Parution : 20/01/2022
ISBN : 9782361399177
264 pages (14,8 x 21cm)

JJ Cale

Bertrand Bouard met en lumière le parcours passionnant d’un musicien de l’ombre.
De JJ Cale, on connaît surtout « Cocaine » et « After Midnight », popularisées par Eric Clapton, « Call Me The Breeze » reprise par Lynyrd Skynyrd et quelques clichés sur sa vie. Si le principal intéressé ne s’en offusquait guère, lui qui refusa pendant longtemps de montrer son faciès sur ses pochettes d’album, il fallait bien mettre en lumière l’étendue de son talent. Cet ouvrage revient donc sur la vie de ce musicien qui sut créer une sonorité unique, imitée par de bien plus célèbres que lui, parmi lesquels Clapton, Mark Knopfler ou Manu Chao, et légua au monde, jusqu’à sa mort en 2013, des chansons renversantes d’inventivité. L’auteur s’appuie sur les témoignages inédits de ses compagnons de route (manager, compagnes, famille, musiciens et amis), qui ont accepté de partager avec lui leur souvenir de cette figure aussi mystérieuse qu’attachante.

Revue de presse

- JJ Cale François Branchon Sefronia 23 mars 2022
- JJ Cale Yves Tassin Jazz Mania 17 avril 2022
- J.J. Cale, un succès planétaire en toute discrétion… Serge Hartmann Dernières Nouvelles d'Alsace 14 mars 2022
- JJ Cale Hervé Devallan Bretagne Actuelle 22 février 2022
- Qu'est-ce qui rend JJ Cale si spécial ? Matthieu Garrigou-Lagrange France Culture // Sans oser le demander 21 février 2022
- JJ Cale Romain Decoret Guitarist Acoustic Unplugged février 2022
- JJ Cale Guy Donikian La Cause Littéraire 14 février 2022
- JJ Cale Ronan Manuel Radio Rennes // Bon Vieux Temps février 2022
- JJ Cale, héros malgré lui Jean-Philippe Bernard La Liberté 5 février 2022
- JJ Cale, l'histoire vraie du guitar hero trop discret Olivier Nuc Le Figaro 02 février 2022
- JJ Cale Agnès Léglise Rock&folk Février 2022
- JJ Cale France 2 // Basique 27 janvier 2022
- JJ Cale Guillaume Malvoisin PointBeak 21 janvier 2022
- Call the breeze Sophie Rosemont Rolling Stones janvier 2022

- JJ Cale

Quiconque ayant connu les années soixante-dix se souvient des disques de J.J. Cale, ces Lp pondus métronomiquement chaque année, d’une musique toujours égale, parfaitement nonchalante, presque voluptueuse, idéale pour atterrir en douceur à la fin des soirées enfumées, métaphore sonore parfaite du fauteuil à bascule sur le porche en bois. […]

Remarquablement documenté, l’ouvrage de Bertrand Bouard part précisément de cette chanson, une composition très ancienne de Cale pour ouvrir son livre, qui n’est pas avare non plus d’informations étonnantes : qui se serait par exemple douté qu’un des premiers groupes résidents du Whisky A Go Go de Los Angeles en 1965 (quand y débutaient The Doors, Buffalo Springfield, The Byrds et tant d’autres) était le combo de J.J. Cale… Cette histoire passionnante, sorte de trou noir de l’histoire du rock, restait à écrire. C’est chose faite.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Sefronia

François Branchon
Sefronia 23 mars 2022

- JJ Cale

[…]
Le livre décortique tous les albums du guitariste chanteur d’une manière chirurgicale, y compris celui enregistré en duo avec Clapton, l’album hommage dont l’idée germe dans la tête de Clapton lors de son vol vers les States pour assister à l’enterrement. Et finalement l’album posthume « Stay alive ». Avec les « live », peu évoqués ici, c’est une vingtaine d’albums qui composent sa discographie, mais il a posé en plus sa guitare sur les albums de nombreux grands noms : Art Garfunkel, Bob Seger, Leon Russell, Neil Young, Paul Simon, John Hammond, Tony Joe White et des dizaines d’autres…

Un livre qui rend hommage à un musicien talentueux, novateur, dont le jeu de guitare était tout simplement impressionnant. Et unique. Mais qui rend aussi hommage à l’homme qui a su préserver son intimité et vivre dans une certaine quiétude, loin des tumultes et dégâts du milieu musical. Malgré le titre « Cocaine », il n’a jamais touché à ce genre de choses. Avec cette biographie aux innombrables détails, révélés parfois via diverses interviews, vous découvrirez la vie d’un artiste au destin hors des normes du milieu.
Je possède les huit premiers LP de Cale et j’avoue avoir replongé dans quelques-uns après la lecture de ce livre. Ce fut un plaisir et l’occasion de me dire que tout cela avait drôlement bien passé les ans.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Jazz Mania

