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Parution : 17/10/2019
ISBN : 9782361390839
238 pages (14,8 x 21)

Standing On A Beach

La new wave en 100 disques essentiels

Dans Standing on a Beach, la new wave en 100 disques essentiels, le journaliste français Sylvain Fanet exhume le meilleur d’un mouvement qui a triomphĂ© avec ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques et mĂ©lancoliques entre 1978 et 1985.

Ellen Ichters – RTS

La dĂ©ferlante punk s’essouffle tout juste que des centaines de groupes, venus surtout de Grande-Bretagne et des États-Unis, se rassemblent sous une banniĂšre commune, la new wave. Les annĂ©es quatre-vingt se profilent et demandent une nouvelle esthĂ©tique. Mais laquelle ? C’est toute l’ambiguĂŻtĂ© de ce mouvement qui, de 1978 Ă  1985, embrasse tellement de sonoritĂ©s et sous-genres qu’il en reste presque impalpable. Si la new wave cultive sa marginalitĂ©, elle tutoie les charts et connaĂźt un large succĂšs populaire : The Cure, Depeche Mode, New Order, Duran Duran, Frankie Goes To Hollywood ou encore Taxi Girl, leurs noms sont sur toutes les lĂšvres. Si on peut regarder avec nostalgie cette pĂ©riode rĂ©volue, la new wave n’a pas disparu et son hĂ©ritage est immense dans la musique des trente derniĂšres annĂ©es.

Revue de presse

- Depeche Mode, 1981-1990 : la bande son des années Thatcher Rebacca Manzoni France Inter // Pop N' Co 13 novembre 2021
- La new wave, 40 ans aprÚs Laurent Hakim France 3 // Le 12/13 National 14 décembre 2020
- La new wave en 100 disques Jean-Marc Pinson Ouest-France 28 décembre 2019
- De quoi la New Wave est-elle le nom ? Jean Rouzaud Nova 6 janvier 2020
- Standing on a Beach Sylvain Bonnet Boojum, l'animal littéraire 16 décembre 2019
- Standing on a Beach Noé Gaillard Daily Passions 12 décembre 2019
- Interview Sylvain Fanet David Taugis JudaĂŻques FM // Rockoscopie 24 novembre 2019
- Standing on a Beach Paskal Larsen Foutraque 17 octobre 2019
- La New Wave, tourbillon musical des années 1980 Brice Couturier France Culture // Le Tour du monde des idées 31 octobre 2019
- Standing On A Beach Brice Couturier France Culture // Le Tour du monde des idées 30 octobre 2019
Interview de Sylvain Fanet – La new wave dĂ©cortiquĂ©e en 5 Ă©pisodes Ellen Richters RTS // Pony Music 14 octobre 2019
- Une révolution que rien ne doit séparer et les essentiels de la new wave Daniel Rolland Culture Hebdo octobre 2019

- Depeche Mode, 1981-1990 : la bande son des années Thatcher

À l’occasion d’une Ă©mission sur Depeche Mode, Rebecca Manzoni a invitĂ© Sylvain Fanet Ă  Ă©changer sur le sujet.

Réécouter l’émission sur France Inter

Rebacca Manzoni
France Inter // Pop N' Co 13 novembre 2021

- La new wave, 40 ans aprĂšs

Sylvain Fanet Ă©tait l’invitĂ© du 12/13 de France 3 Ă  l’occasion de leur reportage sur de la new wave.

