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Parution : 20/03/2026
ISBN : 9782384316076
312 pages (14,8 x 21,0cm)

24 €

Streets of New York

L'histoire du rock dans la Big Apple

Un parcours didactique passionnant pour (re)dĂ©couvrir les lieux incontournables qui marquĂšrent l’histoire de la musique Ă  New York.

“Ouvrage luxueux, car compagnon de plusieurs mois potentiels de lecture, et ouvrage dĂ©licieux, puisque l’on peut le picorer au hasard, comme on fait par jeu pivoter une boussole.”

Christian Larrùde – Son du Monde

Philippe Brossat, appareil photo autour du cou, entraĂźne ses lecteurs dans les rues de New York, l’une des capitales mondiales de la musique et celle qui a consacrĂ© Elvis Presley et les Beatles avant que Bob Dylan (et toute la scĂšne folk avec lui) ne pose ses valises Ă  Greenwich Village. On se faufile Ă  la suite de Leonard Cohen et des Sex Pistols au Chelsea Hotel, on assiste Ă  la naissance du Velvet Underground et Ă  celle du punk dont l’East Village et le CBGB seront le berceau, accueillant les prestations dĂ©routantes de Suicide, Patti Smith, Blondie, des New York Dolls et des Talking Heads. On succombera ensuite Ă  l’appel du disco au club 54 avec Madonna, pour finir dans le Bronx et Ă  Brooklyn en pleine block party, prĂ©mices d’une rĂ©volution qui mĂšnera au rĂšgne du hip-hop.

Revue de presse

- « Streets of New York » de Philippe Brossat, le guide musical de la “Big Apple” Jean-Michel Selva Sud Ouest 16 avril 2025
- Ces lieux mythiques qui ont façonné la musique Frédéric Vandecasserie RTBF // Classic 21 18 avril 2026
- Interview de Philippe Brossat JérÎme Colin RTBF // La PremiÚre // Entrez sans frapper 27 février 2020
- De Lyon à New York, Philippe Brossat dans le sillon du rock Alcyone Wemaëre Sacem 5 février 2020
- Dancing in the Streets Dr Jivago Journal du médecin 21 février 2020
- Dancing in the Streets norma stitz Dr Jivago
- Dans les rues de New York Jean-Marc Pinson Ouest-France 28 décembre 2019
- L'Hotel Chelsea, ce lieu new-yorkais qui vit passer de trÚs grands noms Jonathan Remy RTBF // La PremiÚre // Un jour dans l'Histoire 12 décembre 2019
- New York, ville Rock? Jean Rouzaud Nova 9 décembre 2019
- Streets of New York Christian LarrĂšde Son du Monde 27 octobre 2019
- Un guide des rues de la musique pop rock Ă  New York Daniel Rolland Cultrehebdo.com octobre 2019
- Streets of New York Sophie Chambon Les DerniĂšres Nouvelles du Jazz 18 septembre 2019
- Streets of New York Patrick Beguinel Litzic.fr 24 septembre 2019

- « Streets of New York » de Philippe Brossat, le guide musical de la “Big Apple”

“New York est la ville qui a brassĂ© tous les genres musicaux et fait Ă©merger le jazz Ă  Harlem, le folk Ă  Greenwich Village, le punk dans l’East Village et le rap dans le Bronx. Dans son ouvrage Streets of New York, rééditĂ© aux Ă©ditions Le Mot et le Reste, Philippe Brossat explore les adresses des lieux mythiques ou moins cĂ©lĂšbres qui racontent un siĂšcle de musique dans la « Big Apple ».

