Parution : 15/09/2016
ISBN : 9782360542284
448 pages (14,8 x 21 cm)

David Bowie - nouvelle édition

L’avant-garde pop

Cet ouvrage se pose comme un récapitulatif indispensable pour tous les fans du Thin White Duke… même s’il est possible qu’il fasse grincer quelques dents.

Philippe Ragueneau – Keyboard Recordings

Un demi-siècle après ses débuts, la carrière protéiforme de David Bowie représente encore un modèle en termes d’art audiovisuel, constamment à la frontière de l’avant-garde et du divertissement. Croisement d’influences et de collaborateurs sans cesse renouvelés – notamment Andy Warhol, Brian Eno, Nile Rodgers ou Nine Inch Nails – l’œuvre de Bowie se veut en perpétuelle mutation. Ayant inspiré pendant des décennies des créateurs aussi divers que Joy Division, Prince, Radiohead ou Lady Gaga, tous marqués par son travail sur le rapport entre musique et image et par l’équilibre qu’il instaure entre expérimentation et pop music, Bowie est à l’honneur dans le livre de Matthieu Thibault. Il analyse ainsi la discographie complète de l’artiste période par période, collaborateur par collaborateur, des premiers singles mods du milieu des sixties jusqu’aux adieux étincelants de Blackstar en janvier 2016.

Lire un extrait

Revue de presse

- Interview de Matthieu Thibault Librairie Mollat 12 mai 2017
- Interview - L'avant-garde, c'est beau oui ! France 5 // entrée libre 10 janvier 2017
- David Bowie Jean-Philippe Haas Chromatique.net 12 octobre 2016
- Le mystère Bowie enfin résolu? Travail et prédation… Jean Rouzaud Radio Nova // Novaplanet 26 septembre 2016
- Interview de Matthieu Thibault Lucie Brunet Tohu Bohu 29 juin 2016
- Conférence de Matthieu Thibault Benjamin Reverdy Trempolino 9 mai 2016
David Bowie, l'avant-gardiste pop - Interview Victor Tribot France Musique // Le Dossier du jour 12 janvier 2016
Bowie, économie d'une star - Interview Naïri Nahapétian Alterecoplus 4 avril 2015
Le changement, c'est Bowie Christophe Lemardelé Mediapart 15 janvier 2015
Marco Shut Up And Play The Books
Philippe Ragueneau Keyboard Recordings Novembre 2013
David Taugis Judaïques FM // Rockoscopie 10/11/13
Nicola Tittley Radio Canada // Plus on est de fous plus on lit 15/10/13
Merci David Bowie ! Jean Rouzaud Novaplanet 01/10/13
Beau ? Oui ! Thierry Boillot l'Alsace 15/11/13
Patrick Beaumont La Gazette NPC 08/11/13
Mäx Lachaud Obsküre Magazine Novembre / Décembre 2013
Thierry de Phages Blog de Phaco 23 septembre 2013

- Interview de Matthieu Thibault
Cliquez ici pour découvrir l’interview de Matthieu Thibault pour la Librairie Mollat
Librairie Mollat 12 mai 2017

- Interview - L'avant-garde, c'est beau oui !

Il y a tout juste un an, David Bowie nous quittait. À travers les styles et 50 ans de carrière, hommage à l’icône éternelle, Ziggy Stardust.
Entrée libre interview notamment Matthieu Thibault pour parler du Thin White Duke.

Revoir le reportage sur le site d’Entrée Libre

France 5 // entrée libre 10 janvier 2017

- David Bowie

2016 a vu partir nombre de musiciens talentueux, et cela ne va sans doute pas aller en s’arrangeant, si on considère que nos idoles d’il y a quarante ou cinquante ans commencent à avoir quelques kilomètres au compteur, et que leur mortel moteur ne tiendra pas éternellement. Matthieu Thibault, auteur d’ouvrages sur Sonic Youth et Miles Davies (sans oublier un essai sur la collaboration de David Bowie avec Brian Eno dans sa période dite « berlinoise » à la fin des années soixante-dix), clôt ainsi définitivement le chapitre Bowie avec une triste mise à jour et une réédition par Le mot et le reste d’un volume paru initialement en 2013.

