🔍
Parution : 20/02/2014
ISBN : 9782360541140
224 pages (148 x 210)

20 €

Tomber sous le charme

Chroniques de l'air du temps

Dominique A n’écrit pas que des chansons : il Ă©crit aussi des textes sur des chansons. Celles des autres, essentiellement, approchĂ©es avec une justesse, une sensibilitĂ© et une Ă©criture qui font de son recueil de chroniques, Tomber sous le charme, un livre tout Ă  fait indispensable.
Vincent ThĂ©val – Label Pop // France Musique

C’est en 2005 que Dominique A livre ses premiĂšres chroniques pour le magazine Epok et dĂ©couvre l’ambivalence qui rĂ©side dans le fait d’ĂȘtre un artiste et de s’adonner Ă  la critique.
Il lui prĂ©fĂšre d’ailleurs le terme de chronique qui rapproche cet exercice de l’hommage, lui ĂŽtant sa dĂ©finition inĂ©vitablement pĂ©jorative. Il s’agit donc ici de dĂ©couvrir ce qui a pu faire vibrer le chanteur, suffisamment pour qu’il se confie aux lecteurs de TGV Magazine, Le Monde des livres, Les Inrocks ou LibĂ©. On parle d’Alain Bashung ou de Loustal au dĂ©tour d’une page. Les seconds couteaux n’étant pas oubliĂ©s, bien au contraire. Des Australiens de The Triffids au roman Barbara de Jacobsen en passant par la voix de Shara Worden, il transmet sa curiositĂ© et nous ouvre un champ nouveau. L’artiste reprend ensuite la main avec le journal de bord de ses tournĂ©es, ces bribes d’existences, « comme des flashs, de ces innombrables moments passĂ©s sur la route, cristallisĂ©s par des dĂ©tails », avant de conclure avec l’auto-critique de ses albums.

Revue de presse

- Dominique A cÎté plume Olivier Horner L'ùme-son 16 mai 2014
- Tomber sous le charme Shangols Shangols 15 mai 2014
- Tomber sous le charme Vincent La Musique Ă  papa 19 septembre 2014
- Tomber sous le charme Christophe Schenk Bon pour les oreilles 27 mai 2014
- Dominique A, monument de mon voyage à Nantes JérÎme Lourdais Ouest France 10 août 2014
- Tomber sous le charme Christian Eudeline Bretagne Actuelle 07 avril 2014
- Tomber sous le charme JĂ© Jet FM // Premier service 30 mai 2014
- Dominique A cÎté plume Olivier Horner Le Courrier 26 avril 2014
Chroniques Jean Thooris Longueur d'Ondes
- Tomber sous le charme Damien Guerrier Kromatic // Plume FM
- Dominique A, le parfait du subjectif Yannick Delneste Sud Ouest
- Tomber sous le charme - Chroniques de l'air du temps JérÎme Provençal Les Inrockuptibles 11 avril 2014
- Dominique A Magic février 2014
- Interview de Dominique A Lionel Decottignies L'Humanité 13 mars 2014
- A. Majuscule Alexandre Fillon Livre Hebdo 07/02/2014
- Dominique A Philippe Ragueneau Keyboard Recording 04/2014
- Dominique A, Face critique Philippe Brochen Libération
- Dominique A Hervé Crespy Start Up
- Sous le charme de Dominique A RTS 14/03/2014
- Tomber sous le charme des chroniques de Dominique A Maxence Grugier Fluctuat 02/04/2014
- Dominique A, chanteur et chroniqueur Vincent Théval Riffx
- Tomber sous le charme Vincent Théval France Musique // Label Pop 03/03/2014
- Dominique A Didier Varrod France Inter // Regarde un peu la France 22/02/2014

- Dominique A cÎté plume

Depuis son neuviĂšme ­album en vingt ans de carriĂšre, Vers les lueurs (2012), le chanteur Dominique A s’est aussi distinguĂ© grĂące Ă  sa voix de romancier. Son premier rĂ©cit autobiographique, l’intimiste Y revenir (2013), est venu rappeler les talents narratifs du natif de Provins (Seine-et-Marne), dont les premiers exercices de style sont enfin rassemblĂ©s. S’il avait dĂ©jĂ  brillĂ© en levant le voile avec humour et pertinence sur sa pratique musicale au fil de Un bon chanteur mort (Ed. La Machine Ă  cailloux, 2008), Tomber sous le charme rĂ©unit ses chroniques musicales et littĂ©raires ou billets d’humeur pour ­divers magazines depuis prĂšs de dix ans (Epok, TGV Magazine, Les Inrocks, Le Monde des Livres).

Le Nantais d’adoption, qui souligne en prĂ©ambule se considĂ©rer davantage «passeur» que critique, met le plus souvent Ă  la page la ­marge rock. À l’image des «HelvĂštes underground» de Disco Doom, croisĂ©s dans un club ­suisse, dont il s’éprend un soir et Ă  qui il promet monts et merveilles «dans une brume Ă©thylique» sans pouvoir ensuite tenir parole.

Les journaux de bord extraits de trois de ses tournĂ©es (2002, 2006 et 2013), huit articles Ă©crit en 2012 pour Liberation.fr Ă  l’occasion de ses vingt ans de carriĂšre et les autocritiques de sa discographie complĂštent judicieusement l’ouvrage et permettent de voir sa plume sensible et caustique s’affĂ»ter avec le temps. Comme dans ce journal de bord qui repasse par la Suisse en novembre 2013 (Pully et Nyon) pour son spectacle en forme de lectures musicales, oĂč Dominique A confesse avoir lu et chantĂ© «dans un brouillard sonore Ă  peu prĂšs total» et avoir juste fait illusion. Et de conclure: «On croit parfois ĂȘtre un autre, Ă©chapper Ă  sa caricature, et finalement non.» Avec ce corpus, le chanteur s’est tendu un miroir ne masquant pas sa nature.

