Parution : 20/03/2014
ISBN : 9782360541201
176 pages (14,8 x 21)

17.00 €

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Les Vents de Vancouver

Pour garder « tous ses sens ouverts, ainsi que son esprit », rien de mieux que la lecture d’un récit de Kenneth White, à lire si possible au grand air.

Lionel Bedin – La Cause littéraire

Traduction de Marie-Claude White

Prenant pour point de départ le grand port du Pacifique Nord, Kenneth White trace un itinéraire qui longe le littoral de la Colombie-Britannique avant d’atteindre la péninsule de l’Alaska, en passant par Ketchikan, havre bordélique de saumoniers, Juneau, la capitale des affaires, et Skagway, longtemps le fief de l’escroc Soapy Smith. En route, dans le style vif et allègre qu’on lui connaît, il esquisse des portraits de coureurs de bois français, d’explorateurs russes, de chercheurs d’or américains, d’environnementalistes tels que l’Écossais John Muir, tous suivant des pistes d’ombres et de lumières sur fond de vie sauvage, celles des ours et des aigles, des loups et des phoques, et de vie autochtone, celle des Kwakiutls et des Tlingits.
Le résultat est un texte pluridimensionnel qui fait voisiner le contexte primordial et la condition moderne. Les livres de voyage de Kenneth White sont des navigations mentales, des initiations à des états-limites de l’existence et de la conscience. Cet ouvrage inédit en est un exemple éminent et frappant.

Revue de presse

- Les Vents de Vancouver Germaine Guèvremont Bibliothèques de Montréal // Les Irrésistibles 16 octobre 2014
- Escales dans l'espace-temps du Pacifique Nord Lionel Bedin La Cause littéraire 24 novembre 2014
- Festival du livre de Mouans-Sartoux 2014 RCF Côte d'Azur 7 octobre 2014
- Départ pour l'Alaska dans un silence neuf Régis Poulet La Revue des Ressources 29 septembre 2014
- White is white… and very Beautiful – Chronique Fabien Ribery Le poulailler.fr 7 juillet 2014
- Sélection des meilleurs livres de l'été Valérie Chatelain L'Hebdo // Payot Été 2014

- Les Vents de Vancouver

Cet écrivain-voyageur, adepte du nomadisme intellectuel, nous propose un itinéraire de Vancouver jusqu’en Alaska, traçant un portait épistolaire de tout ce qu’il rencontre.
J’ai aimé ce livre de Kenneth White car, que ce soient les personnes, les animaux, les lieux décrits, nous sommes au coeur de son périple.

Germaine Guèvremont
Bibliothèques de Montréal // Les Irrésistibles 16 octobre 2014

- Escales dans l'espace-temps du Pacifique Nord

Kenneth White nous a déjà emmené dans des contrées blanches et bleues, au Labrador, dans La Route bleue (1983, prix Médicis). Il fait d’ailleurs un petit clin d’œil à cette route à la fin de son périple : « Mais, bon, il est temps de reprendre la route, la route sceptique, la route surnihiliste, la route bleue avec ses moments bleus, ses lumières blanches et ses lignes noires et fermes ». Cette fois c’est à l’opposé, à l’ouest du continent américain, que le voyageur et écrivain nous transporte, du côté de Vancouver, le long du Pacifique Nord et des côtes ouest du Canada et de l’Alaska.
D’abord, les lieux. White sait décrire les lieux. Ici Vancouver, avec sa litanie poétique de noms de quartiers, avec une description de la ville bruyante, en effervescence. La ville, le musée, le port et sa faune hétéroclite, le cimetière. Pour White, musarder dans un musée c’est la possibilité de « trouver une image cohérente du monde » et la lecture des inscriptions des pierres tombales lui permet de « pénétrer dans le théâtre du monde ».
Ensuite, les grands espaces. Ce « grand dehors » cher à l’auteur, comme la piste du White Pass, le Klondike Highway, le pays des Indiens Tagish. Les rencontres sont nombreuses avec les habitants, ou des hommes et des femmes de passage. Les dialogues, derrière les anecdotes, sont pleins d’enseignements sur la société et la vie de tous les jours.
Enfin, White rencontre, comme toujours dans ses récits de voyages ancrés dans la réalité, des « figures du dehors » qu’il fréquente déjà ou qu’il découvre. Il est ici question de John Muir, dont White a déjà parlé (et dont il a préfacé les œuvres), d’anonymes chasseurs de phoques, d’Indiens, de Béring, de Soapy Smith, un aventurier. Ou de ce MacKenzie, voyageur, commerçant, qui parcourut ces régions, et dont le récit, loin des « aventures romantiques », écrit avec « des mots d’une extrême simplicité qui, mieux que tant de formules élaborées, sont plus proches, à mon sens, de la substance de la vraie poésie », enchante Kenneth White – à qui cette formule s’applique très bien.
Finalement, ce récit sur la route bleue de Vancouver se rapproche aussi des Cygnes sauvages, autre récit de voyage, au Japon, à la recherche et dans l’attente de l’envol des majestueux oiseaux. Car ici aussi il y a l’attente d’une rencontre, qui sera tout aussi merveilleuse…
Un peu comme le Voyage de Vancouver, qui date de 1791, une « histoire écrite sur les vents », White raconte donc ici sa « vadrouille » et ses « escales » dans ces régions, sait nous intéresser, nous faire découvrir ce monde, les lieux, les idées, les pensées, les acteurs, sait nous apprendre, nous donner à comprendre le présent en partant de faits et d’un monde bien réels, mais aussi les cultures du passé, perdues, détruites. Pour garder « tous ses sens ouverts, ainsi que son esprit », rien de mieux que la lecture d’un récit de Kenneth White, à lire si possible au grand air.
Saluons au passage le travail des éditions Le mot et le reste, qui publient ce récit inédit de Kenneth White, mais aussi qui rééditent les œuvres de cet écrivain majeur, comme La Route bleue ou Les Cygnes sauvages ou encore La Figure du dehors (2014), un « classique » qui a ouvert les yeux et les esprits de bon nombre de lecteurs.