L’homme aux multiples identités scéniques, David Robert Jones de son nom de naissance, a donné lieu à une abondante littérature, mais ce livre n’est pas qu’une énième biographie consacrée à l’un des monuments de la pop audacieuse. Matthieu Thibault adopte les différentes approches que peut posséder un vrai musicologue où le processus de genèse de l’œuvre et l’analyse des compositions tiennent une place aussi importante que les aspects purement factuels. C’est donc d’un travail presque « savant », mais jamais barbant, dont il s’agit ici. Depuis ses débuts quelque peu laborieux à son statut d’icône glam jusqu’aux succès planétaires des années quatre-vingt et au testamentaire Blackstar, la trajectoire atypique, souvent à contre-courant, de ce joaillier de la pop est décrite avec un souci de la précision, tandis que ses disques et collaborations (Tin Machine, Iggy Pop…) sont analysés avec une grande minutie, un éclairage intéressant pour les novices et indispensable pour les plus initiés. Matthieu Thibault n’a pas cherché à romancer son livre pour le rendre plus accrocheur, mais plutôt à donner une vision globale de cet artiste multimédia, soulignant son refus presque constant de l’immobilisme et la dimension quasi progressive de sa musique.

David Bowie – L’avant-garde pop n’est donc certainement pas un ouvrage grand public qui brosserait un portrait général et consensuel dans un style Paris-Match. Il ne s’agit pas davantage d’un livre abscons et excessivement analytique destiné à une minorité de musiciens. Cette biographie, précise et documentée, s’adresse à un public un tant soit peu mélomane, pour qui Bowie n’est pas uniquement l’interprète de « The Man Who Sold The World », « Space Oddity », « Life On Mars? » ou « Let’s Dance » mais aussi un artiste complet à la fois auteur et compositeur, en perpétuelle évolution et dont la trace dans la musique populaire est désormais indélébile.

Lisez cette chronique sur le site de Chromatique.net

Jean-Philippe Haas
Chromatique.net 12 octobre 2016

- Le mystère Bowie enfin résolu? Travail et prédation…

Pour réaliser qui fut David Bowie (il est temps), une seule solution : faire comme lui, travailler avec acharnement.

La réédition complétée de la biographie maniaque de Matthieu Thibault chez Le Mot et Le Reste : David Bowie l’avant–garde Pop, somme de 450 pages, illustrée par les pochettes d’albums en noir et blanc, et comprenant la description minutieuse de très nombreux morceaux, laisse sans voix !

Les chapitres, époques, disques et collaborations finissent par dégager le sens de cette vie anormale, hyperactive, protégée par une bonne étoile.

Le jeune Davy Jones ayant ramé 5 ans, entre 1965 et 1970 , avec des groupes aux noms ridicules (King Bees, The Buzz, etc.), alors que tous les groupes anglais couraient la planète sous les hurlements des fans, on peut imaginer ce qu’il avait accumulé en lui de désir de revanche.

Mais dès qu’il eut accroché son vaisseau à celui de MARC BOLAN (T. Rex), et à la galaxie GLAMOUR ROCK, le «Ground Control » fut largué ! L’homme qui venait d’ailleurs allait commencer son épopée spatiale.

Car c’est cela qui frappe sans cesse chez cet Anglais moyen : la volonté sans faille d’adhérer à toutes les modes, de s’adjoindre les meilleurs collaborateurs à chaque étape, de réussir à s’approprier par sa voix et ses ornements musicaux des genres très différents et de surfer ainsi pendant 50 ans !