LIRE L’ARTICLESUR LE BLOG D’OLIVIERHORNER

Olivier Horner
L'Ăąme-son 16 mai 2014

- Tomber sous le charme

“Chroniques de l’air du temps” indique le sous-titre, et c’est exactement ça : Dominique A ne se prend pas plus la tĂȘte que ça pour rĂ©diger ces billets au jour le jour, sans autre ambition que celle de mettre des mots sur ce qu’il voit, Ă©coute, ressent, dans le but de garder une mĂ©moire personnelle des choses. Ce manque d’ambition fait tout le charme de la chose : l’impression d’ĂȘtre en face d’un ĂȘtre de chair et de sang qui s’exprime, et pas face Ă  un virtuose du style. Non pas que le gars soit dĂ©pourvu de talent de ce cĂŽtĂ©-lĂ , bien sĂ»r : ses billets sont rĂ©digĂ©s avec taquinerie, avec beaucoup de dynamisme et un sens de la formule imparable. TrĂšs jolie Ă©criture, ciselĂ©e, fine, attachante en diable, qui rend bien compte de celle qui imprĂšgne les grandes chansons du sieur. Il met cette douceur, dans la premiĂšre moitiĂ© du recueil, au service de la critique musicale, commentant des albums pour la plupart assez pointus avec une bienveillance qui lui fait honneur. Il le dit au dĂ©part : il n’aime pas la critique nĂ©gative, tout en reconnaissant que celle louangeuse est plus difficile Ă  rĂ©diger. Le fait est qu’il parvient parfaitement Ă  rendre compte de son enthousiasme, dans des lignes Ă  la fois Ă©rudites, rĂ©fĂ©rencĂ©es, et d’une belle lumiĂšre. Pour avoir Ă©coutĂ© du coup certains albums qu’il loue, le moins qu’on puisse dire est qu’il vaut mieiux le lire qu’écouter ses conseils. Mais c’est aussi ça, la bonne critique, et en tant que blogueur compulsif je ne peux que m’incliner devant la rĂ©daction impeccable de ces articles.

Ensuite, le gars publie un journal de tournĂ©e Ă©crit au fil de la plume depuis 2002. Pas destinĂ© Ă  ĂȘtre publiĂ© (ce qui n’est pas le cas des chroniques musicales ou littĂ©raires), il se permet plus d’aciditĂ© : certaines salles en prennent pour leur grade, certaines “premiĂšre partie” aussi. C’est une plongĂ©e au sein de ce qui fait le quotidien d’une tournĂ©e, parfois erratique (des salles Ă  moitiĂ© vides, des concerts pourris), parfois atteinte par la grĂące, toujours alcoolisĂ©e et mĂ©lancolique. C’est prĂ©cis, mordant, Ă©crit dans un style rapide qui n’exclut pas de vrais moments de beautĂ©.

Pour finir : vĂ©ritable exercice d’auto-critique. Dominique A tente de faire une critique “objective” de ses propres albums, et le fait est qu’il a la dent dure avec lui-mĂȘme. Certains beaux albums sont mĂ©prisĂ©s (“Tout sera comme avant”, un de mes prĂ©fĂ©rĂ©s pour ma part) et mĂȘme sur les disques qui le satisfont (“Auguri”, “La Musique”, “La Fossette”), il n’extirpe que quelques chansons, pointant son absence d’ambition (ou son excĂšs, selon), sa paresse, son manque de confiance en soi qui le fait cĂ©der en intransigence. C’est discutable, assez douloureux, mais passionnant. Tout comme l’est l’ensemble de ce beau recueil en vrac, incontournable si, comme moi, vous sifflotez tous les matins sous la douche : “Parce qu’on est bien ici, mon Antoniaaaa”


