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Parution : 21/02/2025
ISBN : 9782384315277
280 pages (148x210)

23 €

Sylvia Robinson

Godmother of hip-hop

AdulĂ©e pendant des annĂ©es et pourtant disparue dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale, Sylvia Robinson a produit le premier disque de rap. Sa vie, son parcours et sa carriĂšre n’ont jamais fait l’objet d’un livre en France.

De ses dĂ©buts de chanteuse Ă  quatorze ans, jusqu’à son rĂšgne hip-hop dans les annĂ©es 80, Sylvia Robinson a traversĂ© plus de cinq dĂ©cennies de l’histoire de la musique. Rhythm’n’blues, soul, funk, rap, elle a connu autant de styles que d’époques, exerçant ses talents d’écriture, de composition, et de production, dans chacun d’eux. DĂ©couvreuse d’artistes, patronne de plusieurs labels (All Platinum, Sugar Hill
), en plus d’une carriĂšre solo, c’est Ă  elle que l’on doit Rapper’s Delight, le premier disque de rap qui en 1979 amorce la dĂ©ferlante mondiale du genre. Faillites, renaissances, liaisons troubles, millions de disques et de dollars, l’histoire de Sylvia Robinson est un scĂ©nariode film. Avec comme hĂ©roĂŻne une femme noire et indĂ©pendante, modĂšle de longĂ©vitĂ© dans un milieu sans pitiĂ©.

Revue de presse

De Sugar Hill Records Ă  “The Message”, Sylvia Robinson, une visionnaire oubliĂ©e du hip-hop Sophie Jeanneteau TĂ©lĂ©rama 15 mai 2025
Un Jour dans l'Histoire / Sylvia Robinson, The Godmother of Hip-hop Jonathan Remy RTBF // Un Jour dans l'Histoire 16 avril 2025
Sylvia Robinson : une biographie XXL sur la diva de la soul, pour en apprendre un peu plus Ă  son propos Jazz Radio 22 mars 2025
Qui était vraiment Sylvia Robinson, "la marraine du hip-hop" ? Un ouvrage revient sur le parcours exceptionnel de cette visionnaire Laure Narlian FranceInfo 23 mars 2025
REAL MUZUL – Sylvia Robinson, Godmother of Hip-Hop ( Thibaud Allemand LM Magazine mars 2025
Sylvia Robinson, chanteuse soul, marraine du rap et redoutable productrice Thierry Sartoretti RTS // PremiĂšre 20 mars 2025
Sylvia Robinson, productrice de légende Thierry Sartoretti RTS // L'Actu Musique 14 mars 2025
Quand les artistes remontent aux sources : le phénomÚne des rééditions Frédéric Vandecasserie RTBF // Classic 21 15 mars 2025
Avec Sylvia Robinson, Love is (radically) Strange
 Jean-Pierre Simard L'Autre Quotidien 24 février 2025
Sylvia Robinson, rĂ©parer l’injustice BenoĂźt Carretier LibĂ©ration 22 fĂ©vrier 2025
Sylvia Robinson, Godmother of Hip-Hop Ulrick Parfum Soulbag 25 février 2025
_ Sylvia Robinson, Godmother Of Hip-Hop par Real Muzul La rédaction Soul Bag 28 novembre 2024

De Sugar Hill Records Ă  “The Message”, Sylvia Robinson, une visionnaire oubliĂ©e du hip-hop

