Parution : 17/02/2022
ISBN : 9782361399474
216 pages (14,8 x 21cm)

Irrécupérables

On retrouve avec plaisir le ton gouailleur d’André Marois pour un polar qui provoque autant le rire que les frissons.
Depuis des jours, à la même heure et au même endroit, le sergent-détective Mazenc trouve une canette de boisson énergisante sur son terrain: un désagrément d’abord mineur, puis de plus en plus irritant, surtout à l’aube d’une semaine de vacances bien méritée. En bon protecteur de la bucolique région mandevilloise, Mazenc se met en tête de pincer le pollueur, s’attendant à trouver un vulgaire vandale à sermonner. Mais la forêt abrite des criminels bien plus dangereux, à croire que tous les cinglés de la province en ont fait leur repaire. En menant sa petite enquête, Mazenc relance une vieille affaire de meurtres et fait basculer la légèreté de son quotidien dans le drame le plus noir. Dans ce truculent polar où les coups pleuvent de partout, le lecteur est maintenu en haleine jusqu’au bouquet final que ne renierait pas un certain Quentin Tarantino.

Revue de presse

- Irrécupérables 813 9 août 2022
- Irrécupérables Pascal Etienne Branchés culture 23 février 2022
- Irrécupérables Patrick Beguinel Litzic 8 mars 2022
- Irrécupérables Fanny Haquette Collectif Polar 24 février 2022
- Irrécupérables Jean-Michel Isebe Polarmaniaque 21 février 2022

- Irrécupérables

C’est en recevant la niouzeletter de La Tache Noire (de Strasbourg) que j’ai trouvé ce roman dans les propositions de lectures de l’été. Je me suis dit : « Tiens, je ne connais pas, pourquoi pas ? ». Bref. […]

Sachez que c’est un roman enlevé qui réserve quelques surprises. Et puis, moi qui aime tant la langue de Camilleri, j’ai été heureux de retrouver toutes ces traces du parler québécois. Quelques exemples : Méchant bon interrogatoire /— Victor, t’es-tu correct ?/ Ça se pourrait-tu que vous me donniez un coup de main pour corder tout ça ?/ Tabernac etc.
Pas omniprésent mais suffisamment pour donner une tonalité sympathique à l’ensemble.

Un roman qui se lit avec plaisir avec beaucoup d’action (ça défouraille pas mal dans ces montagnes), bref une bonne lecture d’été et un auteur à découvrir.

Une chronique à retrouver en intégralité sur le blog 813

813 9 août 2022

- Irrécupérables

Avec Irrécupérables, André Marois nous propose la suite de « Bienvenue à Meurtreville », un polar à l’accent québécois plutôt dépaysant.
Dans certaines parties du globe (en l’occurrence ici au Canada) faire son footing une clochette attachée à ses lacets ce n’est pas du luxe. Des fois qu’un grizzly vous saute dessus en plein effort. Ce serait vraiment bête. Ce n’est pas au sergent Mazenc qu’une telle déconvenue risque d’arriver. Mais, lui, s’il court (armé de ses clochettes donc), c’est surtout pour se vider le tête, car au boulot c’est pas la fête. Il faut dire qu’il n’est pas parvenu à mettre la main sur le tueur en série qui a sévi durant quelques mois à Mandeville. Quand arrivera-t-il enfin à résoudre une enquête? […]

Nous voici donc de retour en terre canadienne dans cette suite de « Bienvenue à Meurtreville ». Ou à Mandeville plus exactement, une ville où il devrait logiquement faire bon vivre mais où le danger rôde pourtant partout et pas seulement à cause des ursidés présents dans le coin. Dans de ce polar qu’on lit d’une traite (200 pages environ), le dépaysement est toujours bien là, renforcé par de nombreux québécismes. (Les expressions « pogner », « crisse » et « zouf » n’auront plus de secret pour vous.)

Alors même si on peut trouver l’intrigue nettement moins originale que celle du premier opus des aventures du sergent Mazenc, on se laisse prendre par l’histoire de ce flic québécois, véritable ours solitaire peu sûr de lui cherchant à tout prix la reconnaissance de ses pairs.