LIRE L’ARTICLESUR LE BLOGSHANGOLS

Shangols
Shangols 15 mai 2014

- Tomber sous le charme

Je ne sais plus quand le dĂ©clic s’est produit. “Les Hauts Quartiers De Peine” ? Ou “Monochrome” sur un disque de Tiersen ? Je sais seulement que ses Ă©crits sur le site “Comment certains vivent” ont constituĂ© pour beaucoup dans l’admiration que j’ai aujourd’hui pour Dominique A. Il y eut aussi ses chroniques dans le magazine du TGV au moment oĂč je prenais beaucoup ce dernier. MĂȘme si je lisais beaucoup moins que lui, je me retrouvais souvent dans ses choix, sa vision des choses et de la vie, Joy Division, Sarah Records (les fabuleux Field Mice). C’est Ă  ce moment-lĂ  qu’au-delĂ  de la musique, j’avais scellĂ© un pacte avec le chanteur, Ă©tant sĂ»r de le suivre peu importe oĂč il pouvait m’emmener. Je faisais partie intĂ©grante du mĂȘme “Convoi”. Quand est sorti en dĂ©but d’annĂ©e, Tomber sous le charme, livre qui regroupait la quasi exhaustivitĂ© de ses chroniques musicales et littĂ©raires, je n’ai pas trouvĂ© d’intĂ©rĂȘt Ă  m’y replonger. Je connaissais dĂ©jĂ  de quoi il en retournait, ayant lu une grande partie d’entre elles. Puis, je me suis finalement laissĂ© tenter, peut-ĂȘtre avais-je loupĂ© quelque chose d’essentiel ? Qu’il aime JP Nataf ou Babx a juste confirmĂ© qu’on Ă©tait dĂ©cidĂ©ment rĂ©guliĂšrement sur la mĂȘme longueur d’onde. Ses carnets de notes prises en tournĂ©e, moins â€œĂ©crites”, Ă©voquent un homme moins posĂ© et plus tourmentĂ© qu’il n’y paraĂźt. La distance se ressert, faisant dĂ©couvrir au plus prĂšs le chanteur et ses faiblesses (l’alcool?). On y perd en amabilitĂ© ce qu’on gagne en humanitĂ©. Mais ce qui m’a le plus marquĂ©, ce sont ses auto-critiques, cette incroyable facultĂ© de remise en question, cette conscience Ă©troite du chemin parcouru, de ce qu’il reste Ă  parcourir et de ce qui est du domaine de l’inaccessible. Oser dire que sur RemuĂ©, “on s’emmerde un peu”. Que La MĂ©moire neuve – mon prĂ©fĂ©rĂ© – est un disque “un peu sage, un peu raide aussi”, sans parler de “Si Je Connais Harry” qui en prend pour son grade.
“Tomber sous le charme”, ça pourrait aussi ĂȘtre le titre de ce blog. C’est juste une façon plus formelle de faire le passe-plat. Ci-dessous, quelques uns de ces savoureux mets Ă  partager sans modĂ©ration


DÉCOUVRIR L’ARTICLE ET LA PLAYLIST

Vincent
La Musique Ă  papa 19 septembre 2014

- Tomber sous le charme

C’est un vieux souvenir dont je n’étais plus sĂ»r Ă  100% de la vĂ©racitĂ©. Un voyage en TGV il y a plusieurs annĂ©es, une revue coincĂ©e dans mon siĂšge, labellisĂ©e SNCF, et dedans, une chronique signĂ©e Dominique A et l’évocation d’une chanteuse dĂ©sormais oubliĂ©e, Nicole Atkins, et son tube – son slow, plutĂŽt – d’un autre Ă©tĂ©, “Neptune City”.

Aujourd’hui, je sais que c’est vrai. GrĂące Ă  Tomber sous le charme – Chroniques de l’air du temps, recueil rĂ©cemment paru au Mot et le reste. Une petite somme des articles publiĂ©s par Dominique A dans TGV Magazine, donc, et ailleurs aussi, des pages d’Epok (magazine d’une grande chaĂźne de vendeurs de culture) aux colonnes du Monde des Livres. Un digest auquel s’ajoutent encore quelques autres textes Ă©crits pour Les Inrockuptibles et LibĂ©ration.

Alors bien sĂ»r, c’est l’occasion de redĂ©couvrir Nicole Atkins (qui a quand mĂȘme des airs de Lana del Rey avant l’heure), mais c’est surtout le plaisir de retrouver les goĂ»ts sĂ»rs et partageurs d’un passionnĂ©, qui n’a jamais Ă©tĂ© le dernier pour rĂ©vĂ©ler quelques pĂ©pites, d’Arman MĂ©liĂšs Ă  Mansfield TYA, en passant par Psykick Lyrikah, notamment via ses carnets pour le site Comment certains vivent.

Petit hic pourtant, le recueil s’avĂšre au final un peu moins dĂ©fricheur qu’attendu. La faute peut-ĂȘtre au type de publication et Ă  une certaine sacralisation du papier, qui forcerait Ă  ne pas trop se rĂ©pĂ©ter, Ă  dĂ©laisser ses marottes au profit de l’époque. Comment expliquer sinon d’y retrouver tant de noms encensĂ©s un peu partout alors, de Cocorosie Ă  My Brightest Diamond, en passant par Earth ou la redĂ©couverte Karen Dalton, et trop peu de ces francs-tireurs qui passionnent pourtant Dominique A (tels mes excellents compatriotes de Disco Doom, qui ont droit Ă  une belle chronique titrĂ©e “HelvĂštes underground”, ou les non moins excellents Mendelson). “L’air du temps”, en effet. Et un peu malheureusement.

Heureusement, reste une bonne ration de souvenirs et de rĂ©habilitations diverses (mĂȘme si je ne vois vraiment pas ce qui ferait le charme de Rialto, leur single Untouchables, leurs deux batteurs inutiles et leur chanteur sosie capilaire de Trent Reznor). Et aussi pas mal d’amours sincĂšres, pour des beautiful losers d’hier et d’aujourd’hui, des vieux 45 tours de Sarah Records aux albums qui se succĂšdent sans bruit de Pram, du folk rustique des Triffids Ă  celui plus appliquĂ© de The Innocence Mission.

La plume est belle, drĂŽle, riche en passion comme en auto-dĂ©rision. Et quand Dominique A se soumet – par deux fois – au jeu de l’auto-critique, entre souvenirs d’enregistrements et franches chroniques de ses propres disques, on touche Ă  quelque chose de rare et de prĂ©cieux, trĂšs Ă©clairĂ©, jamais prĂ©tentieux. On regrettera juste que cette mĂ©ticulositĂ© n’ait pas Ă©tĂ© mise au service de ces quelques noms qui reviennent de ci, de lĂ , fidĂšles, mais un poil trop nostalgiques. J’aurais bien aimĂ© savoir ce que Dominique A Ă  penser des 1000 et un disques publiĂ©s par Will Oldham depuis les premiers Palace, par exemple. Peut-ĂȘtre dans de prochaines chroniques, qui sait.