À revoir sur France 3

Laurent Hakim
France 3 // Le 12/13 National 14 décembre 2020

- La new wave en 100 disques

Le titre de ce livre « Standing On A Beach » reprend le titre de la compilation des Cure sortie en 1986 avec cette pochette de vieil homme et la mer en noir et blanc. Un disque que beaucoup ont conservĂ© en cassette audio, CD et vinyle ! La bande de Robert Smith reprĂ©sente bien ce que l’on a appelĂ© new wave (nouvelle vague). A la fin de l’explosion punk, des groupes moins Ă©nervĂ©s, mais pas mal torturĂ©s, sont apparus. La trilogie des premiers albums des Cure en est la parfaite illustration en crĂ©ant une atmosphĂšre plombĂ©e par la basse, des nappes lugubres de synthĂ©s et des textes dĂ©primants. Dans le mĂȘme registre sombre, Joy Division a fait son travail de sape dans le moral de pas mal de jeunes oreilles. Sylvain Fanet revient sur ce mouvement qui montre plusieurs facettes. « Cold wave » avec Dead Can Dance, Cocteau Twins, The Sisters Of Mercy, « Dark wave » avec Bauhaus ou Virgin Prunes. La France n’est pas en reste avec Taxi Girl, Marquis de Sade et
 Indochine. Les labels indĂ©pendants fleurissent et produisent des pochettes de disques impressionnantes comme chez Rough Trade, 4AD, Factory. L’auteur connaĂźt bien le sujet, il nous rappelle que la new wave a beaucoup de ramifications et de descendants, mĂȘme encore aujourd’hui.

Jean-Marc Pinson
Ouest-France 28 décembre 2019

- De quoi la New Wave est-elle le nom ?

La pĂ©riode Post-punk, Cold wave (environ 1978-1986), finalement restĂ©e comme « New Wave », fut largement dĂ©criĂ©e comme fourre-tout : showbiz et show off inauthentiques, Ă  force de dĂ©guisement mode, clips, synthĂ©s et boĂźtes programmĂ©es


Underground, feux d’artifice, showbiz

Mais il faudrait se rappeler que les bonnes fĂ©es penchĂ©es sur le berceau du monstre Ă  naitre s’appelaient : Disco, Punk, Rock, Funk, Electro-Techno, Reggae ET Rap
 avec des oncles Jazzy et des tantes Latinos !

Avec une telle gĂ©nĂ©alogie, les idĂ©es ne pouvaient QUE partir dans tous les sens : boostĂ©e par les clips et le sampling, qui pouvait arrĂȘter une telle locomotive, tirant des wagons chargĂ©s de foules excitĂ©es, se rendant Ă  un « spring break » sans limites ?

Et ce fut le feu d’artifice : table rase avec Punk, folie de Dance, mais aussi de rĂ©fĂ©rences, chacun agitant son drapeau : Bowie, Kraftwerk, Vega, James Brown, Pistols, Marley, Ramones, etc.

Des noms en formes de citations

Et les rĂ©fĂ©rences, les citations furent lĂ©gions : Enola Gay, Cocteau Twins, Spandau Ballet, Blitz, Duran Duran, Joy Division, Durutti Column, Cabaret Voltaire, Eyeless in Gaza, Depeche Mode, New Order, Marquis de Sade
 Tous ces noms bizarres viennent d’autre chose : roman, guerre, histoire, hĂ©ros, culture ou dĂ©sastre !

Chacun revendique son jardin secret, sa révolte ou sa passion.

Et c’est avec cette valise de mots, d’idĂ©es, de genres et de styles que dĂ©ferlĂšrent des groupes Ă©tranges, certains en costards rĂ©tros, d’autres en hussards, d’autres post glam, d’autres punks futuristes, et des ribambelles de minets et minettes maquillĂ©s, teints, percĂ©s, tatouĂ©s, dĂ©guisĂ©s de mĂ©langes (« Culture club » en rabin-rasta- drag-queen !)

Pas de quoi s’énerver : le DIY (Do It Yourself) Ă©tait bien lĂ , et les musique bricolĂ©es en patchwork flashy ont quand mĂȘme lĂąchĂ© quelques perles et des moments de grĂące, mais qui a dit que le superficiel ne pouvait jamais atteindre Ă  une certaine vĂ©ritĂ©, faute de profondeur ?

