Parution : 19/08/2021
ISBN : 9782361398293
464 pages (14,8 x 21cm)

Une histoire de la presse rock en France

Revenir sur l’histoire de la presse rock en France c’est plonger dans soixante ans de (contre-)culture musicale et ses étapes majeures.
Nancy, 1961. Dans sa chambre d’adolescent, Jean-Claude Berthon conçoit le premier numéro de Disco Revue, magazine tout entier consacré à ses idoles: Elvis Presley, Ray Charles ou Johnny Hallyday. Un projet inédit mais a priori sans avenir puisque « le rock’n’roll n’est qu’une mode », pressentent les critiques. Puis tout s’accélère. L’émission Salut les copains devient une revue dont les ventes toisent le million d’exemplaires, et ce n’est qu’un début. Quand les Beatles, Bob Dylan ou Michel Polnareff s’invitent dans les lycées, Rock&Folk s’impose comme la référence et dans ce sillon, d’autres verront le jour. Des sixties à nos jours, la presse rock en France a grandi, et ses représentants, qu’ils s’appellent Best, Les Inrockuptibles, Actuel, VoxPop, Gonzaï ou encore Rock Hard, épousent les mouvements culturels, politiques et sociaux pour répondre aux aspirations des jeunes qui refusent de vieillir.

Revue de presse

- Une histoire de la presse rock en France Olivier Monssens Radio Caroline // Classic 21 RTBF 9 octobre 2021
- Une histoire de la presse rock en France : l’épatante saga de la critique musicale Erwan Perron Télérama 14 octobre 2021
- Rock à la une ! Denis Roulleau Rolling Stone Hebdo 1er octobre 2021
- Une histoire de la presse rock en France Jean-Charles Desgroux Hard Force 24 septembre 2021
- Une histoire de la presse rock en France Sébastien Broquet Le Petit Bulletin 22 septembre 2021
- Une histoire de la presse rock en France Tsugi 20 septembre 2021
- Une histoire de la presse rock en France Frédéric Vandecasserie RTBF / Re-Cycle 11 septembre 2021
- Interview de Grégory Vieau Matthieu Choquet Mowno 8 septembre 2021
- Une histoire de la presse rock en France Cédric Bru Les obsédés textuels 30 août 2021
- Une histoire de la presse rock en France Alain Vollerin Blog des arts 18 août 2021

- Une histoire de la presse rock en France
De ‘’Jazz Magazine’’, leader des titres jazz en Europe, fondé en 1954 par Eddie Barclay, dirigé par Frank Ténot et Daniel Filipacchi, à ‘’Salut les Copains’’ lancé en 62 par ces derniers, les débuts de la presse musicale francophone, première partie. --- Olivier Monssens poursuit son exploration des mouvements, personnalités et phénomènes libertaires, contre-culturels ou de contestation (au sens large) qui ont tenté de changer le cours des choses et ont parfois apporté de vraies révolutions dans les idées, la société, la vie, abordés par thèmes illustrés d’archives belges et internationales. Il sillonnera désormais toutes les époques : celles qui furent le creuset de tant d’utopies toujours, mais aussi les années 80, 90 et jusqu’à aujourd’hui.

Une émission en deux épisodes.
"*Écouter le 1er épisode*":https://www.rtbf.be/radio/liveradio/classic21?rpAodUrl=http://rtbf-pod.fl.freecaster.net/pod/rtbf/geo/open/q/qossUQgmTZ.mp3&rpSt=2&rpSrp=23.0
Olivier Monssens
Radio Caroline // Classic 21 RTBF 9 octobre 2021

- Une histoire de la presse rock en France : l’épatante saga de la critique musicale

Dans cet essai copieux, le journaliste Grégory Vieau retrace soixante ans de dissertations passionnées publiées sur papier imprimé. Et dresse, de “Disco Revue” aux “Inrocks” en passant par “Rock & Folk” ou “Best”, un impressionnant panorama de la critique en France. […]

