Parution : 19/05/2016
ISBN : 9782360542055
232 pages (14,8 x 21)

21.00 €

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Rap français - Nouvelle édition

Une exploration en 100 albums

Groupe générationnel par excellence, NTM se distinguait néanmoins par un amour de tous les instants envers la black music. Funky et soulful à souhait, Paris sous les bombes propulsera d’ailleurs le groupe sur le devant de la scène avec « La Fièvre » et son sample de The Crusaders. La suite fait partie de l’Histoire.
La France est l’un des pays où le rap a connu un succès considérable, devenant, dès les années 1990, un genre musical incontournable. À travers cette anthologie composée d’albums marquants et de coups de cœur, Mehdi Maizi dresse un portrait large et complet des différentes tendances qui ont composé le rap français. De son expansion, dans la lignée du rap américain engagé, à la crise des années 2000 qui voit ses formes se renouveler et se diversifier, la sélection englobe l’âge d’or du rap français et ses groupes fondateurs comme IAM, NTM ou Assassin, la scène alternative qui a marqué les années 2000 avec les phénomènes TTC, Svinkels ou La Caution, sans oublier les têtes d’affiches représentées par Booba, Rohff ou Sexion d’assaut qui continuent leur ascension actuelle, composant à eux tous une scène qui a su ouvrir ses portes à une diversité d’artistes foisonnante.

Revue de presse

- Interview - de IAM à PNL : pourquoi le rap français n'était pas forcément mieux avant ? François Chevalier Street Tease 24 novembre 2015
- Rap français Sylvain Bertot Fake For Real 29 octobre 2015
- Deux ouvrages fouillés célèbrent le hip-hop made in France Thomas Blondeau Les Inrockuptibles 13 mai 2015
- Rap français Olivier Pernot Trax Juin 2015
- Rap français Paul Muselet Clutch Mai 2015
- Anthologie rapologique Benoît Perrier Le Courrier 16 mai 2015
- Rap : la musique en bande organisée Fabrice Drouelle France Inter // Affaires sensibles 22 juin 2015
- Mehdi Maizi - L'interview Dom Tr Hartzine 18 juin 2015
- Rap français Muzul Radio Campus Paris // Futur Basics Radio Show 29 avril 2015
- Le rap français en cent albums et un livre Nicolas Hecht Time out 04 juin 2015
- Mehdi Maizi en Interview Aurélien Goûte mes disques 20 Mai 2015
- Jean Pierre Radio Jean Pierre Radio prun.net Lundi 18 Mai 2015
- Rap français Jean-Philippe Denis Précepta Stratégiques 05 Mai 2015
- Anthologie rapologique Benoit Perrier Courrier.ch Samedi 16 Mai 2015
- L'éternelle jeunesse du hip-hop français Maxime Delcourt Slate.fr 10 Mai 2015
- 10 bonnes raisons de lire _Rap français, une exploration en 100 albums_ de Mehdi Maizi Olivier Perret Lebonson.org 8 Mai 2015
- Interview Mehdi Maizi: Rap Français, une exploration en 100 albums Srimal Dawgz 17 Avril 2014
- Mehdi Maizi Paul Muselet Quali District
- Lecture recommandée : le très bel ouvrage de Mehdi Maizi sur le rap français Aurélien Goûte mes disques 28 Avril 2015
- Interview Mehdi Maizi Paul Muselet Quali District Avril 2015
- "Rap.fr" Franck Cochon Damn Right // Le Parisien 28 avril 2015
- Les 5 disques de rap français qui ne figurent pas dans mon livre ... Mehdi Maizi Vice 21 avril 2015
- Rap français Olivier Mukiandi Street Rules 15 avril 2015
- [Interview] Mehdi Maizi : “Il faut prendre ce livre comme un appel à la (re)découverte.” Stéphane Fortems Le Rap en France 17 avril 2015
- Les 100 albums indispensables du rap français JB Abcdrduson 10 avril 2015
- Faut-il investir 21 euros dans le bouquin de Mehdi Maizi ? Genono Captcha Mag 27 avril 2015
- Pour Booba, le rap est aussi un sport de combat Anthony (AFP) Le Figaro 11 avril 2015

- Interview - de IAM à PNL : pourquoi le rap français n'était pas forcément mieux avant ?

Le rap, c’était mieux avant ? Voilà un thème qui divise les amateurs de rap français depuis la nuit des temps. Pour autant, est-il nécessaire de réconcilier des générations d’auditeurs qui n’ont pas le même parcours musical ? Pas forcément. Est-il possible d’apprécier des groupes radicalement différents tels que IAM, TTC ou PNL ? Pourquoi pas. Après tout, soyons pragmatique : c’est du rap. Et il faut accepter son évolution. Si l’auditeur des années 1990 avait l’obligation de choisir son clan sous peine de représailles, celui des années 2010 est nettement plus décomplexé. Nous avons discuté de ce sujet avec Mehdi Maizi de l’Abcdr du Son, auteur de Rap français, Une exploration en 100 albums, publié au premier semestre 2015.

Le terme exploration est vraiment juste à mon sens, il ne s’agit pas forcément d’un top des meilleurs albums mais d’une sélection qui offre une vision globale de l’histoire du rap français.
Absolument. Je n’ai pas la prétention de détenir la vérité indéniable du rap français avec les 100 disques qui mettraient tout le monde d’accord. C’est absolument impossible. Même si dans le livre il y a des évidences, il y aussi des partis pris. C’est ce qui est intéressant dans le rap français par rapport au rap américain, qui est énorme. Il y a beaucoup trop de disques et de thèmes. Il y a bien plus de 100 évidences en rap US. Quand je me suis lancé dans le projet, des gens me demandaient si j’allais vraiment trouver 100 classiques de la trempe de Paris sous les bombes ou L’école du micro d’argent. Je ne voulais pas d’un titre trop pompeux qui n’aurait pas été en adéquation avec le propos du livre. Cet angle permet d’explorer des thèmes, le rap alternatif des années 2000, les mixtapes, les compilations…

On a coutume de distinguer les pionniers du hip-hop qui pour certains ont connu l’âge d’or des années 1990 avec la confrontation Paris / Marseille et les nouvelles scènes post 2000. Toi, tu as choisi de tout mélanger.
En France, il y a plus des chapelles que de scènes, liées aux différences d’âges, de visions… La nostalgie peut parfois un peu fausser les jugements. C’était une volonté car j’ai envisagé cette musique dans sa globalité. Il y a des différences et des sous genres mais pas tant que ça finalement. Je suis pas encore trentenaire et du coup, j’ai une vision et un parcours personnels en tant qu’auditeur. Quand L’école du micro d’argent sort, j’ai à peine 10 ans, je le prends pas de la même manière que quelqu’un qui a 20 ans à l’époque. Pour moi, c’est un disque de colonie de vacances que je vais découvrir bien plus tard.

[…]

Lire l’intégralité de l’interview sur le site de Street Tease

François Chevalier
Street Tease 24 novembre 2015

- Rap français

Si vous trainez sur ces pages, à moins d’un étonnant phénomène paranormal, vous connaissez le premier ouvrage que l’éditeur Le mot et le reste a consacré au rap, Rap, hip-hop, 30 années en 150 albums. Et comme vous connaissez ce livre, vous savez qu’il aborde le sujet d’un point de vue international, dans son contexte américain d’origine. Le rap français n’y est donc abordé qu’à la mesure de son importance en dehors de la francophonie : de manière marginale. Seulement voilà, le rap, en France, c’est le rap français. Je n’ai qu’à comparer les statistiques de fréquentation moyennes des critiques publiées sur Fake For Real, à celles de mon seul papier en deux ans dédié à un disque issu de notre pays (Que La Famille, de PNL), pour être ramené à cette cruelle réalité. Il fallait donc au premier livre, impérativement, un pendant entièrement consacré au rap d’ici. Et cette tâche, c’est Mehdi, journaliste à l’ABCDR du son, qui s’en est acquitté, en 2015.

