San Francisco - Nouvelle édition
L'utopie libertaire
Ce livre nous emporte dans un pĂ©riple nostalgique fascinant pour retrouver les utopies, les rĂȘves et lâidĂ©alisme de ces hippies encore si mal connus de nos jours.
Raymond SĂ©rini â Nouvelle Vague
Cahier photos dâAlain Dister et de Bernard Plossu
San Francisco, Ă©tĂ© 1967. Le Summer of Love bat son plein et des milliers de jeunes arrivent par vagues de tous les Ătats-Unis pour atteindre le quartier de Haight-Ashbury, le laboratoire de lâutopie libertaire des sixties. Fruit de la rencontre de lâactivisme et de lâidĂ©alisme dâune jeunesse rĂ©voltĂ©e, elle a pris forme en quelques annĂ©es sous lâaction des Beatniks, des Diggers, des Merry Pranksters, des Hippies, des Hellâs Angels, des artistes et de toutes les tribus du San Francisco psychĂ©dĂ©lique. Ces utopistes aspirent Ă bien plus que le traditionnel Peace and Love caricaturĂ© par les clichĂ©s formatĂ©s des mĂ©dias. Ils dĂ©fendent la libertĂ©, la gratuitĂ©, la spiritualitĂ©, lâautonomie, la solidaritĂ© et nombre de valeurs libertaires, dans la perspective dâun monde plus juste et plus harmonieux.
Ce livre revient sur la sociĂ©tĂ© alternative qui a vu le jour Ă San Francisco, fruit de lâĂ©mulsion de toutes ces tribus pourtant si dissemblables. De leurs imaginations et de leur capacitĂ© Ă vivre ensemble dans une utopie libertaire est nĂ© un monde qui continue de propager aujourdâhui ses initiatives contre le systĂšme dominant, proposant dâautres alternatives, notamment lâĂ©cologie, face Ă lâindividualisme forcenĂ©.
Revue de presse
- Bibliographie L.T. Trois Couleurs - hors série "Sur la route" printemps 2012
- Un art rétinien : le psychédélisme Guy Darol Magazine des Arts #1 janvier 2012
- San Francisco Thierry L'Aminot ETUDES JEAN-JACQUES ROUSSEAU n°18 été 2011
- Cap sur l'utopie Noël Godin CQFD mars 2011
- La liberté se lÚve à l'ouest David Valence trop libre mars 2011
- San Francisco Jean-Do Crossroads janvier 2011
- Le livre du mois Olivier Valério Radio P.FM // Easy Rider 12/12/2010
- Quelques livres pour les fĂȘtes de fin d'annĂ©e Raymond SĂ©rini Nouvelle Vague novembre 2010
Pour ceux qui nâen connaissent rien, nâayez aucune inquiĂ©tude, la photo en couverture est largement expliquĂ©e par le livre. PremiĂšre remarque : chapeau Ă lâauteur qui a su ne jamais rendre ennuyeux un historique plus complexe quâil nây paraĂźt et surtout le rendre lisible. Je ne vais ni rĂ©sumer, ni raconter. Je me contenterai de vous parler des quatre idĂ©es qui me sont venues Ă lâesprit en lisant.
La premiĂšre concerne un des « groupes » qui ont participĂ© Ă lâutopie, les « diggers ». Imaginez des gens qui prĂŽnent la gratuitĂ© et ouvrent des magasins oĂč les objets « proposĂ©s » sont gratuits. Il est mĂȘme question de soins mĂ©dicaux gratuits⊠Nous sommes dans les annĂ©es 1960 aux Etats-Unis⊠Et ils sont les hĂ©ritiers dâautres groupes. Ces audaces ont mis bien longtemps Ă revenir Ă la surface de nos rĂ©flexions et projets ⊠Sans doute Ă cause de ma deuxiĂšme idĂ©e⊠En France, ces idĂ©es et mouvements, peut-ĂȘtre Ă cause du LSD â dont un reportage sur « 5 colonnes Ă la Une » avait montrĂ© les mĂ©faits â et autres drogues qui les entachaient, trouvaient peu dâĂ©cho.
