Parution : 28/10/2021
ISBN : 9782361398590
444 pages (14,8 x 23,5cm)

Musiques

Traverses et horizons en 400 disques

L’évolution musicale du siècle dernier, jusqu’à nos jours, revisitée par une sélection passionnante.
En 2006 nous publions Rock, pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels de Philippe Robert. Cette anthologie ouvrira une série d’ouvrages références invitant à l’exploration transversale des genres musicaux. Quinze ans plus tard et fort de sept opus à son actif allant du folk aux musiques expérimentales, l’auteur achève un travail de synthèse minutieux et propose une anthologie totale : 100 ans de musique en 400 albums, à la croisée des genres. Musiques, Traverses & Horizons donne à voir une construction de l’histoire musicale du XXe siècle où Moondog croise Oneohtrix Point Never, John Cale, Etta James et Colette Magny. Guidée par la passion et le plaisir de transmission, cette œuvre rétrospective invite à fouler les chemins de traverses menant à la découverte d’un horizon musical inédit.

Revue de presse

- Musiques, Traverses et Horizons Valérie Bisson Section 26 8 janvier 2022
- Quatre cents albums pour dire une autre musique Jean-Pierre Simard L'Autre Quotidien 13 janvier 2022
- Musiques, Traverses et Horizons Didier Smal La Cause Littéraire 4 janvier 2022
- Musiques, Traverses et Horizons François Gorin Télérama 22 décembre 2021
- L'inclassable discothèque Thierry Boillot L'Alsace 22 décembre 2021
- Musiques, Traverses et Horizons Patrick Benard Cultures co 18 décembre 2021
- Musiques, Traverses et Horizons Guillaume Malvoisin PointBreak.fr 17 décembre 2021
- Musiques, Traverses et Horizons Yves Tassin JazzMania 19 décembre 2021
- Ultime anthologie F.G. lavenir.net 17 décembre 2021
- Musiques, Traverses et Horizons Xavier Béal Rythmes croisés 3 décembre 2021
- Musiques, Traverses et Horizons Paskal Larsen Paskal Larsen Le Blog 28 octobre 2021
- Interview de Philippe Robert Maximilien Œdipe Purple Double Magazine octobre 2021

- Musiques, Traverses et Horizons

Au commencement était le son, ceux qui ne l’ont pas encore compris pourront toujours se pencher sur ce florilège de disques essentiels qui a le mérite de ne pas ressasser le top 100 habituel mais de nous faire cheminer dans des paysages d’air, de vibrations et d’intonations puissantes et décalées.

Traverses et horizons est un recueil d’archives qui compile l’évolution musicale du siècle dernier, une anthologie totale de 400 albums pour 100 ans de musique. S’écartant de tous les classement habituels, Philippe Robert œuvre en musicologue pointilleux qui aurait pour panneaux directionnels le folk, le jazz, le blues, le rock et les musiques expérimentales.
De 1902 à 2020, on a la chance d’y recroiser des albums puissants jalousement gardés en mémoire ou dans nos étagères de vinyles tel que le militant et essentiel We Insist ! Freedom Now Suite, de Max Roach, le fondamental Moanin’ in the Moonlight de Howlin’ Wolf, le mur et à point Sister Lovers de Big Star, le bruitiste The Ascension du saint père Glenn Branca ou encore l’initiatique From the Hip du bien nommé Section 25 (dont j’ai encore la K7 dans mon walkman d’alors) pour ne citer que ceux-là.

Avec la ferveur de l’adolescent qui écoute des trucs jamais entendus, des sons qui changeront sa vie pour toujours, des paroles qui entreront en résonance et lui ouvriront tous les chemins des possibles, fussent-ils de travers, Traverses et Horizons est comme une recherche du son perdu dans un monde en perpétuelle mutation. Philippe Robert œuvre avec l’érudition du routard qui a tout entendu et avec l’œil oblique du chercheur de nouveauté, son livre se parcourt d’une main alerte, une autre sur sa plateforme d’écoute favorite en ayant pris soin de se dégager du temps, denrée qui se raréfie comme les métaux précieux, et d’avoir ajusté son meilleur casque. Bon voyage akashique !

Une chronique à retrouver sur Section 26

Valérie Bisson
Section 26 8 janvier 2022

- Quatre cents albums pour dire une autre musique

En 2006, Philippe Robert sortait Rock, Pop un itinéraire bis en 140 albums essentiels. Une sorte de bible parallèle des « musiques de l’ombre » qui se voit en 2021 rééditée et multipliée avec un spectre très large allant des années 1950 à 2020, décliné en 400 albums de tous genres, qu’on pourrait qualifier de musiques indépendantes et de traverses pour auditeur érudit.

