Parution : 17/02/2022
ISBN : 9782361399320
264 pages (14,8 x 21cm)

Poussières noires

Une fiction, aux allures d’acte d’accusation, portée par une figure de femme émouvante et combative.

Jean-Claude Lebrun, L’Humanité

“Une lecture en forme de promesse sur des horizons cendrés, une voix qui s’agrippe à la liberté.”

Mathieu Lartaud, libraire Decitre Grenoble

Lorsque le feu s’est mis à dévorer le ciel au nord et que les hommes blancs ont multiplié leurs visites à la réserve, le clan de L’Homme qui Marche a vu son passé de colonisé ressurgir et, avec lui, les souffrances endurées par leur peuple. Hokee, fruit du viol de Yanaba par un général du Bureau des affaires indiennes, observe, depuis les falaises de Black Mesa, son clan se déliter sous les pressions d’une compagnie minière qui s’emploie activement à imposer son enfer noir. Racontée à travers le regard de la jeune Navajo, l’errance de ces hommes, chassés de leur terre et en quête de résilience, prend aux tripes. Sous la plume intimiste de l’autrice, cette lutte somptueuse entre ancien et nouveau monde prend des airs de tragédie grecque, imposant au lecteur la noirceur suffocante précédant la lueur d’un espoir.

Revue de presse

- Poussières noires Marie-Ange Pinelli France Bleu Besançon 19 avril 2022
- Ces Poussières noires porteuses de malheurs pour tout un peuple Joël Born Centre Presse 10 avril 2022
- Tragédie sur les bords du Colorado Jean-Claude Lebrun L'Humanité 24 mars 2022
- Poussières noires, roman écologique sur les traces des Navajo Antoine Girardier Le Dauphiné 24 mars 2022
- Poussières noires Fred Robert Zibeline 22 février 2022
- Poussières noires Michèle Caron France Bleu Isère // À vous de lire ! 6 mars 2022

- Poussières noires

Poussières noires de Catherine Gucher est le coup de coeur Corinne de la librairie Le Domaine des murmures à Champagnole !

Réécouter l’émission sur France Bleu

Marie-Ange Pinelli
France Bleu Besançon 19 avril 2022

- Ces Poussières noires porteuses de malheurs pour tout un peuple

Enseignant-chercheur à l’Université de Grenoble, Catherine Gucher publie son troisième roman.
Une fiction qui plonge le lecteur dans la dure réalité des ravages causés par les compagnies minières en terres indiennes.

Après avoir travaillé pendant quinze ans dans le secteur social, Catherine Gucher a entamé des
études de sociologie, qu’elle enseigne aujourd’hui à l’université de Grenoble. En parallèle de ses
publications universitaires, cette enseignante-chercheur a écrit plusieurs textes poétiques et nouvelles. Pour son premier roman, Transcolorado, paru en 2017, elle a entre autres été lauréate du festival du premier roman de Chambéry, sa ville natale, et obtenu le prix littéraire Québec-France, Marie-Claire Blais. Son deuxième roman Et qu’importe la Révolution est paru aux Éditions Le mot et le Reste, en 2019. Avec son troisième roman, Poussières noires, qui vient de sortir chez l’éditeur marseillais, l’autrice nous plonge dans l’histoire dramatique des Indiens de l’Ouest américain victimes, dans tous les sens du terme, du développement minier, après le choc pétrolier de 1973. Des compagniesminières à la recherche des filons de charbon, de pétrole et d’uranium, qui font de ce pays désertique, terre ancestrale des Indiens, l’une des régions les plus riches du monde en ressources naturelles. […]

Un roman terriblement poignant, qui se termine malgré tout par une lueur d’espoir, lorsque l’une des rares survivantes de ce véritable ethnocide parvient à s’en sortir grâce à son parcours universitaire. […]

Un article à retrouver en intégralité dans Centre Presse

Joël Born
Centre Presse 10 avril 2022

- Tragédie sur les bords du Colorado

L’auteure s’est fait connaître en 2017 avec Transcolorado, primé par le très perspicace Festival du premier roman de Chambéry. On retrouve dans ce troisième livre le grand fleuve nord-américain, sorte d’horizon impassible de l’inégal affrontement qui mit aux prises, dans l’Utah, des descendants des tribus navajos et l’administration fédérale. L’histoire d’une expropriation et d’un exil dans la seconde moitié du XXe siècle, racontés par Hokee, née du viol d’une Amérindienne par un général blanc responsable du Bureau of Indian Affairs. […]
Une nouvelle fois, Catherine Gucher se poste à la jonction de l’intime et du collectif. […]
Le roman de Catherine Gucher, en même temps qu’il s’attache à la trajectoire personnelle de Hokee, faite d’abnégation et de don de soi, d’accès progressif au savoir et à la conscience sociale, raconte un véritable ethnocide pour le profit des compagnies et de l’État. Une fiction, aux allures d’acte d’accusation, portée par une figure de femme émouvante et combative. […]