LE SITE DE LA CAUSE LITTÉRAIRE

Lionel Bedin
La Cause littéraire 24 novembre 2014

- Festival du livre de Mouans-Sartoux 2014

RCF s’est rendue à Mouans-Sartoux pour l’édition 2014 du Festival du livre, qui avait pour thème une question : « Où vont nos rêves ? ». Six personnes rencontrées sur place y répondent : François Morel, Aurore Petit, Céline Curiol, Kenneth White, Patrick Joquel et Pef.

Retrouvez Kenneth White interrogé sur Les Vents de Vancouver.

Podcast de l’émission

RCF Côte d'Azur 7 octobre 2014

- Départ pour l'Alaska dans un silence neuf

Lire un waybook de Kenneth White est une expérience singulière.

Ni littérature de voyage, ni récit d’exploits, encore moins tourisme cultivé, il s’agit d’« un autre ordre d’écrits, celui des voyageurs de l’esprit, des pèlerins du vide » [1], un livre qui cherche à « découvrir des chemins de culture occultés par l’histoire, des pistes de pensée (un lieu, un moment, peut être l’occasion, non d’une vague réflexion, mais d’une percée de l’esprit), et des sentiers du sentir » [2], où jaillissent les sensations les plus fraîches possibles.

« En venant à Vancouver, j’avais en tête toutes sortes d’idées plus ou moins vagues, qui allaient trouver sur place leur configuration, mais, pour commencer, j’avais planifié un itinéraire : un voyage plein de mouvement et de vision, de Vancouver à Seward, via Ketchikan, Wrangell, Juneau, Skagway et Sitka. Avec une logique se déployant graduellement, de façon quiète et secrète, à partir d’une cause fugace ou d’une autre. Lignes marines et lignes mentales. Correspondances cosmographiques. Une initiation, une exitiation. Avec toujours un œil critique sur les choses de ce monde.

Tel était le projet.

[...]

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Régis Poulet
La Revue des Ressources 29 septembre 2014

- White is white… and very Beautiful – Chronique

On trouve en nos contrées d’Extrême-Occident des géants méconnus, archipoètes, esprits nomades, ou exotes arpentant avec méthode les territoires offerts aux quatre vents. Kenneth White, Écossais installé dans la baie de Lannion, tel un guetteur sur son promontoire, n’a jamais souhaité rejoindre le sérail littéraire français, ses codes et ses petites compromissions quelquefois, préférant l’enchantement de l’académie des goélands aux vains bavardages des têtes vertes et molles.

Adepte de la «navigation mentale hauturière» (Victor Segalen), Kenneth White est un voyageur intempestif, ayant le goût du gai savoir et d’un encyclopédisme du monde ouvert. La science du rivage conduit chez lui aux guipures d’un monde originel, champ d’énergie première, dont il se pourrait bien qu’il nous sauve de l’atrophie d’une société malade. Renaître, quitter les anciens parapets d’une culture trop figée, telle est l’ambition. L’errance du marcheur éveillé fera de la géographie une praxis érotique d’un genre nouveau.

Si Nicolas Bouvier et Jacques Lacarrière ont eu la mauvaise idée de déserter, Kenneth White, bien vivant, n’entend pas quant à lui s’arrêter de dériver, d’un continent à l’autre, d’un portulan à l’autre, faisant du moindre fragment de paysage une totalité, n’abandonnant jamais la possibilité de découvrir en chaque être un homme multidimensionnel. Animateur d’une revue passionnante, quoique trop rare, Les Cahiers de Géopoétique, écoutons-le: «La géopoétique est fondée sur le désir de l’individu de se situer dans l’univers de la manière la plus dense, le plus intense, la plus ‘vide’ possible (c’est sa base existentielle) et elle implique une résistance à une civilisation, à une société où s’agitent des êtres fractionnés.»

Lire l’article dans son intégralité

Fabien Ribery
Le poulailler.fr 7 juillet 2014

- Sélection des meilleurs livres de l'été
Quel plaisir de repartir à l’aventure avec Kenneth White! Des côtes de Vancouver à la gigantesque péninsule de l’Alaska, entre conditions actuelles et voyage dans le temps, nous découvrons différentes personnalités, différentes atmosphères. La vie sauvage, la quête d’authenticité et les traditions des peuples amérindiens constituent la trame de ce récit. Avec sa verve habituelle, son humour mais aussi sa poésie, l’auteur nous convie à un dépaysement total… et on en redemande!
Valérie Chatelain
L'Hebdo // Payot Été 2014
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