Yves Tassin
Jazz Mania 17 avril 2022

- J.J. Cale, un succès planétaire en toute discrétion…

Sa fortune, il la doit surtout aux reprises de ses chansons par d’autres artistes. À commencer par Clapton qui lui vouait un véritable culte. Avec son jeu de guitare langoureux, J.J. Cale (1938–2013) a été l’un des visages les plus anonymes du rock. Qu’éclaire Bertrand Bouard dans une biographie. […]

Dans l’érudite biographie que Bertrand Bouard consacre à l’artiste on découvre une des figures les plus attachantes du rock. Une incarnation de la pudeur qu’on pressent dans cette technique du “laid back” qui le faisait toujours mixer son chant en retrait, en un temps (le début des seventies) où, porté par un hard rock en pleine expansion, les chanteurs évoluaient dans le tonitruant – la tétralogie de Wagner déboulant dans les Variations Goldberg de Bach. […]

Un article à découvrir en intégralité dans les Dernières Nouvelles d’Alsace

Serge Hartmann
Dernières Nouvelles d'Alsace 14 mars 2022

- JJ Cale

Toute sa vie, JJ Cale a su rester discret. Jusqu’à contrarier sa carrière. Mais pas son talent de compositeur et de guitariste. Une discrétion ostentatoire qui se remarque par l’absence de portrait du Monsieur sur ses albums et pas mal de concerts dos au public. Une timidité maladive diront certains. Pour les autres, une volonté de poursuivre une vie normale malgré un succès populaire rarement démenti. C’est en ça que le livre de Bertrand Bouard est intéressant : il laisse découvrir le personnage au fil de ses albums, mais aussi et surtout en laissant son entourage donner libre cours à ses souvenirs. Musiciens, compagnes, managers, tourneurs, famille… Tous sont unanimes : John Weldon Cale avait non seulement du talent mais aussi une générosité rare dans le métier. La preuve ? Il payait ses musiciens. Quand on connaît un peu le milieu, on note l’effet « whaou ».

De son style de vie itinérant à la rencontre avec celui qui fit sa fortune, Eric Clapton qui repris « After Midnight » et « Cocaine », voir Lynyrd Skynyrd avec « Call me the breeze » sur leur second album (celui de « Sweet home Alabama) qui sera de tous les lives, cette biographie nous permet – enfin ‘ d’en savoir un peu plus. On découvre que l’homme du Tulsa s’est servi de ses droits d’auteur pour vivre la vie rêvée, mais surtout rester lui-même, acceptant au sommet de sa gloire, de jouer dans des petites salles et d’être en première partie de gens beaucoup moins célèbres que lui. Il faut dire qu’aux Etats Unis, sa renommée reste presque évanescente. Il faut se rendre au Canada, en Australie et en Europe pour que JJ Cale soit reconnu à sa juste valeur. A telle point qu’il finit par signer sur le label du français de Buretel, Virgin France puis Because.

Oui, à la fin, ce livre nous fait aimer JJ Cale. Pour les bonnes raisons. Tous les artistes souhaitent l’argent sans la gloire. JJ Cale l’a vécu et on le jalouse secrètement.

Une chronique à retrouver sur Bretagne Actuelle

Hervé Devallan
Bretagne Actuelle 22 février 2022

- Qu'est-ce qui rend JJ Cale si spécial ?

JJ Cale a beau avoir écrit quelques classiques du rock mondial et influencé de nombreux artistes majeurs, il s’est toujours employé à minimiser son succès, voire à le tourner en dérision.

À la mort de JJ Cale, le 26 juillet 2013, Eric Clapton déclarait de son aîné qu’il était une des deux personnes à laquelle il devait sa carrière. Figure capitale du rock américain, l’initiateur du Tulsa sound a pourtant davantage brillé par la simplicité de son mode de vie (une “vie normale” que Clapton lui enviait) que par ses excentricités. À de nombreux égards, il déjoue les stéréotypes de la rockstar : comme s’il mettait sa personne en retrait pour mieux s’exprimer par la musique.

Une chanson de JJ Cale, Same old blues, est dans la Pièce jointe de Romain de Becdelièvre : le même est-il toujours le même lorsqu’il est repris par un autre chanteur ?