Tous ceux qui venaient jouer avec lui devaient céder TOUS les droits de trouvailles, jingles, mélodies et autres arrangement au maitre ! (ce qui en fit tiquer plus d’un, dont Nile Rodgers). Et même lorsque David vint aider chevaleresquement IGGY, il en tira profit aussi ! (sur l’échange et sur « China Girl » entre autres…)

Ces détails afin que chacun comprenne bien de qui il s’agit : on ne revoit que Ziggy Stardust ou le Bowie crooner blond platine d’Absolute Beginners en tant qu’image, mais il fut mime, femme, vampire, chien, martien, junkie, cadavre et même ressuscité dans son dernier « Lazare » !

Parallèlement, la véritable avalanche musicale des années 60 et 70, allaient lui donner du blé à moudre puisque Folk, Rock, Blues, Psyche, Glam, Prog, Punk, Industriel, Jazz, Reggae, puis carrément Soul, Dance, Techno, Jungle, World, Drum and Bass… Vraiment chaque étape de ce déferlement musical, boosté par la technique et les festivals mondiaux, devait finir happée par ce GARGANTUA de désirs.

Ce livre détaille sur la musique même, les parties au SAXO de Bowie (son premier Instrument !), les guitares, les couches successives, les apports : Tony Visconti, Carlos Alomar, Mick Ronson et tant d’autres talents qu’il est allé hercher chez Iggy & The Stooges, chez Lou Reed, chez Sly (and the Family Stone) ou Motown !

Et à chaque fois la rigueur, le travail, l’exigence, les couches d’arrangements, c’est tuant de voir ce mec ne rien lâcher : musique minimale, Noise, synthétique, puis Retour aux Riffs, aux cris presque Hard.

Une grande partie de la fin de carrière de Bowie est mal connue. voilà une façon de savoir ce que cette tête chercheuse a trouvé à manger pendant la gueule de bois de ce début du XXIe siècle…

Consulter la chronique de Jean Rouzaud sur le site de Nova

Jean Rouzaud
Radio Nova // Novaplanet 26 septembre 2016

- Interview de Matthieu Thibault

À l’occasion de sa conférence au Trempolino, Tohu Bohu en a profité pour interviewer Matthieu Thibault. Vous pourrez également réécouter sa conférence.

Retrouver tout sur le site de Tohu Bohu

Lucie Brunet
Tohu Bohu 29 juin 2016

- Conférence de Matthieu Thibault

Le 3 mai 2016, Matthieu Thibault donnait une conférence au Trempolino en partenariat avec Stereolux et eur@dionantes.

Pour ceux qui n’étaient pas à Nantes, il est possible de la réécouter ICI

Benjamin Reverdy
Trempolino 9 mai 2016

David Bowie, l'avant-gardiste pop - Interview

David Bowie s’est éteint à l’âge de 69 ans, deux jours seulement après la sortie de son 25e album “Blackstar”. Artiste aux multiples visages et défricheur de talent, la popstar britannique était toujours à l’affût de la nouveauté et de la musique d’avant-garde.

Parmi la dizaine de tubes incontournables écrits et chantés par David Bowie, Heroes, issu de l’album éponyme, tient une place bien particulière dans l’oeuvre du chanteur britannique disparu à l’âge de 69 ans. L’album, sorti en 1977, a été conçu au coeur de l’une des plus passionnates périodes de Bowie, la période dite “berlinoise”.

Pour échapper à son addiction à la cocaïne et à une vie totalement dissolue dans le Los Angeles des années 70, le chanteur s’installe à Berlin en 1976 et va y enregistrer trois de ses plus grands disques : Low, “Heroes” et Lodger. Bowie arrive dans une capitale toujours séparée en deux par le mur, et Berlin-Ouest est alors en pleine effervescence underground.

Le premier album berlinois, Low sorti en 1976 s’inspire en effet du krautrock, style musical naissant à Berlin et qui a en partie motivé Bowie à venir s’y installer, mais également de la musique minimaliste de Philip Glass et de Steve Reich. Matthieu Thibault est musicologue, il est l’auteur de David Bowie, l’avant-garde pop.