D’ailleurs les annĂ©es 2000 ont eu leur revival New Wave, et je ne crois pas que ce soit jamais fini, car dans ce coffre Ă  jouets des annĂ©es 80, il y a de sacrĂ©es idĂ©es et un enthousiasme communicatif.

Réécoutez Buzzcocks, Eurythmics, Young Marble Giants, D.A.F., Jacno, P.I.L., XTC, Soft Cell, Bow Wow Wow, Dexy’s Midnight Runner, Modern Lovers
 au hasard, et vous aurez quelques Ă©tincelles surgissantes.

Le livre de Sylvain Fanet (éditions Le Mot et Le Reste), bien nommé Standing on a beach, nous offre une trÚs belle intro de 30 pages qui dit trÚs bien cette ambiguïté de la New Wave et ensuite la description de 100 groupes (et albums) des grands noms de cette époque


Les noms des groupes eux-mĂȘmes sont si absurdes que, mis bout Ă  bout, ils feraient un excellent poĂšme dadaĂŻste, ou un cadavre exquis surrĂ©aliste
( justement, deux rĂ©fĂ©rences de la New Wave !)

Il n’y a aucun mal Ă  partir de quelque chose, d’une base inspiratrice, surtout si cette base est un genre culturel (Existentialisme, Situationnisme, Lettrisme, SurrĂ©alisme, Romantisme
)

La New Wave a exhumĂ© (pour le meilleur et pour le pire) bien des oripeaux culturels, afin d’en faire son costume d’un soir ou d’un an (dans le groupe Bazooka, nous flirtions avec le LSD, le Punk, et un doigt de constructivisme, comme le fit Kraftwerk sur Man Machine
)

Quand aux sons, aux rythmes et mĂ©langes, ils sont si fous et nombreux, ils regroupent tant d’univers musicaux (Dub, Hard, Electro, Dance, Soul, Scratch, Funky, Punk, Minimal, orchestral, opĂ©ratique, tribal, Jazz et Latin
*) qu’il me faudrait un livre


Et justement, le voilĂ .

Standing on a beach de Sylvain Fanet. Éditions Le Mot et le Reste. 240 pages avec images de 100 pochettes en noir et blanc). 23 euros. Voir aussi le gros livre New Wave paru chez Nova Éditions (avec Panama). Prùs de 300 pages et plus de 1500 images que Jean-François Bizot m’a permis de faire avec Mariel Primois à la maquette new wavisante, et les milliers de documents Actuel et Nova


*Si vous écoutez les bons tubes dansant (y compris New Wave), vous décÚlerez souvent un fond de rythme Salsa, Rumba, Mambo, Ska, Reggae, Merengué (trÚs rapide), Samba, R&B, Funk etc.

Lisez la chronique de Jean Rouzaud sur le site de Nova

Jean Rouzaud
Nova 6 janvier 2020

- Standing on a Beach

Il convient ici de saluer le travail de l’éditeur Le Mot et le reste qui accomplit un travail exceptionnel depuis plusieurs annĂ©es en publiant monographies et Ă©tudes sur les groupes et les genres musicaux. Il fait le bonheur des fans de rock des annĂ©es 50 Ă  aujourd’hui. Cette fois, Sylvain Fanet, producteur d’émissions musicales pour Radio France, qui a choisi d’écrire Standing on a beach, titre empruntĂ© Ă  une compilation de singles de The Cure. Un livre sur la New Wave, mouvement musical majeur des annĂ©es 80, qui recense 100 disques essentiels : vaste programme !

Un genre toujours vivant

Signalons tout de suite qu’il s’agit d’un exercice difficile. La New Wave nait en effet de la Cold Wave initiĂ©e par des groupes allemands comme Neu ! et Kraftwerk, sans oublier la trilogie berlinoise de David Bowie. Nombre de groupes se forment aussi dans l’effervescence punk et sont aussi marquĂ©s par la vague de la power pop comme Blondie avec l’album Parallel lines : il est toujours difficile de classifier ! Reste qu’un genre naĂźt peu Ă  peu, fondĂ© sur le synthĂ©tiseur et lorgnant sur ce qu’on appellera la musique industrielle.

