Parution : 30/10/2020
ISBN : 9782361396275
264 pages (14,8 x 21 cm)

Soft rock

Yacht Vibes & California Grooves

Le premier livre consacré au soft rock qui a massivement occupé les ondes pendant les années soixante-dix et quatre-vingt.
Au début des 70’s, suite aux turbulences sociales et politiques de la décennie précédente, les goûts musicaux évoluent. Le rock se fragmente et resurgit en Californie sous une forme légère, soignée et harmonieuse, enracinée dans la country et le folk : le soft rock est né, représenté par des locomotives comme America, James Taylor, Crosby, Stills & Nash… Au contact des musiques noires (funk, jazz fusion, soul) et d’un travail en studio très calibré, le genre devient plus sophistiqué. À la fois nonchalant et sautillant, cool et chic, il est aussi facile et agréable à écouter qu’il est complexe à produire. Ce soft rock aux sonorités si particulières, propres au son westcoast, connaît son âge d’or avec le succès des Eagles, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Steely Dan, Toto ou encore Christopher Cross. Cent albums aux riches saveurs californiennes sont ici décortiqués, une sélection augmentée d’une liste d’autant de disques de soft rock à la française.

Revue de presse

- Soft rock, vive la nostalgie ! Sylvain Bonnet Boojum 13 janvier 2021
- Arnaud Choutet surfe sur la vague du rock californien Le Télégramme Le Télégramme 15 décembre 2020
- Soft Rock Matthieu Grunfeld Section 26 23 décembre 2020
- Icônes rock et West Coast Patrick Beaumont La Gazette Nord-Pas de Calais 11 décembre 2020
- La playlist du WE Jean-Christopher Wurmser Made by frenchies 4 décembre 2020
- Soft Rock Basique Basique 30 novembre 2020
- À la connaissance de la musique soft rock Daniel Rolland Culture hebdo 25 novembre 2020
- Soft Rock Noé Gaillard Daily Passions 6 novembre 2020
- Soft Rock de Arnaud Choutet Hervé Devallan Rock made in France 3 novembre 2020
- Arts et essais N°50 Christine Le Garrec À vos marques... Tapage ! 6 novembre 2020

- Soft rock, vive la nostalgie !

Un genre indémodable
Déjà auteur pour les éditions Le mot et le reste de Country Rock en 2014 et de Rock Sudiste en 2019, Arnaud Choutet s’intéresse ici à un courant qui fut très gros vendeur de disques dans les années 70 et 80, le Soft Rock. Calibré pour la bande FM, n’hésitant pas à loucher vers le Jazz ou le Funk (voire le disco) pour rester dans les charts, le Soft Rock, disons-le tout net, on en fredonne toujours les chansons : qui ne chante pas encore Rosanna de Toto, par exemple ? Ou What Cha gonna Do For Me de Chaka Khan ? Ou encore Baby Come To Me de Patti Austin et James Ingram ?

De gros vendeurs de disques
Toto, donc, fut un des groupes emblématiques du genre avec l’album Toto IV qui se vendit à plus d’une dizaine de millions d’exemplaires. Les musiciens de ce groupe, au premier rang les frères Porcaro, jouent aussi sur de nombreux disques soft rock, ainsi sur If That’s what it takes de Michael McDonald ou I am d’Earth Wind And Fire. A la base du soft rock donc, des tubes, des mélodies accrocheuses et bénéficiant de solides arrangements ainsi que des meilleures innovations techniques de studio. Parmi les disques les plus marquants du genre, on peut aussi citer George Benson et son Give me the night en 1980 (samplé par IAM pour Je danse le Mia en 1994). Le revers de la médaille ? Soft indique un ramollissement pour certains, moins d’énergie, une perte de l’esprit originel du rock.

En gros, le Soft Rock s’aventure souvent sur des terrains proches de la variété de l’époque et Arnaud Choutet est loin de l’ignorer. Reste qu’on chante encore ces tubes. Et que la liste est impressionnante : The Eagles (Hotel California est l’album le plus vendu au monde), America, Bread, James Taylor, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Steely Dan, ou encore Christopher Cross. Excusez du peu.

L’ouvrage est aussi l’occasion de découvrir des artistes moins connus mais tout aussi talentueux : avis aux amateurs…

Une chronique à retrouver sur Boojum

Sylvain Bonnet
Boojum 13 janvier 2021

- Arnaud Choutet surfe sur la vague du rock californien

Des Beach boys au groupe Venice, le Vannetais Arnaud Choutet propose un ouvrage de référence sur le rock californien. Une musique légère, soignée, harmonieuse qui a fait vibrer les baby-boomers. Mais pas que…

Soft rock ou rock californien ?