“Après une période de starification qui lui a fait perdre le sens des réalités, Bowie cherche à revenir en Europe pour y vivre une vie de “monsieur-tout-le-monde”. Il se met alors à beaucoup expérimenter en studio. Il va s’inspirer de groupes locaux : Can, Neue !, Kraftwerk ou Tangerine Dream mais aussi de compositeurs minimalistes américains. Et c’est surtout le début de sa collaboration avec Brian Eno, qui se définit comme un “non-musicien” et également théoricien”.

Réécouter l’émission et l’interview de Matthieu Thibault sur le site de France Musique

Victor Tribot
France Musique // Le Dossier du jour 12 janvier 2016

Bowie, économie d'une star - Interview

Premier artiste pop coté en bourse, premier musicien à proposer un album en téléchargement, David Bowie n’a cessé d’innover aussi bien sur le plan musical qu’économique. Alors que s’est ouvert le 3 mars à la Philharmonie de Paris, l’exposition David Bowie Is, retour sur la carrière d’un chanteur qui a traversé les mutations technologiques de l’industrie musicale des dernières décennies.

Interview de Matthieu Thibault
Musicologue, auteur de David Bowie, l’avant-garde pop (2013).

Dans quelles conditions David Bowie a-t-il lancé ses premiers disques ? En quoi était-ce représentatif de l’économie de la musique à l’époque ?

David Bowie a émergé dans les années 1960 à une époque où beaucoup de jeunes artistes se lançaient, après avoir quitté leurs parents, en louant une chambre avec des copains. Ses premiers albums ont donc été réalisé à budget raisonnable, en louant toutefois les services d’un studio professionnel.
Puis, à l’époque de Ziggy Stardust , il s’est associé à Tony Defries, un personnage assez caricatural qui incarnait le manager véreux dans toute sa splendeur, avec ses fourrures et ses cigares. Celui-ci a utilisé une stratégie commerciale qui a consisté, lors du lancement de Starman en 1972, à s’endetter pour louer des limousines et des suites dans des palaces, adressant ainsi un message clair à la presse britannique : ce chanteur est une star ! Et ça a marché !
Bien sûr, sans la qualité de sa musique et l’originalité de son univers, Starman n’aurait pas été un tel succès. Mais cette politique de promotion, inspirée de la Beatlemania tout en inversant les étapes (puisque la starification a précédé le succès), est représentative d’une époque où manager et producteur endossaient un rôle crucial, malgré un capital de production et de promotion réduit.

Mais les années 1980 ont marqué une rupture dans sa carrière ?

En 1976, Bowie a réalisé qu’il n’avait pas touché toutes les royalties auxquelles il avait droit et a rompu avec son manager Tony Defries avant de l’attaquer en justice. C’est à cette période qu’il s’isole en France, puis à Berlin pour enregistrer des albums plus expérimentaux. Il fait ensuite une pause entre 1980 et 1982, avant de signer un contrat avec la Major EMI pour lancer Let’s Dance, qui s’est vendu à 10 millions d’exemplaires, contre 7 millions pour Ziggy Stardust.
Alors qu’il avait produit dix albums dans les années 1970, soit un par an, dont la moitié sont des chefs d’œuvres, il n’a sorti que trois albums dans les années 1980, moins intéressants musicalement mais qui ont atteint l’objectif qu’il s’était fixé, puisqu’il voulait sortir des tubes. C’est aussi à cette époque que débutèrent ses tournées géantes à travers le monde.

Par la suite, comment fait-il pour adapter son propre modèle économique aux mutations du secteur ?