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Il y a aussi des rĂ©habilitations dans ce livre : citons le groupe Visage (Fade to grey) ou l’album Play Blessures d’Alain Bashung. Par contre, on se permettra ici de regretter l’absence d’Étienne Daho : l’album Pop Satori est un chef d’Ɠuvre dont l’architecture sonore est issue de la New Wave. Saluons par contre la dĂ©fense de Propaganda, XTC ou Dead Can Dance : ce sont des groupes majeurs du genre.

La New Wave vit et est toujours d’actualitĂ© comme le montre la rĂ©cente bande annonce du blockbuster Wonder Woman 1984 (avec la magnifique Gal Gadot) qui met en valeur le sublime Blue Monday de New Order : un argument de plus pour lire cet ouvrage passionnant.

Découvrez toute la chronique en ligne

L’itinĂ©raire de Trevor Horn, l’homme derriĂšre Video Killed The Radio star et Owner Of A Lonely Heart de Yes (en passant, la seule bonne chanson de ce groupe inĂ©coutable) illustre la richesse de ces annĂ©es. On le retrouvera derriĂšre le label ZTT qui sortira Art of noise et surtout Frankie Goes to Hollywood : les amoureux transis Ă©coutent encore The power of love, sorti en 1984, au moment des fĂȘtes de noĂ«l.

Sylvain Bonnet
Boojum, l'animal littéraire 16 décembre 2019

- Standing on a Beach

Avec un sous-titre : la New Wave en 100 disques essentiels. New Wave cela se traduit par Nouvelle Vague mais, je rassure les anciens, il ne va pas ĂȘtre question de Richard Anthony et on ne va pas remonter au dĂ©luge. C’est la musique qui commence Ă  la fin des annĂ©es 70 et court jusqu’à aujourd’hui. L’auteur remercie quelques personnes en fin de volume et notamment un certain Bernard Lenoir qui officiait sur France Inter le soir, soit aprĂšs Dominique Blanc-Francard, soit aprĂšs Claude Villers – ma mĂ©moire flanche – et prĂ©sentait la bonne musique. Je me souviens qu’il avait dit que le titre Reggatta de Blanc de l’album de The Police, ne voulait rien dire
 j’espĂšre que depuis il a trouvĂ© la traduction. Ce disque fait partie des 100 citĂ©s. Au lieu de vous prĂ©cipiter sur le livre pour le feuilleter en cherchant si les albums de X, Y, ou Z en votre possession figurent dans la liste, achetez-le et prenez le temps de vĂ©rifier les concordances entre la liste et votre collection d’une part et, d’autre part, profitez-en pour vous replonger dans les sonoritĂ©s New Wave. Pour mon Ă©coute personnelle, je m’arrĂȘte pour commencer Ă  quelques noms « originaux » : The Durutti Column, Marquis de Sade, Art of Noise
 A un titre d’album Play Blessure de Bashung/Gainsbourg dont j’ai du mal Ă  comprendre qu’il fut un Ă©chec commercial.

Quand vous en aurez terminĂ© avec un premier bilan, intĂ©ressez-vous aux rubriques complĂ©mentaires : À Ă©couter aussi/ Également conseillĂ©s. Vous avez peut-ĂȘtre une liste impressionnante non de seconds choix mais de complĂ©ments au programme non nĂ©gligeables.

Pensez aussi qu’en plus de sa valeur sentimentale ce livre peut avoir une valeur documentaire pour ceux qui dans six mois ou un an seront en Ăąge de se passionner pour le contenu de votre discothĂšque. Proposez-leur de jeter un Ɠil au livre avant de toucher Ă  vos prĂ©cieux vinyles.