“Son flair a contribuĂ© Ă  faire exploser le rap Ă  la fin des annĂ©es 70. Mais qui se souvient de la productrice Sylvia Robinson ? Retour sur quatre de ses faits d’armes, Ă  l’heure oĂč le journaliste Real Muzul publie une biographie de la “mĂšre du hip-hop”. Jamais encore la vie de Sylvia Robinson n’avait fait l’objet d’un livre en France. DĂ©cĂ©dĂ©e le 29 septembre 2011 Ă  75 ans, dans une relative indiffĂ©rence hors de la presse spĂ©cialisĂ©e, la chanteuse, compositrice, productrice amĂ©ricaine est une figure mĂ©connue de l’industrie musicale. CoiffĂ©e d’une casquette XXL, celle qu’on surnommait la « mĂšre du hip-hop » concentrait pourtant un sacrĂ© talent pour la musique et les affaires. Chanteuse soul et R’n’B dans les annĂ©es 1970 au sein du duo Mickey & Sylvia, Sylvia Robinson, nĂ©e Vanterpool, va peu Ă  peu quitter la scĂšne pour les coulisses. Depuis son fief du New Jersey, elle deviendra l’une des premiĂšres femmes Ă  s’imposer dans la production discographique mais aussi Ă  diriger un label d’oĂč sortira le premier succĂšs de l’histoire du rap, non sans quelques controverses. L’auteur et journaliste musical Real Muzul retrace l’histoire de cette visionnaire au flair imparable dans Sylvia Robinson : Godmother of Hip-Hop, monographie Ă©rudite publiĂ©e en fĂ©vrier 2025 aux Ă©ditions Le mot et le reste. Tour d’horizon de ses coups d’éclat.”

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Sophie Jeanneteau
Télérama 15 mai 2025

Un Jour dans l'Histoire / Sylvia Robinson, The Godmother of Hip-hop

“D’incroyables coups de gĂ©nie et de sacrĂ©s coups fourrĂ©s. Sylvia Robinson, femme d’affaire et femme au flair musical Ă  nulle autre pareil, a vĂ©cu une vie incroyable. De jeune chanteuse Ă  succĂšs, elle s’est construit un empire jusqu’à devenir celle qu’on appelle la marraine du hip-hop. Et si, dans ce titre honorifique, on distingue l’accent de la mafia, ce n’est en rien une coĂŻncidence. De ses mains, de ses oreilles, sont nĂ©s d’innombrables tubes imparables et, surtout, de grande premiĂšre dans l’industrie musicale : le premier tube de rap, le premier disque de rap portĂ© par des femmes, le premier morceau de rap conscient,
 On se plonge dans l’univers des studios-usines, des riffs ravageurs, des musiciens exploitĂ©s, des samples et des boites Ă  rythmes avec Real Muzul, auteur du livre Sylvia Robinson, the godmother of hip-hop. Il est au micro de Jonathan Remy. “

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Jonathan Remy
RTBF // Un Jour dans l'Histoire 16 avril 2025

Sylvia Robinson : une biographie XXL sur la diva de la soul, pour en apprendre un peu plus Ă  son propos

“Avis Ă  tous les amateurs de jazz : nous vous recommandons vivement de lire la biographie de Sylvia Robinson, “Godmother of hip-hop”, rĂ©digĂ©e par l’écrivain français, Real Muzul. En effet, il y a Ă©normĂ©ment de choses Ă  dire sur l’existence et la carriĂšre de la diva de la soul, qui deviendra la pionniĂšre du rap Ă  la fin des annĂ©es 1970. Il est vrai qu’à l’époque, Sylvia Robinson ne passe pas inaperçue avec sa Cadillac et sa casquette vissĂ©e sur la tĂȘte. En 1970, l’artiste a quarante ans, et dĂ©jĂ  une grande expĂ©rience au sein de l’industrie musicale Ă  son actif. Elle a d’ailleurs ouvert sa propre maison de disques All Platinium Records, avec son mari. Pour les artistes afro-amĂ©ricains, cette enseigne est un ticket garant, direction le succĂšs. Toutefois, au fil du temps, Sylvia Robinson se forge une rĂ©putation de femme d’affaires sans pitiĂ©.
Cette biographie Ă©voque certes, l’existence intrĂ©pide de Sylvia Robinson, mais dĂ©voile aussi de nombreux secrets Ă  propos de l’industrie musicale amĂ©ricaine. Il est vrai que le monde du show-business est impitoyable, surtout Ă  l’époque. En rĂ©alitĂ©, cet ouvrage n’est pas seulement une biographie, mais presque un polar riche en rebondissements. Une chose est sĂ»re : il Ă©tait trĂšs difficile pour une femme noire de se faire une place dans ce milieu, essentiellement masculin. Mais cela n’a pas Ă©tĂ© un problĂšme pour Sylvia Robinson, qui est rapidement devenu un vĂ©ritable requin de l’industrie. L’artiste fait donc partie intĂ©grante de l’histoire de la musique afro-amĂ©ricaine, du rock au rap, en passant par la soul et le disco. Effectivement, Sylvia Robinson est une touche-Ă -tout, et tout ce qu’elle entreprend lui rĂ©ussi. AprĂšs All Platinium Records vient l’ùre Sugar Hill Records. Le rap n’est alors qu’une musique de fĂȘte, surtout prĂ©sente dans les cours du Bronx. Sylvia Robinson dĂ©cide de mettre la main Ă  la pĂąte, en montant son groupe idĂ©al, le Sugarhill Gang, avec lequel elle enregistre le cĂ©lĂšbre titre “Rapper’s Delight”. Il marque le dĂ©but d’une nouvelle mode, celle d’un rap US Ă  succĂšs. Et Sylvia Robinson y est pour quelque chose !”

