Parution : 22/04/2021
ISBN : 9782361397449
150 pages (14,8 x 21 cm)

Bienvenue à Meurtreville

Un polar décalé, acide et culotté qui en appelle autant aux Vieux fourneaux qu’à la série Dexter.

Les libraires vous en parlent

“Je l’ai lu d’une traite, complètement “enjaillée” par cet humour noir sauce québécoise ! Ça fait du bien de se débarrasser, le temps d’une lecture, du politiquement correct et du moralement acceptable – et surtout, d’en rire de bon cœur !”
Magali, La Géosphère (Montpellier)

“Très drôle, assez inattendu et terriblement efficace. Une très bonne lecture pour l’été !”
Juliet & Alex, La Madeleine (Lyon)

“Lu d’une traite ce soir, tout juste paru en librairie, ce polar atypique m’a complètement séduite. Quelque part entre la malice de Iain Levison et le glaçant de Dexter, il vous fera passer quelques jours complètement fous dans une petite ville du Québec jusque-là bien trop calme…
À se procurer et à dévorer d’urgence !”
Aurélie, La Pléiade (Cagnes-sur-Mer)

“Un polar québecois bien monté, avec une petite pointe d’accent et une bonne dose d’imagination qui en rend la lecture franchement plaisante et agréable… Un vrai petit coup de cœur qui vous changera les idées en cette période un peu morose…”
Éric, La Tache Noire (Strasbourg)

“Drôle et inventif. Un polar à la sauce québécoise plein d’humour, à déguster le sourire aux lèvres avec une bonne dose de second degré !”
Juliette, Librairie Montbarbon (Bourg-en-Bresse)

“Vous souhaitez dynamiser l’activité économique et touristique de votre petite ville bien (trop) tranquille? Faites en sorte qu’un meurtre y soit commis. Un seul? Est-ce bien suffisant?”
Christophe, L’Atelier (Paris 20e)

La vie se déroule paisiblement dans la petite ville québécoise de Mandeville, peut-être un peu trop au goût des quelques commerçants qui tirent la langue devant le manque de clients. Invectivé sur ce point lors d’un conseil municipal, le conseiller Chevalet trouve une solution au problème en tuant accidentellement un voleur de cannabis qui croise sa route. La découverte du corps place Mandeville dans le radar des policiers et des journalistes, et les touristes répondent enfin présent, mais le soufflé retombe bien vite. Notre bienfaiteur décide alors de prendre les choses en main : à défaut d’attirer les randonneurs, Mandeville pourrait devenir un lieu de pèlerinage pour les badauds en manque de frissons. Tout ce qu’il faut, c’est que les meurtres continuent…

Revue de presse

- Bienvenue à Meurtreville Noé Gaillard Daily Passions 3 mai 2021
- Bienvenue à Meurtreville Fanny H Collectif Polar 22 avril 2021
- Bienvenue à Meurtreville Pascal Etienne Branchés culture 22 avril 2021
- Bienvenue à Meurtreville Muriel Gaillard Blues et Polar 22 avril 2021
- Bienvenue à Meurtreville J.G. et M.D. Les notes 20 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

En couverture une photo de station-service un peu façon Edward Hopper. C’est un court roman qui se déroule en octobre dans un village touristique du Québec. Je précise pour que vous ne soyez pas trop surpris devant des expressions savoureuses. Je ne sais pas si ma remarque va plaire à l’auteur mais je pense qu’elle va vous donner une idée de l’esprit du livre. Au fur et à mesure de ma lecture, j’ai vu les personnages avec les têtes des acteurs chers à Jean-Pierre Mocky. Vous voyez ? Ceux qui ont, comme on dit, des « tronches », du caractère. Imaginez : le garagiste de la petite ville demande à une réunion du conseil municipal un soutien pour un prêt parce que la saison a été catastrophique. En rentrant chez lui un des conseillers voit un voleur dans le champ de cannabis « clandestin » d’un de ses amis. Il se bat avec lui et accidentellement le voleur s’égorge… en tombant au milieu de la brassée d’herbe qu’il volait. Quatre meurtres vont suivre qui vont amener une foule et un regain de prospérité à la ville, au point que l’aubergiste et conseiller municipal dit pendant l’enterrement de la troisième victime : « il faut que ça continue ! ». Vous voyez l’esprit Mocky ? Qui se moque de la morale comme d’ailleurs tous ceux à qui les crimes profitent. Bien sûr il y a un policier mais il ne trouve rien pour relier les meurtres entre eux et pourtant l’assassin lui-même lui souffle imprudemment une clé de l’énigme comme s’il se prenait au jeu de ce qu’il a lu sur les tueurs en série.

Et l’on ne s’ennuie pas un seul instant, comme si les crimes nous semblaient une bonne chose dans le fond puisqu’ils sauvent la ville et font que le garagiste obtient son prêt et embauche même un ouvrier.

Idéal pour les transports en commun, pour combattre une certaine morosité matinale.

Une chronique à retrouver sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 3 mai 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Bienvenue à Meurtreville : tout un programme électoral ! Et qui tient largement ses promesses…
A la tête de la municipalité, vous retrouvez Mr Monier le maire, puis dans les conseillers municipaux principaux, Mr Chevalet, Mr Bouchard et Mme Pesant secrétaire.

A Saint-Charles de Mandeville, la vie s’écoule paisiblement, trop sans doute, du moins pour certains.
La plupart des citoyens sont chasseurs ou pêcheurs, il n’y a jamais foule dans les rues, tout au plus quelques voitures dans la rue principale. Un endroit calme où quelques touristes viennent parfois voir l’orignal, le plus grand des cervidés actuels.