On connaît maintenant le format des anthologies musicales dont Le mot et le reste s’est fait une spécialité. Il y a d’abord, généralement, une présentation du sujet, plus ou moins longue et fouillée. Vient ensuite une sélection d’œuvres, une centaine le plus souvent, toutes commentées par l’auteur. Cependant, en fonction de la façon dont cette structure est déclinée, les livres peuvent avoir des intérêts différents. Chez certains, c’est l’introduction qui importe, c’est la perspective, parfois même la thèse, apportée par les auteurs quand ils abordent leur objet d’étude. Chez d’autres, c’est la sélection même, c’est le choix des disques traités, et ce qu’ils disent sur le goût de leurs auteurs. Enfin, ça peut être le contenu même des chroniques, la manière avec laquelle est décrite et analysée chaque œuvre. Or, avec Mehdi Maizi, nous sommes plutôt dans la dernière configuration.

[…]

Lire l’intégralité de l’article sur le blog Fake For Real

Sylvain Bertot
Fake For Real 29 octobre 2015

- Deux ouvrages fouillés célèbrent le hip-hop made in France
Saisir le global ou préférer le détail : c’est la question que pose la parution simultanée de deux ouvrages consacrés au rap français. Le premier, de Mehdi Maizi, journaliste du site abcdrduson.com, surplombe l’histoire du rap français à travers cent chroniques de disques ; le second, œuvre curieuse de Vincent Piolet, spécialiste de la géopolitique financière, passe au crible l’apparition du rap en France durant la décennie 1980. Si la liste des productions retenues par Mehdi semble évidente, l’intérêt de son texte est qu’il relève pour chaque album les lignes qu’il a fait bouger – flow, langage, texte ou production –, inscrivant chacun dans une évolution globale. Vincent Piolet, lui ne se concentre que sur les années 80, passant cette période – qui n’a jamais été analysée sérieusement – au crible d’une documentation fouillée, sa principale force étant de donner la parole à des acteurs dont l’histoire n’a pas retenu le nom, mais qui ont vécu la même chose que les MC ou danseurs devenus célèbres par la suite (coucou JoeyStarr !) Deux salles, deux ambiances et une foule d’anecdotes sidérantes.
Thomas Blondeau
Les Inrockuptibles 13 mai 2015

- Rap français
En 100 albums, le journaliste Mehdi Maizi explore vingt-cinq ans de hip-hop en France. De la compilation Rapattitude à l’album Or noir de Kaaris en passant évidemment par les albums essentiels de NTM, lAM, Assassin, MC Solaar, 113, La Rumeur ou Booba.
Olivier Pernot
Trax Juin 2015

- Rap français

Dans la même collection, les chroniques disques de Sylvain Bertot avaient beau gâter les aficionados de rap, nous restions quand même sur notre faim du côté de la langue de Molière. Lacune comblée depuis la mi-avril avec Medhi Maïzi (membre de l’excellent webzine Abcdrduson), auteur de ce condensé de classiques décryptés sobrement, sans pour autant tomber dans le piège du simplisme. La force du livre révise précisément dans cet effort de synthèse. Hors critères commerciaux et toutes écoles confondues, voici 100 albums singuliers ayant forgé l’identité du rap français de 1990 à 2013.

Consulter les différents numéros de Clutch Toulouse

Paul Muselet
Clutch Mai 2015

- Anthologie rapologique

Raconter le rap français en cent albums, c’est le pari que relève avec brio Mehdi Maizi. Le rédacteur en chef adjoint du site l’Abcdr du Son nous guide de 1990 (la compilation fondatrice Rapattitude) à 2013 (le premier album de Kaaris, MC de Svran). Seule règle imposée à cette traversée ; ne présenter qu’une seule sortie par artiste – les échappées en solo sont toutefois permises.

[…]

CONSULTER L’ARTICLE DANS SON INTÉGRALITÉ

Benoît Perrier
Le Courrier 16 mai 2015

- Rap : la musique en bande organisée

Fabrice Drouelle axe son émission sur le rap français et invite Mehdi Maizi pour en parler avec lui.

Ce son rythmé et cadencé, apparu en France dans les années 1980 en provenance des ghettos américains, est un phénomène que beaucoup pensaient éphémère et qui s’est transformé en une industrie musicale à part entière.

Le « Rap » : ce genre musical dont notre inconscient associe la paternité à ces jeunes, tagueurs, danseurs, égarés dans leurs cités, et pour qui la chanson est devenue le seul moyen de s’exprimer. Le « Rap » enfin, cette musique de la revendication qui tend à agir comme un miroir de notre société.

Dans ce vent porteur, les rappeurs français vont vite s’imposer comme les nouveaux poètes de cette fin de siècle. Pourtant, plus que des artistes, ils sont aussi et surtout les porte-paroles de toute une génération qui a grandi dans la précarité entre quatre tours HLM, à quelques kilomètres seulement des grandes agglomérations.

Aussi, leur plume, à la fois acerbe et débridée, va très vite être perçue par les responsables politiques comme une arme, et elle va inquiéter ! Chansons censurées, moyens retirés, plaintes déposées : il s’agit par tous les moyens d’éviter la contagion dans les banlieues, de peur qu’elles ne s’enflamment comme en 2005.

Notre invité pour revenir sur cette page récente de notre histoire culturelle : Medhi Maizi, rédacteur en chef adjoint de l’Abcdr du son, le site référence du hip-hop. Il est l’auteur d’un très bel ouvrage synthétique sur le rap hexagonal intitulé Rap français : une exploration en 100 albums, paru aux éditions Le mot et le reste en avril dernier.

RÉÉCOUTER L’ÉMISSION SUR LE SITE DE FRANCE INTER

Fabrice Drouelle
France Inter // Affaires sensibles 22 juin 2015

- Mehdi Maizi - L'interview

Après Sylvain Bertot (lire) et Thomas Blondeau (lire), interview avec un autre chroniqueur du hip-hop, Mehdi Maizi.

Je vais commencer par un truc particulier : j’ai pas mal parcouru ton livre sorti récemment, Rap français : une exploration en 100 albums, et je suis tombé sur un micro-détail qui m’a fait sourire. À la fin du livre, tu remercies ce mec qui s’appelle Anthokadi, un ancien de l’_Abcdr du Son_, et sa chronique du Ouest Side de Booba qui, visiblement, a fait tilt chez toi à l’époque et t’a donné envie de te lancer là-dedans. Ça m’a intrigué parce que moi aussi, ce papier là, je m’en souviens très bien. Il m’a aussi marqué dans une certaine mesure, avec cette plume et ce style complexe mais précis. Il y avait aussi un autre papier sur Saul Williams que j’avais trouvé fort à l’époque. C’est ce qui t’a poussé à franchir le pas et à commencer à écrire ?

