bonnes chaussures et emprunter un chemin qui nous conduira juste ailleurs, mais toujours au plus prĂšs de qui nous sommes au fond de nous. Et son humanitĂ©, son regard posĂ© sur le monde, sans ĂȘtre moraliste ou autre, en fait un grand livre. Magnifique.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Litzic
Reporter de mĂ©tier, GwenaĂ«lle Abolivier met son art narratif au service des paysages cĂ©venols pour une promenade mĂ©ditative qui, malgrĂ© son manque dâaspĂ©ritĂ©, rĂ©concilie la nature humaine avec son environnement naturel dans ce quâil a de plus sauvage.
Journaliste de radio chevronnĂ©e et infatigable voyageuse, GwenaĂ«lle Abolivier revient en librairie en ce dĂ©but dâannĂ©e. Un peu plus de deux ans aprĂšs « Tu mâavais dit Ouessant », elle met cette fois le cap sur les CĂ©vennes, pour une longue marche Ă travers le dĂ©cor arborĂ© et montagneux qui caractĂ©rise ce haut lieu du tourisme vert. Lâoccasion aussi de suivre les pas de lâĂ©crivain Ă©cossais Robert Louis Stevenson, dont le passage dans le Massif central, Ă la fin du XIXe siĂšcle, nâest pas passĂ© inaperçu. Et puis surtout de prendre du recul, loin des affres du monde moderne, pour une introspection salutaire.
DistillĂ© lentement et par fragments, Ă la maniĂšre dâun carnet de voyages, le rĂ©cit agit comme une infusion dĂ©toxifiante. Le lecteur est invitĂ© Ă partager les observations dâune narratrice qui Ă©vite habilement lâĂ©cueil de lâinaction par une prose soignĂ©e et bien rythmĂ©e. Sâil nâen ressort rien de transcendant, la balade philosophique et poĂ©tique vaut tout de mĂȘme le dĂ©tour. Ă dos dâĂąne ou Ă pied, câest selon.
Un article à retrouver dans Le Télégramme