Christophe Schenk
Bon pour les oreilles 27 mai 2014

- Dominique A, monument de mon voyage Ă  Nantes

Oubliez le titre de cette rubrique. Il s’agit aujourd’hui d’une non-rencontre, prĂ©texte vanter un recueil de chroniques du chanteur lettrĂ©, croisĂ© dans la ville oĂč a dĂ©butĂ© sa seconde vie. Rencontre.

Fan. Depuis plus de vingt ans, je voue une admiration quasi maladive Ă  Dominique A. Alors quand mon beau-frĂšre, de passage au Mans, m’a offert Tomber sous le charme, recueil de chroniques musicales, cinĂ©matographiques et littĂ©raires signĂ©es de mon chanteur prĂ©fĂ©rĂ©, j’ai ouvert la premiĂšre page avec la batterie des Ramones dans la poitrine.

Le prologue, dans lequel le laurĂ©at 2013 des Victoires de la musique, dĂ©voreur de presse musicale, confesse son rapport sacralisĂ© Ă  la critique imprimĂ©e, s’ouvre par un souvenir, dans un cafĂ© aujourd’hui disparu, « Ă  l’angle d’une place, pas loin des quais », Ă  Nantes. Heureux hasard : deux jours aprĂšs le cadeau du beauf, me voilĂ  en famille Ă  Nantes.

Cigale sombre et lumineuse

ForcĂ©ment, notre troupe suit la ligne verte du Voyage, peinte sur les trottoirs. Et lĂ , merci l’office de tourisme : Ă  deux pas de la place Graslin, je tombe sur un monument d’art contemporain. Une cigale sombre et lumineuse : Dominique A, affrontant un lĂ©ger crachin, sourcils froncĂ©s, mains sur une poussette oĂč roupille un bĂ©bĂ©. Une occasion pareille, ça ne se rate pas. Ben si.

PlutĂŽt que de tenter un accostage en dĂ©licatesse avec, dans les bras, mon marmot d’origine belge (l’enfance et le plat pays, deux points faibles du grand sensible), en chantonnant une spĂ©ciale dĂ©dicace, un maladroit tralala genre Chacun tirant Ă  soi un enfant, je me prĂ©sente, en short et sandales, comme un vieux
 fan.

Je m’enlise aussitĂŽt, plombĂ© par le brutal souvenir d’une injonction de mon gourou, lue la veille dans le fameux bouquin : « Rayons le mot fan une fois pour toutes des tablettes. » MalgrĂ© la fossette bienveillante de l’idole au-dessus de la ligne verte, que j’imagine soudain rouge, j’abrĂšge mes souffrances, m’éclipse en bavant un « Merci » d’ahuri et une formule Ă  laisser Mister A bouche bĂ©e : « Tes chansons, c’est toujours un bonheur. »

PathĂ©tique, mais, finalement, raccord avec les articles dĂ©gustĂ©s les jours suivants, toute honte bue, dans le recueil aux titres rĂ©confortants : “ La musique peut nous sauver “, “ Ne nous emmerdons pas avec des chefs-d’Ɠuvre “ ou encore “ MĂ©lancolie d’un groove “.

Le propos est Ă  l’avenant. Disques, bouquins ou films dĂ©nichĂ©s quelque part entre Berlin et le GroĂ«nland : les billets respirent l’intelligence, avec la juste dose d’intimitĂ© et de distance pour crier une Ă©motion en silence. C’est pointu, dĂ©licat, souvent drĂŽle : la spontanĂ©itĂ© n’est pas Ă©touffĂ©e sous le poids des rĂ©fĂ©rences, comme le craint le rockeur lettrĂ©.

« Nantes, un nom qui fait frémir »

Cette plume inspirĂ©e donne un ton homogĂšne Ă  l’ouvrage, qui part un peu dans tous les sens. Notamment la 2e partie, journal de bord atmosphĂ©rique, suivi d’autocritiques pas malhonnĂȘtes. ExcĂšs de kilomĂštres et de bouteille, grands soirs et petites nuits : Dominique A dĂ©peint d’un trait vif la dĂ©rive des tournĂ©es et les rencontres Ă©toilĂ©es, souvent plus marquantes que les concerts en montagnes russes. On voyage. Notamment Ă  Nantes, « un nom qui fait frĂ©mir », comme le confie l’élĂ©gant saltimbanque en Ă©voquant la ville oĂč a dĂ©butĂ© sa seconde vie.

AprĂšs une bonne suĂ©e Ă  l’Olympic ou salle Paul-Fort, l’exilĂ© bruxellois revenu au bercail y confie le trouble qui l’habite lorsqu’il faut « jouer Ă  domicile » devant des visages familiers. Et des parents Ă©mus.

Ces confidences font le rĂ©gal de l’aficionado de l’insouciance (prudent copyright) que je tente de rester, ravi de dĂ©couvrir, page 105, l’unique incohĂ©rence du recueil. Dominique A s’épanche sur la voix et les chansons de Sapho, dĂ©taillant- passage d’enfer- pourquoi il en est devenu
 « fan ».