Réécouter l’émission sur France Culture

Matthieu Garrigou-Lagrange
France Culture // Sans oser le demander 21 février 2022

- JJ Cale
Inutile de se repasser “After Midnight” ou “Cocaïne”, ce livre entre en détail dans l’univers de John Weldon Cale. De ses débuts rock’n’roller à Tulsa, Oklahoma, à son apprentissage du western-swing local et de la country music, en passant par sa période hollywoodienne avec Leon Russell, jusqu’à la notoriété apportée par la reprise d’“After Midnight” par Eric Clapton, pour devenir un musicien itinérant, vivant dans une caravane Airline, le rêve de tout hillbilly qui se respecte. Les témoignages sont nombreux, musiciens, amis, épouses, famille. Les artistes influencés sont Clapton, Mark Knöpfler, Tom Pretty et bien d’autres. L’histoire d’un homme qui a su vivre libre, loin de la gloriole inutile. L’auteur a compilé ici une masse impressionnante de connaissances et d’interviews exceptionnelles.
Romain Decoret
Guitarist Acoustic Unplugged février 2022

- JJ Cale

[…]
Bertrand Bouard illustre son texte de quelques photos, et l’une d’elles montre un JJ Cale très jeune en parfait rocker, jean et chemise ouverte sur un t-shirt blanc, aux antipodes de l’image du musicien plutôt serein qu’il deviendra. C’est aussi à cette époque qu’il acquiert une guitare Gibson Les Paul, qu’il va laisser de côté en avril 1957 pour son service militaire, qui durera six mois, durant lesquels il va s’initier « aux rudiments des techniques d’enregistrement, de production, de diffusion, effectue des montages, visuels et sonores ». De retour à Tulsa, il montera, avec son père, un petit studio d’enregistrement à l’arrière de la maison familiale. […]

Nous suivons avec Bertrand Bouard la trajectoire de ce musicien qui se payait le luxe de pouvoir se promener partout ou presque sans être reconnu, un anonymat que beaucoup lui enviaient. Ce trait de caractère, comme de nombreux autres, l’auteur les a rassemblés grâce aux témoignages de ses compagnons de route (amis, musiciens, famille) et l’ouvrage est également riche de précisions quant aux différents albums et concerts que JJ Cale nous a offerts. Cette trajectoire, l’auteur sait la rendre captivante tant pour la richesse de la documentation que par l’écriture qui n’est pas étrangère à la réussite du projet.

Une chronique à lire en intégralité sur La Cause littéraire

Guy Donikian
La Cause Littéraire 14 février 2022

- JJ Cale

Cette semaine à la découverte de la biographie fort bien écrite de Bertrand Bouard sur JJ Cale, parue aux éditions Le Mot et Le Reste.

Réécouter l’émission en ligne

Ronan Manuel
Radio Rennes // Bon Vieux Temps février 2022

- JJ Cale, héros malgré lui

Le journaliste français Bertrand Bouard évoque l’emblématique et secret guitariste américain dans une biographie riche et nuancée.

[…] Tout JJ Cale se trouve dans cette anecdote. Une anecdote en forme de sketch dont se sert Bertrand Bouard pour densifier le prologue de la biographie qu’il consacre au génie discret de l’Oklahoma. Ce journaliste spécialisé qui collabore notamment avec L’Express et Rock’n’Folk se passionne pour le rock des années 60 et 70. On lui doit notamment des ouvrages de référence sur Lynyrd Skynyrd ou The Band mais ce JJ Cale-là s’impose comme sa grande œuvre. Avec patience, dans une langue habile, Bouard refait le film de la drôle de vie d’un des personnages les plus influents mais aussi l’un des plus secrets de la musique populaire américaine de la fin du XXème siècle. […]

Au fil de chapitres intenses, Bertrand Bouard peint le portrait sensible d’un homme profondément humain, touché par la grâce sans que cela lui monte à la tête, refusant d’intégrer le star systemen dépit de l’adulation que lui témoignaient ses pairs et certains amis prestigieux (Clapton en tête). Le récit mené comme un road movie sent la poussière du Sud et de l’Amérique profonde. Il permet aussi, surtout, de voyager au cœur d’une discographie riche en chefs-d’œuvre en participant à l’enregistrement d’albums monumentaux tels que Naturally, Troubadour, Grasshopper, To Tulsa And Back, The Road to Escondido ou encore Roll On. Etrangement, ce génie bougon n’a pas encore été intronisé au Rock’n’Roll Hall Of Fame, contrairement à bien d’autres musiciens à peine dignes d’accorder leur guitare. Selon son biographe, JJ Cale ne risque pas de se retourner dans sa tombe pour si peu. On n’a aucune peine à le croire.

