Parution : 20/04/2017
ISBN : 9782360542925
128 pages (14,8 x 21 cm)

Soixante-quinze mètres

Un artiste décide de sauter d’une falaise : art de la performance ou constat d’une vie ratée ? L’ouvrage déroule ces deux lignes de fuite qui finissent par se rejoindre, avec le narrateur, en bas des 75 mètres.
Luc Stablinski est un artiste émérite, lucide et heureux. Fils d’une mère qui a sacrifié sa carrière pour l’élever seule, mari de Marie, infirmière compréhensive arborant une galaxie de taches de rousseur, et fils d’un père inconnu mais célèbre, il ne goûte guère au conformisme et accorde plus de crédit aux lois physiques qui encadrent la chute d’un corps qu’au concept de paternité. Luc s’est construit entre Paris et Aix-en-Provence mais c’est à Calais que nous le rejoignons, là où il a rencontré Abraham, un réfugié érythréen, là où le lecteur passera un peu moins de quatre secondes avec lui. Plus de temps qu’il n’en faut pour raconter une vie. Suffisamment de temps aussi pour marquer les esprits avec un happening unique, une œuvre testamentaire. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Un suicide ? Vous rigolez ? N’oubliez pas, Luc Stablinski est un artiste émérite, lucide et heureux.

Lire un extrait

Revue de presse

- Philippe Borsoï. Un premier roman pour s'élever par la magie des mots Catherine Lozac'h Le Télégramme 3 juillet 2017
- « Soixante-quinze mètres », le fruit de la délivrance Ouest France 29 juin 2017

- Philippe Borsoï. Un premier roman pour s'élever par la magie des mots

Ce n’est sans doute pas un roman à lire sur n’importe quelle plage… Le sinagot Philippe Borsoï vient de publier « Soixante-quinze mètres », un portrait vertigineux.

Philippe Borsoï n’en est pas à son premier livre. Né dans la Drôme, Sinagot depuis dix ans suite à un coup de coeur pour le golfe, il avait déjà porté deux projets de littérature jeunesse dans les années 1990 qui ont connu un joli succès : « La piste des couleurs » aux éditions Larousse et la mini-collection « Qui se cache ? » aux éditions Milan.

Premier roman
Cette fois, il s’attaque à un roman, une falaise. « J’étais un enfant dyslexique. Apprendre à lire a été très dur. À écrire, n’en parlons pas. Je crois que je n’ai jamais eu un point à une dictée », raconte Philippe Borsoï. Un parcours scolaire chaotique qui l’a mené à faire plus d’une dizaine de métiers. De bûcheron à pompiste, de régisseur de théâtre à aujourd’hui concepteur-rédacteur dans l’agence de communication Philéas. « Il y a quelques années, ma directrice m’a prêté des livres, fait découvrir des auteurs. J’ai été pris d’une boulimie de lecture. Et à force de lire, par une envie d’écrire ». Il juge son premier manuscrit trop autobiographique. Puis en 2015, il donne vie à Luc, « un artiste émérite, lucide et heureux ». Philippe Borsoï écrit très tôt le matin, le week-end et pendant les vacances et se documente le soir. Car l’histoire qu’il a en tête est surréaliste, alors il veut lui donner des repères concrets, solides, que ce soit en géologie, en étymologie, en histoire… Il se rend sur les lieux évoqués dans le roman, les photographie pour mieux faire revivre des atmosphères.
« C’est ce que j’aime dans l’écriture : la magie des mots ».

Fascinations
Pour son roman-concept, ramassé en 120 pages, il s’inspire tout particulièrement d’un personnage et d’un lieu qui l’ont impressionné : le danseur Rudolf Noureev et le cap Gris-Nez dans le Pas-de-Calais. « Je suis aussi fasciné par la quête artistique, par la définition de l’art, par son rôle », explique Philippe Borsoï, qui a commencé son livre par la fin, par la toute dernière phrase : « J’admets enfin, à un tout petit centimètre du sol, qu’il est temps pour moi d’aimer ». Puis il a remonté le fil de l’histoire. « Quand j’ai envoyé mon manuscrit, j’avais un peu peur du fantôme de la prof de français, mais l’éditeur a été enthousiaste. Les rencontres sont importantes : c’est ce qui m’a permis d’effacer les galères liées à la dyslexie » résume cet « intellec-truelle », comme le qualifie son épouse, devenu aussi confiant dans ses mains pour l’écriture que pour le bricolage. À 60 ans, Philippe Borsoï voulait pouvoir se dire « j’en ai fait un » et tourner une page. Maintenant… il a bien envie de continuer à écrire, en changeant de point de vue.

Retrouvez cet article sur le site du Télégramme

Catherine Lozac'h
Le Télégramme 3 juillet 2017

- « Soixante-quinze mètres », le fruit de la délivrance

Depuis qu’il a franchi le pas en haut d’une falaise de la Côte d’Opale, Luc Stablinski jure, face au lecteur, « qu’il s’agit d’une performance artistique ».

Mais, durant les 75 mètres qui le séparent du sol, ses pensées le ramènent à sa vie d’artiste, la tendresse pour sa mère qui a sacrifié sa carrière de danseuse étoile pour élever son garçon, la quête d’un père inconnu et danseur célèbre, son amitié avec Abraham, réfugié érythréen rencontré à Calais, et Marie, sa femme à la belle chevelure rousse et aux innombrables taches de rousseur, qu’il aime à en perdre la raison.

Philippe Borsoï signe ici son premier roman, Soixante-quinze mètres. « Ce livre est une délivrance pour moi, car je peux non seulement lire, mais aussi écrire », confie Philippe Borsoï.

Il a longtemps été fâché avec la lecture lorsqu’il était à l’école. « C’était une vraie galère, confirme-t-il. J’ai toujours combattu cette dyslexie en m’exprimant avec les mots, dans la publicité. Passé l’âge de 50 ans, je me suis mis à lire tout ce qui me tombait sous la main, et je suis carrément réconcilié avec l’écriture et la lecture, qui me permettent de me poser et de prendre mon temps. »

Cet écrivain sinagot, qui a choisi de vivre sur la presqu’île de Langle, est né en 1956 à Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme.

Il partage maintenant sa vie entre Séné et sa famille, et Rennes, où il est concepteur-réalisateur dans la publicité.

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Ouest France 29 juin 2017
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