Parution : 21/02/2019
ISBN : 9782360545957
88 pages (14,8 x 21 cm)

Voyage du côté de chez moi

Un petit précis d’escargotisme pour lecteurs en manque de grands voyages !
C’est dans un esprit similaire à celui de Thoreau que Jean-Luc Muscat appréhende le monde. Il ouvre la porte de sa maison et l’aventure est là. Sept jours de marche et de flânerie l’emmènent des forêts du Ségala au Causse du Quercy après avoir traversé et retraversé Lot et Célé. Il emprunte les sentiers forestiers, suit des bribes du chemin de Saint Jacques, observe la nature d’un œil attentif mais plisse aussi les yeux pour se créer des tableaux impressionnistes, se reposant dans des gîtes désertés ou à la belle étoile. Cet ancien forestier imprégné de nature se réclame de l’escargotisme, réfléchit sur cette mobilité effrénée où l’on veut découvrir des mondes lointains avant de connaître la proximité de son jardin. Il écrit pour nous faire voyager avec lui, si loin, qu’on en oublierait être si proches.

Revue de presse

- Voyage du côté de chez moi Gilles Banderier La Cause littéraire 16 septembre 2019
- Interview - Plus c'est lent plus c'est bon Catherine Robin ELLE Zen mai 2019
- Voyage du côté de chez moi Nathalie Glorion Les Passions de Chinouk 23 mars 2019
- Il voyage en solitaire Jean-Marc Pinson Ouest-France 15 mars 2019
- Voyage du côté de chez moi Pierre Ahnne Le blog littéraire de Pierre Ahnne 28 février 2019

- Voyage du côté de chez moi

Au milieu d’une production littéraire, quoi qu’on en dise, de plus en plus calibrée et obéissant à un cahier des charges imposé par on ne sait exactement qui, il arrive que des éditeurs discrets (l’expression « petits éditeurs » ne rend pas compte de leur rôle important : après tout, eux seuls prennent des risques en sortant des sentiers battus) fassent paraître des titres dignes de retenir l’attention. C’est le cas de la maison marseillaise, Le Mot et le Reste, avec ce Voyage du côté de chez moi. Dans l’esprit du lecteur lettré, qui connaît ses classiques, ce titre évoque le Voyage autour de ma chambre de Xavier de Maistre, admirable texte mineur, si l’on veut, mais qu’on peut relire chaque année sans se lasser. En ce qui le concerne, Jean-Luc Muscat est sorti de sa chambre et même de sa maison. À une époque où les compagnies aériennes à bas prix emmènent leur clientèle à l’autre bout du monde pour un tarif minimal et un inconfort maximal, Muscat s’est satisfait d’utiliser le plus vieux moyen de locomotion qui existe. Si l’on admet qu’après leur apparition en Afrique, les ancêtres des êtres humains ont progressivement colonisé les zones les moins inhospitalières de la planète, ils ne l’ont fait qu’en marchant.

Jean-Luc Muscat est donc parti de « chez lui », quelque part près de Figeac, département du Lot (depuis la Révolution française), province du Quercy (auparavant) ; terre de pierres et de soleil (une minéralité et une lumière qui ne sont pas celles de la Provence), de rivières qui disparaissent sous les montagnes, puis ressurgissent.

« Partir à pied de son lieu d’habitation signifie qu’il n’y a pas de transition entre le bouclage du sac et le premier pas sur le chemin, pas de voiture, aucun train, aucun avion. Point d’intermède, ni anticipation, ni crainte, ni trac. L’immensité du monde est là, l’immensité de la liberté » (p.8).

Dans un pays lacéré par des autoroutes, qui permettent d’aller au plus vite du point A au point B en ne voyant rien, sinon la route elle-même, les autres véhicules et les péages ; dans un pays strié par des voies ferrées à grande vitesse dont les gares se dressent au milieu de nulle part ; dans un pays où, à la mode américaine, les gens qui disposent d’une voiture s’en servent pour parcourir cinquante mètres, le fait de voyager à pied suffit à faire de vous un hurluberlu. Marcher, c’est accepter une part de hasard, de rencontres, d’imprévus heureux ou malheureux (quand on voyage en avion ou par l’autoroute, l’imprévu est en général tragique). Marcher est aussi une manière de réapprendre « l’usage du monde », de se rappeler que ce qui nous entoure n’est pas un hypermarché livré au pillage, un endroit où l’être humain peut faire n’importe quoi (il ne s’en est pas privé), mais un lieu où l’on doit se comporter de manière civilisée, en suivant certains « usages ».
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La chronique intégrale est en lecture sur La Cause littéraire