Pour être très franc, à l’époque, en 2006, j’étais un très gros lecteur de l’_Abcdr_. Je suis un peu un enfant de ces gars-là, je suis de la deuxième génération des forums, je dirais. Je n’étais pas là au début des années 2000, mais vers 2005–2006, j’ai commencé à m’intéresser à pas mal de choses, j’avais accès à Kazaa, à Soulseek, Emule tout ça, un peu en retard d’ailleurs. L’_Abcdr_ m’a tout de suite parlé, je l’ai beaucoup lu et j’ai beaucoup lu Anthokadi, effectivement. D’ailleurs, je le reconnais, ma première chronique, c’était vraiment du sous-Anthokadi. C’était un papier sur Seth Gueko. Anthokadi avait ce truc qui m’intéressait beaucoup : il parvenait à parler à la fois de la musique mais aussi à sortir de ça et à aborder des aspects sociaux, quelques éléments d’environnement ou de contexte qui donnaient vraiment une richesse à ce qu’il écrivait. Avec parfois un bémol : je ne l’ai jamais rencontré en vrai, du coup je lui dis ça aujourd’hui mais il a parfois ce défaut de trop s’éloigner du disque et d’aborder davantage tout ce qu’il y a autour. Je trouve qu’il écrit extrêmement bien mais j’ai parfois l’impression qu’il ne se met pas assez au service de l’album, en fait. Parfois j’en suis venu à me demander si le disque était le plus important ou si c’était sa plume, tu vois ? Mais ces chroniques-là, je les trouvais dingues. Je trouvais ça fort de raconter ce genre d’histoire autour d’un disque.

Un passage dans la chronique de Ouest Side m’a fait marrer à l’époque, qui m’est resté en tête sans trop savoir pourquoi. Anthokadi écrit : « Ouest Side, c’est le premier punchline album« . Je ne m’étais jamais vraiment posé la question – il y a dix ans, le délire punchline, on le recherchait moins ou on l’exprimait moins dans le rap français. Et ça m’avait fait comprendre comment Booba, et d’autres, construisaientt leurs albums, au final.

Oui ça m’avait super marqué aussi ! Ce que je trouve terrible dans les chroniques, c’est quand le mec qui écrit arrive à mettre des mots précis sur une impression. Anthokadi avait fait ça aussi avec la Sexion d’Assaut, je me souviens, à l’époque où on kiffait tous, c’était pas honteux, autour des premiers freestyles, Le Renouveau du 3ème Prototype en 2008, que j’ai mis dans le bouquin, etc. Bref, Anthokadi avait comparé Maître Gims à Usain Bolt, Black M avait le sourire Mona Lisa dans les freestyles, toutes ces images que j’avais trouvées tellement parfaites et parlantes qu’elles véhiculent une impression plus forte que n’importe quelle phrase, tu vois. Les quelques fois où on m’a fait ce genre de remarque, je l’ai ressenti comme une vraie satisfaction de parvenir à mettre des mots sur un ressenti qui parlent aux gens. Et Anthokadi, comme d’autres d’ailleurs, avait ce truc-là. Récemment, je lisais un papier d’un mec qui s’appelle Olivier Catin qui écrivait sur lehiphop.com à l’époque (ndr : site de rap de référence du tout début des années 2000 où beaucoup d’activistes de l’époque se sont retrouvés, notamment sur les forums) et qui faisait ça très bien aussi. Il m’a dit récemment avoir vraiment apprécié le bouquin et ça m’a fait plaisir parce que ces gars-là, je les ai beaucoup lus à une époque. Tous ces gars de l’_Abcdr_, de lehiphop.com m’ont vraiment influencé et m’ont poussé à aller dans cette direction.

[...]

LIRE L’INTERVIEW FLEUVE DE MEHDI MAIZI SUR LE SITE DE HARTZINE

Dom Tr
Hartzine 18 juin 2015

- Rap français

Le livre de Mehdi Maizi chroniqué sur Future Basics Radio Show.

“Le livre essentiel autour du rap français.”

RÉÉCOUTER L’ÉMISSION DANS SON INTÉGRALITÉ

Muzul
Radio Campus Paris // Futur Basics Radio Show 29 avril 2015

- Le rap français en cent albums et un livre

Au-delà des clichés qui sont autant de barrières, l’auteur de ce guide pratique d’une scène encore peu reconnue s’engage à la faire (re)découvrir au plus grand nombre, du débutant au spécialiste. Exit donc l’éternel discours sur la violence inhérente au rap ; à Alain Finkielkraut, qui déclarait il y a quelques années « il y a un lien consubstantiel du rap et de la violence, puisque c’est une violence dans le rythme. […] Il n’y a plus de mélodie, juste une vocifération monotone. Je réclame le droit de faire une critique esthétique, et une critique politique du rap. », on conseillera d’ailleurs d’écouter, au hasard, La Caution, Oxmo Puccino, ou encore la Rumeur, histoire de se faire une idée plus riche de la chose. Exit également le reproche sur l’influence américaine (qu’Alain Soral érige comme argument ultime contre cette musique), bien réelle mais eclipsée par la vivacité d’artistes qui s’en émancipent peu à peu, et l’utilisation évidente du français comme langue.

CONSULTER L’ARTICLE SUR TIMEOUT

Nicolas Hecht
Time out 04 juin 2015

- Mehdi Maizi en Interview

GMD : J’imagine que tout ça doit demander un temps fou, comment est-ce que tu as trouvé le temps de sortir un livre copieux comme ça?

Mehdi Maizi : Dans le fond, il n’y a pas vraiment eu à chercher. Malgré toute l’implication que demande l’émission et le site, quand tu as envie de trouver le temps de concrétiser un projet comme ça, tu le trouves. Et encore, quand je dis “taffer” le mot est fort, parce que c’est vraiment QUE du kif ! L’idée d’écrire jusque tard pour parler du premier album de Salif, quand tu sais qu’il y a de ça deux ans je tapais encore des présentations Powerpoint sur des sujets qui ne me passionnaient absolument pas, c’est magique. Forcément crevant, mais magique.

C’est Aelpéacha qui nous le disait quand on l’avait invité, et qu’on lui parlait de son impressionnante productivité: quand tu considères ça comme ton taf, et plus comme un hobby, tu trouveras forcément le temps pour conjuguer ce genre de projet au milieu de toutes les choses de la vie. Et avec du recul, je dois reconnaître qu’il avait assez raison. J’ai beau écouter du rap de 8h à 22h, envoyer des mails toute la journée et contribuer à l’Abcdr, ça peut paraître surprenant mais je n’ai pas eu l’impression de me tuer à la tâche. Et du coup j’ai vraiment eu cette volonté d’être débordé, d’autant qu’on a beaucoup réfléchi sur quel format adopter pour l’émission et le lancement vidéo de Deeper Than Rap. Du coup, ça me laissait encore pas mal de temps libre, ce qui m’a permis de boucler l’écriture en quatre mois.

CONSULTER L’INTÉGRALITÉ DE L’INTERVIEW SUR GOUTE MES DISQUES

Aurélien
Goûte mes disques 20 Mai 2015

- Jean Pierre Radio

Journaliste au sein de la référence des webzines de rap en français qu’est l’abcdrduson.com, Mehdi Maizi officie aussi bien sur la version écrite du site, en radio avec ses collègues de Deeper than Rap sur Rinse.fm et sur la chaine dailymotion du site où il est en train de constituer une collection d’entretiens de rappeurs français aussi large que pointue.

Condamné à écouter tout ce qui se fait en rap hexagonal, il nous livre ce soir une sélection de morceaux représentatifs de cette scène pour illustrer la sortie de son premier livre Rap français, une exploration en 100 albums, et évoquera avec Jean Pierre Radio le calvaire quotidien du journaliste spécialisé dans ce genre musical.

ÉCOUTEZ L’ÉMISSION SUR PRUN.NET”::http://www.prun.net/emissions/jean-pierre-radio-18052015

Jean Pierre Radio
prun.net Lundi 18 Mai 2015

- Rap français

Precepta stratégiques a reçu Mehdi Maizi, rédacteur en chef adjoint chez Abcdrduson, dans le cadre de la sortie de son ouvrage : “Rap français”.