Dans les années 1990, il renoue avec l’expérimentation, notamment avec le musicien et producteur Brian Eno, et parallèlement, gère son image auprès des fans. Il fait une entrée en bourse en 1997 en lançant à Wall Street un emprunt obligataire de 55 millions de dollars largement souscrit par les investisseurs institutionnels anglo-saxons. Une titrisation réussie puisque les investisseurs financiers ont suivi, lui permettant ainsi de toucher en une fois les royalties qu’il aurait mis dix ans à percevoir.
À la fin des années 1990, Bowie s’impose sur Internet. Ainsi, Hours est le premier album au monde vendu par téléchargement avant une sortie en CD. Dans une tradition très warholienne, Bowie s’intéresse à la fois à tous les arts et à tous les médias, innovant dans ses clips vidéos comme dans sa communication.

[...]

DÉCOUVREZ L’INTERVIEW DANS SON INTÉGRALITÉ EN LIGNE

Naïri Nahapétian
Alterecoplus 4 avril 2015

Le changement, c'est Bowie

Le livre que consacre le musicologue Matthieu Thibault au chanteur pop David Bowie a la particularité d’être le plus sobre possible concernant sa biographie. En effet, il s’agit d’un livre uniquement consacré à l’œuvre de ce chanteur, qualifié, de manière heureuse, d’avant-gardiste.

Pour son auteur, il n’y a pas à dresser des frontières entre art majeur et art mineur lorsqu’il s’agit d’un artiste que l’on peut qualifier de majeur tant par l’ampleur de sa production, sa longévité et, surtout, ses perpétuels changements – dès 1971, il chante « Changes » sur l’album Hunky Dory – qui sont en fait de perpétuelles remises en question artistiques.

À la différence de bien des artistes, Bowie n’a semble-t-il jamais été satisfait de ce qu’il faisait pour s’en tenir à un seul style, excepté dans les années 80 où il incarna le personnage le plus inattendu de sa panoplie : le chanteur commercial. Aujourd’hui, il incarne un autre personnage, celui d’un chanteur qui ne fait plus d’apparition publique, malgré le succès de son dernier album The Next Day (2013), enregistré dans le plus grand secret et délivré progressivement au public et à la critique par le biais d’Internet après une longue absence due à des problèmes de santé à la fin de la tournée de 2003–2004. Comme son art consiste à toujours surgir là où on ne l’attend pas, il fit paraître un premier titre mélancolique qui ne donne pas du tout la couleur de l’album : Bowie reste Bowie, un homme secret et insaisissable.

[...]

DÉCOUVREZ LA SUITE SUR LE SITE DE MEDIAPART

Christophe Lemardelé
Mediapart 15 janvier 2015

[...] David Bowie l’avant-garde pop vient s’ajouter à l’impressionnante littérature déjà consacrée au Thin White Duke mais il serait dommage de passer à côté de celui-ci, pour deux raisons principales :

Tout d’abord le timing idéal de la parution. L’avant-garde pop sort alors que David Bowie, 66 ans, a (agréablement) surpris tout le monde en mars 2013 avec The Next Day, l’album marquant un retour que personne n’avait imaginé. Bowie, 10 ans après la sortie de Reality, son dernier album studio en date, confirme qu’il est toujours présent comme l’indique les paroles du titre éponyme « Here I am, not quite dying ». Ce retour enthousiasmant donne une belle occasion de se (re)plonger dans l’œuvre d’un artiste à l’influence indiscutable.

Le second argument tient à l’exhaustivité de l’exploration faite par Matthieu Thibault. L’auteur, enseignant, musicologue et lui-même musicien dans le groupe The Snobs, dissèque, titre par titre, la production musicale de Bowie. Si son analyse de certains morceaux, et notamment son aversion pour la période des années 80, certes très peu excitante, peut parfois paraître exagérée (pourquoi tant de haine ?), c’est justement ce jugement sans concession qui fait l’intérêt du livre. [...]

