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Parution : 06/05/2021
ISBN : 9782361398019
324 pages (14,8 x 21)

Respect - Nouvelle édition

Le rock au féminin

Remercions Jezo-Vannier de nous raconter du coup autant d’histoires d’artistes souvent gĂ©niales quoique parfois tombĂ©es dans les profondes oubliettes du showbiz mais dont la force et le talent nous atteignent encore Ă  travers ses rĂ©cits.
AgnĂšs LĂ©glise – Rock&Folk

En 1967, Aretha Franklin reprend « Respect » d’Otis Redding en inversant le sens des paroles pour dĂ©noncer le rĂšgne de la misogynie. Elle n’est pas seule dans ce combat. Dans la sociĂ©tĂ© comme en musique, les femmes doivent gagner leur place. C’est une histoire mĂ©connue du rock au fĂ©minin qui se dessine ici, mettant en avant les voix de la rĂ©bellion, Ă  travers une galerie de portraits, d’attitudes et de paroles, des pionniĂšres du blues comme Bessie Smith ou Ma Rainey, aux plus rĂ©centes et dissemblables BeyoncĂ© et Beth Ditto de Gossip, sans oublier la rĂ©sistance de Wanda Jackson, l’insoumission de Nina Simone, les transgressions de Janis Joplin, l’irrĂ©vĂ©rence de Donna Summer, la radicalitĂ© du Riot Grrrl et l’ambiguĂŻtĂ© du Girl power, ou l’engagement de Françaises comme Colette Magny ou Brigitte Fontaine.

Revue de presse

- Respect Radio Zinzine 15 juin 2021
- Respect d'Aretha Franklin Sophie Torlotin RFI // Un tube, une histoire 1 février 2021
- Interview Steven Jezo-Vannier – Tubes de l'Ă©tĂ© - L'annĂ©e 80 Laurent Hakim France 2 // Le 20H du week-end 31 juillet 2020
- Girl Group, une histoire Ellen Ichters RTS // Augioguide 24 juin 2016
- Respect B.O. Clutch Février 2015

- Critique Catherine Poganat Radio-Canada // Dessine-moi un dimanche 25 janvier 2015
- Livres Anne-Lovely Étienne 24 heures 26 janvier 2015
- À lire aussi cette semaine Karine Vilder Le Journal de MontrĂ©al // En mode lecture 25 janvier 2015
- L'école des femmes Thierry Boillot L'Alsace 13 avril 2015
Marco Pierrard Shut up & Play the book 8 mars 2015
- Programme musical Yann Zitouni Radio la 1Ăšre // Paradiso 3 avril 2015
Noé Gaillard Daily Books 11 mars 2015
- "La conquĂȘte du rock au travers du prisme du fĂ©minisme" Caroline BT albumrock.net // chronique livre 6 fĂ©vrier 2015
- Who run the world? girls! Emmanuel Dosda Poly Mars 2015
- Respect David Taugis Judaïques FM // Rockoscopie 01 février 2015
- Culture Mélanye Boissonnault Radio Canada // Le 15-18 29 janvier 2015
- L’apport des filles dans le rock et la pop music Maxence Grugier Fluctuat 22 janvier 2015
- Respect Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider 18 janvier 2015
- Interview de Steven Jezo-Vannier Florian Delafoi Francetv info 08 février 2015
- Un seul vƓu AgnĂšs LĂ©glise Rock&Folk FĂ©vrier 2014
- Respect Rébecca Manzoni France Inter // Pop & Co 20 janvier 2015
- Porter la culotte Joachim Roncin Stylist Magazine
- Girls don't just want to have fun Violaine SchĂŒtz Silence is sexy
- Respect : La compile' de toutes les chanteuses à poigne Jean Rouzaud Novaplanet 23 décembre 2014
- « Respect » : un livre rock'n'girls Philippe Pillon Monsieur Vintage 12 décembre 2014
- Respect thegingenie The Gin Genie 3 décembre 2014
- Respect Cédric Bru Les Obsédés Textuels 04 décembre 2014

- Respect

Radio Zinzine a consacrĂ© l’étĂ© Ă  la lecture du livre de Steven Jezo-Vannier, Respect, Le rock au fĂ©minin. Vous pouvez Ă©couter les Ă©pisodes sur leur site internet Radio Zinzine

Radio Zinzine 15 juin 2021

- Respect d'Aretha Franklin

En 1967, Aretha Franklin chante «Respect». Aujourd’hui, ce tube est devenu un hymne fĂ©ministe. Sophie Torlotin dĂ©crypte l’importance de ce tube avec Steven Jezo-Vannier, auteur de «Respect, le rock au fĂ©minin», aux Ă©ditions Le mot et le reste.

Un tube, une histoire est à réécouter sur RFI

Sophie Torlotin
RFI // Un tube, une histoire 1 février 2021

- Interview Steven Jezo-Vannier – Tubes de l'Ă©tĂ© - L'annĂ©e 80

Steven Jezo-Vannier parle de Blondie dans ce reportage consacrĂ© aux femmes qui font les tubes de l’annĂ©e 80.