REGARDER L’ÉMISSION SUR xerfi-precepta-strategiques-tv.com

Jean-Philippe Denis
Précepta Stratégiques 05 Mai 2015

- Anthologie rapologique

Raconter le rap français en cent albums, c’est le pari que relève avec brio Mehdi Maizi. Seule règle imposée à cette traversée: ne présenter qu’une seule sortie par artiste – les échappées en solo sont toutefois permises. La rétrospective se parcourt avec bonheur, qu’on soit novice en boom bap ou expert de la chose scandée. A chaque disque sa chronique, calibrée, bien envoyée, qui donne les clés pour mesurer le mérite de l’œuvre et son impact à sa sortie.

LIRE L’ARTCILE SUR COURRIER.CH

Benoit Perrier
Courrier.ch Samedi 16 Mai 2015

- L'éternelle jeunesse du hip-hop français

Ces dernières semaines, deux publications des éditions Le Mot et le Reste, Rap français, une exploration en 100 albums de Mehdi Maizi et Regarde ta jeunesse dans les yeux: naissance du hip-hop français 1980–1990 de Vincent Piolet, sont venues rappeler l’importance de la compilation Rapattitude dans le paysage hip-hop hexagonal. On y apprend notamment que la pochette a été réalisée par Jean-Baptiste Mondino, que l’instrumental «Funk A Size» de Dee Nasty était destinée à servir de support aux breakers de l’époque et que tous les groupes présents (NTM, Assassin, Tonton David…) ont été signés dans la foulée sur une maison de disques. Le rap français était né? Pas tout à fait.
Chercher à expliquer la naissance du hip-hop en France, c’est revenir immanquablement au début des années 1980, comme en témoigne Vincent Piolet, qui a conçu son livre comme une enquête policière, allant à la rencontre de tous ceux qui ont fait le hip-hop en France dans les eighties.

Cependant, et c’est ce que s’emploie aujourd’hui à démontrer Rap français, une exploration en 100 albums de Mehdi Maizi, on aurait tort de s’en tenir à une vision nostalgique. D’Odezenne à La Gale (pour le rap), de Levalet à Rero (pour le graff), la culture hip-hop est toujours aussi foisonnante aujourd’hui. Mieux, elle reprend même clairement son indépendance depuis quelques années et la démocratisation d’outils tels que Facebook, Twitter ou YouTube.

CONSULTER L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE SUR SLATE.FR

Maxime Delcourt
Slate.fr 10 Mai 2015

- 10 bonnes raisons de lire _Rap français, une exploration en 100 albums_ de Mehdi Maizi

Est-il nécessaire de présenter Mehdi Maizi ? Animateur et rédacteur en chef adjoint chez l’Abcdr du Son, difficile de passer à côté ces derniers mois pour quiconque s’intéresse un peu au rap français. Le principe de son exploration est simple : 100 chroniques d’albums emblématiques (un seul par artiste ou par groupe sélectionné), rangées dans l’ordre chronologique. Avec de courtes chroniques d’environ 300 mots, et un style d’écriture documentaire et synthétique sans grandes envolées lyriques, le bouquin se lit assez rapidement. Et même si un grand nombre des disques sélectionnés mériteraient de plus longues chroniques, le format choisi par Mehdi Maizi donne un certain rythme qui maintient le lecteur concentré dans l’exploration proposée. Toutefois, pour ceux qui trouveraient certains passages trop rapides, notamment sur des albums clés comme L’école du micro d’argent, Mauvais oeil ou L’ombre sur la mesure, des dizaines d’articles sont disponibles sur internet pour prolonger la réflexion.

De 1990 à 2015, l’auteur s’est appliqué à souligner les influences du rap Outre-Atlantique et ses différentes tendances présentes dans les disques sélectionnés. On sent d’ailleurs une réelle volonté de rappeler l’impact du son californien (Aelpéacha, South Side 13…), ainsi que de producteurs new-yorkais autres qu’Havoc de Mobb Deep, référence ultime pour nombre de beatmakers français aujourd’hui encore.

CONSULTER L’INTÉGRALITÉ DE L’ARTICLE SUR LE SITE LEBONSON.ORG

Olivier Perret
Lebonson.org 8 Mai 2015

- Interview Mehdi Maizi: Rap Français, une exploration en 100 albums
Les Dawgz ont contacté Mehdi Maizi, membre de l’écurie Abcdrduson.com et du quatuor de DeeperTahnRap, pour une interview à l’occasion de la sortie de son premier livre consacré au rap français, qu’il décortique en 100 albums

"*CONSULTER L’INTERVIEW SU RLE SITE DE DAWGZ*":http://dawgz.fr/interview-mehdi-maizi-rap-francais-une-exploration-en-100-albums
Srimal
Dawgz 17 Avril 2014

- Mehdi Maizi

Également édités chez Le Mot et le Reste, les deux ouvrages de Sylvain Bertot (Rap, Hip-Hop et Rap Indépendant) nous avaient régalés. Très pointus coté US, on sentait pourtant que le cœur n’y était pas coté rap français. Affront lavé! Ce mois-ci, Mehdi Maizi de l’Abcdr sort Rap français, une exploration passionnée en 100 albums qui montre que si la culture hip-hop est bien américaine, notre vivier de rappeurs a produit ses propres chefs d’œuvres, singuliers et marquants pour plusieurs générations en 25 ans d’activité. Rencontre avec l’auteur pour parler de sa vision du rap français, ses albums fétiches, anecdotes en tous genres, et bien sûr… les grands « oubliés » du classement.

Comment t’es tu retrouvé à écrire ce livre?

La demande venait de l’éditeur, qui voulait un ouvrage entièrement consacré au rap français. Sylvain Bertot avait été contacté dans un premier temps, car il avait déjà produit deux livres de qualité sur le sujet. Mais cette fois, ça ne le branchait pas. Il ne se sentait pas légitime pour le faire, car ce n’est pas un grand auditeur de rap français à la base.

Tu ne t’es pas trop pris la tête pour la sélection?

Pas tant que ça en fait! Il n’y a pas de vérité absolue. J’ai donné la mienne, avec des choix très personnels. Si ça ouvre le débat tant mieux! Le titre du livre montre que le côté sélectif est assumé. Ceux qui ne sont pas cités ne sont pas moins bons. C’est une «exploration». Ce ne sont pas «les indispensables». Le panorama est vraiment très large.

Quel est le premier disque de rap français que tu as eu entre les mains?

Le tout premier, c’était Première Consultation de Doc Gynéco. J’avais 10 ans quand il est sorti en 1996. Authentik de NTM, De la Planète Mars d’IAM et les premiers Assassin, je les ai découverts à posteriori. Je suis arrivé au rap au moment où il commençait déjà à devenir grand public.

Avec Doc Gynéco justement, ça devenait carrément pop. Toutes les familles avaient l’album à la maison. Ma mère n’était pas fan de rap mais elle adorait Première Consultation! La passerelle était inédite. Ce disque pouvait vraiment plaire à tout le monde.

Tu étais plutôt Secteur Ä à la base?

Pas forcément, car quand je découvre cet album, je ne me rends pas compte de tout ça. En colonie de vacances, on chantait tous « Vanessa », sans comprendre le second degré et les doubles sens de la chanson.

Les premiers disques qui m’ont mis une claque en termes de rap, c’est l’école Sages Po et Beat de Boul. Ça ma vraiment chamboulé, notamment Dany Dan. Je le trouvais très très fort. Boulogne a généré de sacrés talents : Sages Po, LIM, Booba, Kohndo, Salif, Ali… Ce rap du 92 m’a directement parlé. C’est personnel, mais j’ai toujours préféré la forme à l’aspect revendicatif des choses. Dan c’était vraiment ça. Il pouvait parler de trucs super futiles avec un sens de la formule assez dingue. La technique était hors-norme. Je voyageais beaucoup en l’écoutant.

