Standing On A Beach
La new wave en 100 disques essentiels
Dans Standing on a Beach, la new wave en 100 disques essentiels, le journaliste français Sylvain Fanet exhume le meilleur dâun mouvement qui a triomphĂ© avec ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques et mĂ©lancoliques entre 1978 et 1985.
Ellen Ichters â RTS
La dĂ©ferlante punk sâessouffle tout juste que des centaines de groupes, venus surtout de Grande-Bretagne et des Ătats-Unis, se rassemblent sous une banniĂšre commune, la new wave. Les annĂ©es quatre-vingt se profilent et demandent une nouvelle esthĂ©tique. Mais laquelle ? Câest toute lâambiguĂŻtĂ© de ce mouvement qui, de 1978 Ă 1985, embrasse tellement de sonoritĂ©s et sous-genres quâil en reste presque impalpable. Si la new wave cultive sa marginalitĂ©, elle tutoie les charts et connaĂźt un large succĂšs populaire : The Cure, Depeche Mode, New Order, Duran Duran, Frankie Goes To Hollywood ou encore Taxi Girl, leurs noms sont sur toutes les lĂšvres. Si on peut regarder avec nostalgie cette pĂ©riode rĂ©volue, la new wave nâa pas disparu et son hĂ©ritage est immense dans la musique des trente derniĂšres annĂ©es.
Revue de presse
- La new wave, 40 ans aprÚs Laurent Hakim France 3 // Le 12/13 National 14 décembre 2020
- La new wave en 100 disques Jean-Marc Pinson Ouest-France 28 décembre 2019
- De quoi la New Wave est-elle le nom ? Jean Rouzaud Nova 6 janvier 2020
- Standing on a Beach Sylvain Bonnet Boojum, l'animal littéraire 16 décembre 2019
- Standing on a Beach Noé Gaillard Daily Passions 12 décembre 2019
- Interview Sylvain Fanet David Taugis JudaĂŻques FM // Rockoscopie 24 novembre 2019
- Standing on a Beach Paskal Larsen Foutraque 17 octobre 2019
- La New Wave, tourbillon musical des années 1980 Brice Couturier France Culture // Le Tour du monde des idées 31 octobre 2019
- Standing On A Beach Brice Couturier France Culture // Le Tour du monde des idées 30 octobre 2019
Interview de Sylvain Fanet â La new wave dĂ©cortiquĂ©e en 5 Ă©pisodes Ellen Richters RTS // Pony Music 14 octobre 2019
- Une révolution que rien ne doit séparer et les essentiels de la new wave Daniel Rolland Culture Hebdo octobre 2019
Ă lâoccasion dâune Ă©mission sur Depeche Mode, Rebecca Manzoni a invitĂ© Sylvain Fanet Ă Ă©changer sur le sujet.
Réécouter lâĂ©mission sur France Inter
Sylvain Fanet Ă©tait lâinvitĂ© du 12/13 de France 3 Ă lâoccasion de leur reportage sur de la new wave.
Le titre de ce livre « Standing On A Beach » reprend le titre de la compilation des Cure sortie en 1986 avec cette pochette de vieil homme et la mer en noir et blanc. Un disque que beaucoup ont conservĂ© en cassette audio, CD et vinyle ! La bande de Robert Smith reprĂ©sente bien ce que lâon a appelĂ© new wave (nouvelle vague). A la fin de lâexplosion punk, des groupes moins Ă©nervĂ©s, mais pas mal torturĂ©s, sont apparus. La trilogie des premiers albums des Cure en est la parfaite illustration en crĂ©ant une atmosphĂšre plombĂ©e par la basse, des nappes lugubres de synthĂ©s et des textes dĂ©primants. Dans le mĂȘme registre sombre, Joy Division a fait son travail de sape dans le moral de pas mal de jeunes oreilles. Sylvain Fanet revient sur ce mouvement qui montre plusieurs facettes. « Cold wave » avec Dead Can Dance, Cocteau Twins, The Sisters Of Mercy, « Dark wave » avec Bauhaus ou Virgin Prunes. La France nâest pas en reste avec Taxi Girl, Marquis de Sade et⊠Indochine. Les labels indĂ©pendants fleurissent et produisent des pochettes de disques impressionnantes comme chez Rough Trade, 4AD, Factory. Lâauteur connaĂźt bien le sujet, il nous rappelle que la new wave a beaucoup de ramifications et de descendants, mĂȘme encore aujourdâhui.