Musiques indépendantes, comme aveu ironique de ce que seraient les autres : dépendantes, soumises aux diktats du marché, de la rentabilité rapide et obsolète, à la consommation éphémère et à la qualité parfois malmenée, souvent douteuse et toujours en phase avec les attentes du consommateur peu scrupuleux. Mais justement, le voyage parle ailleurs. […]

Le guide, faisant la part belle aux artistes « qui ne font jamais les couvertures des magazines mainstream » développait une chronique pour chacun des albums « essentiels » d’un artiste choisi, agrémenté d’une discographie fouillée du nominé ainsi que d’une indispensable et malicieuse notule intitulée « Également conseillés » qui ouvrait de façon subjective des liens avec d’autres univers ou influences et d’autres références voisines du catalogue ainsi sélectionné. Le moins qu’on puisse faire depuis les internénets. […]

Comme les actuels dirigeants n’ont absolument rien compris à la culture vivante et qu’ils asphyxient les créateurs en leur imposant des obligations auxquelles, eux-mêmes ne se soumettent pas – et en attendant de pouvoir assister à des concerts debout – on vous conseille de lire ce gargantuesque opus qui va vite vous faire oublier les affligeantes programmations de la fibre, qu’il s’agisse de radio ou de télé.… Allumez votre ordi, partez à la découverte d’un autre monde qui dit exactement ce qu’il a à dire. Mais en musique, sans filtre et avec beaucoup de surprises à la clé. Rester vivant, c’est rester curieux. Let’s go !

Retrouvez l’article en intégralité

Jean-Pierre Simard
L'Autre Quotidien 13 janvier 2022

- Musiques, Traverses et Horizons

[…] Il en va de même pour l’ouvrage de Philippe Robert, Musiques : sur quel site Internet trouver une liste de quatre cents disques ayant tous pour vertu de rendre poreuses les limites entre les genres musicaux tout en restant, pour la majorité d’entre eux, audibles, c’est-à-dire composés de mélodies et d’harmonies et non de simples agressions bruitistes ?

Cette liste, imparfaite, incomplète, sujette à caution (par une forme étrange de snobisme, Robert parvient à éviter la mention de tout disque du Velvet Underground, sauf à considérer l’infernal Metal Machine Music de Lou Reed comme une suite extrême donnée à White Light/White Heat), est proposée dans Musiques, Traverses & horizons en 400 disques – que l’on peut d’abord qualifier de beau livre, puisque toutes les pochettes sont reproduites en couleurs dans une mise en page sobre et claire. […]

Qu’à cela ne tienne, car le voyage proposé par cet ancien journaliste, chronologique (c’est le plus évident lorsque l’on parle de disques qui ont parfois explosé les limites des genres musicaux), est une véritable incitation à l’ouverture des oreilles, puisque l’année 1977, pour ne prendre qu’un seul exemple, permet d’organiser la confrontation entre Richard Hell et Junior Murvin, entre le punk rock et le reggae roots – c’est un peu comme l’ordre alphabétique dans une discothèque, qui fait se rencontrer des artistes a priori antagonistes. Ceci n’est qu’un exemple, mais incite à souligner une grande qualité des choix de Robert : nombre d’entre eux, on les sait transgressifs, et ils sont pourtant accessibles à toutes les oreilles, d’où la surprise ressentie en croisant par exemple Odyssey & Oracle des Zombies (j’ai toujours cru que c’était juste un excellent album pop, et je l’adore toujours tel quel…).

Autre qualité de Musiques : une écriture moins journalistique et plus nerveuse, plus revendiquée subjective que celle de Rock’n’roll. Robert publie un livre, certes, mais on a surtout l’impression qu’il convie le lecteur à visiter sa discothèque, avec le désir irrépressible de partager telle ou telle merveille – d’ailleurs, Robert a aussi publié des disques, ce qui en dit long sur le désir en question. Ce désir, on le connaît, et Robert en fait part avec style, trouvant les mots pour traduire l’émotion ressentie à l’écoute d’un disque. En toute subjectivité, et puisque l’album Laughing Stock de Talk Talk (1991) est un de ces disques de traverse qu’on a aussi cherché à partager in illo tempore, citons les mots par lesquels Robert invite à l’écouter : « D’entrée, après dix-huit secondes de silence, Talk Talk propose de réapprendre à écouter, au fil d’un album dans lequel l’espace occupe une place centrale. Symboliquement, Laughing Stock naît du silence qu’il apprivoise à force de nuances : six pièces s’installent dans la durée, s’étirent au ralenti à partir de presque rien, histoire de mettre en forme l’indicible, sans aucune note inutile ». Robert décrit, certes, mais il essaye surtout d’éveiller chez le lecteur le désir d’écouter – et y parvient souvent. C’est cela, écrire bellement sur la musique.