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Jazz Radio 22 mars 2025

Qui était vraiment Sylvia Robinson, "la marraine du hip-hop" ? Un ouvrage revient sur le parcours exceptionnel de cette visionnaire

“ (
) SurnommĂ©e “la marraine du hip-hop”, Sylvia Robinson est connue pour avoir sorti, en 1979, le tout premier disque de rap de l’histoire, Rapper’s Delight, une tornade au succĂšs mondial signĂ©e Sugarhill Gang, un groupe qu’elle avait montĂ© artificiellement en toute hĂąte. Hormis ce haut fait d’armes, que sait-on d’elle ? Dans un ouvrage qui vient de paraĂźtre aux Ă©ditions Le Mot et le reste, Sylvia Robinson, Godmother of Hip-Hop, l’auteur et journaliste Real Muzul revient sur la trajectoire de cette Afro-AmĂ©ricaine aux mille talents, disparue en 2011.
Artiste prĂ©coce, chanteuse, musicienne, mais aussi productrice, manageuse, patronne de label et redoutable femme d’affaires, la New-yorkaise Sylvia Robinson Ă©tait une visionnaire qui a ouvert la voie Ă  la commercialisation du rap. Comme le montre Real Muzul dans cette biographie pour laquelle il a Ă©pluchĂ© la presse d’époque et interrogĂ© musiciens et piliers de studios, on ne lui doit pas que le premier disque de rap. On peut Ă©galement crĂ©diter Sylvia Robinson pour avoir sorti le premier maxi d’un DJ de hip-hop sur lequel on entend mixer et scratcher, d’avoir publiĂ© le premier disque d’un groupe de rap fĂ©minin et d’avoir senti la premiĂšre le potentiel politique du rap en poussant Grandmaster Flash & The Furious Five Ă  enregistrer The Message, allumant la mĂšche du rap “conscient”. Enfin, en montant le premier label de hip-hop, Sugar Hill Records, elle a posĂ© la premiĂšre pierre de la fructueuse industrie du rap que l’on connaĂźt aujourd’hui. Cela fait beaucoup de rĂ©volutions pour une seule femme, sur lesquelles revient Real Muzul dans cet entretien. (
)”

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Laure Narlian
FranceInfo 23 mars 2025

REAL MUZUL – Sylvia Robinson, Godmother of Hip-Hop (

“1979. Fondatrice de Sugar Hill Records, Sylvia Robinson lance
 The Sugarhill Gang et le tube Rapper’s Delight. Le reste appartient Ă  l’Histoire. Pas si vite ! Surtout connue pour son rĂŽle majeur dans l’essor du hip-hop donc, cette New-Yorkaise nĂ©e en 1935 eut mille vies : chanteuse et guitariste avec Mickey Baker dans les 50’s, songwriter pour d’autres durant les annĂ©es disco, artiste solo, puis femme d’affaires, elle fit Ă©normĂ©ment pour le dĂ©veloppement
des musiques noires en gĂ©nĂ©ral. Celle qui disparut dans un oubli relatif, en 2011, se voit gratifiĂ©e d’un bel hommage. Ce livre est fouillĂ©, documentĂ© et parfaitement narrĂ© par Real Muzul, Ă  qui l’on doit une impeccable biographie de George Clinton, et co-animateur de Get
Busy avec Sear.”