JérÎme Lourdais
Ouest France 10 août 2014

- Tomber sous le charme

Attention ceci n’est ni un roman ni une biographie, seulement (serait-on tentĂ© de dire) un recueil de texte-chroniques-Ă©ditos parus depuis une petite dizaine d’annĂ©es dans les pages de divers magazines : Epok, TGV Magazine, Les Inrockuptibles, _Le Monde des Livres_
 On y dĂ©couvre donc un Dominique A parlant de ses passions, de ses dĂ©couvertes et parfois de ses coups de cƓur pour l’actualitĂ©. Dans une deuxiĂšme partie, l’homme y dĂ©voile son journal de bord, tournĂ©es 2002, 2006, 2013 puis, se livre Ă  un exercice pĂ©rilleux l’autocritique de ses propres albums.
Il y a quelques noms dont on n’a jamais entendu parler (Marissa Nadler, White Birch, Field Mice) et l’on peut faire confiance Ă  Dominique A pour son bon goĂ»t, mais surtout plusieurs rĂ©flexions qui mettent en perspective cette compliquĂ©e tĂąche de juger le travail des autres. À propos de BabX Dominique A dissĂšque une phrase d’un critique : « Il ne me gĂšne pas mais pour moi il n’a pas commencé  » et se l’approprie Ă  propos de son propre travail. Ce n’est jamais un spĂ©cialiste qui parle Ă  d’autres spĂ©cialistes, mais bien un amateur de musique qui veut partager et dont l’écriture emprunte souvent au quotidien.

Dominique A Ă©voque surtout des artistes que tout mĂ©lomane curieux au jour ou l’autre croisĂ© au fil de ses pĂ©rĂ©grinations, de X (le groupe de Los Angeles) Ă  Louis Deprestige pour n’en citer que deux, et il est toujours fascinant que quelque soit la route empruntĂ©e il y a des Ă©vidences, des disques qui se retrouvent sur votre chemin sans que vous ne l’ayez demandĂ©. À propos de ces livres qui alimentent ses rĂ©flexions, Dominique partage le mĂȘme sens de la curiositĂ©.

La partie journal de tournĂ©e est trĂšs diffĂ©rente, ici pas de dĂ©couverte musicale ou littĂ©raire, mais juste une suite d’évĂšnements ordinaires, comme ces after alcoolisĂ©s, ces confrĂšres croisĂ©s, ou cette femme qui lui annonce que sa lecture Ă©tait ennuyeuse. Comme d’autres j’imagine, je suis allĂ© vĂ©rifier la date de mon dernier entretien pour savoir si pas hasard l’on parlait de moi, mais le 14 mars 2012 n’a pas Ă©tĂ© retenu. Et tant mieux car je prĂ©fĂšre rester ce voyeur Ă  qui l’on raconte de belles histoires que partie intĂ©grante d’un rĂ©cit.

Pour la derniĂšre partie, l’artiste se livre donc Ă  un passage en revue sĂ©vĂšre de sa propre Ɠuvre (À propos de « Si Je Connais Harry » : L’isolement avait Ă©tĂ© trop long, gĂ©nĂ©rant un sentiment tenace d’incrĂ©dulitĂ© quant Ă  la possibilitĂ© d’un parcours. À propos de « La MĂ©moire Neuve » : l’Ɠuvre d’un jeune homme qui se lance enfin dans le bain aprĂšs avoir longtemps tĂątĂ© du pied la tempĂ©rature de l’eau) avec aussi les Ă  cĂŽtĂ©s, le prix de la sĂ©ance photo, l’ambiance, le contexte etc. Et c’est finalement ce qui est le plus passionnant, l’envers du dĂ©cor, Ă  mi-chemin avec l’exercice autobiographique, qui donne un autre Ă©clairage Ă  cette carriĂšre.

Dominique A ressemble de plus en plus Ă  l’une des forces tranquilles du paysage musical français (on a longtemps hĂ©sitĂ© pour employer l’expression rock français, nouvelle chanson
) et sa carriĂšre s’apparente pour moi Ă  celle d’un Jean-Louis Murat, on peut ĂȘtre affolĂ© par la production (dix albums bien remplis) mais dĂšs que l’on y jette une oreille curieuse et attentive on ne peut ĂȘtre que happĂ© et en redemander. La chronique est un exercice qui finalement se rapproche beaucoup de la chanson, c’est pour cette raison que Dominique A y excelle Ă©galement.

Note : 4/5

RETROUVEZ LA CHRONIQUE DE CHRISTIANEUDELINESUR LE SITE DE BRETAGNEACTUELLE

Christian Eudeline
Bretagne Actuelle 07 avril 2014

- Tomber sous le charme

Retrouvez la chronique du livre de Dominique A avant sa rencontre au Lieu Unique avec Fabien Viscogliosi.

RÉÉCOUTER L’ÉMISSIONINTÉGRALEMENT

JĂ©
Jet FM // Premier service 30 mai 2014

- Dominique A cÎté plume

“Avec ce corpus, le chanteur s’est tendu un miroir ne masquant pas sa nature.”

Belle chronique de l’ouvrage de Dominique A Ă  redĂ©couvrir ICI

Olivier Horner
Le Courrier 26 avril 2014

Chroniques

Le magazine Longueur d’Ondes tombe sous le charme de Dominique A ICI

Jean Thooris
Longueur d'Ondes

- Tomber sous le charme

Réécouter l’interview de Dominique A par Damien Guerrier pour en apprendre encore plus sur Tomber sous le charme.

Dominique A sur Plume FM

Damien Guerrier
Kromatic // Plume FM

- Dominique A, le parfait du subjectif

Il est un auteur-chanteur unanimement saluĂ©. Il a dĂ©jĂ  Ă©crit deux livres, Ă©tĂ© le hĂ©ros d’une BD. Dans “TombĂ© sous le charme”, Dominique A compile aujourd’hui vingt ans de textes sur disques, livres ou films, rĂ©cits de tournĂ©e et mĂȘme regards sur ses albums. Il s’y rĂ©vĂšle une nouvelle fois prĂ©cis et puissant, dĂ©voilant une passion et un talent pour la chronique que les fidĂšles soupçonnaient, les autres peut-ĂȘtre pas.

