Parution : 18/03/2021
ISBN : 9782361397234
198 pages (14,8 x 21 cm)

Arbres en péril

Nos villes, leur dernier sanctuaire

Si le constat est sombre, ce témoignage montre que nous avons les connaissances nécessaires pour mieux comprendre le déclin silencieux mais massif de la biodiversité et inverser la situation.
Conçu comme un voyage botanique qui emmène le lecteur sur les cinq continents, Arbres en péril déploie l’histoire de ces migrants végétaux qui au fil des siècles ont agrémenté parcs et jardins, et dont l’avenir à l’état sauvage est largement menacé. Communément plantées dans notre environnement proche, certaines essences d’ornement peinent à subsister dans leur milieu naturel. Combien de cèdres, de séquoias, de marronniers et de milliers d’autres espèces subissent les nuisances causées par les hommes? Surexploitation forestière, sécheresse, pathogènes, urbanisation galopante entraînent un déclin massif qui affecte près de la moitié de la diversité arboricole de la planète. Il subsiste toutefois l’espoir que le grand public par son intérêt croissant pour ces grands végétaux puisse contribuer à leur sauvegarde.

Revue de presse

- Arbres en péril JC. Breton Revue Espèces juin 2021
- Ma Petite Planète : des géants en Béarn Julie Laussat La Rép des Pyrénées 22 mai 2021
- Arbres en péril The Magic Orange Plastic Bird 10 mai 2021
- Arbres en péril Nathalie Vanhauwaert Le coin lecture de Nath 7 mai 2021
- Interview de David Happe Christophe Noiseux France Bleu Pays d'Auvergne // L'invité H2O 26 mars 2021
- Arbres en péril Tela Botanica Tela Botanica 11 mars 2021
- Arbres en péril La lettre de l'aboriculture La lettre de l'aboriculture mars 2021
- Quatre espèces d’arbres sur dix sont menacées de disparition David Happe Reporterre 3 mars 2021

- Arbres en péril
Lorsque l’on pense “extinction”, ce n’est pas l’image d’un arbre qui vient d’abord à notre esprit, pas plus que lorsque l’on pense “migration”. Bien sûr, si l’on compare le nombre d’espèces d’arbres en danger à celui des espèces animales, il semble dérisoire, mais David Happe attire notre attention sur le fait que beaucoup d’entre elles ont disparu ou tendent à disparaître de leur zone d’origine. [...] Au-delà de ce plaidoyer, Arbres en péril est aussi un passionnant voyage dans l’histoire des peuplements végétaux des cinq continents à la rencontre de ces espèces que l’on pourrait croire banales.
JC. Breton
Revue Espèces juin 2021

- Ma Petite Planète : des géants en Béarn

Chaque semaine, la blogueuse paloise Julie Laussat décortique une question du quotidien version écolo.

Chaque année, la situation de la forêt à travers le monde se dégrade. Que ce soient les conséquences de la déforestation, les feux gigantesques en Californie ou en Australie ou simplement les dommages causés par des ravageurs, ce sont des centaines d’espèces d’arbres qui sont menacés dans leur état naturel. Au Brésil, 7 000 km2 de forêts primaires sont détruites chaque année et l’incendie de l’hiver 2019 en Australie a ravagé près de 12 000 000 ha. Cette situation émeut de plus en plus le public qui prend conscience de la fragilité extrême de ces espaces.
Pourtant, nous avons encore peu conscience des variétés d’arbres menacées et encore moins de leur présence dans notre région. Le marronnier, le cyprès, le peuplier ou le cèdre sont des arbres que l’on connaît bien en France. Plantées au bord de nos routes, dans les cours d’écoles ou au sein des parcs, ces espèces ne nous paraissent pas en danger. Pourtant, elles figurent toutes sur la liste rouge mondiale des espèces menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature !

Nous avons en effet oublié que de nombreuses espèces ne sont pas natives de nos contrées et sont en grand danger dans leur espace naturel. Prenez le marronnier, il fait partie des essences les plus plantées en France, derrière le platane, mais il est en voie de disparition à l’état naturel, notamment en Albanie ou en Bulgarie.

Découvrir le patrimoine béarnais

Il serait illusoire de penser protéger ces espèces uniquement en les plantant dans nos régions. S’ils sont moins confrontés à certaines problématiques des forêts primaires, ils sont bien plus fragiles face aux ravageurs, tel que certains champignons.
Et surtout, qui a conscience des arbres remarquables autour de lui ? Saviez-vous que le Béarn compte de nombreux arbres aux mesures exceptionnelles, d’espèces particulièrement en danger dans leur espace naturel ? C’est le cas d’un cèdre de l’Atlas à Narcastet qui culmine à 46 m de hauteur pour 6 m de circonférence, d’un séquoia de 52 m de haut à Laruns, d’un platane de 200 ans et de 45 m de haut dans le parc du château à Pau.
Leur présence dans notre région nécessite des mesures de protection, notamment en raison de leurs incroyables dimensions, afin de sensibiliser le public à leur disparition à l’état naturel. Une chouette idée de balade en famille pour trouver tous ces géants béarnais. Pour ceux qui aimeraient en savoir plus, je vous conseille le livre de David Happe « Arbres en péril » aux éditions Le mot et le reste.

Un article à retrouver sur La Rép des Pyrénées

Julie Laussat
La Rép des Pyrénées 22 mai 2021

- Arbres en péril

David Happe est technicien forestier et ingénieur écologue, basé pour l’instant en Auvergne même si son fil Twitter m’informe qu’il va partir pour la Bretagne (excellent choix, comment lui en vouloir ?). Depuis de nombreuses années il étudie les populations d’arbres aux quatre coins de la planète et dans ce livre il nous fait part de ses recherches et observations, en prenant pour exemple plusieurs essences d’arbres plus ou moins connues du grand public. Il nous alerte sur l’imminence du danger qui guette certaines d’entre elles, au travers d’un “voyage dendrologique” sur les cinq continents.

Les premières pages du livre évoquent les constats et mobilisations internationales concernant la biodiversité, où les espèces animales semblent souvent retenir l’attention plus que les espèces végétales. Mais depuis quelques années, notamment en raison des “megafires”, de la déforestation galopante et du réchauffement climatique, le grand public autant que les pouvoirs publics (certains) commencent à ouvrir les yeux sur la situation de nos arbres, qui n’est pas brillante.
[...]

J’ai trouvé l’angle choisi par David Happe particulièrement intéressant, ce parallèle entre l’origine exotique d’un arbre et sa destinée urbaine. Je vais garder précieusement ces informations pour m’y référer lorsque je croiserai un bel arbre à l’arboretum de Royat, afin de connaître son histoire lointaine. Il évoque à la fin du livre l’arboretum de Balaine, dans l’Allier, que je n’ai toujours pas (honte à moi) visité. Tout cela donne envie de regarder les arbres avec un peu plus d’attention, ce que je ne manque jamais de faire lorsque je randonne, mais j’ai envie de mieux connaître leur nom, leurs origines. Je précise qu’ Arbres en péril est accessible au plus grand nombre, agrémenté de notes, de photos (en noir et blanc malheureusement) et d’un glossaire qui permettent aux non-spécialistes de ne pas se perdre en route.

On a parfois l’impression que nos agglomérations urbaines font des choix un peu aléatoires, lorsqu’elles plantent des arbres. Aujourd’hui encore, j’ai vu à côté de chez moi un petit tilleul (? va falloir que je vérifie plus précisément) flanqué d’un panneau de la ville annonçant son “remplacement” prochain, arguant que parfois, les arbres doivent être remplacés, ainsi va la vie etc… J’ignore s’il est le seul à faire les frais de cette opération, car ils sont quelques-uns alignés dans cette rue et c’est le plus chétif. J’espère qu’ils ne vont pas tous les couper. Dans tous les cas, on gagnerait à prendre conseil auprès de personnes qualifiées car il ne s’agit plus désormais de faire de l’ornement, mais d’armer nos villes contre les épisodes de canicules et de trouver un forme de végétalisation pérenne.

