Parution : 20/06/2013
ISBN : 9782360540945
248 pages (21 x 14,8 cm)

21.00 €

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Great Black Music - Nouvelle édition

Un parcours en 110 albums essentiels

Avant de devenir grande et universelle, la musique noire américaine a emprunté un chemin sombre et sinueux, de l’embouchure du puissant Missippi aux grandes villes industrielles du nord et des deux côtes. C’est au gré de ce parcours long et éreintant qu’elle a esquissé les bases de sa grandeur, de l’âpreté du blues originel au cubisme hip-hop. À travers les campagnes sudistes, au cour des ghettos noirs urbains, autour de micros primitifs puis enfin sur les ondes et à la télévision, les musiciens noirs on tinventé au fil du vingtième siècle un genre nouveau, à la fois détaché et virtuose, parfois prosaïque mais toujours céleste : une grande musique noire.
préface de Florent Mazzoleni

« La grande musique noire a toujours été un poing levé, à la fois à l’égard des conditions socio-économiques au sein desquelles elle a pris forme, mais aussi comme relais de diffusion vindicatif de vibrations inédites. Fier et vibrant, ce poing levé revêt des formes multiples. La trompette euphorique de Louis Armstrong dans les bordels de La Nouvelle-Orléans, les arrangements géniaux de Dave Bartholomew ou la batterie fougueuse d’Earl Palmer dans l’unique studio de la ville, la voix surpuissante d’Howlin’ Wolf sur les ondes d’une radio de West Memphis, la guitare prométhéenne de Muddy Waters dans un club du Southside de Chicago, la basse d’airain de James Jamerson dans “la fosse aux serpents” du studio Motown de Detroit ou deux platines reliées artisanalement entre elles par Kool Herc dans un parc du Bronx, sont autant de manifestes musicaux d’une grandeur jamais démentie. […] Loin d’être lisse et uniforme, cette grande fresque murale aux cent dix nuances de noir offre des aspérités lumineuses à ceux qui la parcourent. La sélection de Philippe Robert propose un “regard sur le passé à travers le présent” de la musique noire. »

Extrait de la préface de Florent Mazzoleni

Revue de presse

- Great black music Jean-Jacques Birgé Médiapart 25 avril 2014
- Black Music : Great Black Music, un parcours en 110 albums essentiels Première 10 mars 2014
- Great Black Music - Nouvelle édition Kalcha Tohu Bohu Automne 2013
- Trois livres pour tous les sons Jean Rouzaud Novaplanet 3 juillet 2013
- Great Black Music Starwax Juillet 2008
- Great Black Music Philippe Renaud Improjazz Juin 2008
- Great Black Music Guy Darol Muziq mai-juin 2008
- Great Black Music King Martov Regards Mars 2008
- Great Black Music Olivier Bride Guitarist mag Février 2008
- Great Black Music Éric Serva <em>Tapage nocturne</em> – France Musique Février 2008
- Great Black Music Jazzapart

- Great black music

“Comme l’ouvrage Folk et Renouveau, une balade anglo-saxonne qu’il avait cosigné avec Bruno Meillier, le nouveau livre de Philippe Robert consacré à la Great Black Music est un modèle du genre.”

Retrouver l’article dans son intégralité

Jean-Jacques Birgé
Médiapart 25 avril 2014

- Black Music : Great Black Music, un parcours en 110 albums essentiels

Rock, hip-hop, avant-garde, techno et même folk, les “black music” sont au cœur de notre culture musicale. Mieux, elles sont également bien souvent le levier qui fait bouger les choses, culturellement, comme socialement. Philippe Robert, essayiste et journaliste aux Inrockuptibles, Mouvement, Vibration et Jazz Magazine, le sait bien. Celui qui avait déjà signé Pop, Rock : Un itinéraire bis en 140 albums essentiels revient aux éditions Le Mot et le reste en 2008 avec la somme définitive sur le sujet. Jazz, rock, hip-hop, soul, psychédélisme, musique expérimentale, blues, tous les albums incontournables digne de figurer dans votre discothèque sont ici présents. Mis en page sous forme d’anthologie comme c’est souvent le cas chez l’éditeur Marseillais, Great Black Music, un parcours en 110 albums essentiels propose une fiche album détaillée par disque, son histoire, son impact sur le cours de la musique et ses descendances. Le tout présenté par un vrai spécialiste. A noter que l’ouvrage bénéficie aussi d’une excellente préface synthétique de Florent Mazzoleni, qui lui non plus n’est pas le dernier des connaisseurs.