C’est un dĂ©licat festin. Un best of d’un autre genre. Celui de ses Ă©crits. ParallĂšlement Ă  ses nombreux projets musicaux, Dominique A a rapidement Ă©tĂ© sollicitĂ© pour Ă©crire des chroniques. La premiĂšre sera publiĂ©e aprĂšs trois albums dans la revue rock et BD “Jade”, au milieu des annĂ©es 90. Le chanteur y disserte briĂšvement sur “Viva Last blues” des Palace brothers, le groupe de Will Oldghm qu’il idolĂątre toujours. “Mon papier s’ouvrait sur quelques lignes consacrĂ©es Ă  ma non-lĂ©gitimitĂ© en tant que chroniqueur: toujours la mĂȘme mauvaise conscience virant Ă  l’auto-flagellation, mĂątinĂ©e d’un soupçon d’hypocrisie.”

Tout le gars est lĂ , ce livre aussi. Mais il faut le lire ho! S’y dĂ©ploie l’imparable talent qu’a le Dominique Ă  saisir les choses, Ă  parler du monde sans pontifier, Ă  alimenter la rĂ©flexion sans prendre de pose. Mais le coeur des textes rassemblĂ©s dans ces 224 pages concerne bien sĂ»r la musique, et dans une moindre mesure la littĂ©rature et le cinĂ©ma.

Au milieu des annĂ©es 2000, dix ans aprĂšs ce premier essai confidentiel, Olivier Nuc lui propose de tenir une colonne dans Epok, l’hebdomadaire de la Fnac. On se souvient de la surprise un rien dĂ©daigneuse Ă  l’époque, que l’on avait eu Ă  retrouver notre dĂ©jĂ  chouchou, se “galvauder” dans une publication gratuite donc tuant le mĂ©tier. On avait tort, bien sĂ»r (pas pour les gratuits tuant le mĂ©tier, hein): l’auteur-compositeur se rĂ©vĂ©lait un chroniqueur d’une fraĂźcheur revigorante, d’un enthousiasme communicatif pour l’exercice, et un pertinent passeur vers des artistes forcĂ©ment moins mainstream que les tĂȘtes de gondoles de la Fnac.

Puis ce sera TGV Magazine dans le mĂȘme genre, mais aussi quelques textes dans les Inrocks, le Monde des livres. Dominique A y Ă©largissait sa palette aux livres et films qui l’interrogeaient, le sĂ©duisaient. Ces “Chroniques de l’air du temps” seraient dĂ©jĂ  un bonheur si elles s’arrĂȘtaient Ă  cette compilation. Mais on y trouve aussi les rĂ©cits de tournĂ©e, au jour le jour, que l’artiste a tenues dans le prĂ©cieux site (officiel) www.commentcertainsvivent.com: un journal de bord Ă©voquant la vie sur les routes en 2003, 2006 et 2013.

“Autour ça s’active, on teste des amplis, on change des gĂ©latines, on rĂ©cupĂšre des clĂ©s d’hĂŽtel. Pendant ce temps, l’artiste erre de loges en couloirs, en attendant qu’on l’appelle pour faire un peu de bruit sur scĂšne. Il ne se passe pas grand-chose et c’est bien.” Le quotidien est formidablement bien racontĂ©, sans en mettre plein la vue mais sans ignorer que ce boulot est d’enfer. SpĂ©ciale dĂ©dicace Ă  la chapelle de Mussonville Ă  BĂšgles qui a accueilli sa tournĂ©e de lectures en octobre dernier.

On termine de “Tomber sous le charme” avec le regard posĂ© par Dominique A sur ses propres albums, exercice auquel il s’est prĂȘtĂ©, complĂ©tant un premier jet rĂ©trospectif Ă©crit en 2007, sur le site LibĂ©ration en 2012 Ă  l’occasion de la réédition de ses albums et du vingtiĂšme anniversaire de “La fossette”, l’album-matrice. Bonheur final de lire Dominique A sur du Dominique, mise en abĂźme jamais complaisante, toujours sans concession mais avec l’exigence de celui qui a bossĂ©. Ou pas! Au final, un bouquin passionnant, pour les initiĂ©s ou non Ă  l’univers de l’artiste qui se rĂ©vĂšle ĂȘtre un sacrĂ©e plume. Mais est-ce vraiment une surprise?

L’article ICI

Yannick Delneste
Sud Ouest

- Tomber sous le charme - Chroniques de l'air du temps

Un formidable recueil d’articles et chroniques signĂ©s Dominique A.

Tomber sous le charme : reprenant celui de l’adorable chanson de Louise FĂ©ron, le titre de ce livre frappe comme une Ă©vidence, tant les mots de Dominique A rivalisent de pertinence et d’élĂ©gance, ne laissant au lecteur d’autre choix que de tomber sous leur charme. Le sous- titre – “Chroniques de l’air du temps” – paraĂźt tout aussi imparable car, quel que soit le sujet qu’il aborde, l’auteur de L’Horizon parle Ă©galement de l’époque dans laquelle il vit (cette Ă©poque qui s’éloigne de l’imprimĂ© pour plonger dans l’internet), sans pour autant se draper dans la toge grisĂątre du tribun moralisateur. Loin de prĂ©tendre dĂ©tenir une quelconque vĂ©ritĂ©, il s’emploie ici Ă  affirmer, dans une prose claire et sensible, sa subjectivitĂ© – une subjectivitĂ© qui fait, selon lui, partie intĂ©grante de la panoplie du critique et qu’il dĂ©plore de ne pas rencontrer davantage dans la presse musicale française.