Les Américains ont nommé soft rock, la musique apaisée issue du courant hippie, née en Californie au début des années 70. On n’est pas dans la pop qui se déguste comme un bonbon, ni dans le hard rock agressif, mais dans un courant joyeux, esthétique, consensuel à la recherche d’harmonies simples, presque prévisibles. C’est le rock californien ! S’y ajoute un élément nouveau : le rôle des studios d’enregistrement.

Los Angeles devient incontournable ?

La ville de la West Coast attire les meilleurs requins de studio qui peuvent enchaîner séance sur séance. On étoffe les lignes musicales. La prise de son et les arrangements sont méticuleux pour arriver à un résultat parfait. Parallèlement, le marché explose. Les maisons de disque font des avances colossales aux artistes, compte-tenu de la demande phénoménale. C’est une époque bénie dont beaucoup ont la nostalgie. Et bien sûr les baby-boomers.

Votre livre chronique une centaine d’albums, où les trouver ?

Tout a été réédité sur CD, pas toujours faciles à trouver. mais à portée de clic sur internet. J’arrive à picorer dans cette profusion de titres. Ce livre est un outil qui peut aussi aider à dépasser les a-priori sur la soft music. Sait-on qu’Al Jarreau a d’abord embrassé la scène soft rock dans son album Breakin’away ? Ou que James Taylor et Kenny Logins ont digressé en se frottant à d’autres musiciens… En fin d’ouvrage, je recense cent interpètes du soft rock francophone : Eddy Mitchell, Alain Chamfort, Daft Punk.

Une interview à retrouver sur Le Télégramme

Le Télégramme
Le Télégramme 15 décembre 2020

- Soft Rock

[...]
Que faut-il faire pour inverser radicalement l’ordre rock dominant, pour basculer la polarité d’un monde déjà balisé et transformer le “plus” en “moins” ? Pas grand-chose, en vérité et ces exercices rhétoriques en témoignent. En fin connaisseur de la doxa critique de son temps, Ellis sait en détourner subtilement les codes et le lexique pour laisser transparaître – presque imperceptiblement – la confusion des valeurs. Et pourquoi, après tout, le professionnalisme, l’efficacité, l’assurance de Phil Collins n’apparaîtraient-ils pas comme des qualités permettant de réécrire l’histoire officielle – la lente déchéance du groupe après le départ de Peter Gabriel – et y voir un cheminement vers le Progrès ?

Trente ans plus tard, le postulat semble désormais communément admis : tout ce qui peut être réhabilité le sera un jour ou l’autre. L’ouvrage d’Arnaud Choutet prolonge donc ces tentatives plus ou moins heureuses pour abstraire des œuvres de leur contexte d’origine et mieux discerner, avec la distance apaisée que procure le temps, les qualités esthétiques des mal-aimés. La musique d’ascenseur écoutée loin des ascenseurs, la library music appréciée indépendamment de ses fonctionnalités d’origine, l’ easy listening remis au goût d’un nouveau jour : le mécanisme est bien connu.

Pour le Soft Rock, l’exercice est plus complexe. Plus qu’un genre ou un courant musical à part entière, cette étiquette a servi à désigner en effet – souvent de manière péjorative, d’ailleurs – des œuvres produites tout au long des années 1970 et jusqu’au milieu des années 1980 – dans des styles très différents mais dont l’épicentre pourrait être situé, géographiquement et esthétiquement, sur la côte Ouest des USA. Après avoir rappelé, dans une introduction synthétique mais très complète, les principaux jalons historiques d’un non-genre, l’auteur recense sous formes de notules informatives cent albums importants qui témoignent de l’hétérogénéité extrême d’un style qui s’étend ici de la Sunshine pop au jazz en passant par la country. Comme toute liste, celle-ci est sans doute perfectible dans certains de ses détails – les amateurs s’amuseront à en pointer les absences ou les limites – mais assez incontestable dans les fondamentaux. Les actes fondateurs sont clairement posés et Choutet décrit comment, à la fin des années 1960, tout un pan de l’industrie musicale américaine s’adapte aux évolutions de son temps et aux attentes d’un public neuf : l’énergie contestataire et juvénile du rock marque le pas et ouvre la voie à l’expression apaisée de préoccupations plus adulte. Le ton se fait plus intime alors que les sonorités moelleuses commencent à intégrer dans une fusion digeste la pop, la soul, le jazz et le folk. Au fil des pages, on saisit comment les changements stylistiques deviennent finalement secondaires par rapport aux innovations de procédés : de nouvelles techniques pour fabriquer la musique, de nouvelles manières de la diffuser et de la vendre. La Californie était jusque-là un mythe, un archétype culturel forgé dans la seconde moitié des années 1960. Elle devient désormais une marque qui s’étend et s’impose à l’échelle internationale.