Gilles Banderier
La Cause littéraire 16 septembre 2019

- Interview - Plus c'est lent plus c'est bon

L’ESCARGOTISME ? UN DROLE DE NOM POUR UNE VRAIE PHILOSOPHIE DE VIE, QUE NOUS PRESENTE L’AUTEUR JEAN-LUC MUSCAT, ANCIEN FORESTIER. UNE SALUTAIRE INVITATION A RALENTIR AFIN DE REPRENDRE LE CONTROLE DE SON TEMPS ET DE SA VIE.

Pour se rendre du côté de chez lui, le chemin est long. Depuis Paris, il s’ouvre au petit matin dans une gare d’Austerlitz déserte où un train lntercités s’apprête à tortiller pendant quatre bonnes heures jusqu’à Brive-La-Gaillarde. là, un autocar poursuit le chemin omnibus pendant plus de deux heures jusqu’à Figeac, charmante bourgade du lot, berceau de Champollion et terre d’adoption de Jean-luc Muscat. Forestier de formation, cet homme de 65 ons a exercé mille métiers avant de signer son premier livre Voyage du côté de chez moi, aux éditions le mot et le reste. Sa philosophie ? Une reconnexion avec le rythme nourrissant de la nature. Le point de départ ? Sa maison, située dans le Ségala, terre acide au carrefour de l’Aveyron, du Cantal et du Lot. De là, il nous invite à le suivre « pendant sept jours de marche pour se créer un monde ». Non sur le modèle divin, mais plutôt dans le but de composer une ode à la nature, de nous convier à ralentir. Une aventure intérieure aussi gourmande que frugale, aux portes de chez soi.

ELLE. Vous vous revendiquez de l’escargotisme, un néologisme de votre cru. De quoi s’agit-il ?

JEAN-LUC MUSCAT. Quand on me demande mon signe astrologique, je dis toujours que je suis du signe de l’escargot. Depuis que je suis gosse, j’ai toujours dessiné des spirales quand je m’ennuyais. A l’école d’abord, puis dons les réunions de travail. Cette escargotisme procède chez moi d’une revendication pour le droit à la lenteur. La lenteur, c’est s’habiter, prendre possession de soi-même. C’est le mouvement qui vous permet d’appréhender votre environnement proche, d ‘en retenir les détails, d’imprimer en vous ce qui vous entoure. Dons notre monde moderne, la marche en solitaire est la discipline idéale pour s’adonner à la lenteur.

ELLE. Pourtant, notre époque ne valorise pas spécialement la lenteur…

J.-L.M. Le monde est devenu frénétique. On veut construire vite, se déplacer vite, gagner toujours plus de temps – mais du temps pour quoi ? On veut toujours anticiper, se projeter dans ce que l’on imagine forcément meilleur. C’est épuisant.

ELLE. Est-ce que ralentir, c’est vieillir?

J.-L.M. Non, ou contraire. Moi, j’ai toujours été lent. On m’appelait “le Bouddha”, “le rêveur”. J’étais toujours en contemplation. Je suis extrêmement lent depuis toujours. Je prends mon temps.

ELLE. En quoi la marche est-elle le pendant de la lenteur?

J.-L.M. Marcher, c’est toucher terre. J’ai le mal des transports. Quand je suis dans un bus, un train ou un avion, ce que je désire le plus, c’est loucher terre. C’est indispensable. La marche est un refuge, je trouve la paix, je remets en place tous mes désordres, psychiques, physiques, je me réaligne, je me remets droit. C’est une forme de méditation.

ELLE. Est-ce un mécanisme conscient ou inconscient ?

J.L.M. les deux. Parfois, j’ai des sujets très concrets en tête, que je vois m’employer à traiter en marchant : le prochain voyage, un problème affectif, un livre à terminer, une obsession… je vais chercher le pourquoi de la chose. D’autres fois, cela advient comme ça, à la façon de l’inspecteur Bourrel – “Bon Dieu, mois c’est bien sûr!”.

ELLE. Le voyage à côté de chez soi est-il possible lorsque l’on vit dans un environnement très urbain ?