Parmi les albums cités dans ton livre, quel est le plus « confidentiel » selon toi? Là où le choix était le plus personnel?

Je dirais La Coupe des vices du Célèbre Bauza. Peu de gens y auraient pensé, et à mon avis c’est une erreur! C’est un rappeur extraordinaire qui n’a pas eu la reconnaissance qu’il méritait. Ce disque est hallucinant, les ingé qui ont bossé dessus avaient du gout. J’aime tout : les textes, l’univers, le mixage, le mastering, la pochette, les invités (Oxmo, etc.). L’album n’a pas pris. Mais pour moi c’est vraiment un des meilleurs projets des années 2000.

En termes de parti pris, je pensais plus au disque de Lalcko (L’Eau lave mais l’argent rend propre). Sans renier son talent, penses-tu vraiment qu’il fasse partie des 100 albums les plus mémorables du rap français?

Il s’agit d’une anthologie et j’ai essayé de choisir les disques en fonction de leur qualité, mais il n’y a pas de « classement ». Il y a des disques extrêmement importants dont je n’ai pas parlé, comme Le vrai hip-hop d’Arsenal Records. Il faut l’avoir écouté. Je n’en ai pas parlé, car j’ai préféré citer Conçu pour durer de La Cliqua, et Entre deux mondes de Rocca. Ces projets portent en eux l’ADN de La Cliqua, et je ne voulais pas faire de doublon. Je n’ai cité qu’un seul disque de Booba. Pareil pour Fabe et IAM. C’était une volonté de ma part pour laisser place à plus de diversité.

En plus, faire ces impasses, cela permet à des artistes comme Lalcko de figurer dans le livre. Pour moi, son disque est hallucinant. En vieillissant, je suis de moins en moins impressionné par les rappeurs. Quand tu en écoute beaucoup, tu es moins surpris. Quand je me suis pris L’Eau lave mais l’argent rend propre, j’ai été à peu près autant choqué qu’à la découverte de L’Amour est Mort d’Oxmo! Autant dans l’écriture que dans l’univers, le niveau est très haut.

Sans parler des doublons, quel autre projet as-tu retiré à contrecœur?

Scarlattitude de Nubi! Avec le temps, on se rend compte que c’est un projet qui a énormément influencé les rappeurs de la nouvelle génération, comme Deen Burbigo. J’adore ce projet, mais pour être honnête, je l’ai sacrifié au dernier moment au profit d’Eternel Recommencement de Youssoupha. Je ne pouvais pas mettre tout le monde, on va dire que c’était le 101e !

À la fin de ton introduction, tu dis que contrairement aux apparences, « le rap français s’est toujours bien porté ». Ne penses-tu pas qu’il a tout de même connu un gros moment de creux, de 2004 à 2009, pour qu’un rappeur « moyen » comme Sinik soit une des principales têtes d’affiches de la période?

Je n’ai pas trop raisonné en fonction des têtes d’affiches. Je me suis plutôt demandé: «quels bons disques sont sortis à ce moment là ?». Beaucoup de projets cités dans le livre sont de 2006 par exemple. Pour moi, ça reste une excellente année pour le rap français. Typiquement, Sinik est important pour beaucoup de gens, mais je ne l’ai pas cité. On pourrait me le reprocher. Tout comme Sniper. Après, je ne suis pas toujours d’accord sur la notion d’âge d’or du rap français qui aurait eu lieu entre 95 et 99. Beaucoup de très bons albums sont sortis plus tard, noyés au milieu d’une profusion de sorties. Pour en revenir aux têtes d’affiches, on pourrait aussi prendre l’exemple de Gradur en 2015. Ça fait le buzz, mais pendant ce temps, Joe Lucazz sort No Name dans la confidentialité. C’est aussi ce genre d’artiste qui m’intéresse.

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Paul Muselet
Quali District

- Lecture recommandée : le très bel ouvrage de Mehdi Maizi sur le rap français

À GMD, c’est un fait, on a parfois un train de retard sur le rap. La preuve: on attend souvent que la caravane passe pour s’intéresser aux perles que le genre propose, en France comme à l’étranger. Après, y’a aussi une volonté de digérer l’actu, n’y voyez pas QUE de la paresse.

Tout l’inverse de l’Abcdr du son en fait, qui depuis quinze ans propose une vision toujours plus globale du genre, sans jamais tenir compte des shitstorm qui innondent régulièrement leurs pages de commentaires. Un activisme au service du HH qui séduit par la qualité des plumes (on vous invite à lire leur excellent papier sur le dernier Earl Sweatshirt) et qui s’exporte très bien au format vidéo via leur chaîne Dailymotion ou celle de Deeper Than Rap.

Si l’Abcdr n’est toujours pas passé au format papier, l’un de ses auteurs vient de publier un ouvrage qui offre une exploration transversale du rap français au travers de cent disques clés qui retracent l’histoire du genre de ses premiers balbutiements jusqu’à aujourd’hui. Un livre conséquent aux allures de discothèque idéale, truffé d’anecdotes, qui fait autant la part belle aux classiques qu’à des disques complètement anonymes (sérieux, vous saviez que Le Célèbre Bauza avait sorti des albums?).

Sorti sur l’excellente maison d’édition Le Mot et le reste, Rap français, une exploration en 100 albums a été cuisiné avec amour par le rédac’ chef adjoint Mehdi Maizi, aussi animateur de l’émission, qui à déjà su démontrer son amour pour le rap dans la langue de Molière – et pour les chemises en jean, aussi. En tout cas, on en connaît quelques-uns qui vont avoir envie de faire chauffer les plateformes BitTorrent après avoir lu ce livre, qu’on recommande autant au novice qu’à l’amateur de rap confirmé.

Et histoire de prolonger un peu le plaisir une fois le bouquin dévoré, on vous invite à aller fouiner du côté de Vincent Piolet et de son très bon Regarde Ta Jeunesse Dans Les Yeux. Il y a moyen d’y trouvez aussi son bonheur.

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Aurélien
Goûte mes disques 28 Avril 2015

- Interview Mehdi Maizi

Également édités chez Le mot et le reste, les deux ouvrages de Sylvain Bertot (Rap, Hip-Hop et Rap indépendant) nous avaient régalés. Très pointus coté US, on sentait pourtant que le cœur n’y était pas coté rap français. Affront lavé! Ce mois-ci, Mehdi Maizi de l’Abcdr sort Rap français, une exploration passionnée en 100 albums qui montre que si la culture hip-hop est bien américaine, notre vivier de rappeurs a produit ses propres chefs d’œuvres, singuliers et marquants pour plusieurs générations en 25 ans d’activité. Rencontre avec l’auteur pour parler de sa vision du rap français, ses albums fétiches, anecdotes en tous genres, et bien sûr… les grands « oubliés » du classement.

Comment t’es tu retrouvé à écrire ce livre?

La demande venait de l’éditeur, qui voulait un ouvrage entièrement consacré au rap français. Sylvain Bertot avait été contacté dans un premier temps, car il avait déjà produit deux livres de qualité sur le sujet. Mais cette fois, ça ne le branchait pas. Il ne se sentait pas légitime pour le faire, car ce n’est pas un grand auditeur de rap français à la base.

Tu ne t’es pas trop pris la tête pour la sélection?

Pas tant que ça en fait! Il n’y a pas de vérité absolue. J’ai donné la mienne, avec des choix très personnels. Si ça ouvre le débat tant mieux! Le titre du livre montre que le côté sélectif est assumé. Ceux qui ne sont pas cités ne sont pas moins bons. C’est une «exploration». Ce ne sont pas «les indispensables». Le panorama est vraiment très large.