[...]

La chronique est à retrouver en intégralité sur Section 26

Matthieu Grunfeld
Section 26 23 décembre 2020

- Icônes rock et West Coast

Courant musical mésestimé, voire brocardé par les tenants d’un rock underground, le soft rock apparaît dans le paysage musical des années 1970, sur les décombres des turbulences sociales et politiques de la décennie précédente. Le rock se fragmente – New York sera le berceau du mouvement punk dès le milieu des années 1970 – et la Californie sera le creuset du soft rock, mouvement musical aux arrangements soignées et harmonieux, enraciné dans la country et le folk et représenté par des locomotives comme America, James Taylor, Crosby, Stills & Nash… Au contact du funk, du jazz et de la soul, et d’un travail en studio très produit, le genre devient plus sophistiqué, conjuguant le cool et le chic (une musique insipide diront ses détracteurs, parfois à raison). Ce soft rock aux sonorités si particulières, propres au style West Coast, connaîtra son âge d’or avec le succès des Eagles, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Steely Dan… Soit la crème d’un genre qui, aujourd’hui, compte quelques dignes descendants.

La chronique est à retrouver dans La Gazette Nord-Pas de Clais

Patrick Beaumont
La Gazette Nord-Pas de Calais 11 décembre 2020

- La playlist du WE

Soft Rock d’Arnaud Choutet est dans La playlist du WE #94 de Made by Frenchies

Au début des 70’s, suite aux turbulences sociales et politiques de la décennie précédente, les goûts musicaux évoluent. Le rock se fragmente et resurgit en Californie sous une forme légère, soignée et harmonieuse, enracinée dans la country et le folk : le soft rock est né, représenté par des locomotives comme America, James Taylor, Crosby, Stills & Nash…

Au contact des musiques noires (funk, jazz fusion, soul) et d’un travail en studio très calibré, le genre devient plus sophistiqué. À la fois nonchalant et sautillant, cool et chic, il est aussi facile et agréable à écouter qu’il est complexe à produire. Ce soft rock aux sonorités si particulières, propres au son westcoast, connaît son âge d’or avec le succès des Eagles, Doobie Brothers, Fleetwood Mac, Steely Dan, Toto ou encore Christopher Cross. Cent albums aux riches saveurs californiennes sont ici décortiqués, une sélection augmentée d’une liste d’autant de disques de soft rock à la française.

La playlist du WE ets à retrouver sur Made by Frenchies

Jean-Christopher Wurmser
Made by frenchies 4 décembre 2020

- Soft Rock

Le livre d’Arnaud Choutet sur le Soft Rock est dans Les essentiels de Basique !

À voir sur Basique

Basique
Basique 30 novembre 2020

- À la connaissance de la musique soft rock

Arnaud Choutet est un incollable pour ce qui touche à la musique américaine. Il a eu l’opportunité de s’en imprégner ayant vécu quelques années chez l’Oncle Sam. On lui doit déjà divers ouvrages sur la musique pop. Voilà que sa dernière ponte est consacrée au Soft rock née dans les années soixante-dix en provenance de la Californie, un style qui s’est détaché du rock avec cette fois plus de douceur et s’abreuvant à d’autres courants comme le folk ou le country, voire le jazz. Des musiques qui ont fait la joie des programmateurs radio. C’est donc à une démonstration éblouissante par le disque que nous invite le musicographe qui a fait une sélection de ses coups de coeur qui illustrent le genre. Et qui constitue une bonne partance pour qui voudra se monter une discographie conséquente. Et dans le ton employé, il y a une vaste culture qu’il veut généreusement nous partager. C’est la meilleure initiation qui soit. Diantre pourquoi n’avons nous pas eu de tels profs en classe ?

Une chronique à retrouver sur Culture hebdo

Daniel Rolland
Culture hebdo 25 novembre 2020

- Soft Rock

Avec en sous-titre (plus précis) Yacht vibes & California grooves. Rassurez-vous, il y a un glossaire en fin de volume. J’adore ce genre d’ouvrage qui permet de confronter ce que l’on aime, ce que l’on sait d’un genre à ce qu’un autre – censé l’avoir étudié et le connaître – en dit et en donne comme exemple. Cela fait que généralement on se précipite sur le sommaire pour le comparer à notre discoCDthèque. Une fois rassuré sur notre bon goût – on ne parlera pas ici du fait que ce bon goût n’est souvent que du suivisme – on s’inquiète de ce qu’on ne connaît pas. Là, l’auteur fait merveille en donnant dans la dernière ligne de sa présentation d’un chanteur ou d’un groupe des noms auxquels l’associer. Comme il y en a toujours au moins un que vous connaissez, il est facile de se repérer.