J.-L.M. Marcher, c’est être ouvert aux sensations. J’ai grandi à Paris et aujourd’hui encore, quand j’y reviens, l’odeur des troènes m’emballe. Mon enfance est là, au pied des platanes, des catalpas, des marronniers. Je pense que, même si on habite une grande ville, on peut partir en voyage du côté de chez soi. Suivre la Seine et voir où cela nous mène ; se perdre dans la vallée de Chevreuse ; aller vers l’ouest, vers le nord… Tout est possible. La nature est là, la liberté est là. Il suffit de laisser tomber sa voiture et de se mettre en marche pour être plus attentif à ce qui est à notre portée. Quel que soit notre environnement, je pense que l’on peul pratiquer cela. Même si je n’oublie pas que la marche est, pour moi, un luxe de riche occidental, quand elle est d’une nécessité vitale pour d’autres, ailleurs.

ELLE. Vous dites qu’il manque aux jeunes une expérience initiatique, comme des marches dans la nature ou des nuits à la belle étoile…

J.-L.M. Quand j’étais formateur en insertion sociale, j’emmenais des jeunes de quartiers populaires en stage à la campagne, et beaucoup ne voulaient pas rester. Ils avaient peur. Ça les effrayait d’être loin du quartier. lis n’avaient plus leurs repères. La nature leur faisait peur, parce qu’elle était absente de leur vie. L’urbanisation croissante de la société contribue à cette montée de la peur. Voyager seul, marcher seul, se retrouver seul dans la nature, ça fait peur. Face à cela, nous avons développé des réflexes d’hyperprotection. On veut se garantir de tout, du mol, de la nuit, des bêtes, des araignées… On voudrait s’assurer de tout. Vous achetez quelque chose, on vous vend une assurance – on ne sait jamais, si vous cassiez votre Smartphone ou vos lunettes… Cette anticipation morbide permanente est, à mes yeux, une forme de décadence de la société.

ELLE. Et vous, vous n’avez jamais peur la nuit, dans votre hamac ?

J.-L.M. Non, pas vraiment. Mais ça peul m’arriver en plein jour dans un massif désertique. Je me dis alors de me calmer et j’invoque ce qu’il y a de meilleur en moi. Je mâche le temps, comme j’écris dans le livre. Je ne suis pas pressé d’arriver. La peur arrive toujours quand on anticipe sur les choses, sur le danger, sur ce qui peut arriver. La peur, c’est l’ennemi de l’instant présent. La marche est une école pour dompter cela : on se forme à ne plus avoir peur. On muscle sa respiration dans la cadence. On prend de l’élan et de l’allant. On cale sa foulée, son pas, sur la respiration. C’est finalement très proche du yoga. En marchant, on expérimente des choses, comme la sensation d’être ultra-léger. J’ai parfois l’impression que je serais capable de voler, que l’effort n’existe pas, que je suis comme aspiré par la pente qui est devant moi. J’agis comme ces moines bouddhistes du Tibet qui expérimentent et essaient de repousser leurs limites : celle de ne plus avoir froid, celle de marcher le plus vite possible… Je travaille là-dessus : je me mets dans cet état mental où les choses sont faciles. Je le visualise, je le ressens, je l’expérimente complètement.

ELLE. Marcher, est-ce une dissidence ?

J*.-L.M.* C’est une forme de revendication. On est à contre-courant. Il suffit d’arriver à un point culminant et de regarder toute l’agitation en dessous de nous. Moi, je marche à pied. Et, oui, c’est une forme de révolte. Un programme politique, je dirais même.

ELLE. Mais le développement du tourisme ne contribue-t-il à la domestication et à la commercialisation de la nature ?