La pĂ©riode Post-punk, Cold wave (environ 1978-1986), finalement restĂ©e comme « New Wave », fut largement dĂ©criĂ©e comme fourre-tout : showbiz et show off inauthentiques, Ă force de dĂ©guisement mode, clips, synthĂ©s et boĂźtes programmĂ©esâŠ
Underground, feux dâartifice, showbiz
Mais il faudrait se rappeler que les bonnes fĂ©es penchĂ©es sur le berceau du monstre Ă naitre sâappelaient : Disco, Punk, Rock, Funk, Electro-Techno, Reggae ET Rap⊠avec des oncles Jazzy et des tantes Latinos !
Avec une telle gĂ©nĂ©alogie, les idĂ©es ne pouvaient QUE partir dans tous les sens : boostĂ©e par les clips et le sampling, qui pouvait arrĂȘter une telle locomotive, tirant des wagons chargĂ©s de foules excitĂ©es, se rendant Ă un « spring break » sans limites ?
Et ce fut le feu dâartifice : table rase avec Punk, folie de Dance, mais aussi de rĂ©fĂ©rences, chacun agitant son drapeau : Bowie, Kraftwerk, Vega, James Brown, Pistols, Marley, Ramones, etc.
Des noms en formes de citations
Et les rĂ©fĂ©rences, les citations furent lĂ©gions : Enola Gay, Cocteau Twins, Spandau Ballet, Blitz, Duran Duran, Joy Division, Durutti Column, Cabaret Voltaire, Eyeless in Gaza, Depeche Mode, New Order, Marquis de Sade⊠Tous ces noms bizarres viennent dâautre chose : roman, guerre, histoire, hĂ©ros, culture ou dĂ©sastre !
Chacun revendique son jardin secret, sa révolte ou sa passion.
Et câest avec cette valise de mots, dâidĂ©es, de genres et de styles que dĂ©ferlĂšrent des groupes Ă©tranges, certains en costards rĂ©tros, dâautres en hussards, dâautres post glam, dâautres punks futuristes, et des ribambelles de minets et minettes maquillĂ©s, teints, percĂ©s, tatouĂ©s, dĂ©guisĂ©s de mĂ©langes (« Culture club » en rabin-rasta- drag-queen !)
Pas de quoi sâĂ©nerver : le DIY (Do It Yourself) Ă©tait bien lĂ , et les musique bricolĂ©es en patchwork flashy ont quand mĂȘme lĂąchĂ© quelques perles et des moments de grĂące, mais qui a dit que le superficiel ne pouvait jamais atteindre Ă une certaine vĂ©ritĂ©, faute de profondeur ?
Dâailleurs les annĂ©es 2000 ont eu leur revival New Wave, et je ne crois pas que ce soit jamais fini, car dans ce coffre Ă jouets des annĂ©es 80, il y a de sacrĂ©es idĂ©es et un enthousiasme communicatif.
Réécoutez Buzzcocks, Eurythmics, Young Marble Giants, D.A.F., Jacno, P.I.L., XTC, Soft Cell, Bow Wow Wow, Dexyâs Midnight Runner, Modern Lovers⊠au hasard, et vous aurez quelques Ă©tincelles surgissantes.
Le livre de Sylvain Fanet (Ă©ditions Le Mot et Le Reste), bien nommĂ© Standing on a beach, nous offre une trĂšs belle intro de 30 pages qui dit trĂšs bien cette ambiguĂŻtĂ© de la New Wave et ensuite la description de 100 groupes (et albums) des grands noms de cette Ă©poqueâŠ
Les noms des groupes eux-mĂȘmes sont si absurdes que, mis bout Ă bout, ils feraient un excellent poĂšme dadaĂŻste, ou un cadavre exquis surrĂ©alisteâŠ( justement, deux rĂ©fĂ©rences de la New Wave !)