Great Black Music – Première

Première 10 mars 2014

- Great Black Music - Nouvelle édition

Ce n’est pas le premier livre de Philippe Robert dont on vous parle dans nos pages (on l’avait même interviewé pour son itinéraire folk il y a quelques numéros), et cette réédition de son Great Black Music recevra autant d’éloges que ses congénères. Le journaliste s’y attache à présenter 110 albums dans des styles a priori très différents mais qui constituent finalement une seule et même grande entité, la Great Black Music.

[…] L’auteur, comme à son habitude, dose avec intelligence les classiques, les découvertes et les raretés. Chacun peut donc commencer le livre à son niveau.

Retrouvez l’article dans son intégralité en téléchargeant gratuitement le numéro de Tohu Bohu ICI

Kalcha
Tohu Bohu Automne 2013

- Trois livres pour tous les sons

Tout d’un coup, trois bouquins sortent et ils racontent presque toute notre culture dite musicale : tout le 20eme siècle y passe, des balbutiements aux derniers souffles technologiques. L’un empile les musiques noires venues de si loin. L’autre raconte la révolution Pop Rock électrique et ses racines campagnardes. Le troisième énumère tous les fous de sons depuis le début du siècle, avant même Eric Satie.

À travers la musique noire, on remonte évidemment aux rythmes ancestraux, avant même l’esclavage. Le choc des sensibilités blessées des Africains et le contact avec les instruments et la musique romantique blanche va faire le reste.

À travers un seul groupe, le Grateful Dead et son maitre Jerry Garcia, on en apprend sur le Blues, la Country, le Rock, la révolution psychédélique puis les montagnes russes : LSD, Light Show, Acid Test, Festivals, Parties, révolution sexuelle et tournées mondiales, l’avènement d’une industrie musicale générée par les apprentis sorciers hippies.

Quant aux sons, du classique aux modernes – musiques sérielles, concrètes, répétitives, minimalistes ou techno, digitales, muzak… tous les penseurs, ingénieurs, compositeurs, bidouilleurs, bricoleurs qui vont gravir la montagne sacrée des ondes sonores, des vagues, des nappes et des possibilités.

Dans le premier, Great Black Music, Philippe Robert résume 110 albums : en une double page, le meilleur de chaque artiste (ou groupe). Sa vie, son style, son apport, la pochette du meilleur album… Puis 2 listes: les autres albums datés et une poignée d’artistes proches.

Intelligent et efficace, même s’il manque des Cubains et des Africains, car l’auteur a choisi l’Amérique comme creuset avec une excroissance jamaïcaine importante. Mais c’est une liste de merveilles allant de Billie Holiday à nos jours, avec Sly, Jimi, Betty Davis, Otis ou Sun Ra, et tous les surdoués du blues, de la Soul, du Reggae-Dub, et même des maudites comme Millie Jackson, Jill Scott Heron et tant d’autres, bref surapprouvé par NOVA.

Pour Grateful Dead, évidemment c’est centré, mais le Dead a débuté bien avant le groupe lui-même et fut environné de plein d’évènements à conséquences mondiales : drogue, Vietnam, révoltes, émeutes, réseaux répression, trouvailles de synthés et autres boucles, distorsions et échos.

Steven Jezo-Vannier est un fou du détail, il sait tout. Cette révolution de 1964 jusqu’à 1969, avec le « avant « et le « après », qui paraît d’avant notre ère, si loin, presque déplacée aujourd’hui. Mais ses vieux chevelus préhistoriques ont quand même poussé les portes de la perception. (Pour compléter, le livre de Tom Wolfe Acid Test raconte l’épopée du Magic Bus, post Beat, des Pranksters et des Hells, dans le chaudron lysergique.)

Quant à Digital Magma de Jean Yves Leloup, c’est un puits d’informations historiques, souvent mal connues, notamment toute l’école allemande d’Alban Berg à Stockhausen, les Italiens, les Américains comme John Cage et La Monte Young, des ribambelles d’ingénieurs, novateurs et même de philosophes pour développer les nouveaux champs acoustiques. Jusqu’à nos raves, samples, DJ, et autres fondus de home studio, réseaux internet, dématérialisation.

Trois livres, un éditeur, une passion et des auteurs vraiment dévoués. À compléter sur le net, en attendant c’est NOVAPLANET qui régale.