Un reportage Ă  revoir ICI

Laurent Hakim
France 2 // Le 20H du week-end 31 juillet 2020

- Girl Group, une histoire

Ellen Ichters retrace l’histoire des Girl Group dans Augioguide en citant Ă  de nombreuses reprises la livre de Steven Jezo-Vannier. Un texte Ă  lire, un audioguide Ă  Ă©couter.

Il y a le Boys Band et bien sĂ»r, il y a le Girl Group. Quelle diffĂ©rence? Le premier est un terme qui se popularise vers la fin des annĂ©es 80, le second Ă©merge dĂšs les annĂ©es 50 et jusqu’à nos jours. L’histoire des Girl Group reflĂšte Ă  la fois la soumission et l’émancipation fĂ©minine dans un monde toujours trop masculin: celui de la musique.

Quand les femmes ont commencĂ© Ă  se mettre Ă  plusieurs pour chanter, l’industrie et les mĂ©dias ont choisi de leur crĂ©er une catĂ©gorie. Tout comme ils avaient créé une catĂ©gorie pour la musique afro-amĂ©ricaine, la Race Music. C’est ainsi que, dans les annĂ©es 50, une tradition de groupes vocaux fĂ©minins naquit, succĂ©dant Ă  quelques prĂ©curseuses (oui, ça se dit). La notion de Girl Group Ă©tait nĂ©e.

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Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© du texte et de l’émission sur le site de RTS

Ellen Ichters
RTS // Augioguide 24 juin 2016

- Respect

Le rock au fĂ©minin? La question s’étend ici Ă  l’ensemble des musiques pop, prenant sa source dans leur avĂšnement et poursuivant l’enquĂȘte jusqu’à leurs dĂ©clinaisons actuelles (blues, disco, grunge, hip-hop
). Respect renvoie ainsi Ă  la chanson d’Aretha Franklin, inversant le sens des paroles d’un titre d’Otis Redding pour en faire un hymne fĂ©ministe. Ce point de dĂ©part montre un monde musical dĂ©jĂ  acquis aux causes des hommes. Au sortir de plus de 50 ans d’histoire, la place occupĂ©e par les femmes dans l’industrie de la musique montre certes une Ă©volution positive. Mais toujours fragile.

Consulter les différents numéros de Clutch Toulouse

B.O.
Clutch Février 2015


- Critique

Critique du livre Respect : le rock au féminin (Le mot et le reste) de Steven Jezo-Vannier

« Un livre vraiment, vraiment intĂ©ressant. C’est trĂšs complet, bien Ă©crit. Je le
recommande. » Catherine Poganat

L’ÉMISSION

Catherine Poganat
Radio-Canada // Dessine-moi un dimanche 25 janvier 2015

- Livres

Respect : le rock au fĂ©minin est un ouvrage qui retrace la place des femmes dans l’histoire de la musique. Écrit par le spĂ©cialiste de la contre-culture Steven Jezo-Vannier, le livre rĂ©unit le portrait des chanteuses qui ont fait la diffĂ©rence et qui ont parlĂ© pour le fĂ©minisme Ă  travers les Ă©poques. Que ce soient Aretha Franklin, Janis Joplin ou encore BeyoncĂ©, ces artistes ont influencĂ© Ă  leur maniĂšre le changement du statut de la femme, son importance et son Ă©volution. Des pochettes d’albums, des prestations mĂ©morables sur la scĂšne, les attitudes hors scĂšne, des apparitions tĂ©lĂ© et d’autres archives rapportent l’importance de ces chanteuses dans la contre-culture.

Anne-Lovely Étienne
24 heures 26 janvier 2015

- À lire aussi cette semaine

Avant de s’imposer sur le devant de la scĂšne, beaucoup de femmes ont d’abord dĂ» travailler trĂšs fort pour se tailler une place dans le monde – souvent macho ! – de la musique. En retraçant habilement l’histoire du rock au fĂ©minin, ce livre nous permet donc de redĂ©couvrir les pionniĂšres du blues (Ma Rainey, Billie Holliday, etc.) ou celles qui ont marquĂ© la fin du XXe siĂšcle (Alanis Morissette, Gwen Stephani, PH Harvey, etc.).

Karine Vilder
Le Journal de Montréal // En mode lecture 25 janvier 2015

- L'école des femmes

Les musiques du XXe siĂšcle n’étaient donc pas seulement une affaire de mecs. Avec cet ouvrage non exhaustif sur le rock au fĂ©minin, Steven Jezo-Vannier pointe les « oublis » machistes. Car bien avant Robert Johnson, les pionniers du blues Ă©taient des femmes, dont Mamie Smith ou Ma Rainey dĂšs les annĂ©es 1910 ! Elvis lui-mĂȘme tenait son mythique dĂ©hanchĂ© des leçons de la sulfureuse Tura Satana et en France, Magali NoĂ«l fut la premiĂšre Ă  sortir un disque intitulĂ© Rock’n’roll en 1956 ! Une belle leçon qui rend justice Ă  toutes ces grandes dames de Billie Holiday Ă  PJ Harvey.