N’en déplaise au doyen des organes rock toujours en vie, voici une passionnante synthèse, la première sur ce thème, bien écrite et plaisante à lire, qui cite près de cent magazines musicaux. Évidemment, certains, ayant eu une existence ne dépassant pas quelques mois, sont plus rapidement présentés… Du numéro 1 de Jazz Hot, en mars 1935, sous l’impulsion de Charles Delaunay et Hugues Panassié, respectivement 24 et 23 ans, au mensuel électro Tsugi, qui rejoignit en 2018 le groupe So Press (_So Film, Society, So Foot_…), il y avait matière à exhumations, à témoignages et à réflexions ! […]

Pour mener à bien cet ambitieux projet, Grégory Vieau, 30 ans, journaliste collaborant aux titres New Noise et Vice, et passé par feu le webzine Le Drone, a conduit une trentaine d’entretiens. Mais il a surtout patiemment épluché pendant un an les archives de la Bibliothèque nationale de France. Et, plus surprenant, celles du PCF. « Qui se souvient de Nous, les garçons et les filles, lancé par le Parti communiste en 1963 afin de concurrencer Salut les copains, dont les ventes la même année dépassaient le million d’exemplaires ? » s’amuse-t-il au bout du fil, quand on l’interroge sur sa méthodologie. « Hélas pour cette publication, présenter Johnny Hallyday comme un travailleur exploité par les méchants capitalistes du show-business n’était pas le meilleur moyen de conscientiser, et surtout d’attirer la jeunesse yéyé. » […]

Retrouvez l’article en intégralité sur Télérama

Erwan Perron
Télérama 14 octobre 2021

- Rock à la une !

Il fut un temps où les titres de la presse spécialisée constituaient le seul moyen de s’informer sur le rock. Ce pavé est leur histoire.

“Le vin anglais, c’est comme le rock français”, constatait assez justement John Lennon. En revanche, en matière de presse rock, le Beatles aurait certainement convenu qu’il existe deux écoles reconnues : l’anglo-saxonne, spontanée, fortement influencée à ses débuts par la Beat generation et la française, plus analytique. Comme si à défaut d’occuper significativement le terrain musical, les gaulois avaient privilégié le commentaire et l’exégèse afin de légitimer le riff par le verbe. Grégory Vieau retrace la saga souvent chaotique de la presse binaire nationale, des historiques Disco Revue et Salut les Copains à Gonzaï et New Noise en passant par Rock & Folk et Best, le Rolling Stone de Lionel Rotcage, Les Inrockuptibles qui ont su tirer parti du moins pire des eighties, Libération, dont les chroniques du mardi étaient aussi incontournables que craintes, etc.
Sur le fond, le travail abattu ici est considérable, pertinemment contextualisé, enrichi d’interviews originales des principaux acteurs et de nombreux extraits d’articles. Sur la forme, seul bémol, le style est par trop austère, sur un sujet qui prête pourtant à laisser rigoler sa plume. De toute façon, peu importe selon Frank Zappa qui affirmait que “les journalistes de rock sont des gens incapables d’écrire qui interviewent des gens incapables de parler pour des gens incapables de lire”. Merci pour tout Frank !

Denis Roulleau
Rolling Stone Hebdo 1er octobre 2021

- Une histoire de la presse rock en France

[…] L’objet de UNE HISTOIRE DE LA PRESSE ROCK EN FRANCE, colossal, est donc d’offrir un tour d’horizon exhaustif de cette aventure parallèle, qui a généré autant de vocations que de passion et de plaisirs infinis chez les centaines de milliers de lecteurs depuis les premières heures si populaires de Salut les Copains dans les sixties jusqu’à l’audace de nos confrères de New Noise. Des élans de passionnés aux désillusions de l’industrie, des aventures humaines et fraternelles aux fiascos retentissants, des trahisons aux escroqueries, aux (rares) titres encore actifs en passant par les revues cultes. Innombrables revues cultes d’ailleurs quasi toutes disparues et qui génèrent encore tant de fantasmes et de souvenirs chez leurs lecteurs nostalgiques, qui en attendaient impatiemment les parutions chaque mois chez leur marchand de journaux habituel avant de les dévorer puis des les ranger comme des reliques.