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Jean Rouzaud
Novaplanet 3 juillet 2013

- Great Black Music
Ce livre, agrémenté des pochettes de disques des disques décortiqués, devrait rapidement faire partie de vos livres de chevet.
Starwax Juillet 2008

- Great Black Music
110 albums « essentiels » sont passés au crible. Figurent là non seulement les maîtres du jazz (Billy Holiday, Miles Davis, Max Roach ou Ray Charles, Coltrane, Coleman, Shepp ou Taylor), mais aussi les rois du rock’n’roll (Chuck Berry), du blues (Howlin’ Wolf, Solomon Burke), de la soul, du rhythm’n’blues, Hendrix bien sûr (Electric Ladyland), et toute une catégorie de gens bien moins connus, par moi en tout cas. L’Afrique du Sud est représentée par Dollar Brand et une étude du splendide Mannenberg – is where it’s happening, le choix concernant le pianiste a dû être très ardu. Et deux pages sont consacrées aux Blue Notes de Chris Mc Gregor, seul blanc dans cet univers coloré et funky à souhait, qui se déguste par petites touches, des tranches de vie parfois curieuses mais toujours alléchantes.
Philippe Renaud
Improjazz Juin 2008

- Great Black Music
La nouvelle sélection de Philippe Robert a pour sujet la grande musique noire. Ou comment trouver les raccourcis pour explorer blues, jazz, rhythm’n’blues, funk, soul, hip-hop, reggae, disco sans jamais se perdre. Ce choix a ceci d’indiscutable, qu’il relie les œuvres entre elles sur un même fil, celui de la révolte qui n’abdique jamais. À partir de Billie Holiday (et de Strange Fruit dénonçant l’Amérique raciste) jusqu’à Billy Bang (et ses messages antiguerre), Philippe Robert trace un itinéraire engagé et engageant.
Guy Darol
Muziq mai-juin 2008

- Great Black Music
Petite évidence toujours bonne à signaler, la musique populaire ne se résume certainement pas à une banale distraction. Même quand elle se veut légère, on y traite toujours d’une façon ou d’une autre des grandes affaires de ce monde. L’ouvrage Great Black Music le démontre à la perfection, en nous faisant découvrir en 110 albums (soul, reggae, hip-hop, jazz, calypso…) comment des descendants d’esclaves réussirent, aux Etats-Unis ou en Jamaïque, à hisser leur art au niveau des grandes œuvres du patrimoine commun de l’humanité. Si une chanson ne peut changer le monde, le monde a besoin de chanter pour changer.
King Martov
Regards Mars 2008

- Great Black Music
Ce livre est une excellente opportunité de parfaire sa culture d’admirateur de la face noire de la musique. Philippe Robert a sélectionné ici la collection quasi parfaite des disques les plus représentatifs de la musique afro-américaine. (…) En concluant chaque portrait d’artiste par une courte liste de musiciens au style voisin, l’auteur nous invite en douceur à compléter notre savoir et à explorer de nouvelles pistes. Un livre très utile pour élargir les horizons.
Olivier Bride
Guitarist mag Février 2008

- Great Black Music
Philippe Robert a choisi de nous faire partager sa vision de l’histoire de la musique black grâce à une sélection (enfin originale) de 110 albums enregistrés entre 1954 et 2005. Alors bien sûr on retrouve les artistes incontournables comme Billie Holiday, John Coltrane, Jimmy Hendrix, Stevie Wonder, Fela Kuti ou Prince mais on en découvre ou redécouvre beaucoup d’autres de Salomon Burke à Billy Bang en passant par Milford Graves. Ce qui est vraiment plaisant avec l’écriture de Philippe Robert (et dans ce dernier ouvrage encore plus que d’habitude), c’est qu’elle s’articule toujours autour d’un judicieux équilibre de faits majeurs et de détails qui transforment sur-le-champ chaque album décrit en une pièce majeure et indispensable à notre discothèque nécessairement désoeuvrée. Philippe Robert est à lui seul un remède efficace et salutaire à la crise du disque. Après avoir été l’auteur, chez le même éditeur, d’un excellent itinéraire bis constitué de 140 albums rock-pop, il nous ouvre avec la singularité de son érudition, les portes les plus passionnantes des musiques black.
Éric Serva
<em>Tapage nocturne</em> – France Musique Février 2008

- Great Black Music
Ce livre est attachant car en aucun il ne vise à l’exhaustivité ou à l’encyclopédisme. Il est un point de vue, une porte d’entrée à une réalité passionnante : celles de musiciens engagés qui cherchent, à travers la protestation et la colère ou la quête spirituelle, à relayer la parole de tout un peuple en souffrance.
Jazzapart
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