Une chronique à retrouver sur La Cause Littéraire

Didier Smal
La Cause Littéraire 4 janvier 2022

- Musiques, Traverses et Horizons

Il y a quinze ans, Philippe Robert publiait chez le même éditeur un Itinéraire bis en cent quarante albums essentiels de la pop et du rock ; suivi l’année d’après de Musiques expérimentales : une anthologie transversale d’enregistrements emblématiques. Ce nouveau et copieux volume fait converger les deux démarches et recense quatre cents albums au culte plus ou moins vivace, « une longue dérive » plutôt qu’une discothèque idéale de plus. De Jean Dubuffet à Sunn O))), on croise des classiques et des obscurs, avec principalement deux lignes de force, l’une bruitiste (avant-gardiste ou industrielle), l’autre folk (tirant parfois sur le jazz). Loin des grosses machines, on chemine ici dans la marge au sens large.

Une chronique à retrouver dans la sélection de fin d’année de Télérama

François Gorin
Télérama 22 décembre 2021

- L'inclassable discothèque

Journaliste spécialisé curieux de tout, Philippe Robert propose une discothèque idéale d’un autre genre, s’écartant volontairement de tous les classements habituels. 400 disques couvrant un siècle entier de création sont ainsi soigneusement expliqués, remontant aux origines du folk, du jazz, du blues, du rock ou des musiques expérimentales.
Certains artistes totalement oubliés ressurgissent comme l’avant-gardiste Harry Partch, la chanteuse free-jazz Patty Waters ou le précurseur électronique Philippe Besombes. D’autres sont plus connus comme Sun Ra, Moondog, Buffy Sainte-Marie, Yoko Ono ou Nick Drake. Mais à l’arrivée, cette somme de sons venus d’ailleurs est totalement inattendue. Une mine d’or pour les amateurs d’horizons inédits.

Une chronique à retrouver dans l’Alsace

Thierry Boillot
L'Alsace 22 décembre 2021

- Musiques, Traverses et Horizons

Revisitez l’Histoire de la Musique Moderne et du Rock

En 2006, l’éditeur Le Mot Et Le Reste publie Un itinéraire bis en 140 albums essentiels. Quinze ans plus tard et un bon nombre de livres lié au sujet, Philippe Robert rassemble, dans un excellent ouvrage, ces années de recherches musicales avec un beau pavé de 450 pages recommandables pour un livre cadeau à tous les amateurs de musiques diverses et originales, orientées forcément du côté rock, mais pas que…

Ça pèse lourd et ça invite à (re)découvrir un certain nombre de groupes ou d’artistes. L’auteur pousse le bouchon très loin en puisant jusqu’au origines de la musique du XXème siècle. C’est dire qu’il y a de quoi revisiter l’indispensable à écouter, même si tout cela reste subjectif, forcément.

Le livre décolle de 1902 jusqu’à 2020, autant dire qu’il fait le tour du sujet à sa façon. On y croise Van Morrison, Gram Parsons, Joni Mitchell jusqu’à My Cat Is An Alien, tout près de nous.

L’ouvrage se rapproche obligatoirement du livre de Patrick Foulhoux, Hache Tendre Et Gueule De Bois, chroniqué récemment sur ce site, qui partent tous les deux à la recherche de groupes oubliés mais qui ont constitué l’essentiel de ce que nous aimons écouter aujourd’hui.

Faites-vous offrir les deux ouvrages, vous aurez une version originale et authentique de la musique contemporaine depuis un bon siècle et celui du rock depuis plus de soixante ans.