Lisez l’article dans son intégralité et profitez de l’immense travail du chroniqueur sur la playlist mis en œuvre autour du livre

Lien vers l’article

Marco
Shut Up And Play The Books

Alors qu’au printemps dernier David Bowie, pas loin d’être donné pour mort, revenait au premier plan avec The Next Day, cet ouvrage se pose comme un récapitulatif indispensable pour tous les fans du Thin White Duke*… même s’il est possible qu’il fasse grincer quelques dents. Explication : signé Matthieu Thibault, musicologue/enseignant, auteur d’une Trilogie Bowie‐Eno et d’un Bitches Brew ou le jazz psychédélique, ce Bowie fait la part belle à la musique de David Jones. Si l’on suit, tout au long des quelque 400 pages, la vie du gamin du sud‐est londonien devenu l’une des icônes de la culture pop, la « ligne rouge » du récit consiste en la présentation récurrente, pour chaque album, des conditions d’enregistrement, puis d’une analyse sans concession de l’oeuvre produite. On pourra trouver l’auteur parfois un peu sévère (cf le jugement sur le morceau «Young Americans »), mais au moins Matthieu Thibault nous sort‐il du train‐train laudatif souvent inhérent à ce genre d’exercice. *Ses critiques sont argumentées, les infos sont nombreuses, le travail considérable. Notons, pour terminer, que l’auteur retient, in fine, « au moins cinq chefs d’oeuvre » dans la discographie de Bowie. On vous laisse faire votre propre top 5, avant de comparer…
Philippe Ragueneau
Keyboard Recordings Novembre 2013

Un entretien d’un heure, en musique, avec Matthieu Thibault qui nous parle de son ouvrage et, inévitablement, de Bowie.

Retrouvez le podcast de cet entretien ICI

David Taugis
Judaïques FM // Rockoscopie 10/11/13

L’auteur propose une analyse exhaustive de la carrière de l’artiste, de ses débuts dans les années 1960, jusqu’à la parution de son nouvel album en 2013. Matthieu Thibault réussit à s’infiltrer au centre de la démarche artistique unique de Bowie qui a inspiré des créateurs de partout à travers le monde et qui lui a permis de vendre plus de 140 millions d’albums.

Réécoutez le podcast de l’émission

Nicola Tittley
Radio Canada // Plus on est de fous plus on lit 15/10/13

Merci David Bowie !

Le livre de Matthieu Thibault analyse chaque disque, chaque époque et surtout chaque morceau ( ! ). Il détaille les instruments, effets, références et aussi bien sûr les invités, les piliers sur lesquels s’appuie Bowie : de Carlos Alomar à Eno, de Tony Visconti à Peter Frampton, et bien d’autres .

Retrouvez l’article complet “ICI”: http://www.novaplanet.com/node/21111

Jean Rouzaud
Novaplanet 01/10/13

Beau ? Oui !

Dans la catégorie «monstres sacrés», Matthieu Thibault s’attaque à David Bowie. Plutôt que de signer une biographie « people », l’auteur décrypte l’œuvre foisonnante de l’homme qui troqua l’identité de David Jones pour le nom de Bowie, celui du héros de Fort Alamo. Au fil des époques, Bowie seraZiggy Stardust puis le «Mince Duc Blanc », jusqu’à revêtir un costume de pop star planétaire.
Sa discographie nous renseigne sur l’évolution de celui qui « accompagne » les modes autant qu’il les crée. Sans oublier ses collaborations avec Mott The Hoople, Iggy Pop et le regretté Lou Reed (Transformer)… De son ascension à la fin des années 60 au « retour inespéré » (The Next Day) en 2013, en passant par la sulfureuse période « glam-rock », Bowie est bien devenu « l’artiste postmoderne par excellence ».
C’est écrit avec un bel esprit critique, un regard éclairé et une oreille avertie.