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Câest par le biais de ces Ă©vĂ©nements que lâon peut comprendre une des raisons de lâĂ©chec des mouvements. Les querelles de personnes et dâĂ©gos y jouent un trĂšs grand rĂŽle⊠Comme si lâimportant Ă©tait pour chacun de tirer la couverture Ă soi et non de voir triompher le mouvementâŠ
Bonne lecture, lente pour assimilation en Ă©coutant Janis Joplin, par exempleâŠ
FocalisĂ© sur la cĂŽte Ouest amĂ©ricaine, lâessai de Steven Jezo-Vannier prend comme point dâancrage le quartier de Haight-Ashbury de San Francisco, vĂ©ritable berceau du mouvement hippie. De la publication de Howl dâAllen Ginsberg au road trip psychĂ©dĂ©lique des Merry Pranksters (dont fit partie Neal Cassady), lâauteur retrace les lignes sociologiques et politiques dâun mouvement de libĂ©ration aussi explosif quâĂ©phĂ©mĂšre : lâutopie ne survivra pas Ă la dĂ©cennie suivante, dĂ©but de lâĂšre Nixon.
LâĂšre psychĂ©dĂ©lique est toujours regardĂ©e dans le rĂ©troviseur avec fascination. Câest le temps de lâamour sans frein et de la crĂ©ativitĂ© infinie. Lâesprit nâa jamais Ă©tĂ© aussi ouvert quâen ces annĂ©es oĂč lâon traversait les portes de la perception en Ă©coutant Grateful Dead, un livre dâAllen Ginsberg ou de William Burroughs Ă portĂ©e de mains. Le psychĂ©dĂ©lisme est une contre-culture de vaste dimension qui possĂšde ses connaisseurs, parmi lesquels Philippe Thieyre, Steven Jezo-Vannier et Bill Graham. Leurs Ă©clairages rendent intelligibles le Psychedelic Sound et lâart rĂ©tinien des affiches de la Bay Area aussi hermĂ©tique que trippant.
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The Psychedelic Experience, lâouvrage que Richard Alpert, Timothy Leary et Ralph Metzner ont publiĂ© en 1964 est un manuel cĂ©lĂ©brant Carl Gustav Jung et le Bardo Thödol dans le but dâexpliquer les Ă©tapes du voyage Ă lâacide. A ce moment, la rĂ©volution psychĂ©dĂ©lique est en marche.
Cette double promotion par The Psychedelic Experience et les Merry Pranksters qui ont achetĂ©, au printemps 1964, un bus scolaire International Harvester aboutit Ă lâĂ©closion des acid tests, âune Ă©preuve individuelle et collectiveâ (Steven Jezo-Vannier) pour connaĂźtre lâaventure intĂ©rieure, celle que promet le LSD et qui rĂ©alise, Ă travers des visions, la disparition des contours entre lâusager et le reste du monde.
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Les Pranksters ont de bonnes frĂ©quentations. Pour le dĂ©veloppement de leurs tests, ils comptent sur un ami de choix. Bill Graham, organisateur du Trips Festival de San Francisco qui rĂ©unit, en janvier 1966, Grateful Dead, Allen Ginsberg, le Living Theathre de Julian Beck et Judith Malina, Big Brother & The Holding Company, Steward Brand, Ă©diteur du Whole Earth Catalogue, bible de la contre-culture, est le gĂ©rant du Fillmore Auditorium, lâune des grandes scĂšnes de la musique psychĂ©dĂ©lique, qui verra se produire Pink Floyd, Quicksilver Messenger Service, Jefferson Airplane et Janis Joplin.
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Entre 1966 et 1971, prĂšs de 600 affiches sont rĂ©alisĂ©es par une poignĂ©e de graphistes maniant le code psychĂ©dĂ©lique avec un sens aigu de lâhermĂ©tisme qui est le vocabulaire secret des initiĂ©s. Leurs messages destinĂ©s Ă rameuter aux portes du Filmore, de lâAvalon Ballroom et du Matrix les hipsters en mal de sensations fortes deviennent bientĂŽt des objets de culte.