Il nây a aucun mal Ă partir de quelque chose, dâune base inspiratrice, surtout si cette base est un genre culturel (Existentialisme, Situationnisme, Lettrisme, SurrĂ©alisme, RomantismeâŠ)
La New Wave a exhumĂ© (pour le meilleur et pour le pire) bien des oripeaux culturels, afin dâen faire son costume dâun soir ou dâun an (dans le groupe Bazooka, nous flirtions avec le LSD, le Punk, et un doigt de constructivisme, comme le fit Kraftwerk sur Man MachineâŠ)
Quand aux sons, aux rythmes et mĂ©langes, ils sont si fous et nombreux, ils regroupent tant dâunivers musicaux (Dub, Hard, Electro, Dance, Soul, Scratch, Funky, Punk, Minimal, orchestral, opĂ©ratique, tribal, Jazz et LatinâŠ*) quâil me faudrait un livreâŠ
Et justement, le voilĂ .
Standing on a beach de Sylvain Fanet. Ăditions Le Mot et le Reste. 240 pages avec images de 100 pochettes en noir et blanc). 23 euros. Voir aussi le gros livre New Wave paru chez Nova Ăditions (avec Panama). PrĂšs de 300 pages et plus de 1500 images que Jean-François Bizot mâa permis de faire avec Mariel Primois Ă la maquette new wavisante, et les milliers de documents Actuel et NovaâŠ
*Si vous écoutez les bons tubes dansant (y compris New Wave), vous décÚlerez souvent un fond de rythme Salsa, Rumba, Mambo, Ska, Reggae, Merengué (trÚs rapide), Samba, R&B, Funk etc.
Lisez la chronique de Jean Rouzaud sur le site de Nova
Il convient ici de saluer le travail de lâĂ©diteur Le Mot et le reste qui accomplit un travail exceptionnel depuis plusieurs annĂ©es en publiant monographies et Ă©tudes sur les groupes et les genres musicaux. Il fait le bonheur des fans de rock des annĂ©es 50 Ă aujourdâhui. Cette fois, Sylvain Fanet, producteur dâĂ©missions musicales pour Radio France, qui a choisi dâĂ©crire Standing on a beach, titre empruntĂ© Ă une compilation de singles de The Cure. Un livre sur la New Wave, mouvement musical majeur des annĂ©es 80, qui recense 100 disques essentiels : vaste programme !
Un genre toujours vivant
Signalons tout de suite quâil sâagit dâun exercice difficile. La New Wave nait en effet de la Cold Wave initiĂ©e par des groupes allemands comme Neu ! et Kraftwerk, sans oublier la trilogie berlinoise de David Bowie. Nombre de groupes se forment aussi dans lâeffervescence punk et sont aussi marquĂ©s par la vague de la power pop comme Blondie avec lâalbum Parallel lines : il est toujours difficile de classifier ! Reste quâun genre naĂźt peu Ă peu, fondĂ© sur le synthĂ©tiseur et lorgnant sur ce quâon appellera la musique industrielle.
[âŠ]
Il y a aussi des rĂ©habilitations dans ce livre : citons le groupe Visage (Fade to grey) ou lâalbum Play Blessures dâAlain Bashung. Par contre, on se permettra ici de regretter lâabsence dâĂtienne Daho : lâalbum Pop Satori est un chef dâĆuvre dont lâarchitecture sonore est issue de la New Wave. Saluons par contre la dĂ©fense de Propaganda, XTC ou Dead Can Dance : ce sont des groupes majeurs du genre.
La New Wave vit et est toujours dâactualitĂ© comme le montre la rĂ©cente bande annonce du blockbuster Wonder Woman 1984 (avec la magnifique Gal Gadot) qui met en valeur le sublime Blue Monday de New Order : un argument de plus pour lire cet ouvrage passionnant.
Découvrez toute la chronique en ligne
LâitinĂ©raire de Trevor Horn, lâhomme derriĂšre Video Killed The Radio star et Owner Of A Lonely Heart de Yes (en passant, la seule bonne chanson de ce groupe inĂ©coutable) illustre la richesse de ces annĂ©es. On le retrouvera derriĂšre le label ZTT qui sortira Art of noise et surtout Frankie Goes to Hollywood : les amoureux transis Ă©coutent encore The power of love, sorti en 1984, au moment des fĂȘtes de noĂ«l.