Ce genre d’ouvrage est aussi idéal pour animer une soirée qui s’endort. Il suffit de jouer l’avocat du diable et d’amorcer une conversation sur les mérites respectifs des Eagles et de Fleetwood Mac ou de Sheila et Sylvie Vartan (vous ne les croyez pas Soft Rock ? Allez voir pages 237 & 238, il y a même Patrick Juvet et Eddy Mitchell). Si c’est juste pour le plaisir d’écouter, je me permettrai de vous conseiller de composer une playlist uniquement à partir du Soft Rock féminin en commençant par deux très grandes, Joni Mitchell et Rickie Lee Jones… Pour ce que je connaissais pas, ce livre m’a donné envie d’écouter Bryndle, et de réentendre Jonasz, Mitchell, Voulzy, Chamfort, Delpech et Isabelle Mayereau. Vous remarquerez que ce choix traduit ce que l’auteur explique par rapport au Rock : « Ce Soft Rock suave produit des affects reliés à la vie relationnelle, à l’exaltation des sentiments. Et les textes vont gagner en profondeur, notamment grâce aux singers-songwriters. »

Bonne écoute…

La chronique est à retrouver sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 6 novembre 2020

- Soft Rock de Arnaud Choutet

Pour toute une génération, ceux qui ont eu 20 ans au début des années 80, le soft rock était une réalité quotidienne. Sans être nommé ainsi, ce rock californien a envahi nos radios fraîchement libres et inondé nos chambres d’ados. Enfin pour la grande majorité, celle qui n’était pas assez branchée pour se tourner vers la new wave ou trop banlieusarde pour suivre ses airs stars portées sur le hard rock. Quoi qu’il en soit, de Toto aux Eagles, en passant par Chicago, on a tous dansé sur ces musiques faussement faciles et réellement envoûtantes. Une boom sans eux, et s’en était fini de votre réputation. La côte ouest des Etats Unis a déferlé sur notre France encore bien étriquée et avec elle ses mélodies, sa production et ses idoles à la pointe de la perfection. De vrais requins de studio que la planète entière s’arrachait comme Steve Lukather, guitariste de Toto, présent sur plus de 1000 disques !

Les artistes français – essentiellement de variété – ont également succombé au plaisir du travail bien fait. Un titre comme « Tournez les hélicos » (1985) de Francis Cabrel symbolise parfaitement ce mariage de la pop et des guitares rock.

Le livre d’Arnaud Choutet présente cette véritable école musicale et ses ramifications jazz (Lee Retenour, Larry Carlton…), funk (Earth Wind & Fire) ou tout simplement pop (Gino Vannelli, Billy Joël…), cent disques américains et anglais sont ici passés à la loupe. Plus de 20 ans de musiques calibrées pour les radios qui symbolisent à merveille un art de vivre, celui d’anciens hippies devenus adultes, mais toujours amateur de bonnes musique. Les ménagères ont apprécié et les mélomanes continuent d’en extraire la substantifique moëlle : le plaisir. Fermez les yeux et vous y êtes…

Une chronique à retrouver sur Rock made in France

Hervé Devallan
Rock made in France 3 novembre 2020

- Arts et essais N°50

Après « Rock sudiste » [...], Arnaud Choutet nous offre le panorama d’un autre mouvement musical d’une extrême richesse, né au début des années 70 en Californie : le « Soft Rock ». Dans une longue et passionnante introduction, il nous conte l’histoire de sa naissance, les différentes influences qui l’ont enrichi (folk, jazz, funk, soul, musique brésilienne et même disco), ses instruments emblématiques, le travail en studio, l’importance des auteurs compositeurs interprètes… En passant minutieusement en revue tous les ingrédients de ce cocktail léger et harmonieux qui définit son identité. Arnaud Choutet nous délivre ensuite une sélection d’une centaine albums d’artistes emblématiques du soft rock (un album par artiste) avec pour chacun d’entre eux sa carte d’identité (date de sortie, reproduction de la pochette) et la rédaction d’une chronique dûment détaillée, assortie d’une liste d’artistes similaires à se mettre également entre les oreilles ! Au milieu des albums fétiches de mes « chouchous » (America, Fleetwood Mac, Crosby, Stills, Nash and Young, Earth wind and Fire…), j’ai découvert pour ma part bon nombre de pépites qui m’étaient jusqu’alors inconnues ! Un guide passionnant, écrit par un passionné !

Une chronique à retrouver sur À vos marques… Tapage !

Christine Le Garrec
À vos marques... Tapage ! 6 novembre 2020
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