Thibaud Allemand
LM Magazine mars 2025

Sylvia Robinson, chanteuse soul, marraine du rap et redoutable productrice

“Le livre “Sylvia Robinson, Godmother of Hip-Hop”, signĂ© Real Muzul, retrace la vie XXL de celle qui fut chanteuse de rock’n‘roll en 1956, puis productrice soul, diva disco et pionniĂšre du rap en 1979 avec le premier disque de Sugarhill Gang et son tube “Rapper’s Delight”.
Dans le New York plutĂŽt malfamĂ© des annĂ©es 1970, sa Cadillac XXL et son Ă©norme casquette ne passent pas inaperçues. La quarantaine, musicienne, chanteuse, productrice et surtout patronne de maison de disques avec son mari Joe, Sylvia Robinson suscite autant la convoitise qu’une certaine mĂ©fiance. Convoitise, car All Platinum Records peut ĂȘtre la porte d’entrĂ©e vers le succĂšs pour un artiste afro-amĂ©ricain en quĂȘte de carriĂšre discographique. MĂ©fiance, car sa rĂ©putation de femme d’affaires est sulfureuse, au point de lui valoir le surnom peu flatteur de “Sylvia Rob-a-Nigger”. “Rob”, c’est pour voleuse. Le reste, on vous laisse le traduire par vous-mĂȘme.”

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Thierry Sartoretti
RTS // PremiĂšre 20 mars 2025

Sylvia Robinson, productrice de légende

“Guitariste, compositrice et surtout patronne afro-amĂ©ricaine de maison de disques: de ses dĂ©buts dans les annĂ©es 50 Ă  la sortie du premier disque de rap en 1979, Sylvia Robinson aura Ă©tĂ© de tous les bons et mauvais coups. Un livre, signĂ© Real Muzul et paru chez l’éditeur Le mot et le reste, lui rend hommage. Thierry Sartoretti feuillette les bonnes pages de Sylvia Robinson. Godmother of hip-hop.”

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Thierry Sartoretti
RTS // L'Actu Musique 14 mars 2025

Quand les artistes remontent aux sources : le phénomÚne des rééditions

“LĂ , tant qu’à parler de retour aux sources, on Ă©voquera aussi le livre (Editions Le Mot et le Reste) consacrĂ© Ă  Sylvia Robinson, pionniĂšre de la musique et figure emblĂ©matique de l’industrie musicale amĂ©ricaine. Productrice du premier disque de rap fĂ©minin, figure du blues, de la soul, du r’n’b, du rap, de la funk et femme d’affaires impitoyable, Sylvia avait une vision rare des choses. D’autrice-compositrice Ă  productrice, puis PDG d’un label, la “ reine-mĂšre “ s’est illustrĂ©e Ă  chacun de ces postes. Sylvia Robinson a donc jouĂ© un rĂŽle crucial dans l’émergence du hip-hop. En 1979, elle a cofondĂ© le label Sugar Hill Records, qui est devenu le berceau de nombreux artistes influents. C’est sous ce label qu’elle a produit Rapper’s Delight du Sugarhill Gang, souvent considĂ©rĂ© comme le premier grand succĂšs commercial du hip-hop. Ce morceau a non seulement popularisĂ© le genre, mais a Ă©galement ouvert la voie Ă  une nouvelle Ăšre musicale. Robinson a compris le potentiel du hip-hop bien avant que d’autres ne le rĂ©alisent. Son approche innovante et son engagement envers les artistes ont permis Ă  de nombreux talents de se faire connaĂźtre. Elle a Ă©galement Ă©tĂ© l’une des premiĂšres Ă  intĂ©grer des Ă©lĂ©ments de funk et de disco dans le hip-hop, crĂ©ant ainsi un son unique. Elle a ouvert la voie Ă  de nombreux artistes et a contribuĂ© Ă  façonner le paysage musical moderne. Son travail a Ă©tĂ© reconnu par de nombreux prix et distinctions, et elle a Ă©tĂ© intronisĂ©e au Rock and Roll Hall of Fame en 2019.”