Avec un sous-titre : la New Wave en 100 disques essentiels. New Wave cela se traduit par Nouvelle Vague mais, je rassure les anciens, il ne va pas ĂȘtre question de Richard Anthony et on ne va pas remonter au dĂ©luge. Câest la musique qui commence Ă la fin des annĂ©es 70 et court jusquâĂ aujourdâhui. Lâauteur remercie quelques personnes en fin de volume et notamment un certain Bernard Lenoir qui officiait sur France Inter le soir, soit aprĂšs Dominique Blanc-Francard, soit aprĂšs Claude Villers â ma mĂ©moire flanche â et prĂ©sentait la bonne musique. Je me souviens quâil avait dit que le titre Reggatta de Blanc de lâalbum de The Police, ne voulait rien dire⊠jâespĂšre que depuis il a trouvĂ© la traduction. Ce disque fait partie des 100 citĂ©s. Au lieu de vous prĂ©cipiter sur le livre pour le feuilleter en cherchant si les albums de X, Y, ou Z en votre possession figurent dans la liste, achetez-le et prenez le temps de vĂ©rifier les concordances entre la liste et votre collection dâune part et, dâautre part, profitez-en pour vous replonger dans les sonoritĂ©s New Wave. Pour mon Ă©coute personnelle, je mâarrĂȘte pour commencer Ă quelques noms « originaux » : The Durutti Column, Marquis de Sade, Art of Noise⊠A un titre dâalbum Play Blessure de Bashung/Gainsbourg dont jâai du mal Ă comprendre quâil fut un Ă©chec commercial.
Quand vous en aurez terminĂ© avec un premier bilan, intĂ©ressez-vous aux rubriques complĂ©mentaires : Ă Ă©couter aussi/ Ăgalement conseillĂ©s. Vous avez peut-ĂȘtre une liste impressionnante non de seconds choix mais de complĂ©ments au programme non nĂ©gligeables.
Pensez aussi quâen plus de sa valeur sentimentale ce livre peut avoir une valeur documentaire pour ceux qui dans six mois ou un an seront en Ăąge de se passionner pour le contenu de votre discothĂšque. Proposez-leur de jeter un Ćil au livre avant de toucher Ă vos prĂ©cieux vinyles.
Bonne lecture et bonne vérification.
David Taugis reçoit Sylvain Fanet pour discuter de son anthologie consacrĂ©e Ă la new wave. Une heure dâĂ©change pour aller au fond du sujet.
Réécoutez lâĂ©mission en podcast sur le site de JudaĂŻques FM
Standing On A Beach, titre dâune compilation des Cure sortie en 1986 est maintenant le titre dâun livre qui a la lourde tĂąche de faire la compilation sur papier de « La new wave en 100 disques essentiels ». Un choix pas facile, car il y a Ă©videmment des oubliĂ©s et dâautres disques quâon ne va pas trouver « essentiels ». Quâimporte, les fondements sont lĂ . Mais avant de voir les gagnants de la sĂ©lection de Sylvain Fanet, rappelons que la new wave est apparus en 1978 juste aprĂšs le punk. Les termes new wave et after punk sont Ă©troitement liĂ©s et peu de temps aprĂšs, des termes comme cold wave, bactave/gothique, synthpop, EBM, nouveaux romantiques vont faire grossir le moule pour se perdre dans la « famille » new wave. Si le rock garage et le psychĂ© ont eu leurs grandes heures dans les annĂ©es 60, la new wave brillera de tous ses Ă©clats dans les annĂ©es 80, surtout la pĂ©riode 80-84, le gros de la sĂ©lection du livre. Le premier disque choisi est le premier album du duo Suicide, sortie en 1977. Câest clair, cet album est « devenue » une rĂ©fĂ©rence qui prend du poids au fil des annĂ©es, tant il a inspirĂ© les courants punk, indus, cold et electro et surement des vocations prochaines de musiciens qui engendrerons dâautres styles dont on ne connais pas le nom. Parmi les autres albums essentiels choisis et chroniquĂ©s par Sylvain Fanet, dont plusieurs dĂ©passent le terme new wave (parfois un peu fourre-tout), il y a Parallel Lines (Blondie), Real Life (Magazine), Q : Are We Not Men ? A : We Are Devo (Devo), Metal Box (PIL), Drums And Wires (XTC), Closer (Joy Division), Faith (The Cure), Ocean Rain (Echo & The Bunnymen), pour nâen citer que quelque uns. A noter que les français ne sont pas oubliĂ©s : Marquis De Sade, Taxi Girl, Jacno, Kas