Parution : 05/10/2017
ISBN : 9782360543946
416 pages (14,8 X 21 cm)

The Who

Getting In Tune

Le journaliste Jean-Sylvain Cabot analyse le parcours musical d’une des formations les plus mythiques de l’histoire du rock.
Les Who forment avec les Beatles et les Rolling Stones, l’ultime triade du rock anglais. Plus que quiconque, ils ont incarné l’urgence, la sauvagerie et la rébellion du rock et profondément influencé l’histoire de la musique populaire, du hard-rock jusqu’à la brit-pop des années 1990. C’est grâce à une de leurs plus célèbres chansons « My Generation » que les Who explosent à la face du monde en octobre 1965. L’impact est énorme et ce titre devient l’hymne d’une jeunesse dont la soif de vivre est bridée par la société conformiste de l’époque. Héros du festival de Woodstock (1969) et de l’île de Wight (1970), leurs concerts deviennent légendaires. Débordant d’une énergie ravageuse et d’une puissance sonore incomparable, la presse rock les qualifie de meilleur groupe live du monde. Jean-Sylvain Cabot analyse le parcours de cette formation légendaire qui produisit pas moins de 11 albums et continue de tourner sur toutes les scènes du monde après 50 ans de carrière.

Revue de presse

Le groupe The Who ausculté par un Vençois Michel Divet Nice matin 4 novembre 2017
- The Who Cédric Bru Les Obsédés textuels 19 novembre 2017
- Le coup de cœur de Jean Rouzaud Jean Rouzaud Radio Nova // Le Nova Club 16 novembre 2017

Le groupe The Who ausculté par un Vençois

Un puits de science pop, rock et blues! Difficile de le coller sur la période qui s’étend des années 60 à nos jours. Le Vençois d’adoption Jean-Sylvain Cabot, ex-journaliste
au magazine Rock&Folk entre 1980 et 1985, vient de sortir un nouvel opus hyperdocumenté sur les Who, après ceux consacrés au hard (Hard’n’Heavy en collaboration avec le spécialiste niçois Philippe Robert), à Deep Purple et à Fleetwood Mac. Publié comme tous les précédents chez Le mot et le reste, ce nouvel ouvrage s’intitule _The Who, Getting in
Tune_. Il faut dire que pour rester “accordée”, dans le bon ton, la formation londonienne a eu du
mérite. Jean-Sylvain Cabot souligne combien les personnalités Pete Townshend (guitare), Roger Daltrey (chant), Keith Moon (batterie) et John Entwistle (Basse) sont – ou étaient pour ce qui est des deux derniers aujourd’hui décédés – très fortes et très différentes. Cela n’a pas empêché les Who de durer – 50 ans de carrière avec une tournée en Amérique du Sud en cours –, d’être les inventeurs de la notion de “gros son” sur scène et de l’opéra-rock avec Tommy et Quadrophenia, d’avoir participé à l’avènement du synthétiseur dans le rock. Sans parler d’une discographie ébouriffante avec Live at Leeds, Whos Next ou encore Who Are You. “Mon premier choc fut le concert mythique donné par Pete Townshend et sa bande à la Fête de l’Humanité en 1972”, raconte Jean-Sylvain. Qualifiés de “meilleur groupe live du monde” par la presse rock, les triomphateurs de Woodstock et de l’île de Wight font l’objet d’une analyse de laborantin de la part du Vençois. Rien ne lui échappe dans cette “biodiscographie” de 400 pages qui s’ouvre sur une citation de Ludwig van Beethoven : “La musique, ce n’est pas seulement des notes : c’est aussi un état d’esprit”. Pile por pour ceux qui ont longtemps incarné “l’urgence, la sauvagerie et la rébellion du rock”.

