Parution : 21/02/2019
ISBN : 9782360549221
192 pages (11 x 17,6 cm)

8.90 €

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La Pays des petites pluies - poche

On est donc émerveillé par l’émerveillement de cette écrivaine aventureuse et féministe, amie de Jack London, face aux miroitements subtils de la Sierra Nevada. Modestie, patience… L’écologie avant l’heure.

Arnaud Gonzague – Terra Eco

Ce texte de Mary Austin est l’un des grands classiques de la tradition américaine de nature writing et les critiques de son temps ont comparé sa sensibilité à l’environnement à celles de Thoreau et Muir. Sa célébration de la beauté du désert la place au commencement de toute une lignée d’écrivains américains qui, de John Van Dyke à Edward Abbey, ont fait porter sur ces régions un regard à contre-courant du désir d’exploitation indissociable de l’histoire de l’Ouest américain. Se tenant à l’écart tant de l’esthétisme que du sentimentalisme, Austin n’en parvient pas moins, dans une prose sobre mais intense, à évoquer les singuliers pouvoirs d’envoûtement du désert de l’Ouest, tout en laissant entendre de manière poignante la résonance intime du mélange de beauté et de douleur propre à ce lieu.

Revue de presse

- Le pays des petites pluies… Jean Rouzaud Radio Nova // La chronique de Jean Rouzaud 5 mars 2019

- Le pays des petites pluies…

C’est sous ce titre sibyllin que les éditions Le Mot et Le Reste publient en version poche le texte planant de Mary Hunter Austin (1886–1934), sorte de pionnière de l’ouest, à plusieurs titres…

J’ai envie de dire Mary Austin, « folle du désert », tant cette forte femme au physique de cow-boy girl, avec stetson et regard altier, entre dans cette littérature américaine appelée « Nature Writing », par la grande porte, comme on pousse les portes du saloon*.

À la suite de Henri David Thoreau, John Muir, mais j’y mets aussi Walt Whitman, ou même Jack London et bien d’autres, elle rejoint ces grands inspirés américains, anti-sociaux et révoltés, ne croyant qu’à la rédemption par les grands espaces…

Ce livre est un émerveillement de notes, petites histoires, descriptions de ce fameux désert de l’Ouest américain ou vivaient les tribus lointaines du sud-ouest, Utes et Shoshones.

[…]

Il faut avant tout savoir attendre, écouter la terre, creuser, ou suivre un orage, pour retrouver de l’abondance : mouflons, lièvres, wapitis, lézards, oiseaux divers, cerfs, ours, cougars, lynx…

Les photos stupéfiantes de cette région en ont fait un lieu de pèlerinage de tourisme supérieur avec quelques rares auberges pour courageux.

C’est un des livres fondateurs de cette littérature américaine des grands espaces. Lumineux, écologique, zen et inspiré, chacun peut y puiser une leçon de vie, une mystique douce, au ras d’un sol magique et changeant comme un mirage.

Lisez la chronique de Jean Rouzaud sur le site de Nova

Jean Rouzaud
Radio Nova // La chronique de Jean Rouzaud 5 mars 2019
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