“Lire en intĂ©gralitĂ©â€: https://www.rtbf.be/article/quand-les-artistes-remontent-aux-sources-11516487

Frédéric Vandecasserie
RTBF // Classic 21 15 mars 2025

Avec Sylvia Robinson, Love is (radically) Strange


“ComposĂ© en 1956 sous pseudo par Bo Diddley, le tube/standard de Mickey (Baker) et Sylvia (Robinson) Love is Strange est parfait. Tellement mĂȘme qu’il ressurgi dans les charts Ă  chaque fois que ladite Sylvia en a eu besoin. Mais l’histoire ne s’arrĂȘte heureusement pas lĂ  pour elle qui, de coups foireux en arnaque au petit pied, a rĂ©ussi Ă  construire une carriĂšre de directrice artistique et de productrice avec usine de pressage pour la musique black finalement rĂ©compensĂ©e, sur le tard. Entre temps, elle aura adoptĂ©, pour durer, toutes les modes musicales et produit les deux plus grands tubes du hip-hop : Rapper’s Delight et The Message. Coup d’Ɠil dans le rĂ©tro – c’est trop ! DĂ©couverte Ă  14 ans par Hot Lips Page, le trompettiste qui a accompagnĂ© toutes les figures notoires du jazz d’aprĂšs-guerre au dĂ©but des fifties, Sylvia Vanterpool va trouver le chemin du succĂšs avec Les McCann qui va la faire signer et enregistrer sous le nom de Little Sylvia ( rapport Ă  son Ăąge) quelques faces pour Savoy et Jubilee. En 1955 elle rencontre Mickey avec lequel elle va monter un duo – et il va lui apprendre Ă  jouer de la guitare, car c’est un requin de studio qui Ă©crira nombre ouvrages de rĂ©fĂ©rence sur le sujet. En 1956 sort “Love is Strange” sur Groove Records qui va prendre son temps pour faire un carton et Ă©tablir durablement le duo qui ne rĂ©ussira jamais Ă  rĂ©itĂ©rer cet exploit.
Les deux se sĂ©parent en 1962 : Mickey filant s’établir Ă  Paris pour refaire du studio et composer pour d’autres, pendant que Sylvia s’accroche au business Ă  New-York et y rencontre Joe Robinson qui va rester longtemps son partenaire avec All Platinum Records. Les deux producteurs aux rĂŽles bien dĂ©finis, Ă  Joe le business et Ă  Sylvia la DA, les compos et la prod musicale, vont bientĂŽt s’apercevoir que pour avoir les mains libres, il faut diriger et possĂ©der toute la chaĂźne de production/distribution discographique et ainsi vont possĂ©der studio et usine de pressage , pour ce faire. De bons en mauvais coups, ils vont ĂȘtre obligĂ©s de faire affaire avec Morris Levy, le mafieux propriĂ©taire de Roulette Records – le mĂȘme qui obligera Lennon Ă  enregistrer son album Rock’n’Roll pour suspicion de pompage des classiques sur certains de ses titres, comme sur certains de ceux des Beatles. Mais Lennon avait un bon avocat et s’en est sorti. De leur cĂŽtĂ©, les Robinson verront leurs dettes Ă©pongĂ©es contre de grosses parts de leurs boĂźtes; selon l’usage en vigueur : “An offer you can’t refuse
 “ CĂŽtĂ© carriĂšre, Sylvia tentera tout pour rester Ă  flot et se faire une place dans les charts, Ă  grands coups de ressortie sous de nouveau formats ou de rĂ©utilisation de titres un peu reliftĂ©s pour faire l’affaire, quand ce ne seront pas des covers exportĂ©es pour occuper les charts Ă©trangers . Ce, jusqu’en 1974 oĂč par la grĂące d’un titre composĂ© pour ( et refusĂ© par) Al Green, elle fera un second carton avec Pillow Talk, genre de bluette toute poitrine en avant qui passera et fera sensation. Pour le cĂŽtĂ© lascif, ça passe, mais pour le contenu, on peut prĂ©fĂ©rer 
 Bette Davis, un peu plus wild.
En 1979, Sylvia Robinson est invitĂ©e dans une soirĂ©e au cours de laquelle elle dĂ©couvre le hip hop , un nouveau genre musical qui s’est dĂ©veloppĂ© au cours des annĂ©es 1970 dans le Bronx. En percevant le potentiel commercial du rap, elle fait enregistrer une bande son par des musiciens et tente de recruter des rappeurs afin de rĂ©aliser un disque. Elle fait appel Ă  trois jeunes amateurs d’Englewood, New Jersey : Henry Jackson (dont le nom de scĂšne est Big Bank Hank), Guy O’Brien (Master Gee) et Michael Wright (Wonder Mike). Le trio, baptisĂ© The Sugarhill Gang, enregistre le single Rapper’s Delight, Ă©ditĂ© par le label Sugar Hill Records que Sylvia Robinson a fondĂ© avec son mari. ClassĂ© 4e du hit-parade rhythm and blues et 36e du Billboard Hot 100 en 1979, il est considĂ©rĂ© comme le premier hit du genre. Le label connaĂźt Ă©galement le succĂšs grĂące Ă  Grandmaster Flash and the Furious Five. Leur titre The Message, 4e du hit-parade rhythm and blues en 1982, inspire les artistes de rap Ă  Ă©crire des textes socialement engagĂ©s. Mais Ă  force d’oublier de prĂ©venir les ayants-droits et de verser la moindre royalty, Sylvia la Godmother of Hip hop va morfler grave. D’abord Chic qui reconnaĂźt Good Times en fond du Rapper’s Delight et va obliger les Robinson Ă  conclure un accord financier Ă  l’amiable qui les reconnait comme auteurs du titre. Puis, ce sera Grand Master Flash qui attaquera au pĂ©nal pour non paiement des royalties. Les musiciens de studio de Sugarhille Gang iront s’expatrier Ă  Londres pour aller bosser avec Adrian Sherwood et connaĂźtre un meilleur sort. Des annĂ©es plus tard, Sylvia sera reconnue comme une grande entrepreneuse du business musical black et recevra moult rĂ©compenses. L’histoire ne dit pas si c’est pour la longue carriĂšre en dents de scie ou le fait d’avoir durĂ©. Je vous sent un peu feignant sur le coup; alors que l’histoire est passionnante, mĂȘme si pas toujours ragoutante. Je l’ai lu, Ă  vous de jouer ! Vous n’en saurez pas plus, sinon Ă  quoi sert de sortir des livres
”