Product, Trisomie 21, Alain Bashung, Lescop. Par contre que vient faire Culture Club et Dexys Midnight Runners quâon ne pensait pas ĂȘtre new wave. Aussi The Glove, Duran Duran, Squeeze, The Essence, Bel Canto pour la sĂ©lection essentiel, ça se discute. Quoi quâil en soit globalement, la sĂ©lection tient la route, on vous laisse la dĂ©couvrir. Quant aux oubliĂ©s, du moins de notre point de vue, il y a les albums Jeopardy (The Sound), Wilder (The Teardrop Explodes), Thirty Thousand Feet Over China (The Passions), October (U2), Happy Families (Blancmange), Work (The Nits), Comateens (Comateens), Dark Continent (Wall Of Voodoo), Pacific Street (The Pale Fountains),Yellow Laughter (Orchestre Rouge) pour en citer quelques un. Car malgrĂ© les apparences, dans les annĂ©es 80, il y a eu de trĂšs bons disques qui nâont pas Ă pĂąlir auprĂšs des anciens des annĂ©es 60 et 70. Mais câest sĂ»r la catĂ©gorie New Wave est devenu au fil du temps assez flou car on y retrouve tant de groupes divers, certains plus rock, dâautre plus Ă©lectro, dâautres plus funk blanc et dâautres juste lookĂ©. MalgrĂ© le chalenge Sylvain Fanet a fait un bon tri, certes pas parfais, car câest impossible, avec une Ă©criture fluide et Ă©rudite. AprĂšs une prĂ©sentation de ce courant musical, place aux 100 chroniques, chacune rĂ©digĂ©es sur deux pages et fini avec dâautres disques conseillĂ©s. A la fin de la sĂ©lection chronologique par annĂ©e, il y a quelques albums plus ressent dâartistes qui ont pris le relais comme, The Rapture, The Horrors, Motorama, Lebanon Hanover. On aurait pu rajouter KVB, Soft Moon, DIIV, mais lĂ on entre dans les 500 disques essentiels. Bref, si vous voulez faire une bonne idĂ©e sur la musique new wave et vĂ©rifier combien de disques vous avez sur les 100, Standing On A Beach est pour vous !
Lisez la chronique sur Foutraque.com
Le journaliste français Sylvain Fanet exhume le meilleur dâun mouvement qui a triomphĂ© avec ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques et mĂ©lancoliques entre 1978 et 1985
Ăcoutez la seconde chronique de Brice Couturier sur France Culture
Brice Couturier vous parle de la new wave Ă travers le livre de Sylvain Fanet. Une belle chronique Ă ne pas manquer.
Ăcoutez la chronique de Brice Couturier sur le site de France Culture
Dans âStanding on a Beach, la new wave en 100 disques essentielsâ, le journaliste français Sylvain Fanet exhume le meilleur dâun mouvement qui a triomphĂ© avec ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques et mĂ©lancoliques entre 1978 et 1985.
PĂ©riode de contrastes qui sâinscrit dans le sillage de la dĂ©ferlante punk Ă peine essoufflĂ©e, la new wave installe ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques entre 1978 et 1985. En provenance principalement de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, cette nouvelle esthĂ©tique qui sâapproprie les nouvelles technologies musicales et affiche un cap futuriste et mĂ©lancolique prend des formes hybrides qui se retrouvent dans les rĂ©pertoires de groupes tels que The Cure, Depeche Mode, New Order, Duran Duran, Frankie Goes To Hollywood, Television, Blondie ou encore, du cĂŽtĂ© de la France, Taxi Girl.
Cold wave et pop synthétique
Dans âStanding on a Beach, la new wave en 100 disques essentielsâ, le journaliste français Sylvain Fanet se penche sur ce mouvement qui a connu un beau succĂšs populaire et dont lâhĂ©ritage a continuĂ© dâessaimer ces trente derniĂšres annĂ©es jusquâaux annĂ©es 2000 sous les traits de The Strokes, LCD Soundsystem, Motorama, Lescop ou Interpol. Parmi les styles phares, âil y a dâun cĂŽtĂ© un courant trĂšs froid, la cold wave, le rock gothique, la musique industrielle et de lâautre un courant plus lĂ©ger, la pop synthĂ©tique ou trĂšs Ă©lectronique. Ce sont les deux lumiĂšres principales et diffĂ©rentes dâune new wave qui nâa pas de structure musicale particuliĂšreâ, dĂ©taille Sylvain Fanet Ă la RTS.