Quel est le premier disque de rap français que tu as eu entre les mains?

Le tout premier, c’était Première Consultation de Doc Gynéco. J’avais 10 ans quand il est sorti en 1996. Authentik de NTM, De la Planète Mars d’IAM et les premiers Assassin, je les ai découverts à posteriori. Je suis arrivé au rap au moment où il commençait déjà à devenir grand public.

Avec Doc Gynéco justement, ça devenait carrément pop. Toutes les familles avaient l’album à la maison. Ma mère n’était pas fan de rap mais elle adorait Première Consultation! La passerelle était inédite. Ce disque pouvait vraiment plaire à tout le monde.

Tu étais plutôt Secteur Ä à la base?

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Paul Muselet
Quali District Avril 2015

- "Rap.fr"

Quel genre musical a la plus mauvaise presse en France, toutes catégories confondues ? Le rap évidemment. Musique de demeurés incultes, de banlieusards illettrés, de racailles, le rap est le pire réceptacle à clichés (pas toujours faux…) surtout lorsqu’il s’agit de parler de sa version française.
Rédac’ chef du quasi-obligatoire Abcdrduson.com, Mehdi Maizi se coltine le lourd fardeau d’en faire sinon le tour, au moins une représentation fidèle sur toutes ses facettes, du plus underground au plus grand public, du plus gentil au plus méchant, du plus écrit au plus bâclé, du plus académique au plus aventureux. Les pionniers, les compilations fondatrices, les héritiers, les talentueux qui n’ont jamais confirmés, les à la marge, les mésestimés, les militants, les juste pour s’amuser ; le double M les a tous répertoriés, triés, chroniqués, avec, à chaque fois, la remise dans le contexte de l’époque et quelques anecdotes bien senties.
De son arrivée dans l’Hexagone, quelque part dans les années 80, à aujourd’hui, on suit le parcourt chronologique de la flamme venue du Bronx qui passe de micro en micro, monte en gamme, connaît un âge d’or, se vide de sens, perd ses valeurs, brasse des millions, survit dans l’ombre, renaît par endroit, tombant parfois dans des mains peu douées pour l’écriture… Et on rendra grâce à M² de ne pas tout encenser et d’avoir sélectionné aussi des albums à la qualité artistique discutable voire médiocre mais marqueurs d’une époque, annonciateurs de l’arrivée en trombe d’un rimeur ou planche d’appel pour une nouvelle tendance.
Devant cet exercice des 100, forcément réducteur, chacun y ira de son petit couplet râleur limite indigné sur le choix des albums et des rappers. Alors allons y du nôtre : où sont Lionel D., Kabal et Sinik ?

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Franck Cochon
Damn Right // Le Parisien 28 avril 2015

- Les 5 disques de rap français qui ne figurent pas dans mon livre ...

Je viens d’écrire un livre dans lequel je reviens sur les disques qui selon moi, sont les plus emblématiques de l’histoire du rap français. Pour ce faire, j’ai dû me limiter à 100. Ce qui est énorme et très peu à la fois.

Énorme parce qu’il n’y a pas 100 disques qui réussiront à mettre tous les auditeurs de rap français d’accord. Faites l’exercice avec le rap américain et cette centaine de disques vous paraîtra rapidement insuffisante. Cela dit, passé les 35 ou 40 « évidences » de type « L’École du micro d’argent » d’IAM, « Mauvais œil » de Lunatic ou « Conçu pour durer » de La Cliqua, on peut commencer à défricher l’ensemble des scènes hexagonales, ressortir des raretés, mettre en avant des curiosités ou s’aventurer à prendre de vrais parti pris. C’est ce que j’ai essayé de faire dans mon ouvrage.

Évidemment, des lecteurs trouveront forcément des choses à dire sur la liste retenue. Autant tuer le suspens tout de suite : j’ai moi-même ressenti de la frustration en l’élaborant. Si des projets ont été mis de côté à contrecœur, ils n’ont pas été oubliés pour autant. Pour VICE, j’ai donc sélectionné cinq disques qui ne figurent pas dans mon livre mais qui auraient pu y trouver leur place.

GRADUR – L’Homme au bob
L’album de Gradur est sorti après que je rende mes textes. Plus généralement, je pense qu’il faut laisser un certain temps aux albums et il aurait été prématuré de faire figurer un disque de 2015 dans cette liste. Ce sera intéressant de voir le statut que va acquérir ce projet au fil des années mais, à chaud, je le vois un peu comme le point culminant d’une tendance initiée à une grande envergure en France avec le premier album de Kaaris.
On parle beaucoup de trap en ce moment, à raison puisque les rappeurs s’y engouffrent avec plus ou moins de succès. La comparaison Kaaris/Gradur revient souvent alors que leur manière d’en faire est justement très différente. Le rap de Kaaris est beaucoup moins brut qu’on veut le laisser croire, ses textes sont plus travaillés, il y a une vraie volonté de varier ses flows et de se diversifier… Chez Gradur, tout est beaucoup plus instinctif et basé sur le gimmick et l’énergie. Présenté comme cela, ça pourrait sembler limité mais il a réussi la prouesse de faire en sorte que ça fonctionne sur tout un album. Si on ajoute à cela ses impressionnants chiffres de vente, on peut le voir comme le fer de lance d’une nouvelle génération. On verra donc si le temps considérera L’Homme au bob comme un disque important ou un épiphénomène.

ARSENAL RECORDS – Le Vrai hip-hop
Je vois déjà certains me clouer au pilori en raison de l’absence de cette compilation, sortie en 1996, dans le livre. En le réécoutant, on se rend compte à quel point l’ADN de La Cliqua – le groupe de Rocca, Daddy Lord C et Raphaël – est présent tout le long. Sorti entre Conçu pour durer et Entre deux mondes, il est une sorte de lien entre les deux disques et j’ai préféré le mettre de côté dans un souci de diversité. Mais c’est évidemment un indispensable : « Le Hip-Hop mon royaume », l’apparition des Petits Boss, le featuring de Shyheim, « Rap Contact », etc. Une époque suspendue dans le temps où La Cliqua, et surtout Rocca, donnaient l’impression de survoler le rap français.

SNIPER – Du rire aux larmes
Sniper est peut-être LE groupe de rap du début des années 2000. Du rire aux larmes s’est vendu à plus de 200 000 exemplaires et a alors confirmé le potentiel du groupe (aperçu précédemment au sein de leurs collectifs antérieurs M Group et Comité de Deuil). Il apparaît pourtant assez rarement lorsqu’on pense aux albums incontournables, probablement parce que le groupe a été matraqué sur Skyrock à un moment où le rap français et la radio commençaient à se regarder en chiens de faïence. À mon sens, Du rire aux larmes possède un statut similaire aux premiers albums de Disiz ou Sinik : des disques plutôt réussis, de véritables succès commerciaux, des singles connus de tous mais auxquels il manque probablement un ou deux titres vraiment forts. Plus globalement, je pense que ce sont des artistes qui ont longtemps couru après un disque définitif. Un peu comme Soprano, autre tête d’affiche qui déclarait d’ailleurs ne pas vouloir sortir de classique afin d’éviter de vivre ce que connaît Nas, « que l’on ramène toujours à Illmatic ».