Dans cet ouvrage PASSIONNANT, Grégory Vieau (journaliste indépendant pour Arte, Vice ou encore New Noise justement) retrace donc soixante années de presse rock française, depuis 1961 avec la naissance de Disco Revue, en passant justement en revue tous les titres majeurs et même mineurs qui ont un jour fleuri dans les kiosques de nos boulevards, attirant l’attention de l’amateur ou du novice avec leurs couvertures aguicheuses ou — confidentielles. Véritable enquête et livre d’histoire(s), UNE HISTOIRE DE LA PRESSE ROCK EN FRANCE repose sur de très nombreux témoignages de personnages clé de ces bientôt sept décennies d’aventures imprimées, l’auteur ayant directement été contacter tous ces rédacteurs en chef et autres journalistes souvent légendaires ayant participé à l’édifice de notre culture rock. Bien sûr certains monuments sont particulièrement disséqués (Rock & Folk, Best), et Grégory Vieau revient sur les différents chapitres majeurs de leur trajectoire tout au long de son récit évidemment agencé de manière chronologique. Et bien sûr en ce qui concerne notre bulle, la grande épopée de la presse metal est elle aussi très bien analysée, avec recul et discernement – et aucun mag des années 80, 90 et 2000 n’est oublié ou encore moins bâclé dans la narration, de Enfer Magazine à Metallian en passant de toute évidence par l’aventure HARD FORCE. Outre sa plume alerte, vive et surtout objective, le journaliste / historien / chroniqueur laisse également une grande place à la parole rapportée de tous ces protagonistes interviewés tout spécialement, ainsi que de copieux extraits d’articles éloquents, célèbres ou simplement caractéristiques de chaque titre.

Si un mag comme Rock & Folk avait déjà fait l’objet d’un ouvrage passionnant et détaillé, jamais l’ensemble de notre belle presse nationale dédiée n’avait été à ce point scrutée : rien n’a échappé à l’auteur – chiffres, anecdotes, indiscrétions, stratégies, et mille autres détails croustillants. Aucun risque d’indigestion : le livre est certes une étude particulièrement poussée et investie, mais elle passionnera autant les simples curieux et lecteurs occasionnels qui voudront comprendre les rouages d’une économie et d’un pan de notre culture, que ceux davantage impliqués dans son odyssée.

Un article à retrouver en intégralité sur Hard Force

Jean-Charles Desgroux
Hard Force 24 septembre 2021

- Une histoire de la presse rock en France

Une somme signée Grégory Vieau, auscultant soixante années de presse rock en France, version papier : une certaine vision de la culture.

Il n’en existait aucun, alors Grégory Vieau l’a fait. Pas un ouvrage ne traitait jusqu’ici de la presse rock en France, et ce pigiste œuvrant pour Kiblind, pour Arte ou encore New Noise et Vice a décidé de s’atteler à la tâche : Une histoire de la presse rock en France a ainsi vu le jour en cette fin d’été, auscultant chronologiquement cette longue histoire pas si connue en dehors des parcours des titres mythiques — Actuel en tête, qui avait fait l’objet chez le même éditeur, Le Mot et le Reste, d’un excellent ouvrage signé Perrine Kervran et Anaïs Kien en 2010.

