Parution : 14/10/2021
ISBN : 9782361398033
468 pages (14,8 x 21cm)

Entre deux mondes

Autobiographie

L’autobiographie d’un nomade intellectuel dont l’œuvre, immense, lui vaut d’être considéré sur le plan international comme un auteur de tout premier ordre.
« L’autobiographie est irrésistible », dit Oscar Wilde, et celle de Kenneth White, fondateur des concepts de géopoétique et de nomadisme intellectuel, l’est certainement. Tout commence à Glasgow, petite ville ecclésiastique devenue enfer de la révolution industrielle et qui fut pour le jeune White un poste d’observation riche en réflexions. Suivent Munich, Paris, l’Ardèche et d’autres errances à travers le monde, sur la piste de Bashô en remontant au nord du Japon, dans les terres gelées du Labrador ou les archipels tropicaux. De ces voyages découlent des rencontres littéraires et intimes qui, enrichies par son étude poussée de la philosophie occidentale, lui permettent de dessiner un paysage mental inédit. Kenneth White reprend la plume pour nous livrer toute l’étendue d’une vie qu’on croirait romancée, tant elle est ouverte aux quatre vents du monde, à l’image de son œuvre.

Revue de presse

- Un passant considérable Richard Blin Le Matricule des Anges novembre 2021
- 3 raisons de découvrir Kenneth White Laetitia Favro LIRE novembre 2021
- Kenneth White : La géopoétique ou comment habiter poétiquement le monde Simon Beyrand La RE-Cyclerie 21 octobre 2021
- Éloge du voyage et de l'ermitage Thierry Clermont Le Figaro littéraire 21 octobre 2021
- Entre deux mondes Livres hebdo octobre 2021

- Un passant considérable

En publiant son autobiographie, c’est la vie d’un maître du gai savoir et d’un nomade intellectuel que nous propose Kenneth White. Celle d’un éveilleur qui est un authentique éveillé.

Un grand existant, un homme qui n’a jamais fait les choses comme tout le monde, qui a toujours été dans l’en-dehors, qui vit sa vie comme une expérience « sans principe, sans modèle, sans but fixé à l’avance”, voilà comment apparaît Kenneth White dans son autobiographie. Titrée Entre deux mondes – le matériel et l’intellectuel, l’existentiel et le conceptuel, le contemplatif et l’expressif – , elle veut surtout montrer qu’il est possible, depuis cet entre-deux, de gagner un en-dehors, un monde de géométrie primitive, un espace qui ouvre l’être à un territoire désencombré de signes et de culture. Un lieu où écouter le monde, où vivre en pleine géopoétique. […]

En retraçant sa ligne de vie, en distillant une certaine manière de se conduire et d’être en chemin et en montrant combien sa vie n’aura été qu’une dialectique perpétuelle entre l’errance et la résidence, Kenneth White nous invite aussi à goûter la qualité de chaque heure, à croire à une poétique du monde visant à remanier culture et nature en développant le « sens de la Terre”.

Richard Blin
Le Matricule des Anges novembre 2021

- 3 raisons de découvrir Kenneth White

Le voyage pour horizon
Intitulés Entre deux mondes, ces Mémoires sont aussi foisonnants que le Mahabharata. Intellectuel nomade né en 1936, Kenneth White succombe tôt à l’appel du large. Il a touché toutes les disciplines jusqu’à fonder la sienne, une “géopoétique” fidèle à la Terre. Des côtes bretonnes aux îles des Caraïbes, de la Chine aux rives du Saint-Laurent, il cartographie le monde et tente de répondre à cette question fondamentale : “Qu’en est-il de la vie sur Terre ?”

Une poésie de plein vent
Aux fondements de sa “géopoétique” prévaut l’idée “qu’il faut sortir du texte historique et littéraire pour trouver une poésie de plein vent où l’intelligence (l’intelligence incarnée) coule comme une rivière”. trait d’union entre l’Orient et l’Occident, son œuvre conjugue le mouvement la contemplation, le passé et l’avenir, le matériel et l’intellectuel.