Bonne lecture et bonne vérification.

Lisez la chronique en ligne

Noé Gaillard
Daily Passions 12 décembre 2019

- Interview Sylvain Fanet

David Taugis reçoit Sylvain Fanet pour discuter de son anthologie consacrĂ©e Ă  la new wave. Une heure d’échange pour aller au fond du sujet.

Réécoutez l’émission en podcast sur le site de JudaĂŻques FM

David Taugis
JudaĂŻques FM // Rockoscopie 24 novembre 2019

- Standing on a Beach

Standing On A Beach, titre d’une compilation des Cure sortie en 1986 est maintenant le titre d’un livre qui a la lourde tĂąche de faire la compilation sur papier de « La new wave en 100 disques essentiels ». Un choix pas facile, car il y a Ă©videmment des oubliĂ©s et d’autres disques qu’on ne va pas trouver « essentiels ». Qu’importe, les fondements sont lĂ . Mais avant de voir les gagnants de la sĂ©lection de Sylvain Fanet, rappelons que la new wave est apparus en 1978 juste aprĂšs le punk. Les termes new wave et after punk sont Ă©troitement liĂ©s et peu de temps aprĂšs, des termes comme cold wave, bactave/gothique, synthpop, EBM, nouveaux romantiques vont faire grossir le moule pour se perdre dans la « famille » new wave. Si le rock garage et le psychĂ© ont eu leurs grandes heures dans les annĂ©es 60, la new wave brillera de tous ses Ă©clats dans les annĂ©es 80, surtout la pĂ©riode 80-84, le gros de la sĂ©lection du livre. Le premier disque choisi est le premier album du duo Suicide, sortie en 1977. C’est clair, cet album est « devenue » une rĂ©fĂ©rence qui prend du poids au fil des annĂ©es, tant il a inspirĂ© les courants punk, indus, cold et electro et surement des vocations prochaines de musiciens qui engendrerons d’autres styles dont on ne connais pas le nom. Parmi les autres albums essentiels choisis et chroniquĂ©s par Sylvain Fanet, dont plusieurs dĂ©passent le terme new wave (parfois un peu fourre-tout), il y a Parallel Lines (Blondie), Real Life (Magazine), Q : Are We Not Men ? A : We Are Devo (Devo), Metal Box (PIL), Drums And Wires (XTC), Closer (Joy Division), Faith (The Cure), Ocean Rain (Echo & The Bunnymen), pour n’en citer que quelque uns. A noter que les français ne sont pas oubliĂ©s : Marquis De Sade, Taxi Girl, Jacno, Kas Product, Trisomie 21, Alain Bashung, Lescop. Par contre que vient faire Culture Club et Dexys Midnight Runners qu’on ne pensait pas ĂȘtre new wave. Aussi The Glove, Duran Duran, Squeeze, The Essence, Bel Canto pour la sĂ©lection essentiel, ça se discute. Quoi qu’il en soit globalement, la sĂ©lection tient la route, on vous laisse la dĂ©couvrir. Quant aux oubliĂ©s, du moins de notre point de vue, il y a les albums Jeopardy (The Sound), Wilder (The Teardrop Explodes), Thirty Thousand Feet Over China (The Passions), October (U2), Happy Families (Blancmange), Work (The Nits), Comateens (Comateens), Dark Continent (Wall Of Voodoo), Pacific Street (The Pale Fountains),Yellow Laughter (Orchestre Rouge) pour en citer quelques un. Car malgrĂ© les apparences, dans les annĂ©es 80, il y a eu de trĂšs bons disques qui n’ont pas Ă  pĂąlir auprĂšs des anciens des annĂ©es 60 et 70. Mais c’est sĂ»r la catĂ©gorie New Wave est devenu au fil du temps assez flou car on y retrouve tant de groupes divers, certains plus rock, d’autre plus Ă©lectro, d’autres plus funk blanc et d’autres juste lookĂ©. MalgrĂ© le chalenge Sylvain Fanet a fait un bon tri, certes pas parfais, car c’est impossible, avec une Ă©criture fluide et Ă©rudite. AprĂšs une prĂ©sentation de ce courant musical, place aux 100 chroniques, chacune rĂ©digĂ©es sur deux pages et fini avec d’autres disques conseillĂ©s. A la fin de la sĂ©lection chronologique par annĂ©e, il y a quelques albums plus ressent d’artistes qui ont pris le relais comme, The Rapture, The Horrors, Motorama, Lebanon Hanover. On aurait pu rajouter KVB, Soft Moon, DIIV, mais lĂ  on entre dans les 500 disques essentiels. Bref, si vous voulez faire une bonne idĂ©e sur la musique new wave et vĂ©rifier combien de disques vous avez sur les 100, Standing On A Beach est pour vous !