C’est son premier livre et l’histoire contée est passionnante : ça part du jazz, puisqu’il faut bien un ancêtre déjà contre-culturel mais pas encore rock, où écrit alors un certain Boris Vian, mais ça débute vraiment avec Disco Revue en 1961 — de là prend forme la culture d’une nouvelle classe d’âge auparavant inconnue, désormais bien identifiée car devenue consommatrice à part entière : les adolescents. Gene Vincent et Johnny Halliday s’affichent en couv’, Salut les Copains prend le relais en 1962.
[…]

S’ensuivent l’émergence du rival Best, le passage de Maxipop, l’arrivée des périodiques dédiés au métal, les années 1990 où Bizot lance le cityguide Novamag et où Technikart manie l’insolence en même temps que le vide alors que Magic esthétise la pop. Les plumes cultes, tel Alain Pacadis l’infiltré de Libération, ne sont pas oubliées. Pas plus que les punks Métal Hurlant et Le Regard Moderne. C’est complet, jusqu’au récent et arty Audimat. Une lecture qui rendra un peu nostalgique : les kiosques se sont vidés de ces mensuels et aucun pure player n’a su imposer un style aussi fort que tous ces titres qui ont marqué l’histoire…

Un article à retrouver en intégralité dans Le Petit Bulletin

Sébastien Broquet
Le Petit Bulletin 22 septembre 2021

- Une histoire de la presse rock en France
Du tout premier numéro de Disco Revue, sorti en 1961, à l’exemplaire de Tsugi de 2021 que vous tenez entre les mains, soixante années de presse musicale française vous contemplent. Soixante longues années qui ont consacré le phénomène Salut les copains – qui s’écoulait à près d’un million d’exemplaires – et des valeurs sûres comme Best, Rock&Folk, et Les Inrocks sans oublier L’Affiche, Rock Sound, Magic, Rage, Coda ou les innombrables déclinaisons de la presse dédiée au metal (Enfer, Hard N’ Heavy, Rock Hard…) L’impressionnant panorama dressé par Grégory Vieau sur plus de 450 pages a le mérite de nous raconter l’épopée de titres qui ont éduqué des générations entières de passionnés de musique à grand renfort d’entretiens avec les hommes et les femmes qui ont fait ces magazines – qu’ils soient disparus ou toujours publiés (comme Tsugi). Mais à travers l’histoire, souvent haute en couleur, de ces publications plus ou moins éphémères, ce sont aussi six passionnantes décennies de culture que nous raconte l’auteur. Si internet a sonné le glas de l’âge d’or et si la crise sanitaire a encore aggravé la situation, Une histoire de la presse rock en France nous rappelle l’importance, malgré tout, de la presse papier. Mais ça, vous le saviez déjà.
Tsugi 20 septembre 2021

- Une histoire de la presse rock en France

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que le web est une mine d’or. Et qui dit mine d’or dit pépites ! A ce titre, la toile regorge d’anciens magazines de rock que l’on peut retrouver en quelques clics. On a surfé pour vous et on a trouvé plein de choses.

Comme, par exemple, le ” Rock & Folk ” numéro 236 avec sa célèbre couverture de Bowie au téléphone, et la couverture du célèbre numéro 1 avec Polnareff et son mini-pull rose. Ça fonctionne bien entendu aussi pour d’autres magazines français, genre ” Best ” et autres. Et, on a testé, ça fonctionne aussi pour des magazines américains genre ” Rolling Stone ” ou ” Billboard ”. Et puis, dans le genre c’est du bon c’est du belge, il existe même des fichiers PDF des premiers numéros du célébrissime ” Rock This Town ” avec des couvertures occupées par Simple Minds, Elvis Costello ou TC Matic.

Et vous pouvez, bien entendu, compléter ces fouilles par des lectures pour le moins passionnantes.