Le travail de fourmi incroyable d’un homme, Philippe Brossat, ni journaliste, ni critique musical, qui a grandi en Auvergne-RhĂŽne-Alpes, oĂč il passait son temps Ă  Ă©couter la musique Ă  la radio au lieu de faire ses devoirs et oĂč il rĂȘvait justement des villes lĂ©gendaires comme New York et Londres. «Je suis nĂ© en 1954, l’annĂ©e oĂč Elvis Presley enregistrait ‘‘That’s All Right (Mama)’’. Un signe, sĂ»rement. »”

Pour lire l’article en intĂ©gralitĂ©

Jean-Michel Selva
Sud Ouest 16 avril 2025

- Ces lieux mythiques qui ont façonné la musique

“On mentionnera aussi une riche réédition du Streets of New York par le mĂȘme Philippe Brossat (Le Mot et le Reste). C’est en fait avec ce titre que Brossat a vĂ©ritablement imposĂ© sa “mĂ©thode” : transformer la gĂ©ographie urbaine en une playlist gĂ©ante. Streets of New York, est une biographie de la ville elle-mĂȘme Ă  travers ses sons. Voici pourquoi cet ouvrage est devenu une rĂ©fĂ©rence pour les amoureux de la Grosse Pomme et du rock. Et en lisant Streets of New York, on comprend que la ville n’est pas seulement un dĂ©cor, mais un instrument Ă  part entiĂšre qui a façonnĂ© la voix de Lou Reed ou l’énergie des Strokes.”

Pour lire l’article

Frédéric Vandecasserie
RTBF // Classic 21 18 avril 2026

- Interview de Philippe Brossat

JĂ©rĂŽme Colin interview Philippe Brossat (Ă  partir de 12h12) Ă  l’occasion de la sortie de son livre. Une Ă©mission Ă  réécouter sur le site de La PremiĂšre

JérÎme Colin
RTBF // La PremiÚre // Entrez sans frapper 27 février 2020

- De Lyon Ă  New York, Philippe Brossat dans le sillon du rock

Publicitaire Ă  la retraite, le Lyonnais Philippe Brossat a tirĂ© de sa passion pour le rock et pour la ville de New York le livre « Streets of New York. L’histoire du rock dans la Big Apple » paru en automne 2019. Une parution qui valait bien une rencontre.

Dans un vieux cafĂ© de la presqu’üle de Lyon tout en moulures dorĂ©es et en tentures bordeaux, Philippe Brossat boit un cafĂ© allongĂ©. Ni le cadre Second Empire du lieu, ni la dĂ©gaine sobre de l’ancien publicitaire, lunettes sur le nez et baskets aux pieds, ne dĂ©gage quoi que ce soit de rock. Seuls les livres qu’il a amenĂ©s avec lui trahissent son « cƓur de rocker » : « Streets of New York. L’histoire du rock dans la Big Apple », paru l’automne dernier aux Ă©ditions Le Mot et le reste et « Places I Remember – les lieux du rock 1954-1980 », sorti chez le mĂȘme Ă©diteur en 2013.

NĂ© en 1954, l’annĂ©e de la rĂ©vĂ©lation du King

Bien que ni journaliste, ni critique musical, Philippe Brossat est l’auteur de ces deux livres. Ce sont les ouvrages d’un passionnĂ© : « tout Ă©tait dĂ©jĂ  Ă©crit lorsque je suis allĂ© voir mon Ă©diteur », explique-t-il.

Grandir Ă  Montrond-les-Bains, dans la plaine de Forez, dans le fin fond de la Loire et Ă©crire sur l’histoire du rock dans la Grosse Pomme, voilĂ  qui est intrigant. En riant, il souligne que sa passion pour le rock Ă©tait inĂ©vitable : « Je suis nĂ© en fĂ©vrier 54, en juillet de la mĂȘme annĂ©e Elvis enregistrait That’s All Right (Mama) et Blue Moon of Kentucky ».

« TrĂšs jeune, vers 12 ans, plutĂŽt que de faire mes devoirs, j’écoutais non-stop le transistor comme on disait Ă  l’époque », raconte-t-il. « Le rock, je n’écoutais que ça et je rĂȘvais Ă  tous les lieux comme Londres, New York, San Francisco, la cĂŽte Ouest
 »

Son engouement d’adolescent ne l’a plus jamais quittĂ© : « normalement, lorsque l’on entre dans la vie active ça passe mais en ce qui me concerne, ça ne s’est pas arrĂȘtĂ©, ça s’est mĂȘme accĂ©lĂ©rĂ© ! ».