Lisez la chronique sur Foutraque.com

Paskal Larsen
Foutraque 17 octobre 2019

- La New Wave, tourbillon musical des années 1980

Le journaliste français Sylvain Fanet exhume le meilleur d’un mouvement qui a triomphĂ© avec ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques et mĂ©lancoliques entre 1978 et 1985

Écoutez la seconde chronique de Brice Couturier sur France Culture

Brice Couturier
France Culture // Le Tour du monde des idées 31 octobre 2019

- Standing On A Beach

Brice Couturier vous parle de la new wave Ă  travers le livre de Sylvain Fanet. Une belle chronique Ă  ne pas manquer.

Écoutez la chronique de Brice Couturier sur le site de France Culture

Brice Couturier
France Culture // Le Tour du monde des idées 30 octobre 2019

Interview de Sylvain Fanet – La new wave dĂ©cortiquĂ©e en 5 Ă©pisodes

Dans “Standing on a Beach, la new wave en 100 disques essentiels”, le journaliste français Sylvain Fanet exhume le meilleur d’un mouvement qui a triomphĂ© avec ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques et mĂ©lancoliques entre 1978 et 1985.

PĂ©riode de contrastes qui s’inscrit dans le sillage de la dĂ©ferlante punk Ă  peine essoufflĂ©e, la new wave installe ses sonoritĂ©s synthĂ©tiques entre 1978 et 1985. En provenance principalement de Grande-Bretagne et des Etats-Unis, cette nouvelle esthĂ©tique qui s’approprie les nouvelles technologies musicales et affiche un cap futuriste et mĂ©lancolique prend des formes hybrides qui se retrouvent dans les rĂ©pertoires de groupes tels que The Cure, Depeche Mode, New Order, Duran Duran, Frankie Goes To Hollywood, Television, Blondie ou encore, du cĂŽtĂ© de la France, Taxi Girl.
Cold wave et pop synthétique

Dans “Standing on a Beach, la new wave en 100 disques essentiels”, le journaliste français Sylvain Fanet se penche sur ce mouvement qui a connu un beau succĂšs populaire et dont l’hĂ©ritage a continuĂ© d’essaimer ces trente derniĂšres annĂ©es jusqu’aux annĂ©es 2000 sous les traits de The Strokes, LCD Soundsystem, Motorama, Lescop ou Interpol. Parmi les styles phares, “il y a d’un cĂŽtĂ© un courant trĂšs froid, la cold wave, le rock gothique, la musique industrielle et de l’autre un courant plus lĂ©ger, la pop synthĂ©tique ou trĂšs Ă©lectronique. Ce sont les deux lumiĂšres principales et diffĂ©rentes d’une new wave qui n’a pas de structure musicale particuliĂšre”, dĂ©taille Sylvain Fanet Ă  la RTS.