Là, je vous conseille, avant tout, de vous tourner vers les excellentes éditions ” Le Mot et le Reste ”, dont on vous a déjà dit tout le bien que l’on pensait ici en d’autres circonstances. Cette fois, ces éditions nous sortent une somme de 453 pages sobrement intitulée ” Une histoire de la presse rock en France ”. C’est signé par le journaliste Grégory Vieau. On part donc de l’an de grâce 1961 avec la conception de ” Disco Revue ”, on fait évidemment un très long passage par ” Rock & Folk ”, et on n’oublie pas les titres plus récents genre ” Les Inrocks ”, ” Gonzaï ” ou ” Rock Hard ”. Et puis, l’auteur n’oublie pas de parler du phénomène des fanzines qui, eux aussi, ont façonné l’histoire de cette presse musicale !

Bref, ce livre est un fantastique travail de recherche ! Qui se base sur trois choses bien distinctes : des illustrations des magazines dont on parle, des interviews des principaux acteurs de cette saga de la presse rock en France, et, surtout, la prose de l’auteur du livre, qui reste précise sans jamais devenir académique ou ” intellichiante ” !
[…]

Un article à retrouver sur la RTBF

Frédéric Vandecasserie
RTBF / Re-Cycle 11 septembre 2021

- Interview de Grégory Vieau

Journaliste indépendant – noircissant du papier pour le compte de quelques titres de presse comme Vice, New Noise ou vos humbles serviteurs – Gregory Vieau s’est lancé il y a quelques mois dans un projet d’une toute autre envergure, poussé par l’envie d’écrire son premier livre. Et le bougre n’y est pas allé de main morte en s’attaquant avec passion et brio à un sujet aussi dense que l’évolution de la presse rock française depuis son apparition au milieu des sixties. Tout juste paru, et au fil de ses 464 pages, Une Histoire de la Presse Rock en France nous plonge avec rigueur et précision dans soixante ans de (contre-) culture musicale et ses étapes majeures. Discussion avec l’auteur d’un livre déjà essentiel, disponible depuis le 19 août aux Editions Le Mot et le Reste.

Comment en es-tu arrivé à te pencher sur l’histoire de la presse rock en France ?

Grégory Vieau : Très simplement, en m’apercevant qu’il n’existait aucun livre d’ensemble sur le sujet ! Il y avait bien des biographies ou des anthologies de certains titres très connus comme Rock & Folk, Les Inrockuptibles ou Actuel ou bien les mémoires de critiques devenus célèbres chez nous. Mais rien qui ne couvre l’ensemble de cette histoire en abordant à la fois les magazines à succès et ceux restés dans l’ombre comme par exemple Enfer Magazine, qui fut le premier à se tourner exclusivement vers le hard et le heavy metal en France au début des années 80. Je me suis donc dit qu’il y avait là un sujet dense mais passionnant à traiter. D’autant que j’aspirais aussi à écrire un premier livre à ce moment-là.

Ton statut de journaliste au sein de diverses rédactions a-t-il contribué à cette idée, cette envie de te pencher sur toute cette évolution journalistique ?

C’est moins mon métier actuel qu’une passion très ancienne pour la presse magazine qui a nourri cet intérêt. Enfant puis adolescent, dès que je développais une passion, il fallait que j’achète des magazines sur le sujet. Ça a été le football, les jeux-vidéo, la bande-dessinée et enfin le rock dont je suis vraiment tombé dingue vers mes quatorze ans. Je viens de fêter mes trente ans et je crois que j’appartiens à la dernière génération d’ados à avoir fabriqué tout ou partie de sa culture musicale à partir de là. C’est par exemple en lisant un texte de Jean-Daniel Beauvallet au sujet du Unknown Pleasure de Joy Division dans Volume que j’ai vraiment eu le sentiment de comprendre cet album, alors même qu’il était stocké dans mon lecteur mp3 depuis quelques mois déjà…
[…]