Un article à retrouver en intégralité sur La Liberté

Jean-Philippe Bernard
La Liberté 5 février 2022

- JJ Cale, l'histoire vraie du guitar hero trop discret

Une remarquable biographie du musicien américain vient de paraître, qui tord le cou aux clichés et révèle un travailleur acharné.

Disparu en 2013 après une carrière entamée dans les années 1950, J.J. Cale a été l’objet d’un sérieux culte auprès d’amateurs disséminés dans le monde entier. Si on connaît quelques-unes de ses chansons pour être devenus des standards par d’autres interprètes (After Midnight et Cocaine ont été popularisés par Eric Clapton), l’homme, du genre taiseux, est demeuré une énigme. Notre confrère Bertrand Bouard lui consacre une biographie fouillée, qui rend hommage au talent et à la singularité du chanteur guitariste. […]

Il est heureux qu’un français soit le premier à consacrer une biographie au natif de l’Oklahoma. […]
Véritable ouvrage de référence sur un homme considéré comme un géant par la plupart de ses pairs, de Clapton à Niel Young, la biographie de Bertrand Bouard mérite d’être traduite en anglais.

Un article à retrouver en intégralité dans Le Figaro

Olivier Nuc
Le Figaro 02 février 2022

- JJ Cale

Entre nous, on peut bien se le dire, on avait un peu oublié JJ Cale au fond des années quatre-vingt. C’est pas qu’on l’aimait pas, mais le mystère que cet ennemi des relations publiques entretenait avec soin avait fini par, en quelque sorte, l’engloutir aussi. […]

Bouard dresse ici un portrait assez inattendu de l’artiste, JJ Cale n’était ni bourru ni paresseux mais en fait, bavard et perfectionniste, il n’a jamais pris de cocaïne — ô déception de tous ceux qui ont beuglé le refrain en boîte de nuit — et, minimaliste en musique comme à la ville, préférait vivre dans sa caravane Airstream que dans les luxueuses propriétés que ses royalties auraient pu lui procurer. Loin d’être aussi rustico-hillbilly qu’il le paraissait, c’était au contraire un habile technicien de studio et un fin producteur qui bidouillait avec le même talent guitares ou consoles ultra-modernes. Impressionnant mais charmant, brillant mais modeste, détaché mais généreux, le JJ Cale de Bouard dévoile un gentleman-guitariste à l’élégance légère qu’on est heureux d’avoir si parfaitement retrouvé.

Agnès Léglise
Rock&folk Février 2022

- JJ Cale

Le livre de Bertrand Bouard est dans Les essentiels de Basique sur France 2 !

Revoir l’émission

France 2 // Basique 27 janvier 2022

- JJ Cale

C’est sinueux comme un solo du gars de l’Oklahoma. Sinueux, limpide et humble, ce bouquin de Bertrand Bouard sur JJ Cale. Des débuts Rock’n’Roll contre l’avis maternel et sous auspices from Elvis à la reconnaissance internationale mettant enfin à jour quelques spoliations des 70’s, le guitariste est placé sous l’œil de la caméra de l’auteur. C’est quasi documentaire : distance nécessaire, amour du sujet, absence du jugement. Et c’est beau. Bertrand Bouard livre un livre modeste et beau. Du genre à vous rappeler que vous aviez acheté votre première guitare à cause de la pochette de Troubadour, du genre à vous révéler l’amour de JJ pour Billie, Sade et le jazz, du genre à démystifier la flemme mystique de Cale. Fausse image pour Européens convaincus, cette dernière. John Cale est un bosseur invétéré, génie de la miniature, initiateur du DIY musical. Les 262 pages de ce petit précis calien remettent l’étincelle au centre du saloon, et la fraction Clapton/Knopfler dans les backstages des inventions de ce timbre unique et emprunté, amical et entêtant qu’est la voix du héros. Bouquin précis, mais surtout précieux. One step ahead of the blues, et même bien plus loin, sans doute.

Une chronique à retrouver dans PointBreak

Guillaume Malvoisin
PointBeak 21 janvier 2022

- Call the breeze

[…] Si J.J. Cale aimait vivre caché pour être (à peu près) heureux, son parcours n’en a pas été moins sinueux. Ses rensignements, Bouard les a pris auprès du manager Mike Kappus, des musiciens David Teegarden, Don White ou encore Gary Gilmore, des membres de sa famille, comme Larry Cale. Un grand récit minutieusement documenté, donc factuel dans le plus noble sens du terme, n’omettant pas l’analyse musicale au-delà d’une biographie très romanesque.

Une chronique à retrouver en intégralité dans Rolling Stones

Sophie Rosemont
Rolling Stones janvier 2022
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