J.-L.M. II existe encore des chemins de traverse, fort heureusement. Mais je suis toujours fasciné par le fait que les gens ont besoin de se regrouper pour se rassurer, sûrement. li y a deux ans, j’ai fait de la randonnée dons les Pyrénées, j’étais affolé de voir la foule au-dessus du cirque de Gavarnie. Les gens arrivent en voiture, ils font deux, trois kilomètres à pied, les uns sur les autres. Aujourd’hui, on appréhende la nature comme une chose à consommer. Certains ne prennent d’ailleurs même pas la peine de s’arrêter. Ils baissent la vitre, clic-clac, et ils repartent. Ces gens-là oublient qu’on est satellisé autour du soleil, qu’on file à des milliers de kilomètres heure dans le cosmos. La déconnexion avec la nature est totale. Par ailleurs, il est vrai que les marcheurs sont aujourd’hui suréquipés. Moi, je marche beaucoup à l’instinct. Bien sûr, je regarde les cartes, mais je ne me promène pas avec un GPS sous le nez, comme ceux que je vois parfois embarqués dons de drôles de chorégraphies, à la recherche de réseau. Avec ces outils, on perd l’instinct, cette capacité à faire confiance à sa boussole intérieure. Or, il y a des détails qui vous mettent sur la voie. ll faut juste prendre le temps de les observer. Un jour, je me suis perdu en Auvergne, entre Clermont-Ferrand et Aurillac. J’ai décidé de rebrousser chemin et de réfléchir à la marche à suivre. Tout à coup, un renard est apparu, s’est engouffré dons une sente, et je me suis dit : c’est par là qu’il faut aller. J’ai pris la sente et retrouvé mon chemin. li faut se faire confiance, et l’univers vous parle.

ELLE. Pourquoi préférez-vous marcher seul ?

J.-L.M. Les randonneurs solitaires sont finalement plutôt rares. Je marche seul pour être maître de mes décisions. Marcher à plusieurs peut être agréable, renforcer l’amitié, mais cela contraint aussi car il faut sans arrêt s’en remettre à l’avis de chacun sur l’itinéraire, les pauses, le rythme…

ELLE. Vous évoquez beaucoup le passé dans votre livre. C’était mieux avant?

J.-L.M. C’est vrai que j’ai un peu tendance à le dire. C’est le propre des gens qui ont un certain âge, peut-être. Mais c’est aussi lié à la disparition réelle des sons et des odeurs qui ont de tout temps accompagné la vie rurale et nourri nos imaginaires. le paysage rural actif, celui qui existait pleinement il y a trente ou quarante ons, qui survit çà et là à travers le chant du coq et les exhalaisons de fumier, s’est transformé en une sorte de village idéal, un Kodachrome bien léché duquel l’authentique sauvagerie a disparu.

ELLE. Pourquoi avez-vous démissionné des Eaux et Forêts ?

J.-L.M. À l’Office national des forêts, on était dons une logique quasi industrielle, il fallait que les arbres poussent bien droits pour rationaliser leur utilisation future. J’ai une fibre sensible : tous les arbres m’inspiraient de la poésie et je n’arrivais pas à me résigner à les abattre uniquement parce
qu’ils étaient tordus ou poussaient de travers.

ELLE. Que ressentez-vous auprès d’un arbre ?

J.-L.M. Je ne sais pas, il y a une connexion. Je ne veux pas avancer de théories fumeuses, mais ça me fait tout simplement du bien. Quand j’étais gamin, ma première expérience mystique s’est déroulée un jour où, avec mon frère, on cherchait des arbres pour y monter. On a trouvé un peuplement de pins sylvestres. On en a pris un chacun pour faire la course, à celui qui monterait le plus haut, le plus vite Au fur et à mesure que je grimpais j’ai ressenti comme une extase. Un immense bonheur m’a envahi. J’étais en fusion avec l’arbre. C’est un souvenir ancien, mais qui est encore ancré en moi. Ça a orienté le reste de mon existence.

Catherine Robin
ELLE Zen mai 2019

- Voyage du côté de chez moi

Premières phrases
Sept jours de marche pour se créer un monde, un monde à la fois hors du temps, mais aussi dans le temps maîtrisé. Le temps s’écoule doucement, à condition d’ériger la lenteur en système et d’instaurer un espace entre les événements, les rencontres, les émotions et soi-même. Le temps peut s’apprivoiser, devenir un ami, un allié. Le tout est de l’imprégner de l’instant et de se nourrir tant du détail que de l’ensemble de ce que l’on découvre à chaque pas.

Pourquoi ce livre
Un jour de juin, ouvrir la porte de la maison et partir à l’aventure. Voilà la première phrase de la quatrième de couverture de « Voyage du côté de chez moi ». Vous pensez que je peux résister à une telle phrase ? La promesse de lire un récit un peu semblable à Thoreau a fini de me convaincre.