[
]

Tomber sous le charme – Les Inrockuptibles

JérÎme Provençal
Les Inrockuptibles 11 avril 2014

- Dominique A

Le Magic de février 2014 consacrent les pages 53-205-206-207 aux belles feuilles du Tomber sous le charme de Dominique A.

Magic février 2014

- Interview de Dominique A

“Mon but n’est pas de livrer des noms mais de susciter l’envie. Quand on lit Eudeline ou Assayas, on se dit que ce sont de vrais Ă©crivains.”

Tomber sous le charme – L’HumanitĂ©

Lionel Decottignies
L'Humanité 13 mars 2014

- A. Majuscule

Tomber sous le charme de Dominique A est annoncĂ© dans Livres Hebdo par une belle chronique d’Alexandre Fillon.

Tomber sous le charme – Livre Hebdo

Alexandre Fillon
Livre Hebdo 07/02/2014

- Dominique A

Ils ne sont pas si nombreux les artistes acceptant de se glisser dans la peau du critique (eux‐mĂȘmes artistes ratĂ©s, c’est bien connu). Pendant plusieurs annĂ©es, sur diffĂ©rents supports (Epok, TGV Magazine, Les Inrockuptibles, Le Monde des livres
) Dominique A s’est prĂȘtĂ© au jeu, parlant musique, littĂ©rature, cinĂ©ma. Joie (du critique, du lecteur, de l’amateur), ses textes se retrouvent aujourd’hui compilĂ©s.

Tomber sous le charme, donc (on aura reconnu le titre phare d’un bel album incompris de Louise Ferron) se parcourt au petit bonheur la
chance, permettant de remettre en lumiĂšre des artistes trop souvent ignorĂ©s : on se rĂ©jouit de lire quelques lignes tendres sur Pascale Borel, on retrouve avec gratitude nos amis Ă©ternels de The Blue Nile, et l’on se promet d’acquĂ©rir dĂšs que possible le
DVD de Stella ou de chercher chez un bouquiniste le MĂ©lodie d’Akira Mizubayashi
 Au fil des chroniques, Dominique A s’avĂšre ainsi un excellent passeur de flamme(s), convaincu, comme s’intitule l’un de ses textes, que « la musique peut nous sauver ».

À vous de dĂ©couvrir dans cet ouvrage de quoi donc, et comment. On est assurĂ©, pour notre part, d’y retourner rĂ©guliĂšrement, et de pister ses conseils. Dominique A ? Un ami qui vous veut du bien.

Philippe Ragueneau
Keyboard Recording 04/2014

- Dominique A, Face critique

“Insatiable et infatigable monsieur AnĂ©â€Šâ€

Dominique A – LibĂ©ration

Philippe Brochen
Libération

- Dominique A

“Tomber sous le charme est bien Ă  l’image de son auteur : lucide, drĂŽle et cultivĂ© sans mĂȘme paraĂźtre agaçant ni arrogant. Classe”

Article Dominique A – Start Up

Hervé Crespy
Start Up

- Sous le charme de Dominique A

« Dominique A est Ă©videmment connu en tant que chanteur mais on le connaĂźt moins Ă©crivain. Pourtant Dominique AnĂ©, de son vrai nom, a publiĂ© deux livres en 2009 et 2012. Il revient aujourd’hui avec “Tomber sous le charme – Chroniques de l’air du temps”, sorti aux Ă©ditions Le Mot et le Reste.

“Tomber sous le charme – Chroniques de l’air du temps”:

C’est en 2005 que Dominique A livre ses premiĂšres chroniques pour le magazine Epok et dĂ©couvre l’ambivalence qui rĂ©side dans le fait d’ĂȘtre un artiste et de s’adonner Ă  la critique. Il lui prĂ©fĂšre d’ailleurs le terme de chronique qui rapproche cet exercice de l’hommage, lui ĂŽtant sa dĂ©finition inĂ©vitablement pĂ©jorative. Il s’agit donc ici de dĂ©couvrir ce qui a pu faire vibrer le chanteur, suffisamment pour qu’il se confie aux lecteurs de TGV Magazine, Le Monde des livres, Les Inrocks ou LibĂ©. On parle d’Alain Bashung ou de Loustal au dĂ©tour d’une page. Les seconds couteaux n’étant pas oubliĂ©s, bien au contraire. Des Australiens de The Triffids au roman Barbara de Jacobsen en passant par la voix de Shara Worden, il transmet sa curiositĂ© et nous ouvre un champ nouveau. L’artiste reprend ensuite la main avec le journal de bord de ses tournĂ©es, ces bribes d’existences, “comme des flashs, de ces innombrables moments passĂ©s sur la route, cristallisĂ©s par des dĂ©tails”, avant de conclure avec l’auto-critique de ses albums. »

Sous le charme de Dominique A – RTS

RTS 14/03/2014

- Tomber sous le charme des chroniques de Dominique A

EXTRAIT

« Belle idĂ©e que celle des Ă©ditions Le Mot et le Reste (dĂ©cidĂ©ment incontournable en ce moment) qui sortaient il y a peu un recueil de chroniques signĂ©es par le chanteur français Dominique A. Tomber sous le charme, sous-titrĂ© Chroniques de l’air du temps, donne un supplĂ©ment de profondeur Ă  l’univers d’un artiste qui n’en a dĂ©jĂ  jamais manquĂ© et dont la justesse Ă©meut et fait mouche Ă  tous les coups.