Dans lâintroduction de son livre, Sylvain Fanet Ă©voque la chanson âAshes to Ashesâ de David Bowie sortie en 1980, seul morceau Ă©tiquetĂ© new wave du chanteur qui avec Brian Eno a toutefois prĂ©figurĂ© la new wave dans sa trilogie discographique berlinoise et emblĂšme Ă part entiĂšre du courant. Selon lâauteur, le rĂ©pertoire et le groupe qui incarne le mieux et lance vraiment le mouvement demeure par contre Joy Division avec notamment le titre âLove Will Tear us Apartâ. Une autre source de la new wave se niche dans le krautrock allemand des annĂ©es 1970, avec une formation comme Neu! Un genre qui a particuliĂšrement influencĂ© les groupes trĂšs Ă©lectroniques de la new wave.
Myriades de sous-genres
Raison pour laquelle la new wave va ainsi se subdiviser en une myriade de sous-genres: cold wave, synthpop, post-punk, new romantics, gothique, heavenly voices, EBM, dark wave oĂč basses et synthĂ©tiseurs vont tenir les premiers rĂŽles. Lâexplosion new wave âcoĂŻncide aussi avec une certaine rĂ©alitĂ© sociale et gĂ©opolitique, relĂšve Sylvain Fanet. En Angleterre et aux Etats-Unis, le conservatisme lâemporte au tournant de lâannĂ©e 1980, avec lâarrivĂ©e au pouvoir de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan. La guerre froide est plus que jamais dâactualitĂ© et lâĂ©conomie des puissances occidentales se trouve dans une phase de mutation douloureuse, avec des industries traditionnelles (automobile, sidĂ©rurgieâŠ) en crise, des taux de chĂŽmage qui grimpent inexorablement et une bascule vers des sociĂ©tĂ©s tertiaires, informatisĂ©es, qui nâen est quâĂ ses balbutiementsâ.
DĂ©passement du punk et champ dâexploration sonore tous azimuts, la new wave nâest ainsi pas cette pĂ©riode superficielle oĂč on lâa longtemps cantonnĂ©e. Elle se verra finalement chassĂ©e par une pĂ©riode qui aspire Ă autre chose et verra Ă©clore dans les annĂ©es 1990 le grunge, la britpop, la vague Madchester (Stone Roses, Happy Mondays) ou le shoegaze (My Bloody Valentine, Ride, Slowdive).
Ăcoutez les 5 Ă©pisodes de Pony Music sur le site de la RTS
La collaboration Ă©troite que nous avons avec la maison dâĂ©dition française Le mot et le reste nous a permis de dĂ©couvrir de nouveaux trĂ©sors, car ils ont dĂ©jĂ un catalogue impressionnant de qualitĂ© qui ne cesse de sâenrichir. Et deux derniers arrivages vont lâenrichir. Et ce dans deux sphĂšres totalement diffĂ©rentes.
[âŠ]
De son cĂŽtĂ© un mordu de musique Sylvain Fanet nous introduit dans les arcanes de la musique new wave, un genre inclassable qui a succĂ©dĂ© Ă lâĂšre punk. On parle des annĂ©es allant de 1978 Ă 1985. Une nomination un peu bordĂ©lique, car comme le rappelle le communiquĂ© de presse accompagnant la sortie de Standing on a beach on a accolĂ© lâĂ©tiquette new wave a Ă peu prĂšs nâimporte quoi. Notre homme a dĂ©broussaillĂ© le tout pour ne retenir que 100 disques essentiels qui consacrent un certain mode de rĂ©fĂ©rence. De The pretenders Ă Alain Bashung en passant par John Foxx et Scritti Politti vous saurez tout sur ce courant qui a engendrĂ© des artistes de rĂ©fĂ©rence. Votre discothĂšque pop ne sera assurĂ©ment incomplĂšte si vous ne rĂ©fĂ©rez pas Ă ce guide des meilleures prestations en la matiĂšre.
Retrouvez la chronique intégrale en ligne