Parution : 20/08/2020
ISBN : 9782361395971
264 pages (14,8 x 21 cm)

Amqui

Un polar très efficace, construit dans les règles de l’art et non dénué d’humour. De l’humour noir, on s’entend. Impossible de le déposer avant d’avoir tourné la dernière page. Vous serez prévenus !

ICI Radio-Canada

À l’arrêt de bus devant la prison de Montréal, Étienne Chénier attend sous la pluie. Libraire dans la mi-trentaine, né à Amqui, condamné pour meurtre il y a quatre ans, il vient d’être relâché, bien avant la fin de sa peine, à la suite de tractations douteuses. Il attend le bus, mais surtout le moment propice pour exécuter un plan de vengeance longuement mijoté. Enquêteur bedonnant, alcoolique et dépressif, Denis Leblanc, accompagné de sa partenaire Sophie, se lance sur la piste de Chénier, autour de qui les cadavres s’empilent. Comment un simple libraire a-t-il pu se transformer en tueur sanguinaire? Est-ce lié aux innombrables pans d’ombre de son histoire familiale? Leblanc joue un jeu dangereux dans cette enquête, mais depuis la mort de son fils, il n’a vraiment plus rien à perdre.

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Revue de presse

- Avec Éric Forbes, nulle Amqui vive. Alexandra Schwartzbrod Libération 24 septembre 2020
- Pour que tu flingues encore Thierry Boillot L'Alsace 30 août 2020

- Avec Éric Forbes, nulle Amqui vive.

Pour son premier roman, l’écrivain québecois nous emmène dans la région du Bas-Saint-Laurent, sur les traces d’un libraire transformé en tueur.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Amqui est une ville du Québec, dont le nom signifierait «lieu d’amusement et de plaisir», ce qui paraît difficile à croire quand on lit le roman noir d’Eric Forbes. Amqui, c’est la ville dont son héros est originaire : Etienne Chénier, un libraire trentenaire que l’on découvre dès la première page imbibé de pluie sous un abribus devant le mythique pénitencier de Bordeaux, non pas en Gironde mais au nord de Montréal. L’homme vient de purger quatre ans de prison pour meurtre : il a été libéré bien plus tôt que prévu pour une raison inconnue et, manifestement, il entend bien utiliser ce temps de liberté qui s’ouvre à lui pour régler quelques comptes.

Quand il commence à laisser trop de sang couler derrière lui, un enquêteur se lance à sa poursuite. Denis Leblanc est l’archétype du flic dépressif et bedonnant mais il a une circonstance atténuante : son fils unique Samuel est mort par négligence médicale à l’hôpital Jean-Talon, et il reste hanté par l’image du jeune homme «affalé dans un fauteuil roulant, inerte, la tête renversée vers l’arrière, les yeux révulsés, la bouche entrouverte». Une course-poursuite va s’engager entre les deux hommes, Leblanc ayant toujours un coup de retard sur Chénier. Celui-ci a un point faible, sa mère, hospitalisée pour Alzheimer. «Dès l’apparition des premiers symptômes, elle avait su qu’elle partait à toute vitesse dans un autre monde. Un monde de noirceur et de silence. Sa prison à elle. Elle l’avait supplié de la tuer. Chénier en avait été incapable.»

[…]

Eric Forbes a mis beaucoup de lui-même dans ce premier roman car il est libraire et originaire d’Amqui, comme son héros. On adore ses dialogues avec le mot «pis» à toutes les sauces («Tiens, ton nouveau gun, l’héroïne, pis tes autres gugusses. Vu que l’arme était pas prévue, pis qu’il a fallu couper dans les délais, ça va te coûter le double») et ses références aux polars (qu’il collectionne).

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Alexandra Schwartzbrod
Libération 24 septembre 2020

- Pour que tu flingues encore

Un noir roman dont le flic s’appelle Leblanc ? Tabarnak ! Nous sommes à Montréal où le dénommé Chénier vient d’être libéré de prison plus tôt que prévu. Que lui vaut cette gracieuse remise de peine ? Mystère. Mais visiblement, Chénier a des comptes à régler. Avec un tram de retard, le neurasthénique sergent enquêteur Leblanc et sa plus dynamique collègue Sophie se lancent à ses trousses.
Étrange tout de même : Chénier était auparavant un libraire sans histoire. Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’il se métamorphose en tonton flingueur prêt à vider son chargeur à la première contrariété ?

[…]

Chic alors : Éric Forbes nous délivre un percutant roman chargé d’humour et d’hémoglobine où l’on se délecte de dialogues avec l’accent québécois authentique. Crisse ! Un pur bonheur tarantinesque.

Thierry Boillot
L'Alsace 30 août 2020
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