Bill Graham se souvient : âJe partais sur le coup de 4 heures du matin, je roulais jusquâĂ Berkeley et je recouvrais dâaffiches tous les murs de la ville, avec une prĂ©fĂ©rence pour les chantiers, avec leurs grandes palissades. Quand les gens se rĂ©veillaient le matin, il y en avait partout. Au dĂ©but, les affiches coĂ»taient 5 ou 600 chacune Ă imprimer. Jâen faisais fabriquer 5000. Ensuite le prix a beaucoup augmentĂ©. Bichromie, quadrichromie⊠Certaines Ă©taient quasiment illisibles ! Au point que je disais aux dessinateurs âsi on garde ce dessin, il faudra rajouter un astĂ©risque, et une lĂ©gende en bas pour tout expliquer.â Mais ça a fini par devenir le jeu Ă la mode, chaque semaine : essayer de dĂ©chiffrer ce qui Ă©tait Ă©crit sur lâaffiche !â
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Lâart psychĂ©dĂ©lique rĂ©tinien expire en 1971 avec la fermeture des deux Fillmore de Bill Graham, laissant derriĂšre lui une cohorte de morts (Jimi Hendrix, Alan Wilson, Janis Joplin, Neal Cassady, Lenny BruceâŠ) alors que se profilent Goa et Katmandou, ces routes cul-de-sac oĂč sâĂ©tiolent les derniers hippies aux cerveaux incolores, accrochĂ©s machinalement Ă une seringue psycholeptique.
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Si les AmĂ©ricains disposent dâĂ©tudes sĂ©rieuses et de tĂ©moignages sur le mouvement hippie et les divers phĂ©nomĂšnes quâil engendra, les Français qui le voient comme de peu dâimportance en sont bien dĂ©pourvus. Ce livre vient donc heureusement complĂ©ter leur information et le fait avec beaucoup de qualitĂ©s. Lâauteur a Ă©tudiĂ© son sujet et sait y voir autre chose que la caricature folklorique ou rĂ©pulsive que les mĂ©dias exposent gĂ©nĂ©ralement. Il voit notamment le caractĂšre rĂ©volutionnaire quâa eu cette rĂ©volte de la jeunesse contre la sociĂ©tĂ© de consommation et lâancien monde dominĂ© par des adultes prĂ©tentieux et rigides, aussi conformistes et sĂ»rs de leurs valeurs que ceux dâaujourdâhui. Loin de considĂ©rer les hippies comme un phĂ©nomĂšne de mode, un Ă©piphĂ©nomĂšne dĂ©risoire ou ridicule, une Ă©popĂ©e qui devait fatalement dĂ©boucher sur Charles Manson, il lâintĂšgre au vaste courant de la contre-culture dont Theodore Roszak a dĂ©fini les lignes fondamentales Ă lâĂ©poque. Lâauteur remonte bien entendu aux Beatniks qui furent si prĂ©sents pendant les quelques mois du Summer of Love de San Francisco puisque Ginsberg et Gary Snyder voisinĂšrent avec Michael McLure et Leonore Kandel lors de la fĂȘte du Golden Gate Park, mais rattache le mouvement hippie au vaste courant utopique qui, de More Ă Cabet et Fourier, traverse lâhistoire. R. nây est pas citĂ©, et ont peut le regretter, mais lâon trouve Thoreau, son Ă©mule amĂ©ricain dont la figure hanta les rĂȘves de la Farm, de Taos et des communes moins cĂ©lĂšbres oĂč se dĂ©finissaient de nouvelles moeurs et de nouvelles pratiques sociales. Le livre ne se contente dâailleurs pas dâĂ©voquer les hippies, puisque ceux-ci cĂŽtoyaient les Black Panthers, les Hellâs Angels ou les militants de la New Left : il consacre des pages aux Merry Pranksters de Kesey, Ă lâOracle et Ă la nouvelle presse, ainsi quâau psychĂ©dĂ©lisme tant graphique que musical. Câest donc une somme que complĂštent fort bien les belles photos de B. Plossu, tĂ©moignage dâune Ă©poque passĂ©e, mais pas rĂ©volue.