Une chronique à retrouver sur The Magic Orange Plastic Bird

The Magic Orange Plastic Bird 10 mai 2021

- Arbres en péril

David Happe nous fait prendre conscience des arbres en péril à travers le monde.

C’est super intéressant mais aussi interpellant car on parle souvent d’extinction d’espèces en pensant aux oiseaux ou autres espèces animales mais la flore et les arbres en particulier en font partie intégrante.

Dans ce livre on découvre avec de nombreuses photos et croquis à l’appui les différentes espèces, comment celles-ci on été découvertes, introduites dans d’autres contrées mais surtout on prend conscience des menaces, des gestes que l’on pourrait poser pour éviter ou ralentir ces disparitions.

Saviez-vous que sur les cinq continents, ce sont 60.000 espèces à travers le monde qui sont menacées ?

Saviez-vous qu’un tiers des conifères est en régression tout comme un tiers des érables, la moitiè des magnolias, 80 espèces de chênes, 60 de bouleaux  ?

Saviez-vous que des arbres remarquables comme les séquoias géants sont eux aussi menacés pour cause de sécheresse, d’abandon d’anciennes pratiques ancestrales de brûlis, de vulnérabilité aux insectes, d’un environnement de sapins plus inflammables ?

Ce livre est très bien illustré, de nombreuses photos (juste dommage qu’elles soient en noir et blanc), planches ou documents nous racontent l’histoire d’espèces, leur découverte, leur introduction dans d’autres continents.

Après avoir parcouru diverses espèces et les menaces pesant sur elles ; comme le peuplier noir victime de pollution, se développant le long des cours d’eau de plus en plus enfouis, les sorbiers de Serbie, victime collatérale de la guerre, la menace du bois de rose en Afrique, du Gingo Biloba ou des magnolias en Asie , on se penchera sur les causes et solutions pour enrayer le mouvement.

Les causes de disparition :

Les grands incendies liés souvent aux changements climatiques, à la sécheresse.
Les abattages urbains, diminution de nouvelles plantations comme le marronier par exemple en ville, les arbres ététés, élagués, mutilés pour des raisons de sécurité qui les fragilisent en cas de sécheresse et tempête.
L’exploitation intensive comme la biomasse aux Etats-Unis
La déforestation et l’apparition de nouveaux parasites suite à cela
L’intensification de la sylviculture
La pollution urbaine
L’imperméabilisation des sols etc…
A nous d’agir en étant plus conscient de cela et en changeant nos comportements, en créant des banques de graines et en conservant des arbres remarquables dans les arboretum, jardins et parcs botaniques, en élevant certains arbres ex-situ pour les réintroduire après dans les pays d’origine.

A nous d’être responsables.

Une chronique à retrouver sur Le coin lecture de Nath

Nathalie Vanhauwaert
Le coin lecture de Nath 7 mai 2021

- Interview de David Happe

Une catastrophe silencieuse
Depuis plusieurs années, les arbres du monde entier souffrent de multiples agressions en lien avec le réchauffement climatique, la disparition des milieux naturels, la fonte de la biodiversité et la consommation humaine de bois. David Happe, technicien forestier et ingénieur écologue, est l’auteur d’un livre qui fait un état des lieux inquiétant. “Arbres en péril”, c’est son titre, vient de paraître aux Editions “Le mot et le reste”. On en parle dans H2O aujourd’hui.

Une interview à réécouter sur France Bleu Pays d’Auvergne

Christophe Noiseux
France Bleu Pays d'Auvergne // L'invité H2O 26 mars 2021

- Arbres en péril

Conçu comme un voyage botanique qui emmène le lecteur sur les cinq continents, Arbres en péril déploie l’histoire de ces migrants végétaux qui au fil des siècles ont agrémenté les parcs et jardins, et dont l’avenir à l’état sauvage est largement menacé.