Tout débute avec l’affaire de Mr Réjean. Ce dernier possède le garage du village et connait actuellement de grandes difficultés financières. Il sollicite donc une aide auprès de la mairie. C’est vrai que s’il y avait plus de monde qui passait ou s’arrêtait à Mandeville, les affaires fonctionneraient mieux et cela arrangerait bien aussi les autres petits commerçants.

Et puis un crime a lieu. Ce qui s’ensuit amuse beaucoup le ou les assassins. Un ado a même l’idée de créer une application afin de tracer un parcours bien particulier. Et ensuite, c’est l’escalade. Et lorsqu’une idée s’insinue dans la tête du ou des tueurs et que le résultat est à la hauteur de leurs espérances, que se passera-t-il ensuite ?

C’est la première fois que je lis cet auteur. J’ai trouvé son style d’écriture simple, précis et très efficace. On s’imagine parfaitement les personnages, le lieu, l’ambiance qui règne à Mandeville, où devrais-je dire Meurtreville… L’histoire s’installe tranquillement et part en vrille petit à petit au fil des drames de ce petit village. Dans un environnement somme toute classique avec des personnes en apparence normale, tout est possible ! Je pense qu’André Marois a pris beaucoup de plaisir à imaginer et écrire ce roman.
J’ai aimé également retrouvé un vocabulaire différent comme « complétement sauté » qui signifie complétement fou.

Mais au fait, j’y pense, j’habite un village et il ne se passe pas grand-chose mais perso c’est parfait comme ça et que rien ne change !

Une chronique à retrouver sur Collectif Polar

Fanny H
Collectif Polar 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Mandeville (dites plutôt Meurtreville): ses loups, ses forêts, ses rivières… et son serial-killer

Mandeville, 2000 habitants. Cette petite municipalité du Québec où il n’est pas rare de croiser des loups, des coyotes et même des ours noirs, a tout pour plaire. Forêts, lacs, rivières complètent ce tableau idyllique. On vous le dit, Mandeville est un vrai petit paradis. Pourtant Mandeville va mal. Son industrie naguère florissante est au plus bas. Qui plus est, pour ne pas arranger les choses, les touristes snobent cet endroit pourtant magnifique. Ce qui attriste et inquiète les commerçants du coin. En particulier le garagiste Réjean qui va jusqu’à faire un esclandre lors du conseil municipal. Ses finances vont mal, il a besoin d’aide, c’est urgent. Faut que ça bouge !
[...]

Avec sa couverture qui nous fait furieusement penser à la série Twin Peaks (mais point d’agent Dale Cooper, ni de Laura Palmer, ici), Bienvenue à Meurtreville attire indéniablement le regard. Oui, c’est un fait, l’ancien publicitaire André Marois, devenu depuis auteur, sait y faire pour nous appâter. Son (trop court) polar, un brin inspiré par la série Dexter, dans lequel un élu local tente de faire connaître son village d’une manière pour le moins non conventionnelle, nous fait voyager au pays de Ginette Reno et des orignaux. Un dépaysement renforcé par l’utilisation d’expressions typiquement québécoises disséminées tout au long du récit. (les expressions très imagées « Crisser patience » et « Foutre la chienne » n’auront plus de secret pour vous).

Un chouette moment de lecture donc, même si nous aurions aimé que ce bouquin au cynisme redoutable soit accompagné d’un humour noir plus grinçant.

Une chronique à retrouver en intégralité sur Branchés culture

Pascal Etienne
Branchés culture 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Un petit livre de 150 pages et une petite histoire qui sait être d’une réalité particulièrement cynique quand on pense à toutes ces petites villes qui se meurent car leurs habitants vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte… comme on disait jadis. Alors quand après un premier meurtre, la ville – étrangement et de manière plutôt malsaine – reprend vie, certains se demandent carrément pourquoi ne pas continuer… En plus, les futurs morts ne feront pas défaut et ne manqueront à personne… Voilà un livre petit format mais bien agréable à lire ; comme une bonne nouvelle !

Une chronique à retrouver sur Blues et Polar

Muriel Gaillard
Blues et Polar 22 avril 2021

- Bienvenue à Meurtreville

Au Québec, une petite bourgade, Mandeville, s’étiole avec la diminution du nombre de pêcheurs et de chasseurs. Comment attirer les visiteurs ? Un soir, Chevalet, membre du conseil municipal, tue par accident un squatteur local qui chapardait des pieds de cannabis. La police enquête, la foule accourt. Chevalet décide de commettre un nouveau meurtre, sur un parasite qui a causé le suicide d’un de ses amis. Puis un troisième, façon serial killer. Le village est en ébullition, les journalistes débarquent, les cafés se remplissent, la ville revit… Peut-on s’improviser tueur en série à 70 ans sans culpabilité ni remord, sans perdre la raison ?

Un livre noir, et follement drôle. Le conseiller municipal fait revivre sa ville grâce à son « génie », se renseignant sur internet sur les modes opératoires des tueurs en série, choisissant soigneusement ses victimes afin d’y mettre un peu de justice ! Aussi quelle n’est pas sa colère quand quelqu’un commet un
meurtre derrière son dos : il se sent dépossédé de son œuvre… L’humour noir coule à flots, et le suspense est intense : va-t-il se faire prendre ? Quand s’arrêtera-t-il ? Le roman offre au passage une réflexion presque philosophique sur la relativité du bien et du mal, sur ce qui fait le malheur de certains et non des autres, sur les réalités économiques et sur les petites villes de province qui disparaissent, réduites à un tourisme inexistant.

Une chronique à retrouver sur Les notes

J.G. et M.D.
Les notes 20 avril 2021
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