Des pratiques mutantes de 68 aux âicitopiesâ du jour
Sont parues Ă peu prĂšs simultanĂ©ment deux Ă©tudes chouagas sur les utopies⊠Du jour au lendemain dans le quartier de Haight-Ashbury dĂ©crit par Steven Jezo-Vannier dans San Francisco, lâutopie libertaire des sixties (Ă©ditions Le Mot et Le Reste), lâusage de lâargent devient quasiment caduc. A lâinitiative surtout du lĂ©gendaire digger Emmett Grogan et de ses merry pranksters (joyeux farceurs), des as de la fauche et des combines gonflagas, on se met effectivement Ă nourrir gratos plein de monde. âLe free food nâĂ©tait pas tant un effort pour aider les pauvres que pour libĂ©rer les gens du salaire asservissant et montrer comment une sociĂ©tĂ© idĂ©ale pourrait fonctionner.â Dans un mĂȘme Ă©tat dâesprit louftingue, on ouvre des free stores sans gĂ©rants, sans employĂ©s, sans caisse enregistreuses oĂč on peut sâapprovisionner aussi bien en outils et en Ă©lectromĂ©nager quâen meubles et en instruments de musique (jusquâĂ des pianos !). Et on se lance dans des âpratiques mutantes, sources de nouvelles alternativesâ en multipliant, par exemple, les bacchanales psychĂ©dĂ©liques ou les acid trips collectifs âabattant les inhibitions et dĂ©cuplant lâimaginationâ.
Vu dâEurope, les origines du phĂ©nomĂšne hippie restent une Ă©nigme historique.
Il sâest en effet dĂ©veloppĂ© sans rĂ©fĂ©rence Ă la lutte des classes ni rĂ©vĂ©rence pour Marx, ce qui le distingue de mouvements contestataires apparus en Europe dans la seconde moitiĂ© des annĂ©es 1960. Or, la mĂ©moire collective associe un peu vite les diffĂ©rentes formes de contestation qui sâexprimĂšrent Ă cette Ă©poque dans le monde occidental. Quoi de commun pourtant entre la Gauche prolĂ©tarienne en France et la New Left amĂ©ricaine ? En matiĂšre de mĆurs, le conservatisme de lâune tranche trĂšs nettement avec le libĂ©ralisme de lâautre, par exempleâŠ
En Californie mĂȘme, Steven Jezo-Vannier rappelle que les membres du Free Speech Movement (FSM), que fondĂšrent des Ă©tudiants de Berkeley trĂšs politisĂ©s Ă lâautomne 1964, faisaient souvent mauvais mĂ©nage avec les « tribus » hippies. Faire lâhistoire du San Francisco contestataire des les annĂ©es 1960, câest donc insister dâabord sur la complexitĂ© du phĂ©nomĂšne hippie et de son rapport Ă des mouvements plus simplement politiques.
Du San Francisco de Sueurs froides Ă celui des hippies
Le mouvement hippie a connu une importante postĂ©ritĂ© en Europe. Mais ses origines sont en Californie. Il naĂźt peut-ĂȘtre Ă La Honda, prĂšs de la Silicon Valley, oĂč Ken Kesey sâinstalle en 1963-1964 avec la tribu des Merry Pranksters. Il sâĂ©teint probablement Ă Altamont, en dĂ©cembre 1969, lorsquâun festival de musique est endeuillĂ© par la mort de plusieurs spectateurs. Entre ces deux dates, lâĂ©picentre du mouvement se situe Ă San Francisco, plus prĂ©cisĂ©ment de dans le quartier de Haight-Ashbury, prĂšs du Golden Gate Park.