Il a dĂ©sormais les moyens de ses rĂȘves : avec femme et enfants, le voilĂ  Ă  Londres ou sur la route du blues. « Pour chaque voyage, j’avais une idĂ©e derriĂšre la tĂȘte », explique-t-il.
« C’est lĂ  que le truc s’est créé »

Pour accĂ©der aux lieux les plus inaccessibles, il a toutes les audaces. « J’explique que je viens spĂ©cialement de France et gĂ©nĂ©ralement les gens ont pitiĂ© », s’amuse-t-il. C’est ainsi qu’il a accĂšs aux Olympic Studios, Ă  Londres, oĂč ont enregistrĂ© Led Zeppelin, David Bowie, les Rolling Stones
 Comme sur chaque lieu emblĂ©matique, il est saisi du mĂȘme vertige : « c’est lĂ  que le truc s’est créé ».

Il garde un joli souvenir de la visite de Liverpool sur les traces des Beatles quand devant le 10 Admiral Grove, la minuscule maison d’enfance de Ringo Starr, une femme d’un certain Ăąge l’invite Ă  entrer. Elle avait transformĂ© l’endroit en musĂ©e de poche dĂ©diĂ© au batteur.

Mais les proches de Philippe Brossat ont parfois du mal Ă  suivre : « un jour Ă  Memphis, sur une espĂšce de terrain vague, mes enfants m’ont demandĂ© ce qu’on faisait lĂ  ». Lui est alors tout Ă©mu d’ĂȘtre sur les lieux des studios Stax, les studios d’Otis Redding.
Philippe Brossat livre

« New York, la ville qui a tout inventé »

En 2009, il signe pour le journal LibĂ©ration un papier sur les 40 ans de Woodstock. Son reportage fait la Une du journal. S’ensuit son premier livre sur les lieux du rock. New York y a dĂ©jĂ  une belle place mais il y a tant Ă  raconter. C’est ce que l’on rĂ©alise en tournant les pages du second livre de Philippe Brossat « Streets of New York. L’histoire du rock dans la Big Apple », paru en septembre. « C’est la ville qui a le plus influencĂ© la scĂšne rock, toute l’histoire du rock et peut-ĂȘtre de la musique est lĂ -bas », s’enthousiasme-t-il.

Il dĂ©roule : « C’est une ville d’immigration et chaque quartier est liĂ© Ă  une Ă©poque et un mouvement musical : le jazz et la soul Ă  Harlem, le folk avec Bob Dylan Ă  Greenwich Village, le punk rock Ă  East Village avec les Ramones et Patti Smith, le disco dans les discothĂšques de Brooklyn, le rap et le hip hop dans le Bronx, mĂȘme la salsa est nĂ©e Ă  Spanish Harlem
 New York est la ville qui a inventĂ© tout ça ! ».

Par chance, son mĂ©tier de publicitaire l’a souvent amenĂ© lĂ -bas et sa fille y a longtemps vĂ©cu. Mais il y a eu cette fois oĂč il a pris l’avion simplement pour voir un concert d’Aretha Franklin. « Je savais qu’elle ne viendrait plus en Europe, je n’ai aucun regret ».

Mais Philippe Brossat vit aussi le rock au prĂ©sent : « Je continue de m’intĂ©resser Ă  tout et je vais toujours beaucoup en concert. Je suis le plus vieux de la salle », s’amuse-t-il.

Lisez la chronique en ligne

Alcyone Wemaëre
Sacem 5 février 2020

- Dancing in the Streets

Avec Streets of New York, l’histoire du rock dans la Big Apple, Philippe Brossat nous emmĂšne Ă  bord de son “soundseeing bus” Ă  la dĂ©couverte des innombrables lieux qui racontent un siĂšcle de musique Ă  New York.