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Jean-Pierre Simard
L'Autre Quotidien 24 février 2025

Sylvia Robinson, rĂ©parer l’injustice

“Godmother of Hip-Hop, la monographie signĂ©e du journaliste Real Muzul, ne semble avoir qu’un but : sortir Sylvia Robinson des oubliettes de l’histoire musicale. Car le nom de l’AmĂ©ricaine, aujourd’hui, n’évoque pas grand-chose, Ă  part Ă  quelques Ă©rudits ou Ă  des forcenĂ©s des dĂ©buts du hip-hop amĂ©ricain. Cofondatrice du label Sugarhill Records en 1979 avec son mari, Sylvia Robinson est la femme derriĂšre les premiers tubes du hip-hop, produisant en 1979 le Rapper’s Delight de Sugarhill Gang (et ses 14 minutes ancrĂ©es dans la mĂ©moire collective) ou, en 1982, le classique The Message de Grandmaster Flash and the Furious Five. PionniĂšre de l’industrie musicale, directrice artistique, elle a jouĂ© un rĂŽle central dans la propagation du hip-hop dans la culture populaire. Mais restĂ©e dans l’ombre, ce n’est qu’aprĂšs son dĂ©cĂšs en 2011 que cette redoutable, mais finalement discrĂšte femme d’affaires a commencĂ© Ă  voir son rĂŽle reconnu Ă  sa juste valeur. Plus qu’une biographie, un hommage.”