Un article à retrouver en intégralité dans L’Humanité

Jean-Claude Lebrun
L'Humanité 24 mars 2022

- Poussières noires, roman écologique sur les traces des Navajo

Avec Poussières noires, Catherine Gucher, professeure de sociologie à l’Université de Grenoble, vient de sortir son 3e roman. Après Transcolorado (2017) qui a obtenu le prix du Festival du premier roman de Chambéry et le prix Québec-France Marie-Claire-Blais, la romancière continue à traverser l’Atlantique et s’empare cette fois-ci du scandale minier de Black Mesa qui nous plonge
au coeur d’un ethnocide. C’est à travers le regard d’Hookie, jeune Navajo fruit du viol de Yanaba par un général du Bureau des affaires indiennes, que l’on observe, depuis les falaises de Black Mesa, son clan se déliter sous les pressions d’une compagnie minière qui s’emploie activement à imposer son enfer noir. Fuyant cet air irrespirable, c’est en quête de paix et de vérité qu’elle quitte cette terre souillée de ses ancêtres. Roman écologique où sous la plume de Catherine Gucher, on suit l’errance de membres de cette communauté, chassés de leur terre dont se trame une lutte entre ancien et nouveau monde avant un retour à la civilisation. « Pourquoi se sent-on issu
d’une terre ? » se demande la romancière. Question probablement ancrée dans ses origines paysannes et qui la taraude depuis toujours. Ancienne assistante sociale dans le quartier Léon-Jouhaux à Grenoble, cette préoccupation la poursuivait encore lorsqu’elle accompagnait d’anciens de l’Algérie arrachés à leur terre.

Antoine Girardier
Le Dauphiné 24 mars 2022

- Poussières noires

Tels sont les noms successifs de la narratrice du très beau Poussières noires de Catherine Gucher. D’abord Hokee, l’abandonnée en langue Navajo, comme le sont tous les enfants nés du viol de leur mère indienne par un Blanc. Condamnée à vivre aux lisières du Clan de l’Homme qui marche, observant du haut d’un piton éloigné les rites et la vie de sa famille, elle ne sera réintégrée au groupe, sous le nom de Fille du vent, que des années plus tard. Plus tard encore, elle deviendra June… sans perdre pour autant son identité première, gardant en elle « la force des vents, de l’orage, et du désert ». Et l’esprit des ancêtres. Trouvant au fil des épreuves une « voie de Réparation » pour son peuple humilié. Car ce que raconte le récit, sombre, tendu, ce n’est pas seulement la vie difficile et l’évolution de la narratrice, c’est aussi l’histoire de tout un peuple, son peuple, dont elle porte la mémoire. Un peuple chassé de ses terres ancestrales par les appétits de la Black Soul Coal Company, avec la complicité des gens du BIA (Bureau des Affaires Indiennes). Le titre du roman vient de là, de ces poussières noires qui polluent les rivières et rendent la terre stérile. Le clan de Fille du vent sera ainsi contraint à l’exil ; il quittera Black Mesa pour Moab, une ville en pleine expansion non loin de la rivière Colorado. Sans savoir que là, malgré des débuts prometteurs, ce sera encore pire : après le charbon, l’uranium.

Le roman, inspiré des récits de Tony Hillerman (pour les paysages, les lieux et les rituels navajos), est celui d’une indignée qui, par le biais d’une fiction prenante, entend porter au grand jour certains des scandales qui ont privé les peuples autochtones de l’Ouest américain de leurs territoires sacrés et condamner sans ambages tous ceux qui les ont sciemment décimés, les faisant travailler dans des conditions innommables, les exposant aux risques radioactifs les plus évidents, les abrutissant d’alcool. Catherine Gucher n’est ni Américaine, ni Navajo (elle vit, écrit et enseigne en France). Mais les humiliations et le racisme, cela la concerne. Comme la concerne l’espoir de voir les droits des peuples premiers d’Amérique vraiment reconnus, grâce aux actions menées par une nouvelle génération, instruite et déterminée.
Un récit peuplé de personnages touchants, au sein d’une nature somptueuse, trop souvent violentée. Et un vibrant plaidoyer en faveur du noble peuple Navajo.

Une chronique à retrouver sur Zibeline

Fred Robert
Zibeline 22 février 2022

- Poussières noires

Dans son nouveau roman “Poussières noires”, Catherine Gucher se place encore du côté des minorités. Là, le peuple navajo expulsé de ses terres par une compagnie minière. Une expropriation vécue par Hokee, une jeune Navajo fruit du viol de sa mère par un général blanc.

Catherine Gucher s’était fait remarquée par don premier roman “Transcolorado”, prix du premier roman au festival de Chambéry. Là, elle nous plonge à nouveau dans l’Ouest américain.

Nous suivons l’exil du peuple navajo contraint de quitter ses terre au profit d’une compagnie minière.

On assiste au déliement de la tribu, de ses traditions. Certains résistent quand d’autres cèdent à la tentation de l’argent, d’une vie “moderne”.

L’alcoolisme fait rage. Les mineurs surexploités sont asphyxiés par l’air irrespirable de la mine.

Hokee d’abord écartée de sa tribu car née du viol de sa mère indienne par un blanc, va s’affranchir du joug des colonisateurs.

Un roman qui nous bouleverse, qui nous révolte. Catherine Gucher nous décrit avec minutie les paysages grandioses de l’Ouest américain, et la descente en enfer des Navajos.

Inspiré de la réalité historique, ce roman est hélas d’une cruelle actualité. Pour exemple, les pressions subies par les populations au profit d’une mine de nickel au Guatemala.

Réécouter l’interview de Catherine Gucher sur France Bleu

Michèle Caron
France Bleu Isère // À vous de lire ! 6 mars 2022
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