Pas que du rock d’ailleurs, mais du jazz Ă  Harlem en Ă©voquant notamment Billie Holiday au Monette’s super club, devant sa maison dans le mĂȘme quartier, ou en contant les premiers exploits de Grand Master Flash dans le Bronx. Dans le Lower East Side, la derniĂšre demeure de Bowie, le Gene Frankel Theater qui vit se produire un autre saxophoniste Sam Rivers, et accueillit le studio de Robert Mapplethorpe au dernier Ă©tage, le mur d’Albert’s Garden qui servit d’arriĂšre-fond Ă  la couverture du premier disque des Rarnones
 Soho oĂč Joe Jackson enregistre sur Grand Street son fameux Night and Day new yorkais. Un livre foisonnant, passionnant et prĂ©cis (gui repĂšre l’immeuble de Greenwich Village oĂč Patti Smith vĂ©cut cinq ans avec Allen Lanier claviĂ©riste et guitariste des hard-rockeurs de Blue öyster Cult) agrĂ©mentĂ© de photographies, et qui, Ă©videmment, compte parmi les artistes les plus citĂ©s, un certain Lou Reed. Normal, l’un de ses albums les plus achevĂ©s s’intitule
 New York!

Dr Jivago
Journal du médecin 21 février 2020

- Dancing in the Streets

textile

norma stitz
Dr Jivago

- Dans les rues de New York

S’il y a bien une ville dans le monde qui a brassĂ© les genres musicaux et fait Ă©merger des stars, c’est New York et sa mosaĂŻque de quartiers. Le jazz Ă  Harlem, le folk Ă  Greenwich Village, le punk Ă  East Village, le rap dans le Bronx
 Philippe Brossat dresse ici un guide de voyage musical au cƓur de la Grosse Pomme. Un guide presque touristique et drĂŽlement bien dĂ©taillĂ© sur les endroits oĂč ont vĂ©cu et jouĂ© (dans des clubs devenus mythiques) des groupes et personnes aux styles trĂšs diffĂ©rents : les Ramones, Patti Smith, Talking Heads, Leonard Cohen, Madonna, Blondie et bien d’autres. Un travail de fourmi dans Big Apple. Pour ceux et celles qui ont la chance de partir aux États-Unis et qui aiment la musique, ce livre fera office de guide du routard pour les oreilles. Pour les autres, c’est l’occasion de replonger le nez dans sa discothĂšque.

Jean-Marc Pinson
Ouest-France 28 décembre 2019

- L'Hotel Chelsea, ce lieu new-yorkais qui vit passer de trĂšs grands noms

Le Chelsea Hotel, c’est un lieu qui, grĂące Ă  la politique d’accueil et d’hospitalitĂ© menĂ©e par son propriĂ©taire Stanley Bard, est devenu une sorte de muse pour de trĂšs nombreux artistes et a vu naĂźtre en son sein des Ɠuvres considĂ©rĂ©es aujourd’hui comme des chefs-d’Ɠuvre, musicaux ou non.

Le roman “2001: L’odyssĂ©e de l’espace” d’Arthur C. Clarke a Ă©tĂ© Ă©crit au Chelsea Hotel, ainsi que “Sur la route” de Jack Kerouac et “Sad Eyed Lady of the Lowlands” de Bob Dylan. Niki de Saint Phalle et Willem de Kooning y ont rĂ©sidĂ©, tout comme Stanley Kubrick, Janis Joplin ou Milos Forman. Quelques noms parmi tant d’autres.

Bref, les chambres et les couloirs vĂ©tustes et poussiĂ©reux du Chelsea Hotel rĂ©sonnent de tant d’Ɠuvres et de lĂ©gendes qu’on a dĂ©cidĂ© de pousser la porte pour tenter de percevoir la magie, parfois noire, qui Ă©mane de ses murs.

Philippe Brossat, auteur du livre “Streets of New York. L’histoire du rock dans la Big Apple” paru aux Editions “Le mot et le reste”, revient sur l’histoire de ce fameux hîtel au micro de Jonathan Remy.

Écoutez Philippe Brossat sur le site de la RTBF

Jonathan Remy
RTBF // La PremiÚre // Un jour dans l'Histoire 12 décembre 2019

- New York, ville Rock?

Pendant les annĂ©es 60 et 70, j’étais rĂ©sistant Ă  l’idĂ©e qu’il fallait absolument aller Ă  New York, que c’était la ville magique, 24h sur 24, et je voyais des connaissances en revenir, plus ou moins Ă©merveillĂ©es par la bĂȘte
 Certains mĂȘme n’en revenaient pas !