L’interview est disponible en intégralité sur Mowno

Matthieu Choquet
Mowno 8 septembre 2021

- Une histoire de la presse rock en France

La presse rock a toujours occupé en France une place à part. A la différence de ses homologues anglo-saxonnes, elle n’a jamais tenu le haut du pavé. Et quand le Melody Maker, le New Musical Express ou Rolling Stone faisaient parti du paysage journalistique, les magazines français peinaient souvent à s’imposer. Mais pourtant, cette presse de niche a donné lieu à de beaux exploits et a su se forger une enviable réputation.
A vrai dire tout à commencé par un malentendu. Au mitan des années 60, le rock est encore considéré dans l’hexagone comme une musique exotique venue des États-Unis et de Grande Bretagne (Elvis Presley et les Beatles sont alors des vedettes inatteignables) ou un objet de railleries (Boris Vian ou Henri Salvador s’en moquent ouvertement dans des compositions parodiques). Hormis le son des yé-yé et les magazines associés (Salut Les Copains, Mademoiselle Age Tendre…) qui trouvent un écho chez les adolescents, la musique prise au sérieux par les vrais amateurs reste le jazz. C’est précisément un petit groupe venu de la revue Jazz Hot, qui va, sous la houlette de Philippe Koechlin et attentif aux nouvelles tendances, lancer en 1966 un numéro spécial consacré au rock. Avec Bob Dylan en couverture, cette publication qui ne devait être qu’un unitaire est baptisée Rock & Folk. Elle va signer sans le savoir l’acte de naissance de la presse rock en France et ouvrir la porte à une publication qui court encore aujourd’hui. […]

Pour conclure, il convient de saluer l’excellent et difficile travail de Grégory Vieau. La précision et la rigueur avec lesquelles il a mené son étude ajouté au style qu’il a déployé au service de cette passionnante aventure l’honorent, et font de Une Histoire de la Presse Rock en France une référence qu’on consultera encore dans cinquante ans. Comme la chronique d’un monde englouti.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Les obsédés textuels

Cédric Bru
Les obsédés textuels 30 août 2021

- Une histoire de la presse rock en France

Il s’agit du premier ouvrage de Grégory Vieau, journaliste indépendant, qui travaille pour Arte. Agrémenté des témoignages des actrices et acteurs du milieu. Cette histoire de la presse rock en France dresse un panorama inédit sur l’évolution de la pratique journalistique et éditoriale dans l’Hexagone. Nous nous souvenons de cette époque maintenant lointaine où Johnny Halliday et Sylvie Vartan étaient détestés par leurs aînés. Michel Polnareff et le chanteur Antoine étaient traités de pédérastes simplement parce qu’ils avaient les cheveux longs. Pourtant partout en France on trouvait sans aucun problème un emploi. Nous lisions Salut les copains, revue animée par Daniel Filipaccchi et Franck Thénot. Nous étions au départ motivés par l’émission de radio éponyme qui nous entraînait à la lecture de sa revue. Nous retrouvions les premiers reportages sur Les Beatles ou Bob Dylan qui deviendra mon idole. Voici un livre culte pour tous ceux qui n’eurent pas la chance de fréquenter avec l’assiduité méritée le Golfe Drouot, temple de la presse rock en France à une époque où Johnny Hallyday était aussi apprécié par la jeunesse que Ray Charles. Ce livre doit beaucoup à Mike Lécuyer qui a bien voulu ouvrir sa collection de magazines à l’attention de l’auteur. Un ensemble en partie consultable sur son site web : bluesfr.net. Abondamment illustré par des documents historiques en noir et blanc comme la célèbre couverture de Salut les copains où Françoise Hardy exposait sa provocante jeunesse. Des années soixante à nos jours, la presse rock française grandit, et ses représentants, qu’ils s’appellent Rock&Folk, Best, Actuel, Les lnrockuptibles, Magic, Gonzaï, Rock Hard ou New Noise, saisissent les évolutions constantes de la musique et des mouvements culturels et politiques. Agrémenté des témoignages des actrices et acteurs du milieu, Mise en page innovante.

Une chronique à retrouver sur le Blog des arts

Alain Vollerin
Blog des arts 18 août 2021
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