Parution : 18/04/2019
ISBN : 9782360549719
528 pages (14,8 x 21)

29.00 €

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La Danse des infidèles

Bud Powell à Paris

L’histoire d’une amitié qui permet de voir de l’intérieur, sans paillettes, ce que pouvait être la vie des jazzmen exilés à Paris, pour lesquels talent ne rimait pas toujours avec reconnaissance.
L’histoire de Francis Paudras et Bud Powell semble exceptionnelle, romancée. Et pourtant ce récit qui nous plonge dans le milieu du jazz à la fin des années cinquante à Paris est bien réel. Comment ne pas être séduit par ce jeune illustrateur passionné de jazz qui, découvrant petit à petit l’enfer que vit Bud Powell, son maître, décide de le sauver. S’en suit le récit de longues années, où la générosité côtoie le génie, pour le meilleur et pour le pire, à la rencontre de grandes figures du jazz et des clubs et bars qu’ils ont hantés des années durant. Tantôt solaire, tantôt cru dans la réalité qu’il dépeint, ce récit est également l’occasion de revenir, articles et témoignages à l’appui, sur l’évolution d’une musique qui était, à cette époque, à un tournant essentiel de son histoire.

Revue de presse

- La pianiste et le sauveur Christian Larrède Son du Monde 24 avril 2019
- La Danse des infidèles Alex Dutilh France Musique // Open Jazz 22 avril 2019
- La Danse des infidèles Jean-Louis Lemarchand Les Dernières Nouvelles du Jazz 23 avril 2019

- La pianiste et le sauveur

Retour sur l’amitié déchirée entre Bud Powell et son fan éperdu Francis Paudras.

Ce furent les images en clair-obscur d’Autour De Minuit, film de Bertrand Tavernier (deux César et un Oscar, en 1987). Mais c’est bien le livre inspirateur, La Danse Des Infidèles (d’après une composition de Bud Powell) qui évoque pour la première fois l’année précédente le tumulte relationnel entre le jazzman et Francis Paudras, dessinateur et designer parisien à son compte, vivant chichement de son métier, mais ressuscitant chaque soir grâce aux concerts de jazz, et en particulier au génie du New-Yorkais. Lorsque Bud Powell s’installe en France en 1958, il n’est pas le premier musicien afro-américain à porter son dévolu sur un pays où son art semble mieux considéré, et le racisme moins prégnant qu’aux États-Unis. Dès 1962, Paudras se lie d’amitié avec lui, puis, aidé par le saxophoniste Johnny Griffin, prend en charge un traitement curatif de la tuberculose, l’héberge, ainsi que sa famille, et lui tient la main lors de son retour vers la mère patrie. Entre roman et monographie (incluant témoignages et articles de presse), la nouvelle édition de ce livre, chronique d’un désastre et d’une navrance annoncés, rend compte d’une épopée se transformant en errance, de par la volonté destructrice de son principal acteur.

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Retrouvez la chronique intégrale sur Son du Monde

Christian Larrède
Son du Monde 24 avril 2019

- La Danse des infidèles

Alex Dutilh vous parle de la réédition du livre de Francis Paudras : ”Un témoignage incroyablement documenté, précis, de ces années passées à côté de Bud Powell.

Écoutez toute l’émission sur le site de France Musique

Alex Dutilh
France Musique // Open Jazz 22 avril 2019

- La Danse des infidèles

La personnalité de Francis Paudras s’est dévoilée au grand public sous les traits de François Cluzet dans l’un des films les plus authentiques dédié à l’univers du jazz : ‘Autour de Minuit’ de Bertrand Tavernier. Fan inconditionnel de Bud Powell (rôle tenu à l’écran par Dexter Gordon) le jeune illustrateur racontait cette même année 1986 dans « La Danse des Infidèles » (titre d’une composition de son idole) son amitié pour Earl « Bud » Powell et son engagement de tous les instants entre 1959 et 1966 auprès d’un des maîtres du be-bop totalement perdu dans la vie quotidienne.

Réédité aujourd’hui, cet ouvrage n’a rien perdu de sa force émotionnelle et de sa puissance évocatrice du milieu du jazz à Paris où Bud résida de 1959 à 1965 et à New-York, où il décéda à 42 ans le 31 juillet 1966.

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Riche en informations, témoignages, anecdotes, La ‘Danse des Infidèles’ nous apporte aussi un éclairage pertinent sur les tribulations de Bud Powell, ses « exploiteurs » (patrons de clubs, sa compagne Buttercup), ses amis musiciens (Ornette Coleman, Art Taylor, Johnny Griffin…) et ses fidèles de la première heure, Elmo Hope et surtout Thelonious Monk (« Jamais je n’avais vu deux êtres aussi proches, aussi complices, aussi frères »).

Lire la chronique intégrale sur les DNJ

Jean-Louis Lemarchand
Les Dernières Nouvelles du Jazz 23 avril 2019
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