J’avais choisi Londres, puis ce fut l’Inde pour les mĂȘmes raisons : des villes cultures, des mondes Ă  part, avec des styles trĂšs marquĂ©s (Bombay, Calcutta, BĂ©narĂšs, les villes fantĂŽmes
)

New York me paraissait rĂ©tro, trĂšs ricain avec ses quais, ses blocs de pierre ou de bĂ©ton, la capitale du dollar, 5e avenue, mĂȘme la bande de Warhol me paraissait teintĂ©e de snobisme bourgeois, branchĂ©e fric !

En quelques annĂ©es (1967 – 1978), le Rock Ă©lectrique et urbain, noir et cheap, puis les clubs, le Punk amĂ©ricain trash, quelques Latinos (Fania), quelques Funks, une fiĂšvre Disco, pour en arriver au Rap


New York avait pris la tĂȘte, tentant d’évincer Londres et le swinging absolu, Paris la classe avec passĂ© « Arty », ou Berlin post guerre, post apocalypse


Comme souvent, le marketing US avait frappĂ© : Ă  partir du Pop, piquĂ© aux Anglais, du Brit Rock, encore anglais, de la « Fashion » prise Ă  Paris, et d’un mode de vie dans la « concrete jungle », sur fond de Polar, avec une autre idĂ©e de la bohĂšme (parisienne !) devenue trash, les AmĂ©ricains avaient rĂ©ussi Ă  concocter une image unique.

Le tour était joué : avenues, bourse, gratte-ciel, 5e avenue, truands, gangs (West side story), melting-pot, speakeasy, studios de cinoche et de musique
 un ragoût de modernité sulfureuse, crasse et néons.

D’Harlem au Bronx, de Chelsea à Little Italy

Un livre de 300 pages, exĂ©cutĂ© par un archiviste fou (Philippe Brossat) nous raconte chaque quartier, chaque building oĂč il s’est passĂ© quelque chose, sous l’angle des musiciens, des plus grands bohĂšmes, en suivant les Ă©vĂšnements de cette scĂšne dite Rock
 (avec en prime les Jazzy, les Latinos et les rappeurs
)

Chaque quartier dĂ©roule sa mythologie : Harlem et le gĂ©nie afro-amĂ©ricain, l’Upper East Side chic (Central Park) pour ceux qui ont rĂ©ussi, puis Chelsea (Union Square) bouillant de freaks et de clubs, Greenwich village pour le Folk, les Hippies, enfin en bas, le Lower East Side avec ses boĂźtes (prĂšs de Chinatown, Little Italy) et Downtown Tribeca pour les Punks Rockers


Et on traverse le fleuve pour Bronx, Queens, Brooklyn et ses bandes, ses légendes Rap, Block Parties, Gangs etc (+Williamsburg pour les US Bobos
)

Le génie de ce livre est la ballade avec adresses précises, détaillée et chaque fois une histoire, un groupe, un musicien et sa muse, une embrouille, un disque ou une photo, un séjour, des évÚnements, des échecs, des arrivées, des départs


Hendrix, Lunch, Basquiat


EncyclopĂ©die historique de cette ville sans fin, ribambelles de personnages connus, mythiques, « beautiful losers » ou requins aux dents longues, studios cĂ©lĂšbres pour des disques « collector », histoire mĂȘme du Rock, que l’on voit naitre et Ă©voluer comme un serpent, de rue en rue, d’appart en loft ou en sous-sol, de squats jusqu’aux penthouse des nantis
 On est fascinĂ© par la quantitĂ© d’énergie concentrĂ©e !

VoilĂ , c’est bien lĂ , Ă  NY City que se sont agglutinĂ©s tous les « absolute beginners » venus de tout le pays pour rĂ©ussir ou se dĂ©truire.

Citer des noms est impossible (Hendrix ou Lydia Lunch, Lou Reed ou Basquiat, Kool Herc ou Blondie
 ils sont TOUS là !)