Pourquoi lĂ et pas ailleurs ? Le quartier Ă©tait bon marchĂ©. En outre et comme beaucoup de ports, San Francisco cultivait depuis le XIXe siĂšcle une rĂ©putation dâouverture. La ruĂ©e vers lâor y avait attirĂ© des populations trĂšs diverses. Enfin, câest Ă San Francisco que la Beat Generation incarnĂ©e par Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Neal Cassady ou William Burroughs notamment avait Ă©tabli ses bases dans les annĂ©es 1950. Or, les beatniks ouvrirent Ă maints Ă©gards la voie au mouvement hippie. Ils revendiquĂšrent par exemple le droit de vivre une sexualitĂ© dĂ©gagĂ©e des lois de la morale : Ginsberg et Burroughs Ă©taient homosexuels, Kerouac et Cassady bisexuels. La Beat Generation marqua aussi son intĂ©rĂȘt pour les philosophies orientales â et surtout celles de lâInde, lĂ©guant ces rĂ©fĂ©rences aux hippies.
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Pour consulter lâarticle dans son intĂ©gralitĂ© : trop libre
Le Mot Et Le Reste continue de sortir des ouvrages hyper intĂ©ressants (pour mĂ©moire le Actuel, STP, Nellcote, Geoff Emerick.chroniquĂ©s dans ce magazine) ainsi ce San Francisco Lâutopie libertaire des sixties signĂ© Steven Jezo-Vannier est encore un super bouquin. Lâauteur, en cinq parties distinctes, prĂ©sente les diffĂ©rentes familles ( les Beatniks, Grogan et ses Diggers, les Hellâs Angels, Ken Kesey et ses Merry Pranksters, Timothy Leray et sa Ligue for Spiritual Discovery, Bill Graham, Chet Helms et le San Francisco Sound, Jerry Rubin, Abbie Hoffman et les Yippies, Bobby Seale et les Black Panthers la free press avec les journaux LâOracle et le Berkeley Barb.) qui ont menĂ© cette incroyable odyssĂ©e San franciscaine entre 1965 et 1969, dâune maniĂšre aussi complĂšte que prĂ©cise. Mais plus quâun Ă©niĂšme livre
dâHistoire racontant (trĂšs bien) cette pĂ©riode fascinante, San Francisco. LâUtopie Libertaire des Sixties, donne vraiment toutes les clĂ©s pour bien comprendre ce mouvement, constituĂ© de tribus pourtant dissemblables, qui aura rĂ©volutionnĂ© pas mal de mentalitĂ©s. Et Steven Jezo-Vannier, dans son Ă©pilogue, dresse un constat trĂšs positif, finalement, de ce que ce mouvement a engendrĂ©, notamment en matiĂšre dâĂ©cologie. Quelques photos (signĂ©es Bernard Plossu et Alain Dister) viennent agrĂ©menter, en fin de volume, ce livre que tout freak se doit de possĂ©der. Câest bien connu : Hippie un jour, hippie toujours.
EASYRIDER N°1090
Dans lâĂ©mission du dimanche 12 DĂ©cembre 2010, focus sur San Francisco, lâutopie libertaire des sixties, prĂ©sentĂ© comme le livre du mois.
Pour réécouter lâĂ©mission :
Easy Rider
La moisson est particuliĂšrement abondante et nous vous proposons un choix de dix titres Ă offrir Ă vous-mĂȘme ou aux personnes que vous aimez. En premier lieu, les Editions le Mot et le reste continuent de nous proposer des ouvrages incontournables. San Francisco, lâutopie libertaire des sixties de Steven Jezo-Vannier nous emporte dans un pĂ©riple nostalgique fascinant pour retrouver les utopies, les rĂȘves et lâidĂ©alisme de ces hippies encore si mal connus de nos jours. Avec Revolution In The Head de Ian Mac Donald, le mĂȘme Ă©diteur marque lâanniversaire des 40 ans de la sĂ©paration des Beatles et nous guide dans leur Ćuvre foisonnante avec une analyse impressionnante et dĂ©taillĂ©e de toutes les chansons de leur Ćuvre de 1963 Ă 1970. (âŠ)