Michel Divet
Nice matin 4 novembre 2017

- The Who

29 octobre 1965, le Swinging London pointe à l’horizon quand surgit un groupe bruyant sauvage et explosif du nom de The Who qui signe un hit incendiaire intitulé My Generation. L’année a déjà été marquée par de nombreux singles majeurs tels que Satisfaction des Stones, Help! des Beatles ou Don’t Let Me Be Misunderstood des Animals, mais My Generation est une bombe qui ne ressemble à rien de connu. Plus vite, plus fort, plus lourd semble être la devise de ce groupe très inspiré par la vague mod et qui a pour habitude de détruire son matériel à l’issue de ses concerts.
Jean-Sylvain Cabot revient ici avec précision et chaleur sur ce groupe mythique malgré tout un peu oublié. Constitué de quatre personnalités que tout oppose outre la passion pour la musique rythmée (Pete Townshend, Roger Daltrey, John Entwistle et Keith Moon), les Who vont devenir en l’espace de deux ans une machine à tubes (I Can’t Explain, Substitute, Happy Jack…) qui les propulse au zénith de la naissante pop anglaise et en fait les stars aux côtés des Beatles et des Stones avec une capacité unique à enflammer les podiums. Pourtant les mésententes minent le groupe et Townshend à tendance à vouloir tout régenter s’attirant souvent les foudres de Daltrey. Ces disputes qui se prolongeront jusqu’aux seventies seront, à l’opposé d’un Led Zeppelin, responsables de l’aspect chaotique de leur carrière. À partir de 1969, Townshend ne jure que par les albums, nouveau terme qui signifie un LP de 8 à 10 titres durant autour de quarante minutes. Une nouvelle carrière s’ouvre pour les Who qui les voit passer de groupes à 45 tours à compositeur d’albums concept. En 1969, Tommy fera entrer Townshend dans le Who’Who (drole non ?) comme compositeur du premier opéra rock et les bombarder groupe phare de la scène anglaise. Suivront les festivals de Woodstock et, l’année suivante, de Wight qui confirmeront le succès obtenu à Monterey en 67 faisant d’eux les précurseurs du “rock stadium” entrant même en 1976 dans le Guinness Book comme “groupe pop le plus bruyant”. Personne ne peut rivaliser avec ces bêtes de scène et Roger Daltrey, loin des débuts de chanteur mod, va, avec ses cheveux blonds bouclés et ses vestes à franges sur son torse nu rejoindre Morrison ou Plant comme éphèbe rock. L’album Who At Leeds (1970) rend parfaitement compte du génie et de la folie scénique des Who. Le passage aux années 70 sera l’occasion pour Townshend d’introduire le synthétiseur dans ses compositions et de signer Who’s Next (1971) qui reste aujourd’hui leur album de référence avec l’ébouriffant Won’t Get Fooled Again. Le double album Quadrophenia (1973) éclairant l’épopée mod, conclura leur âge d’or. Le 7 septembre 1978, leur trublion de batteur, Keith Moon décède à trente-deux ans des suites de ses multiples excès qui handicapaient lourdement le travail du groupe ces derniers mois à l’instar d’un Morrison avec les Doors. La mort de Keith signe de facto la fin des Who même si ceux-ci continueront et continuent encore à enregistrer et monter sur scène. Des Who, l’histoire du rock retiendra un phénoménal groupe de scène et les signataires de trois chef d’œuvres : Tommy, Who’s Next et Who At Leeds. Un tiercé gagnant !

Lire la chronique chez Les Obsédés textuels

Cédric Bru
Les Obsédés textuels 19 novembre 2017

- Le coup de cœur de Jean Rouzaud

Jean Rouzaud intervient dans l’émission de David Blot et Sophie Lemarchand pour présenter son coup de cœur : The Who, Getting in Tune de Jean-Sylvain Cabot.

“Oubliez les Stones, les Beatles. Les Who est LE groupe emblématique des sixties.” J.R.

Écouter l’émission sur le site de Nova

Jean Rouzaud
Radio Nova // Le Nova Club 16 novembre 2017
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