Une bible sans Dieu autre que le feeling, le rythme, l’attitude, les idĂ©es, les cris et les shows de gĂ©nĂ©rations inspirĂ©es, de mecs et de filles excitĂ©s, voulant rendre coup pour coup Ă  la sociĂ©tĂ© et au reste du monde
 sur cette Ăźle de Manhattan.

Mana-Hatta, un ancien cimetiĂšre indien !

Streets of New York. Histoire du Rock dans la Big Apple. Par Philippe Brossat. Éditions Le Mot et le Reste (il a mis 20 ans Ă  rĂ©unir ces centaines d’infos !) 312 pages + illustrations en noir et blanc. 21 euros (avec index complet de tous les noms du livre, classĂ©s par page
)

Rendez-vous sur le site de Nova pour lire la chronique

Jean Rouzaud
Nova 9 décembre 2019

- Streets of New York

Du Bronx au Greenwich Village en passant par Brooklyn, et mĂȘme sans avoir jamais mis les pieds Ă  New York, on saisit la dimension emblĂ©matique de la ville dans l’histoire du rock. BardĂ© de rĂ©fĂ©rences et de documents, l’auteur nous indique le chemin.

Le plus troublant de l’ouvrage reste sa dualitĂ© : ainsi, la mĂ©thode, nĂ©cessaire mais pas suffisante, d’une pĂ©rĂ©grination qui, du nord au sud et de l’est Ă  l’ouest, s’appuie sur la topographie des points cardinaux, se double d’une Ă©motion – et passion – palpable(s) face Ă  ces lieux qui ont fait l’Histoire.

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Reporter-photographe pour guide touristique orientĂ©, il rĂ©serve quelques lignes introductives Ă  chaque quartier, avant d’en explorer les lieux signifiants : l’allĂ©e qui inspira la pochette de Strange Days, deuxiĂšme album des Doors, un coin de Central Park oĂč Hendrix prit la pose, le mur immaculĂ© d’un immeuble de la 5Ăšme Avenue ou, pour le compte du lĂ©gendaire disque Horses, Patti Smith fixa l’objectif du photographe Robert Mapplethorpe ? On peut retrouver tous ces lieux oĂč, mĂȘme briĂšvement, opĂ©ra la magie, et se remĂ©morer ou apprendre ces anecdotes qui font une lĂ©gende. Et briller en sociĂ©tĂ© itou (le lĂ©gendaire mur des Ramones se situe Ă  Albert’ Gardens). Ouvrage luxueux, car compagnon de plusieurs mois potentiels de lecture, et ouvrage dĂ©licieux, puisque l’on peut le picorer au hasard, comme on fait par jeu pivoter une boussole.
*Lisez toute la chronique sur Son du Monde*

Christian LarrĂšde
Son du Monde 27 octobre 2019

- Un guide des rues de la musique pop rock Ă  New York

New York est la mĂ©tropole de tous les possibles. On peut la visiter sous bien des angles. Philippe Brossat nous fait une invitation toute spĂ©ciale, Ă  savoir d’arpenter le macadam de la Grosse Pomme pour se mettre dans les pas des vedettes de la musique populaire et dĂ©couvrir ainsi des adresses chargĂ©es d’histoire. Ça va du 16E 63th qui fut le refuge de Edie Sedgwick une muse de Warhol Ă  la grande Ă©poque du Velvet Underground, au Studio 54. Disons le tout de go, nous sommes devant un vĂ©ritable travail d’érudition. Saluons ce travail de recherche prĂ©alable qui nous laisse pantois. En mĂȘme temps, pour les amateurs d’histoire, mĂȘme s’ils ne sont pas fou spĂ©cialement de musique, apprendront Ă©normĂ©ment sur des pages glorieuse de la ville. Quel guide merveilleux. DĂ©cidĂ©ment, New York n’en finit pas de se dĂ©voiler. On prend la mesure de l’apport considĂ©rable de cette derniĂšre l’évolution de la musique. Et qu’est-ce qui se trouve au 34-56 107th ? On vous le donne en mille, le Louis Armstrong Museum. On apprend qu’il s’y donne des concerts. À la fin de cette lecture Ă©difiante vous serez un incollable pour ce qui est des liens de N.Y. avec la musique.

