Parution : 22/10/2020
ISBN : 9782361396428
144 pages (14,8 x 21 cm)

Fantaisie villageoise

Marc Trillard plonge sa narratrice dans un espace-temps incertain, où secrets et tradition se mêlent en une tentative utopique questionnable.
Il y avait deux ans que l’Agence régionale de santé cherchait à effacer le canton de Theyllise de la carte des déserts médicaux, jusqu’à l’arrivée de Jeanne Ambarel pour remplacer feu le docteur Malbosc au village de Malabre. Bien décidée à s’intégrer rapidement à la population pour son premier poste, elle découvre petit à petit la communauté qui compose le village, un peu fruste mais bon enfant, avec ses coutumes énigmatiques. Abandonnée à son nouveau cabinet, sans une seule visite, elle tente de comprendre le passé médical du coin et les réticences des habitants à la consulter. Entre processions païennes, éducation et us d’un autre temps, elle comprend rapidement que tout le village partage un secret et qu’il lui faudra fouiller le passé pour le percer, à défaut d’y être associée.

Revue de presse

- Fantaisie villageoise C.B et J.G Les notes 22 octobre 2020

- Fantaisie villageoise

Jeanne Ambarel, jeune médecin fraîchement diplômée, s’installe à Malabre, un désert médical du sud-ouest. Accueillie sans enthousiasme par le maire, elle s’entête, avec la ferveur d’une néophyte, à démarrer là une vie professionnelle dont elle a fait siennes les exigences déontologiques. Elle pourrait vite renoncer devant l’indifférence ou la méfiance de sa patientèle supposée, pour le moins troublantes. Au contraire elle décide de comprendre : les décès survenus sans trace de suivi médical par son prédécesseur, les inhumations sans certificat, etc.

Un polar en milieu rural, non. Une « fantaisie » ! Écrit à la première personne, ce roman suit l’itinéraire de l’héroïne, le cheminement de son enquête au gré de ses conversations avec les autochtones : elle oppose son rationalisme à « la raison bancale » du village, une communauté rurale repliée sur elle-même dans un hors-la-loi favorisé par l’incurie administrative. Plus intéressant est le rapport de force qu’installe le romancier entre deux manières de faire face aux coups du sort. « L’entêtant nectar de la coutume » érige l’isolement en sauvegarde, au rythme de rituels dont on a perdu l’origine et la signification. Vertige de la raison ? L’écriture dense et efficace alterne les dialogues et un monologue intérieur souvent décalé, contaminé par le parler local. L’efficacité professionnelle passerait-elle par l’empathie, la compréhension des autres, leur « fantaisie » plus que par un affrontement stérile ?

À retrouver sur Les notes

C.B et J.G
Les notes 22 octobre 2020
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