À lire bien au chaud après avoir dégusté une délicieuse poutine (la spécialité culinaire ça va de soi)

Une chronique à retrouver en intégralité sur Branchés culture

Pascal Etienne
Branchés culture 23 février 2022

- Irrécupérables

[…] Il y a de l’humour dans ce polar. Le personnage de Mazenc nous fait rire lorsqu’il s’apitoie sur son sort. Le phrasé de Marois, la manière qu’il a de décrire les pensées de son personnage crée un décalage entre la gravité des faits et les tourments intérieurs du sergent-détective . Ce décalage n’est pas sans rappeler ceux qu’affectionnent Tarantino dans ses films (des dialogues sur les hamburgers avant une tuerie dans un appartement dans Pulp Fiction par exemple), et nous mène « guillerettement » vers un sombre carrefour où se rejoignent toutes les crapules locales (et d’au-delà du local). […]

André Marois possède un rythme bien à lui. Le quotidien de ses personnages est dévoilé en même temps qu’ils mènent l’enquête ou qu’il raconte leur histoire. Ainsi, lorsque Mazenc reçoit les résultats d’analyse, il nettoie son terrain suite aux ravages causés par une mini tornade. On le voit donc les mains dans la résine des sapins qui se sont abattus sur son terrain, nous le voyons transpirer à les tronçonner et entreposer dans un coin de son terrain. Ces passages, loin d’être anecdotiques ou même fastidieux à lire, rendent le(s) personnage(s) plus concret(s), plus palpable(s). Bref, sergent-détective ou non, Steve Mazenc est un homme comme les autres, avec ses doutes, ses peurs, ses réussites aussi. […]

Les pointes d’humour rendent l’ensemble plus que plaisant à lire. De même, le parti pris des éditions Le mot et le reste de laisser les expressions et tournures de phrase en québécois apporte une dimension presque « exotique » à l’ensemble. Un côté « terroir » surgit dès lors, côté terroir qui n’est pas sans charme, bien au contraire. Enfin, la bonne tenue du polar réside évidemment dans le fait que le puzzle, à la fin du roman, est complet. Le livre se dévore littéralement et nous procure de belles sensations de lecture par ce biais à la fois goguenard et sanglant. Un bel équilibre donc pour amateurs du genre !

Une chronique à retrouver en intégralité sur Litzic

Patrick Beguinel
Litzic 8 mars 2022

- Irrécupérables

Dans Irrécupérables (suite de Bienvenue à Meurtreville), j’ai été ravie de retrouver la plume d’André Marois et donc les aventures du sergent-détective Steve Mazenc. Ce polar se divise en trois grandes parties : Mandeville, Plus tôt sur la Côte-Nord et Retour à Mandeville.
Cette fois-ci, l’auteur a choisi de mettre en avant le personnage du sergent et nous le retrouvons donc au centre de ce polar. Nous le découvrons petit à petit avec son passé, ses pensées, sa façon d’agir, de réagir, ses défauts et ses qualités. Nous entrons dans l’intimité, la vie et surtout la tête du détective. Dans une histoire où Steve Mazenc ne maitrise plus rien, André Marois la maitrise totalement et il va malmener quelque peu son héros.

Quel bonheur également de retrouver cette nature vivifiante : la rivière, la forêt, etc. que l’on visualise aisément. André Marois est un amoureux de sa région et de ses paysages et il nous le fait bien ressentir. Merci pour ce beau partage, cette bouffée d’oxygène et ainsi nous faire voyager. […]

Irrécupérables est un polar court mais très efficace. Je pense qu’André Marois s’attache à son détective et qu’il a envie de le faire évoluer. J’espère qu’il souhaite continuer l’aventure avec lui car personnellement, j’aimerai le retrouver dans une prochaine enquête.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Collectif Polar

Fanny Haquette
Collectif Polar 24 février 2022

- Irrécupérables

Quand au fin fond du Québec, pas loin du Saint-Laurent, dans le pays des traversiers, ça défouraille à tout va, c’est pas pour faire semblant. Steve Mazenc, policier en zone rurale pas loin de Mandeville, retrouve quotidiennement dans sa pelouse une cannette de Red Bull, ça l’exaspère et lui vient alors l’idée de faire rechercher les empreintes de ce gougnafier et c’est alors que…......Car le résultat s’avère incroyable, ce sont celles d’un tueur ayant abattu sa femme et ses deux enfants un an plus tôt. Et c’est l’engrenage, à partir de là, Steve va se mettre à la recherche de Richard Lenoir qui s’est réfugié en fait tout près de chez lui. Voilà un excellent polar rural qui sent bon son Canada et la cordite, cette odeur si caractéristique de la poudre. Il y a un côté Far West, mais sans concession, sur fond de trafic de métaux volés, de courses folles de quads et de pick-ups, de tireurs fous et de voisinage trouble, c’est la Belle Province vue sous un angle belliciste et le chinois Sun Tzu avec son art de la guerre en toile de fond. Si vous voulez vous désennuyer, cet opus est un choix idéal. Vous en dire davantage serait divulgâcher, pour pasticher nos cousins.

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Jean-Michel Isebe
Polarmaniaque 21 février 2022
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