Consultez la chronique en ligne

Daniel Rolland
Cultrehebdo.com octobre 2019

- Streets of New York

Alors que l’on se prĂ©pare Ă  aller faire un tour Ă  New York avec Woody ALLEN et son jour de pluie Ă  New York, sort concomitamment le livre des Ă©ditions marseillaises Le Mot et Le Reste, Streets of New York, l’histoire du rock dans la Big Apple.
Ce livre est enthousiasmant : Ă  chaque page, Ă  chaque rue, il Ă©voque des souvenirs, des anecdotes qui balayent bien plus large que ce que le titre sous entend. Il s’adresse en effet aux passionnĂ©s de musiques, de toutes les musiques, du jazz au rap sans oublier la pop, le rock puisque la Big Apple a inspirĂ© tous les styles, a vu naĂźtre tous les grands courants.
Pour dĂ©couvrir New York autrement, pour tous les amoureux de cette ville qui pourraient dire Ă  l’instar de Woody Allen, en ouverture de Manhattan, en voix off , quand il dĂ©clare sa flamme Ă  la ville : “Quelle que fĂ»t la saison, New York existait toujours et vibrait aux sons des grandes mĂ©lodies de George Gershwin
.New York was his town and it always would be.”
Philippe Brossat va bien plus loin que le Manhattan Ma n: cette ville qui n’est pas la sienne, lui colle aussi Ă  l’ñme. Il arrive Ă  nous la faire revivre en organisant une visite mĂ©thodique, du Sud au Nord, avec, dĂšs l’introduction, un plan trĂšs simple pour se situer entre Manhattan, Bronx, Queens et Brooklyn.
L’auteur qui a passĂ© plus de vingt ans Ă  sillonner la ville Ă  la recherche de traces, d’empreintes, en a photographiĂ© le plus souvent les lieux marquants. Il vous en fait aimer ses rues, ses parcs, ses maisons
 Et ceux qui y vĂ©curent : comme dans le film de 1948, Naked City, oĂč Jules Dassin Ă©voque les millions d’ histoires qui se dĂ©roulent dans cette citĂ© sans voiles.”
C’est le guide le plus complet, absolument indispensable d’une Ă©poque et de sa culture, Ă  travers toutes ses formes artistiques, de la littĂ©rature au cinĂ©ma, sans oublier la peinture, l’architecture (Soho et ses cast-iron buildings reconvertis en lofts), la photo, la danse
.Comment s’organise ce livre plus passionnant que le Routard ou Lonely planet?

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On peut lire d’un trait ces Streets of New York, linĂ©airement, chronologiquement ou picorer au hasard. Se servir aussi d’ un index formidable qui vous permet de localiser Charles MINGUS, Woody ALLEN, SAMRIVERS, Dizzy GILLESPIE et Charlie PARKER au Town Hall en 1945, John COLTRANE, Bill EVANS au Village Vanguard, Joni MITCHELL
 mais aussi Bob DYLAN, les frĂšres Coen dans le Greenwich Village d’ Inside Llewyn Davies, Patti SMITH posant pour Robert MAPPLETHORPE pour la mythique pochette de Horses, toutes les icĂŽnes de la pop, des lieux mythiques comme le Chelsea Hotel(W 23th street/7Av.) Andy WARHOL, Lou REED, NICO et le Velvet, David Bowie, John Lennon et Yoko au DAKOTA sur Central Park West, qui abrita aussi LĂ©onard BERNSTEIN, les studios d’enregistrement ( Tower Records/ Pazz and Jop Music Polls The Village Voice) et les galeries d’art, Jean Michel BASQUIAT, MADONNA

Ce New York deviendra un peu le vĂŽtre et avec ce livre, vous dĂ©ambulerez d’un bloc Ă  l’autre, dĂ©nichant appartements, restaurants, galeries, cinĂ©mas, théùtres
 Alors, n’hĂ©sitez plus, procurez-vous ce Streets of New York trĂšs vite.