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BenoĂźt Carretier
Libération 22 février 2025

Sylvia Robinson, Godmother of Hip-Hop

“La qualitĂ© d’une biographie se jauge dĂ©jĂ  par le choix de son sujet. Celui de Sylvia Robinson se rĂ©vĂšle gagnant. PersonnalitĂ© complexe et mĂ©connue ayant alternĂ© rĂ©ussites fracassantes et Ă©checs retentissants, la New-Yorkaise (1935-2011) a traversĂ© l’histoire de la musique noire-amĂ©ricaine en y exerçant Ă  peu prĂšs toutes les fonctions : chanteuse-guitariste aux cĂŽtĂ©s de Mickey Baker de 1955 Ă  1965 (leur single Love is strange se vendit Ă  plus d’un million d’exemplaires), songwriter (le fameux tube proto-disco Shame, shame, shame, interprĂ©tĂ© par Shirley & Company’s en 1974, c’était elle), artiste solo (convaincue, malgrĂ© l’opinion nĂ©gative d’Al Green, du potentiel commercial de sa chanson Pillow talk, elle entreprit de la chanter elle-mĂȘme, obtenant un n°1 R&B en mĂȘme temps qu’un hit crossover en or massif), PDG de labels avec son mari Joseph (All Platinum, consacrĂ© Ă  la soul ou Sugar Hill Records, qui Ă©dita l’un des morceaux fondateurs du hip-hop naissant, Rapper’s delight). Ultime fait d’armes en 1982 : la publication de The message par Grand Master Flash, l’un des premiers raps Ă  consonances sociales. Dans un style alerte et imagĂ©, l’auteur, empathique mais jamais complaisant, dissĂšque avec minutie les failles et controverses qui entourĂšrent la vie de cette femme courageuse, indĂ©pendante et au caractĂšre bien trempĂ© : sa naĂŻvetĂ© (elle se fit rouler dans la farine par Ike Turner), ses carences de gestionnaire (elle fit plusieurs fois faillite), ses forfaitures (les accusations de plagiat, dont la plus cĂ©lĂšbre, dĂ©gainĂ©e par Nile Rodgers, fut rĂ©glĂ©e Ă  l’amiable). AprĂšs le faste du dĂ©but des annĂ©es 1980, la chute sera brutale : dĂ©pĂŽts de bilan, procĂšs, problĂšmes familiaux
 Et ce succĂšs qui s’éloigne dĂ©finitivement, jusqu’à l’incendie tragique des locaux de Sugar Hill, faisant partir en fumĂ©e 90 % de “dĂ©cennies de travail et d’histoire”
”

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Ulrick Parfum
Soulbag 25 février 2025

_ Sylvia Robinson, Godmother Of Hip-Hop par Real Muzul

BRÈVES

La formidable maison d’édition Le Mot et Le Reste, bien connue de nos lecteurs pour publier frĂ©quemment des ouvrages consacrĂ©s aux musiques et aux artistes dĂ©fendus par Soul Bag, s’enrichit d’une nouvelle biographie consacrĂ©e Ă  Sylvia Robinson, la marraine du hip-hop, de ses dĂ©buts de chanteuse Ă  14 ans Ă  son ascension musicale dans les annĂ©es 1980.

Notre camarade Real Muzul, dĂ©jĂ  responsable d’un livre sur George Clinton (P-funk : l’odyssĂ©e de George Clinton), rĂ©vĂšle notamment l’impact de sa carriĂšre d’une cinquantaine d’annĂ©es sur l’histoire de la musique, entre faillites, renaissances, liaisons troubles, dĂ©couvertes de talents ou encore crĂ©ations de labels, dont le fameux Sugar Hill Records, qu’elle codiriga avec son mari et qui donna naissance au single Rapper’s delight, le premier hit du genre. Sortie prĂ©vue le 21 fĂ©vrier 2025.

À relire ici

La rédaction
Soul Bag 28 novembre 2024