NUBI – Scarlatitude
À titre personnel, j’ai toujours eu une fascination pour ceux que Sameer Ahmad a récemment désignés par le terme de « perdants magnifiques » dans son album éponyme. Ces gens brillants, plus doués que la moyenne, mais qui n’auront jamais la reconnaissance qu’ils auraient dû avoir. Ill, le rappeur des X-Men, est probablement l’exemple le plus fragrant, mais on peut également mentionner des virtuoses comme Le Célèbre Bauza ou M.O.M.S. Nubi est aussi de ceux-là. Scarlatitude est d’ailleurs régulièrement cité par une partie de la nouvelle génération (de S.Pri Noir à Deen Burbigo) comme l’un des disques qui les a le plus influencés. Sorti en 2006, en plein âge d’or des street-CDs en et porté par le single « Mack le biz », il confirmait que Nubi était un incroyable technicien.

ENZ – Ma boutique
Il s’est passé quelque chose d’intéressant en 2011 avec l’émergence de la scène 1995/L’Entourage. Même si ces groupes ont chacun évolué et proposent de nouvelles choses depuis, ils se sont d’abord fait connaître en essayant de remettre un certain son au goût du jour. Grossièrement, on pourrait parler de boom-bap, d’un retour à ce son que proposait le rap new-yorkais du milieu des années 1990. Ce qui est intéressant, c’est que plusieurs rappeurs ont pratiqué ce rap quelques années auparavant, mais sans rencontrer le même engouement. Dernier Pro, Tchad Unpoe et donc Enz, dont l’album paru en 2007 Ma Boutique est probablement le disque le plus abouti sorti par cette scène. Je le compare un peu aux Deux Pieds sur Terre sorti un an plus tôt par Kohndo, et avec lequel il partage influences et différents producteurs.

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Mehdi Maizi
Vice 21 avril 2015

- Rap français

Mehdi Maizi, l’une des plumes de l’excellent site l’Abcdr du Son publie aux éditions Le Mot et le Reste, Rap Français, une exploration en 100 albums.

Les mauvaises langues diront qu’il s’agit d’une énième anthologie des classiques du rap français. Mais Rap Français, une exploration en 100 albums a une raison d’être car c’est la première fois qu’un auteur d’une génération n’ayant pas connu les débuts du Hip Hop se penche de près sur les albums clefs. Cet exercice est d’habitude l’apanage d’un Olivier Cachin qui a publié les 100 albums essentiels du rap en 2006 chez Scali dans lequel il était question du rap des deux côtés de l’Atlantique.

Ce regard neuf avec plus de recul que pose Mehdi Maizi est pertinent puisqu’il prend en considération le rap français dans sa pluralité et sa diversité. En effet, l’auteur tient compte dans cet ouvrage du rap dit « alternatif » en mentionnant certains héros du très bon documentaire, Un jour peut-être une autre histoire du rap français avec des artistes comme les Svinkels, TTC ou Le Klub des Looser. Ainsi, il donne un coup de projecteur sur un pan entier du rap français dont on a sous-estimé le poids et la portée.

L’autre particularité de Rap Français, une exploration en 100 albums est qu’il est d’actualité, plus contemporain prenant en compte les albums marquants sortis récemment comme Or Noir de Kaaris.

Comme toute anthologie, cet ouvrage aura ses détracteurs qui critiqueront le choix de l’auteur avec des interrogations du style « Pourquoi il a choisi Ouest Side et pas Temps Mort de Booba ? Là n’est pas la question car ce livre qui se lit assez facilement avec son style fluide est un abcdr, un genre de « Rap français pour les nuls » pour que les néophytes puisse avoir une bonne base. Quant aux puristes de rap français, ils ne seront pas en reste car Rap Français, une exploration en 100 albums peut faire aussi office de séance de rattrapage afin de se (re)pencher sur certains albums.

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Olivier Mukiandi
Street Rules 15 avril 2015

- [Interview] Mehdi Maizi : “Il faut prendre ce livre comme un appel à la (re)découverte.”

Si vous aimez le rap français, vous connaissez sûrement Mehdi Maizi. Tête d’affiche du fameux site spécialisé abcdrduson.com, le jeune homme touche à tout. On l’a connu à l’écrit sur le web et en vidéo via Dailymotion où il interviewe au fil de l’eau tout le rap français. C’est aujourd’hui dans les librairies qu’on le retrouve avec la parution d’un livre consacré à sa passion “Rap français : une exploration en 100 albums“. On lui a posé quelques questions pour en savoir plus sur l’ouvrage.

Depuis quand as-tu en tête d’écrire un livre ?
Je n’avais pas spécialement cela en tête au départ. Au sein de l’Abcdr, on avait déjà émis l’idée d’un bouquin réalisé à plusieurs mains sans que cela ne se concrétise vraiment. Étant donné que j’avais pas mal de projets à côté, j’avais un peu mis ça de côté. Tout a changé quand Le Mot et Le Reste, l’éditeur, nous a contacté. Ça s’est fait via l’intermédiaire de Sylvain Bertot qui avait déjà écrit deux livres chez eux. Le premier, Rap, Hip-Hop, 30 années en 150 albums, de Kurtis Blow à Odd Future a, je crois, connu un certain succès. Par contre, il se focalisait essentiellement sur le rap américain. L’éditeur avait envie d’avoir quelque chose de comparable sur le rap français sauf que Sylvain ne se sentait pas de le faire. Tenancier du site fakeforreal.net, il connaissait l’Abcdr et les a redirigé vers nous. Après une discussion en interne et compte tenu du format souhaité par la maison d’édition (une intro suivie d’une série de chroniques), il en est ressorti que j’étais le plus motivé pour me lancer dans ce projet.

Comment t’es-tu aiguillé vers un top 100 ?
Ça n’est pas réellement un top dans la mesure où il n’y a pas de classement. L’idée est vraiment de présenter 100 disques différents, sans volonté de les hiérarchiser. Le nombre de 100 peut paraître énorme, notamment parce qu’il n’y a pas 100 disques unanimement considérés comme des classiques incontournables en rap français. C’est justement ce qui est intéressant : une fois que l’on a parlé des disques que tout le monde aurait mis, on peut commencer à défricher des scènes, parler d’artistes qui nous tiennent à cœur, afficher de réels partis pris etc.

Comment s’est faite ta sélection ?
C’est un mélange entre des disques évidents et une volonté de mettre en avant des artistes parfois injustement oubliés. Afin d’être le plus exhaustif possible, j’ai d’abord choisi de me limiter à un disque par artiste. Ensuite, je voulais aller contre l’idée générale qui consiste à dire que les meilleurs disques sont tous sortis entre 95 et 99. Effectivement, il y a eu énormément de grands disques sortis à cette période… Mais il y a en a eu également dans les années 2000. Je me suis attaché à avoir un équilibre dans les époques présentées. Indépendamment de la volonté d’exhaustivité, j’ai aussi la conviction que les années 2000 ont été bien plus intéressantes qu’on ne le dit généralement.

Est-ce que, comme tous les livres sur le rap français, il est préfacé par Olivier Cachin ou on entre enfin dans une nouvelle ère ?
Mon livre n’est pas préfacé. Donc, peut-être qu’on rentre dans une nouvelle ère, celle des livres de rap sans préface tout court !

Est-ce que tes gouts entrent en compte ou tu fais preuve du plus d’objectivité possible ?
Je pense qu’on ne peut jamais être totalement objectif et qu’il faut accepter le fait que, dans toute liste, il y aura une part de subjectivité. Après, l’intérêt d’un exercice comme celui-ci est aussi de dépasser ses goûts personnels. Il y a des groupes dont je n’ai jamais été un grand auditeur mais dont je suis obligé de parler, tout simplement parce qu’ils ont joué un rôle prépondérant. Mais, une fois qu’on a passé ces évidences, les goûts personnels rentrent forcément en compte. C’est d’ailleurs ce qui est, je crois, intéressant. On ne mettra jamais tout le monde d’accord donc autant chercher à mettre la lumière sur des disques qu’on apprécie réellement. Ce sont généralement ceux dont on parle le mieux.