La chronique intégrale est disponible en ligne

Sophie Chambon
Les DerniĂšres Nouvelles du Jazz 18 septembre 2019

- Streets of New York

Ah New York ! La ville de tous les mythes, la ville artistique par essence, la ville fantasme Ă©galement, celle que nous rĂȘvons tous de visiter (pour ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion de le faire). Cette 5Ă©me avenue, ce Madison Square Garden, Time Square, autant de noms qui sonnent doux Ă  nos oreilles, comme s’ils faisaient partie intĂ©grante de notre vie. Avec Streets Of New York, l’histoire du rock dans la Big Apple , Philippe Brossat nous dresse un Ă©tat des lieux de ceux qui sont incontournables pour tous les amoureux de la musique (et de l’art de façon plus large).

Rock, punk et autres facéties musicales.

Il y est ici question, forcĂ©ment, bien Ă©videmment, de rock, de punk, mais Ă©galement de jazz, de rap, de DJ tant la ville fut et est toujours une place incontournable de l’innovation musicale et place d’avant-garde artistique. Alors, il est normal de voir les noms de Andy Warhol, Jean-Michel Basquiat, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Velvet Underground, Talking Heads surgirent au dĂ©tour d’une page, comme si tout ce beau petit monde Ă©tait encore bel et bien vivant.

Car ici, tout est tellement vivant, brillant et surtout protĂ©gĂ© par nos cultures Ă©parses qu’il nous est presque impossible de croire qu’un Lou Reed soit mort, tout comme un Bowie, ou mĂȘme un Syd Vicious. Philippe Brossat pourtant ne joue pas de la plume comme d’une baguette magique, il se contente de tracer l’itinĂ©raire de ces stars ayant dormi dans tel hĂŽtel (par exemple le Waldorf), frĂ©quentĂ© tel ou tel studio (l’Electric Lady de Jimi Hendrix par ex) avant de remplir x fois le Madison Square Garden (par exemple).

Quartiers et rues mythiques.

Avec eux, nous empruntons les rues du Bronx, du Lower East Side, Brooklyn, tous ces quartiers ayant Ă©tĂ© ou Ă©tant plaque tournante d’une quelconque rĂ©volution musicale ou artistique, encore en train de couver ou ayant dĂ©jĂ  explosĂ© aux oreilles du monde entier.Cette ville, New York, est tellement magique qu’elle est le personnage principal de ce bouquin regorgeant d’anecdotes, toujours pointues, plus ou moins importantes dans l’histoire du rock mais toujours justes et prĂ©cises, permettant Ă  notre imaginaire, enfin celui de ceux qui n’y ont jamais mis les pieds, de visualiser la grosse pomme dans ses moindres recoins.

En dĂ©ambulant dans toutes les rues ayant vu passer telle ou telle cĂ©lĂ©britĂ©, en Ă©pluchant la liste des lieux incontournables de la Grosse Pomme, Philippe Brossat nous dresse un Ă©tat des lieux qui nous semble exhaustif de tout ce que New York a pu vivre d’excitant sur le plan de l’émulation artistique. Si, aujourd’hui, la ville s’est embourgeoisĂ©e, s’en oublier qu’elle a vu naĂźtre le hip-hop il n’y a pas si longtemps de cela, qu’elle a accueilli tous les plus grands jazzmen et qu’elle fut le lieu oĂč le rock trouva sa place de façon constante, de ses tout dĂ©buts dans les show d’Ed Sullivan (Elvis Presley, la premiĂšre des Beatles Ă  la tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine, c’est lui), jusqu’aux concerts block party d’Africa Bambaata et l’avĂšnement des Beasty Boys.

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Avec une Ă©criture simple, oĂč pointe souvent un peu d’humour, Philippe Brossat nous tire donc le portrait de cette ville gĂ©nĂ©reuse, innovante, toujours Ă  l’affĂ»t de la nouveautĂ© en n’oubliant jamais que cette ville qui ne dort jamais est celle qui abrite tous nos rĂȘves, nos fantasmes, et rĂ©pand partout dans le monde la notion d’American Dream. Incontournable.

La chronique intégrale est en ligne

Patrick Beguinel
Litzic.fr 24 septembre 2019