Thierry Boillot
l'Alsace 15/11/13

Un demi-siècle après ses débuts, la carrière protéiforme de David Bowie représente encore un modèle en termes d’art, constamment à la frontière de l’avant-garde et du divertissement. Croisement d’influences et de collaborateurs sans cesse renouvelés – notamment Andy Warhol, Brian Eno, Nile Rodgers ou Nine Inch Nails – l’œuvre de Bowie se veut en perpétuelle mutation. Ayant inspiré pendant des décennies des créateurs aussi divers que Joy Division, Prince, Radiohead ou Lady Gaga, tous marqués par son travail sur le rapport entre musique et image et par l’équilibre qu’il instaure entre expérimentation et pop music, Bowie est au coeur de ce livre passionnant où l’auteur analyse la discographie complète de l’artiste période par période, collaborateur par collaborateur, des premiers singles du milieu des sixties jusqu’au retour inespéré avec la sortie de son dernier album, The Next Day, en mars 2013.
Patrick Beaumont
La Gazette NPC 08/11/13

David Bowie semble avoir toujours fait partie du décor, pourtant sa carrière musicale reste très difficile à cerner, ses virages musicaux ou esthétiques se révélant parfois radicaux. Et même si ses disques peuvent passer de la maîtrise la plus absolue à la médiocrité la plus insipide, on doit lui reconnaître une chose inestimable, celle d’air inspiré des artistes qui ont souvent surpassé son talent, de Joy Division à Rozz Williams, en passant par Bauhaus. À travers cet ouvrage, Matthieu Thibault nous permet de mieux cerner cet artiste protéiforme et pluridisciplinaire, incluant le cinéma, le théâtre, la peinture ou encore le mime dans ses créations, et ne se limitant jamais à un média. En effet, le défaut de son œuvre est aussi ce qui en fait sa qualité : une capacité à catalyser des influences et à créer des métissages inédits. Avec sa pop post-modernes nourrie d’emprunts divers, Bowie propose une véritable “cartographie” de la culture populaire, des arts et du divertissement du XXe siècle, comme le souligne l’auteur à travers l’analyse approfondie de chacun de ses vingt-sept albums studio, ainsi que ses tournées ou rôles au cinéma. Bowie a su mettre l’image au centre du discours, et quelle image !

[…] Un livre fort détaillé sur ce “sens exceptionnel de réappropriation et de synthèse ” qui fait de Bowie un personnage qui intrigue encore aujourd’hui.

Retrouvez l’article complet en kiosque.

Mäx Lachaud
Obsküre Magazine Novembre / Décembre 2013

Dans David Bowie, l’avant-garde pop, Matthieu Thibault – La Trilogie Bowie-Eno, Bitches Brew ou le jazz psychédélique – propose une étude aussi détaillée qu’originale sur un des plus célèbres artistes postmodernes. S’écartant des anecdotes conventionnelles et des mythologies assaisonnées, l’auteur évoque le « Bowie musicien » souvent méconnu, se penchant sur le mystère de plusieurs décennies d’expérimentation artistique.
L’ouvrage copieux – près de 400 pages – présente la discographie entière, abordant le singulier mode de fonctionnement créatif de Bowie tout en s’appuyant sur une rigoureuse chronologie peuplée de repères biographiques.

On y découvre les multiples sources d’inspiration du chanteur « caméléon », généraliste comme cinéma, théâtre, littérature, peinture ou architecture. La très ambitieuse vision esthétique de Bowie s’y profile dans toute sa variété, avec ses innombrables disques conceptuels, ses collaborations multiples (Lou Reed, Mott The Hoople, Iggy Pop,) et ses musiciens chevronnés (Ronson, Slick, Rodgers). Thibault pénètre au cœur même du processus créatif de Bowie, l’un des rares artistes rock à occuper la scène musicale depuis des décennies. Il nous explique comment constamment il a su renouveler son style (glam, pop, rock industriel, soul, funk, électro…). Ouvrage très érudit, David Bowie, l’avant-garde pop, jette un regard surprenant sur l’œuvre du mystérieux chanteur anglais.

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