Les observations de Dominique A, fin musicien, fin parolier, tombent toujours juste. Elles s’accompagnent Ă©galement – et surtout – d’une totale libertĂ©. Qui, de nos jours, oserait Ă©crire sur le Gun Club et la scĂšne angeline des annĂ©es 80 (Wall of Voodoo, X, Bruce Joyner & The Unknowns, The Dream Syndicate), ou encore sur Marissa Nadler, Karen Dalton et Daniel Jonhson dans Epok, le magazine oiseux de la FNAC (!) ? Quel journaliste accepterait de faire un papier sur Earth, groupe doom rural psychĂ©dĂ©lique primordial dans TGV Magazine ? »

Tomber sous le charme – Premiùre

Maxence Grugier
Fluctuat 02/04/2014

- Dominique A, chanteur et chroniqueur

« Les Ă©ditions Le Mot et le Reste publient Tomber sous le charme, un recueil de chroniques signĂ©es Dominique A, parues dans divers titres de presse. Exemple rare d’un chanteur qui prend la plume pour partager ses enthousiasmes musicaux ou littĂ©raires, ces textes tĂ©moignent d’une curiositĂ© qui ne s’émousse pas au fil des ans.

En un peu plus de vingt ans, Dominique A s’est doucement imposĂ© comme l’une des voix les plus singuliĂšres du paysage musical français, partagĂ© entre une culture pop anglo-saxonne pointue et un goĂ»t pour la langue de MoliĂšre qui le rattache forcĂ©ment Ă  la chanson. Soucieux de renouvellement, il a empruntĂ© des chemins diffĂ©rents, au fil d’albums qui ont rĂ©unis autour d’eux un public fidĂšle. Parfois, il y a eu des tubes ou des presque tubes (Du Twenty Two Bar en 1995 Ă  Rendez-nous la LumiĂšre en 2012).

Les à-cÎtés de la chanson

Mais il y a un chemin parallĂšle – et complĂ©mentaire – que Dominique A arpente depuis plus d’une dizaine d’annĂ©es : celui d’une Ă©criture qui n’est pas destinĂ©e Ă  la chanson mais Ă  la presse. C’est une histoire de partage : d’une expĂ©rience, comme les journaux de bord de ses diffĂ©rentes tournĂ©es (initialement publiĂ©s sur le site du chanteur Comment certains vivent) ou celui de ses enthousiasmes musicaux (pour Epok, TGV Magazine ou Les Inrocks, notamment). Ce sont tous ces textes qui sont ici rĂ©unis dans ce livre rĂ©jouissant, drĂŽle, vivant. Le mot est juste, la parole amicale.

Écouter la parole d’un ami

Dominique A s’adresse Ă  son lecteur comme Ă  un ami Ă  qui l’on meurt d’envie de faire dĂ©couvrir une chanson, un disque, un artiste. L’enthousiasme du chanteur se porte sur ce qu’il appelle les « seconds couteaux », ces groupes dits mineurs mais qui tiennent une place majeure dans la vie du mĂ©lomane : on croisera donc Marissa Nadler, My Brightest Diamond, White Birch ou les Field Mice. Avec l’envie immĂ©diate d’aller y jeter une oreille dans la foulĂ©e.

Autocritique

Tomber sous le charme se termine sur un exercice Ă  la fois inĂ©dit, passionnant et assez drĂŽle : la chronique par Dominique A de ses propres disques. Son regard est lucide, ne versant ni dans l’orgueil mal placĂ© ni dans l’autodĂ©prĂ©ciation gratuite malgrĂ© un cinglant « En un mot comme en cent, on s’emmerde un peu » Ă  propos de « RemuĂ© », son quatriĂšme album. Qu’on se rassure : on ne s’emmerde pas du tout lors de cette lecture stimulante. »

Dominique A, chanteur et chroniqueur

Vincent Théval
Riffx

- Tomber sous le charme

Dominique A n’écrit pas que des chansons : il Ă©crit aussi des textes sur des chansons. Celles des autres, essentiellement, approchĂ©es avec une justesse, une sensibilitĂ© et une Ă©criture qui font de son recueil de chroniques, “Tomber sous le charme”, un livre tout Ă  fait indispensable.

Dominique A – France Musique

Vincent Théval
France Musique // Label Pop 03/03/2014

- Dominique A

« Dominique A Ă©crit : “Utiliser son vĂ©cu pour Ă©crire, composer, va de soi, mais je me sentirais bien limitĂ© si c’était lĂ  mon seul carburant, si ma mĂ©canique interne n’était pas alimentĂ©e par d’autres combustibles”.

Il sort cette semaine un nouveau livre “Tomber sous le charme – Chroniques de l’air du temps” aux Ă©ditions Le mot et le reste. Il s’agit d’un recueil de chroniques publiĂ©es dans Epok, TGV Magazine, les Inrocks ou Le Monde des livres. Le livre fait aussi la part belle Ă  des journaux de bord issus de son site Comment Certains Vivent, parus en 2002, 2006 ou mĂȘme en 2013 pour les lectures musicales. Dominique A propose Ă©galement des textes inĂ©dits, en se livrant Ă  l’exercice de l’autocritique de tous ses albums. »

À réécouter ici

Didier Varrod
France Inter // Regarde un peu la France 22/02/2014