Communément plantés dans nos paysages du quotidien, certains arbres d’ornement peinent à subsister dans leur milieu naturel. Combien de cèdres, de séquoias, de marronniers et de milliers d’autres espèces subissent les nuisances causées par les hommes? Surexploitation forestière, sécheresse, pathogènes, urbanisation galopante entraînent un déclin massif qui affecte près de la moitié de la diversité arboricole de la planète. A travers l’exemple des végétaux qui occupent nos parcs, bords de route et autres jardins d’agrément, ce livre propose au lecteur d’aller à la rencontre de ces végétaux en sursis dont l’avenir à l’état sauvage est devenu très incertain.

Retrouver l’annonce de parution du livre sur Tela Botanica

Tela Botanica
Tela Botanica 11 mars 2021

- Arbres en péril

Communément plantées dans nos paysages du quotidien, les arbres les arrbes d’ornements sont souvent des migrants végétaux qui peinent à subsister à l’état naturel. Combien de cédres, de séquoias, de marronniers, et de milliers d’autres espèces subissent les nuisances causées par les hommes ? urexploitation forestière, sécheresse, pathogènes, urbanisation galopante entraînent un déclin massif qui affecte près de la moitié de la diversité arboricole de la planète. Tout au long d’un voyage botanique qui emmène le lecteur sur cinq continents, cet ouvrage évoque l’histoire de ces essences qui agrémentent nos parcs et jardins et dont l’avenir à l’état sauvage est devenu très incertain. Si le constat est sombre, ce témoignage montre qu’il est aussi possible d’utiliser ces végétaux “déracinés” pour mieux comprendre le déclin silencieux mais néanmoins massif de la biodiversité.
“Rares sont aujourd’hui les citoyens qui demeurent totalement insensibles à la beauté d’un arbre. Profitons-en ! Appuyons-nous sur les arbres pour montrer à l’ensemble de nos semblables que que l’Humanité et la Nature ne peuvent s’opposer.” explique l’auteur

La lettre de l'aboriculture
La lettre de l'aboriculture mars 2021

- Quatre espèces d’arbres sur dix sont menacées de disparition

David Happe a écrit une tribune sur les arbres, sujet de son livre Arbres en péril, Nos villes, leur dernier sanctuaire pour Reporterre.

L’effondrement du vivant est enfin reconnu comme une menace environnementale majeure, nous dit l’auteur de cette tribune, mais l’appauvrissement de la flore, et notamment des arbres, est un sujet qui demeure peu médiatisé. Pourtant, dans le monde, près de quatre espèces d’arbres sur dix sont menacées de disparition.

Au cours des deux dernières décennies, les forêts mondiales ont subi de multiples ravages, qui n’ont pas manqué d’attirer l’attention des médias et de sensibiliser le grand public à la vulnérabilité des écosystèmes forestiers. Dans de nombreuses régions du monde (Portugal, Californie, Amazonie, Sibérie, Australie…), des incendies gigantesques – désormais désignés sous le terme de mégafeux – ont eu des conséquences colossales sur la biodiversité locale et, plus globalement, sur l’ensemble des composantes de l’environnement (du fait du relargage massif de gaz à effet de serre, de l’érosion des sols, de la dégradation de la qualité de l’eau…).

En Australie, de l’été à l’hiver 2019–2020, une surface équivalente à celle de la forêt française a été rayée de la carte. En Europe, et notamment dans l’Hexagone (dans le Morvan, en Champagne ou en Lorraine, par exemple), de nombreux peuplements forestiers ont subi des dépérissements au cours de ces trois dernières années, révélant ainsi la fragilité de nos forêts dites de climat tempéré face au changement climatique.

[...]

Une tribune à lire en intégralité sur Reporterre

David Happe
Reporterre 3 mars 2021
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