Résume
C’est dans un esprit similaire à celui de Thoreau que Jean-Luc Muscat appréhende le monde. Il ouvre la porte de sa maison et l’aventure est là. Sept jours de marche et de flânerie. Il emprunte les sentiers forestiers, suit des bribes du chemin de Saint-Jacques, observe la nature d’un œil attentif, mais plisse aussi les yeux pour se créer des tableaux impressionnistes, se reposant dans des gîtes désertés ou à la belle étoile. Cet ancien forestier imprégné de nature se réclame de l’escargotisme, réfléchit sur cette mobilité effrénée où l’on veut découvrir des mondes lointains avant de connaître la proximité de son jardin. Il écrit pour nous faire voyager avec lui, si loin, qu’on en oublierait être si proches.

Mon avis sur Voyage du côté de chez moi de Jean-Luc Muscat
Jean-Luc Muscat adepte de ‘l’escargotisme’ décide de partir en randonnée autour de chez lui dans sa belle région du Lot et du causse du Quercy. Une boucle de 7 jours qu’il va nous conter à raison d’un chapitre par jour. Une randonnée pendant laquelle il va nous partager ses impressions, ses rencontres et ses découvertes.

‘Voyage du côté de chez moi’ est un tout petit livre de 85 pages, mais c’est une grande bouffée de fraîcheur. Ce récit m’a fait l’effet d’une douce brise de printemps (il faut dire que je l’ai lu en profitant des premiers beaux jours de l’année, ça aide).
J’ai adoré l’écriture de l’auteur que j’ai trouvé belle, descriptive et délicate. Ce récit m’a rappelé ce que j’aime chez Thoreau : la simplicité et la délicatesse des mots.
Le fait d’apprécier ce qui nous entoure, prendre le temps, regarder, laisser son esprit vagabonder au rythme lent de nos pas.
L’auteur a pris des chemins de traverse, mais aussi des portions du Chemin de Compostelle (deux salles, deux ambiances comme dirait l’autre :)
Le récit est accompagné d’une chouette carte où figurent les rencontres marquantes de son voyage.
J’ai ouï dire qu’un autre livre de Jean-Luc Muscat devrait voir le jour, pour nous conter son chemin de Compostelle, j’ai vraiment hâte de retrouver l’écriture de l’auteur !

Voilà un petit livre qui met du baume au cœur au sortir de l’hiver, impossible de ne pas se projeter et d’avoir, nous aussi, envie d’attraper son sac à dos et de franchir le pas de notre porte ! Vous me suivez ?

Lisez la chronique sur Les Passions de Chinouk

Nathalie Glorion
Les Passions de Chinouk 23 mars 2019

- Il voyage en solitaire
La chanson de Gérard Manset colle parfaitement à la démarche de Jean-Luc Muscat. Un beau jour, il est parti à l’aventure, seul… à côté de chez lui. Il a marché pendant sept jours, des bois du Ségala au Causse du Quercy en traversant le Lot et le Célé. « Je me réclame de l’escargotisme. Ce néologisme baveux procède chez moi d’une revendication pour le droit à la lenteur. » L’ancien forestier nous entraîne sur des sentiers qu’il connaît, une nature qu’il apprécie où l’on croise des animaux sauvages. Le lecteur prend plaisir à cheminer tranquillement dans les pas du marcheur. « Si je marche seul si régulièrement, le plus souvent sur les chemins et les sentiers c’est certainement parce que je crains de m’éloigner de la véritable nature de l’homme, dont les racines sont indéniablement ancrées dans la terre, comme le sont celles des arbres. » Un livre qui donne envie de prendre l’air et de se mettre au vert.
Jean-Marc Pinson
Ouest-France 15 mars 2019

- Voyage du côté de chez moi

« Le mot et le reste » est une maison marseillaise, qui publie des choses diverses, avec deux centres d’intérêt plus apparents : la musique (plutôt populaire et anglo-saxonne) et la nature comme thème littéraire (Thoreau figure au catalogue). C’est la seconde de ces deux préoccupations qu’illustre le petit livre de Jean-Luc Muscat. Cet ancien garde forestier (avant bien d’autres métiers) est parti un 8 juin de chez lui, près de Figeac, à pied, pour une longue randonnée en forme de boucle, entre Lot et Célé, rivières et causses, avec retour le 14 juin.

7 chapitres, un par jour, pour nous raconter son aventure pédestre, dans l’ordre chronologique et géographique. Rien de plus simple. Et cette simplicité est la première vertu d’un ouvrage plein de charme.

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Retrouvez l’intégralité de la chronique sur le nouveau blog littéraire de Pierre Ahnne

Pierre Ahnne
Le blog littéraire de Pierre Ahnne 28 février 2019
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