Dans l’introduction de son livre, Sylvain Fanet Ă©voque la chanson “Ashes to Ashes” de David Bowie sortie en 1980, seul morceau Ă©tiquetĂ© new wave du chanteur qui avec Brian Eno a toutefois prĂ©figurĂ© la new wave dans sa trilogie discographique berlinoise et emblĂšme Ă  part entiĂšre du courant. Selon l’auteur, le rĂ©pertoire et le groupe qui incarne le mieux et lance vraiment le mouvement demeure par contre Joy Division avec notamment le titre “Love Will Tear us Apart”. Une autre source de la new wave se niche dans le krautrock allemand des annĂ©es 1970, avec une formation comme Neu! Un genre qui a particuliĂšrement influencĂ© les groupes trĂšs Ă©lectroniques de la new wave.

Myriades de sous-genres

Raison pour laquelle la new wave va ainsi se subdiviser en une myriade de sous-genres: cold wave, synthpop, post-punk, new romantics, gothique, heavenly voices, EBM, dark wave oĂč basses et synthĂ©tiseurs vont tenir les premiers rĂŽles. L’explosion new wave “coĂŻncide aussi avec une certaine rĂ©alitĂ© sociale et gĂ©opolitique, relĂšve Sylvain Fanet. En Angleterre et aux Etats-Unis, le conservatisme l’emporte au tournant de l’annĂ©e 1980, avec l’arrivĂ©e au pouvoir de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan. La guerre froide est plus que jamais d’actualitĂ© et l’économie des puissances occidentales se trouve dans une phase de mutation douloureuse, avec des industries traditionnelles (automobile, sidĂ©rurgie
) en crise, des taux de chĂŽmage qui grimpent inexorablement et une bascule vers des sociĂ©tĂ©s tertiaires, informatisĂ©es, qui n’en est qu’à ses balbutiements”.

DĂ©passement du punk et champ d’exploration sonore tous azimuts, la new wave n’est ainsi pas cette pĂ©riode superficielle oĂč on l’a longtemps cantonnĂ©e. Elle se verra finalement chassĂ©e par une pĂ©riode qui aspire Ă  autre chose et verra Ă©clore dans les annĂ©es 1990 le grunge, la britpop, la vague Madchester (Stone Roses, Happy Mondays) ou le shoegaze (My Bloody Valentine, Ride, Slowdive).

Écoutez les 5 Ă©pisodes de Pony Music sur le site de la RTS

Ellen Richters
RTS // Pony Music 14 octobre 2019

- Une révolution que rien ne doit séparer et les essentiels de la new wave

La collaboration Ă©troite que nous avons avec la maison d’édition française Le mot et le reste nous a permis de dĂ©couvrir de nouveaux trĂ©sors, car ils ont dĂ©jĂ  un catalogue impressionnant de qualitĂ© qui ne cesse de s’enrichir. Et deux derniers arrivages vont l’enrichir. Et ce dans deux sphĂšres totalement diffĂ©rentes.

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De son cĂŽtĂ© un mordu de musique Sylvain Fanet nous introduit dans les arcanes de la musique new wave, un genre inclassable qui a succĂ©dĂ© Ă  l’ùre punk. On parle des annĂ©es allant de 1978 Ă  1985. Une nomination un peu bordĂ©lique, car comme le rappelle le communiquĂ© de presse accompagnant la sortie de Standing on a beach on a accolĂ© l’étiquette new wave a Ă  peu prĂšs n’importe quoi. Notre homme a dĂ©broussaillĂ© le tout pour ne retenir que 100 disques essentiels qui consacrent un certain mode de rĂ©fĂ©rence. De The pretenders Ă  Alain Bashung en passant par John Foxx et Scritti Politti vous saurez tout sur ce courant qui a engendrĂ© des artistes de rĂ©fĂ©rence. Votre discothĂšque pop ne sera assurĂ©ment incomplĂšte si vous ne rĂ©fĂ©rez pas Ă  ce guide des meilleures prestations en la matiĂšre.

Retrouvez la chronique intégrale en ligne

Daniel Rolland
Culture Hebdo octobre 2019