Résister au repli sur soi
Conscient très tôt des ravages du changement climatique, cet exilé volontaire milite pour un dialogue entre sciences et littérature. Sa poétique, nourrie des différentes cultures rencontrées, s’inscrit en résistance contre l’enfermement, le repli sur soi et incite, sans livrer de méthode toute faite, au dépassement, fidèle à ces vers de Byron : “Comme nous savons peu ce que nous sommes ! / Encore moins ce que nous pourrions être!”

Laetitia Favro
LIRE novembre 2021

- Kenneth White : La géopoétique ou comment habiter poétiquement le monde

À l’origine des notions de géopoétique et d’esprit nomade, Kenneth White est l’un des plus grands penseurs et poètes de notre temps. Sa culture-monde questionne notre manière d’habiter la terre et ouvre un vaste espace de pensée pour l’écologie.

Kenneth White nous a ouvert les portes de son « Atelier Atlantique », situé sur la côte nord de la Bretagne. L’occasion de mettre les voiles au-delà de La REcyclerie, de retracer le cheminement sensible et intellectuel d’une figure du dehors, dans la lignée d’un Walt Whitman et d’un Henry David Thoreau.

« J’ai toujours été à la recherche – dans diverses parties du monde – de lieux où vivre intensément. Autant j’aime traverser des territoires pour augmenter mon expérience du monde ; autant je suis intéressé par habiter profondément un lieu. La plupart des gens ont une adresse. Mais combien connaissent leur lieu ? »
Né il y a 85 ans à Glasgow, en Écosse, Kenneth White offre un regard lumineux sur le contexte culturel, politique et écologique actuel. Une parole rare et précieuse à l’approche de la COP26, la prochaine conférence internationale sur les changement climatiques.

« Le mot écologie est un mot utile, peut-être pas le mot final. Il y a beaucoup de travail à faire sur la pensée écologique, une pensée qui ne s’appellera peut-être plus comme telle, mais qui sera un en-avant de l’écologie. […] Une pensée sensible, riche, et qui fait vivre plus. Et c’est de cela dont il s’agit. Vivre plus. »

Écouter le podcast

Simon Beyrand
La RE-Cyclerie 21 octobre 2021

- Éloge du voyage et de l'ermitage

Rencontre avec le poète et essayiste franco-écossais, retiré sur la côté bretonne.

C’est une ancienne maison de paysan-pêcheur, toute de granit et de schiste, plantée sur une propriété arborée, qu’il a baptisée Gwendel, le “territoire blanc” en gaélique. C’est là qu’il a posé ses valises, avec sa compagne de longue date, Marie-Claude, qui est aussi sa fidèle traductrice, il y a bientôt quarante ans, à l’écart du bourg de Trébeurden, dans les côtes d’Armor, à quelques encablures de l’océan et de ses rumeurs. C’était en 1983, l’année où son récit canadien, La Route bleue, remporte le prix Médicis étranger, et où il est nommé titulaire de la chaire poétique de XXe siècle à la Sorbonne. […]

Séduit par ses poèmes, André Breton lui écrit, en 1965, louant son “haut accent de nouveauté”. White attire un peu plus tard l’attention de Maurice Nadeau, qui édite Dérives et Les limbes incandescents, lesquels forment avec Gourgounel une trilogie qui pourrait avoir pour titre “Itinéraire d’un surnihiliste”. […]

Un portrait à retrouver en intégralité dans Le Figaro littéraire

Thierry Clermont
Le Figaro littéraire 21 octobre 2021

- Entre deux mondes

“Je suis fondamentalement un solitaire qui, de temps à autre, interrompt son isolement par les coups d’éclat de son activité publique.”

L’inventeur du concept de nomadisme intellectuel et de l’Institut international de géopoétique signe son autobiographie Entre deux mondes, publiée le 14 octobre chez Le mot et le reste, dans une traduction de Brice Matthieussent. De ses vagabondages et errances à travers le monde se dessine un paysage mental inédit.

Livres hebdo octobre 2021
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