Une chronique à retrouver sur Cultures co

Patrick Benard
Cultures co 18 décembre 2021

- Musiques, Traverses et Horizons

400 disques, 434 pages, autant de raisons d’aller voir ailleurs si on n’y serait pas. 400 disques et autant d’itinéraires, possiblement marginaux, toujours culte, à parcourir de travers, à grandes enjambées ou même en moonwalk. En parfait habitué du cosmos, des frictions et des battements secrets du monde, Philippe Robert livre une somme. Pas une démonstration de savoir, pas un compendium pour digère aventureux, mais un livre de conseils. Musiques, traverses & horizons. Le genre de truc que tout ami devrait prodiguer à ses petits potes, curieux d’en savoir plus sur ce que faire de la musique veut dire, ce que graver du son dans la cire implique. Free jazz, Free Folk, folk maudit, expé la plus crue et plages ascensionnelles. Robert place l’alpha à 1902, Philippe l’omega à 2020, histoire de poser quelques bornes subjectives. Carla Bley, Jon Hassell, John Zorn, Harry Pussy, Eliane Radigue, s’il fallait extrait aléatoirement des noms de cette liste savoureuse comme une petite madeleine sortie du four. S’il a le poids d’un bible, ce bouquin en a la joie et les récits aussi. La langue prise diablement dans les 400 disques compilés haut la main.

Une chronique à retrouver dans la newsletter PointBreak.fr

Guillaume Malvoisin
PointBreak.fr 17 décembre 2021

- Musiques, Traverses et Horizons

L’objet se présente sous la forme d’une brique épaisse (un gros trois centimètres)… Le contenu échappe aux poncifs courants de fins d’années : « les 100 meilleurs albums de chansons picardes de tous les temps », « la discothèque idéale du gaffophone » ou encore « les dix plus belles déculottées du PSG… ». Quand bien même quelqu’un aurait le souhait d’en écrire les lignes, rien de tout cela ici…
Premier constat de l’auteur : un disque qui ne connaît aucun succès à sa sortie n’est pas nécessairement un mauvais disque. On ajoutera que l’inverse est encore plus vrai…
Des disques qui gagnent à être (mieux) connus, il en existe sans doute quelques milliers, voire plus. Sans doute beaucoup plus que les quatre-cents références retenues ici. On a tous en tête l’exemple du premier album du Velvet Underground (qui ne figure pas dans ce livre), devenu un album culte longtemps après : ceux qui l’ont acheté à sa sortie sont rares, mais ils ont tous créé un groupe de rock…
Philippe Robert évite de nous écraser sous le poids d’une culture de caste qui, avouons-le, nous aurait rapidement découragés. Au contraire, on aime lire ses commentaires éclairés, on s’étonne de ne pas avoir creusé les sillons d’un disque plus tôt, on voyage dans le temps et les styles (représentés en grand nombre, du classique contemporain en passant par le rock, le jazz ou la musique folk).
Et pour éviter toute forme de pure élitisme, il clôture chaque chronique en conseillant d’autres écoutes associées (une sorte de séance de rattrapage pour situer l’artiste) ce qui ouvre en grand le spectre de la découverte. A lire en prenant des notes et en se réservant des plages d’écoutes sur Spotify…

Une chronique à retrouver sur JazzMania

Yves Tassin
JazzMania 19 décembre 2021

- Ultime anthologie

Le journaliste Philippe Robert n’en est pas à son coup d’essai: après Rock, pop, un itinéraire bis en 140 albums essentiels, il propose une anthologie totale, parcourant 100 ans de musique en 400 albums. Un ouvrage précieux qui montre comment l’histoire musicale du XXe s’est construite. Ça se lit comme un recueil de nouvelles: d’une traite ou en picorant çà et là, selon son humeur, les histoires et les albums qui ont jalonné notre propre histoire.

Une chronique à retrouver sur le site lavenir.net

F.G.
lavenir.net 17 décembre 2021

- Musiques, Traverses et Horizons

La maison d’édition marseillaise Le Mot et le Reste, créée en 1996 et tournée majoritairement vers l’édition musicale de grande qualité, a publié le premier ouvrage de Philippe ROBERT en 2006 intitulé Rock, Pop un itinéraire bis en 140 albums essentiels. Cet ouvrage, sorte de bible parallèle des « musiques de l’ombre », se voit en 2021 rééditée et augmentée considérablement avec, pour cet auteur protéiforme et exigeant, un spectre très large allant des années 1950 à 2020 décliné en 400 albums de tous genres, qu’on pourrait qualifier de musiques indépendantes et de traverses pour auditeur érudit. […]

On aurait pu, on aurait dû… ; mais la critique étant facile, on dira simplement et avec honnêteté bravo le chroniqueur, chapeau l’homme aux multiples casquettes, bravo de ce savoir encyclopédique jamais ennuyeux, de ce goût protéiforme rare, rigoureux, érudit et convaincu (convainquant), de ce besoin de se relire et de revisiter quinze ans après cette anthologie en forme d’itinéraire bis, (ou de sentier secret), en marge de l’histoire « officielle » et pompeuse du rock. Un signe enfin : peu de chroniques de 2006 sont passées à la trappe, ce qui fait que cette nouvelle édition nous permet de découvrir ou de satisfaire notre besoin de curiosité et de complétude auprès des 260 nouvelles entrées.