Est-ce que l’équipe de l’Abcdr a été impliquée dans cette œuvre ?
Passée la discussion initiale que j’évoquais tout à l’heure, il y a eu très peu d’interactions. J’ai sollicité quelques proches, dont certains membres de l’Abcdr, à deux moments bien précis : lorsque je mettais en place ma liste (surtout dans le but d’avoir le panorama le plus large avant d’arrêter ma sélection) et lorsque nous discutions avec l’éditeur des albums à placer sur la pochette et du titre exact de l’ouvrage. Le titre d’ailleurs a son importance : on parle bien d’une exploration en 100 albums. L’idée n’est pas de donner ne vérité absolue ou de livrer les 100 disques définitifs du rap français. Il faut plutôt prendre ça comme un voyage, se prendre au jeu, découvrir ou redécouvrir des disques… C’est comme ça que je l’ai pensé.

Qu’est-ce que ça te fait toi, en tant que personne, de voir ton nom sur un beau livre ?
Honnêtement, ça fait plaisir et ça représente une forme de concrétisation. Lorsque j’ai vraiment commencé à ne quasiment plus rien écouter d’autre que du rap (ça évolue un peu depuis, je me soigne en prenant de l’âge), j’avais l’habitude de mettre un disque et de l’écouter presque religieusement, sans rien faire d’autre. Je me dis que tout ce temps passé à ne rien faire d’autre qu’écouter du rap prend un peu de sens avec la sortie de ce livre.

Est-ce que tu as peur d’avoir commis des erreurs terribles et n’as-tu pas peur de regretter ton choix ?
Encore une fois, je pense qu’il faut être à l’aise avec l’idée qu’il y a probablement autant de listes que d’auditeurs de rap français. Je suis moi-même frustré de ne pas avoir pu parler de certains disques, je me dis que j’aurais pu ajouter des disques qui sont sortis récemment… Mais, comme je le disais, l’idée n’est pas de délivrer la liste ultime des 100 albums de rap français qui a, de toute façon, vocation à évoluer avec le temps. Il faut prendre ce livre comme un appel à la (re)découverte.

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Stéphane Fortems
Le Rap en France 17 avril 2015

- Les 100 albums indispensables du rap français

Comment fait-il ? Animateur, psychanalyste, membre éminent de l’Abcdr… Le journaliste Mehdi Maizi (oui, notre Mehdi) est un garçon très occupé. Et pourtant, sans crier gare, il a quand même trouvé le temps d’écrire un livre. Le thème ? Le rap français, évidemment, avec une exploration du genre en pas moins de cent albums emblématiques. Nous n’avons pas encore eu la chance d’avoir le bouquin entre les mains, mais nous sommes très curieux de découvrir cette sélection qui promet de faire débat. Et nous brûlons déjà de questions : quel sera l’énorme oubli que Mehdi regrettera amèrement dans deux ans ? Va-t-il réhabiliter le disque 1 de La Fouine vs Laouni ? Quid du rap de Saint-Étienne ? Combien de fois va-t-on lire l’expression « esthétique rugueuse » ? Et surtout : Panique Celtique fera-t-il le final cut ? Réponse le 17 avril, dans toutes les librairies.

Rap français, une exploration en 100 albums (éditions Le Mot et le Reste), est disponible en précommande FNAC et Amazon.

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JB
Abcdrduson 10 avril 2015

- Faut-il investir 21 euros dans le bouquin de Mehdi Maizi ?

Premier album de Mehdi Maizi, « Rap Français, une exploration en 100 albums » est un disque très particulier. D’abord, il y a ce format étonnant : pas de boitier, pas de CD, uniquement un (très gros) livret. Des prods extrêmement minimalistes – pas de beat, aucun sample ni compo – aux refrains simplement inexistants, difficile de comprendre où a voulu en venir le rappeur. « Le silence n’est pas un oubli », chantait Lunatic en l’an 2000. Maxime appliquée à la lettre par Mehdi, qui fait ici une démonstration de maitrise des rythmes aphones. Posée par France Culture, la question « Le silence peut-il être musical ? » prend ici tout son sens. Ode au muet – la seule sonorité notable ici est celle des pages qui se tournent -, cette exploration en 100 albums n’est clairement pas dans la tendance – ni cherchez pas d’autotune ou de featurings avec Future – mais semble s’inscrire dans la bonne direction : le sens chronologique.

« Rap Français, une exploration en 100 albums » (que l’on abrégera ensuite par l’acronyme RFUEECA) est un bouquin avec des défauts et des qualités : les qualités de ses défauts, et les défauts de ses qualités. Sa construction, tout d’abord, est très linéaire : 100 albums, classés par ordre chronologique, avec une double-page par album. Chaque chronique, elle aussi, obéit à une construction plutôt linéaire : contextualisation de la sortie, description du disque, rappel des titres importants, et rapport rapide sur les prods. Avec, en fonction de la période, un mot sur la carrière antérieure ou postérieure de l’artiste/du groupe, toujours en conservant une temporalité très neutre. Mehdi traite d’un album de 1991 comme d’un album de 2014 : avec le point de vue de l’auditeur lambda à l’instant T. C’est un parti pris, que l’on jugera comme une qualité ou comme un défaut selon sa sensibilité et ses attentes. RFUEECA n’est pas un bouquin d’analyse. Il livre simplement des faits, se place en simple observateur, comme le guide d’un safari touristique. Le co-redacteur en chef de l’Abcdrduson est là pour nous présenter un panorama global de la faune et de la flore du paysage rap français, pas pour le disséquer.

Chaque chronique d’album va à l’essentiel, le lecteur peut ainsi prendre le temps de s’arrêter sur des disques qui ne l’ont pas forcément marqué, ou qui ne lui ont pas forcément plu. A titre d’exemple, j’ai même lu le passage sur Youssoupha.

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Genono
Captcha Mag 27 avril 2015

- Pour Booba, le rap est aussi un sport de combat

La star du hip-hop français, de retour avec un septième album solo, est le champion toutes catégories d’un rap qui s’envisage également comme une lutte, avec ses « roulements de mécaniques » et parfois ses mauvais coups.

« Le rap game, c’est la compétition entre rappeurs, ça existe depuis toujours. Aux débuts du rap français, ça existait déjà entre IAM et NTM », rappelle à l’AFP Booba, qui reçoit dans les locaux de sa marque de vêtements avec son éternelle casquette tombant sur les yeux. « Rap et sport, ça va ensemble, il y a cette mentalité de vouloir gagner, cette mentalité de quartiers, c’est très tribal », décrit le rappeur de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), 38 ans et carrure d’athlète (1,92 m), qui publie lundi D.U.C., son septième album solo.
Avec ses ventes conséquentes (1,5 million d’albums solo vendus depuis 2002, selon son entourage) et son sens aiguisé des affaires, l’ex-membre du groupe Lunatic est présenté comme le champion actuel de ce rap game. Lui-même, comme le ferait un boxeur, revendique « zéro défaite » à son palmarès.
L’esprit de compétition, les « roulements de mécaniques » et les chansons dopées à l’égo, tout cela est « presque une tradition du rap » et du hip-hop en général (danse et grafitis compris), souligne Mehdi Maizi, journaliste à l’ABCDR du Son, un site spécialisé sur le rap, et auteur d’une anthologie du rap français (parution le 17 avril aux éditions Le Mot et le Reste).

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OU SUR LE SITE DE L’EST ÉCLAIR

Anthony (AFP)
Le Figaro 11 avril 2015
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