C’est donc un ouvrage indispensable, pour notre plus grand bonheur et notre entière confiance dans les talents de fouille et d’archéologie de Philippe ROBERT qui restent intacts pour dénicher, guider et faire le miel des artistes décalés qui passeraient dans les radars et les filets de sa vigilance éclairée afin de nous laisser entrevoir dans cette toile savamment tissée de « nouveaux horizons » à venir.

Une chronique à lire en intégralité sur Rythmes croisés

Xavier Béal
Rythmes croisés 3 décembre 2021

- Musiques, Traverses et Horizons

Je tiens à tirer un coup de chapeau à Philippe Robert pour la pertinence, le choix des 400 albums qu’il a chroniqué dans ce livre. Il y a évidemment des classiques incontournables, mais il y a surtout pleins d’albums d’artistes/groupes qui sont peu, ou pas connus et d’autres à réévaluer. Ces choix musicaux concernent les styles folk, rock, blues, soul, funk, jazz, free, expérimental, indé, after punk. […]

Les magazines (Rock & Folk, Les Inrockuptibles, Magic, Rolling Stone) publient de temps à autres leurs Hors-Série de disques incontournables, disques de l’année. Le Mot et le Reste a également publié de nombreux livres sur les disques de chevets, dont certains sont écrit par Philippe Robert. Ainsi, un livre de plus sur le sujet, c’est juste un peu casse gueule, ce qu’a évité Philippe Robert. Déjà, il a une belle plume. Il arrive à décrire un album en nous donnant envie de l’écouter. Il joue le rôle de passeur à la perfection, tout comme Nicolas Ungemuth avec sa rubrique Rééditions dans le mensuel Rock & Folk. Le style d’écriture de Philippe Robert est à la foi fluide et érudit et surtout pas redondant. Moi qui écris dans les fanzines depuis 1991, je n’ai pas réussi à avoir son élégance de style. C’est pour ça qu’à ce jour je n’ai publié aucun livre. Mais je m’égare …

La sélection permet de découvrir des albums qui ont été publié à leur époque, soit en petit tirage, soit pas sortie au bon moment et ainsi passé sous les radars des critiques. […] Des cas d’école de ce type, il y en a une ribambelle à découvrir sous la plume affutée de Philippe Robert. Bonnes découvertes et bonne lecture !

Une chronique à retrouver en intégralité sur le blog de Paskal Larsen

Paskal Larsen
Paskal Larsen Le Blog 28 octobre 2021

- Interview de Philippe Robert

Grand passeur aux goûts obliques et joueurs, Philippe Robert revient en librairie avec une divine surprise de près de 500 pages. Avec Musiques – Traverses & Horizons qui parait chez Le Mot Et Le Reste, cet érudit venu de la caverne des introuvables nous conte une fabuleuse histoire du XXe siècle en 400 disques où Moondog croise Oneohtrix Point Never, John Cale ou Colette Magny.

MAXIMILIEN ŒDIPE PURPLE : Dans l’introduction tu émets l’idée d’un chemin de traverse vu comme une « insoumission aux normes standardisées par l’industrie ». Critique musical ayant fait sécession dans le sud de la France, as-tu ressenti un moment de rupture dans ton parcours ?!

PHILIPPE ROBERT Si rupture il y a, elle s’est incarnée dès les premiers disques achetés, Yoko Ono et King Crimson avant l’adolescence, puis le free jazz et les musiques expérimentales au lycée. Du coup, je ne me retrouvais qu’assez peu dans la presse spécialisée, que pourtant je dévorais. Dans les années 1971–1978, Paul Alessandrini dans Rock & Folk, Philippe Carles dans Jazz Magazine, Daniel Caux dans L’Art vivant, Pascal Bussy dans Atem, sont des influences pour moi. Le journalisme gonzo ne m’intéressait pas vraiment, et je classe Yves Adrien et Philippe Garnier à part. Explorer les traverses excitait ma curiosité. Très rapidement, j’ai fait le lien entre Lou Reed et La Monte Young : j’ai d’ailleurs acheté Metal Machine Music à sa sortie et ne m’en suis jamais remis. (rires) Quant à résider dans le Sud, c’était l’indépendance de pensée assurée ! […]

L’interview est à lire en intégralité dans Double Magazine

Maximilien Œdipe Purple
Double Magazine octobre 2021
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