Thierry Boillot
L'Alsace 13 avril 2015

Respect : le rock au fĂ©minin de Steven Jezo-Vannier emprunte son titre au mythique morceau d’Aretha Franklin, lui-mĂȘme subtilisĂ© Ă  Otis Redding en 1967. En inversant les paroles de “Respect” pour en faire un hymne fĂ©ministe demandant plus de considĂ©ration Ă  son compagnon, la Reine de la Soul s’impose aux sommets des tops et de la revendication de l’époque. C’est Ă  travers l’histoire de ces morceaux ayant bousculĂ© le machisme ambiant et marquĂ© le parcours de leurs interprĂštes que Steven Jezo-Vannier dresse un Ă©tat des lieux d’un siĂšcle de musique par les femmes.

Respect retrace la – lente – Ă©volution de la place des femmes dans le milieu musical et dans la sociĂ©tĂ©, des premiĂšres chanteuses blues du dĂ©but du XXe siĂšcle aux icĂŽnes pop actuelles en passant par Janis Joplin, Donna Summer ou encore P.J. Harvey. Un combat pour l’égalitĂ© entre les sexes parfois associĂ© Ă  d’autres luttes comme celles pour les droits civiques, la libertĂ© d’expression, la fin de la guerre au Vietnam ou encore la reconnaissance des droits des homosexuels. L’auteur explore les moyens, parfois radicaux, mis en Ɠuvre par les chanteuses pour se faire une place Ă  part entiĂšre dans leur Ă©poque, toutes avec des styles et des personnalitĂ©s bien diffĂ©rentes.

Avis :
Ne vous fiez pas Ă  son titre, ici le terme « rock » est Ă  prendre au sens large car l’auteur explore des styles musicaux trĂšs variĂ©s (blues, rock, soul, pop, variĂ©tĂ© française
) et fait – Ă  l’exception de la musique Ă©lectronique – un tour d’horizon plutĂŽt complet des musiques populaires. Avec sa galerie de portraits de chanteuses – parfois Ă©galement auteures – le livre dĂ©montre, en s’appuyant sur de nombreux extraits de textes de chansons, que la conquĂȘte de l’égalitĂ© n’a pas Ă©tĂ© un long fleuve tranquille. Les femmes ont du s’imposer en tant qu’artiste dans un monde dominĂ© par les hommes et parfois se libĂ©rer de la figure masculine (producteur, compagnon, pĂšre
) qui gĂ©rait leur carriĂšre. Tina Turner est l’une de ces chanteuses qui a su s’extraire de l’emprise de son mari Ike qui la violentait en plus de gĂ©rer d’une main de fer ses affaires.

Au-delĂ  de la visibilitĂ© des femmes derriĂšre le micro, le contenu des textes est Ă©galement trĂšs important pour juger de l’avancĂ©e du droit des femmes. Contrairement Ă  ce que l’on pourrait penser, l’image du rapport hommes/femmes vĂ©hiculĂ©e dans les chansons interprĂ©tĂ©es – et parfois mĂȘme composĂ©es – par des chanteuses ne sont pas forcĂ©ment Ă  l’avantage de ces derniĂšres. Steven Jezo-Vannier met en avant le fait que certains titres de chanteuses de blues et de rock vont mĂȘme jusqu’à banaliser les violences conjugales et valident l’inĂ©galitĂ© toute « naturelle » entre les deux sexes. Il est intĂ©ressant de noter que ces textes sont d’ailleurs prĂ©sents tout au long du siĂšcle, dans des styles musicaux diffĂ©rents, et prouvent que l’évolution des mentalitĂ©s est un combat qui reste d’actualitĂ©.

L’attitude des chanteuses sur scĂšne ou dans leurs clips est Ă©galement abordĂ©e dans le livre. Suivant le modĂšle de Britney Spears, Miley Cyrus fait tout – et surtout n’importe quoi – pour casser l’image de gentille jeune fille hĂ©ritĂ©e de son rĂŽle dans la sĂ©rie Hannah Montana pour la firme Disney. Friande de provocations, souvent jugĂ©es de trĂšs mauvais goĂ»t, la chanteuse joue sur une hyper sexualisation de son corps qui fait dĂ©bat. Alors que l’esthĂ©tique du porno soft a envahi certains clips, le grand dĂ©ballage sexy de ces chanteuses signe-t-il l’aboutissement triomphant de la lutte pour l’égalitĂ© ou au contraire un triste recul qui utilise le corps de la femme – nu et dans des poses suggestives de prĂ©fĂ©rence – pour vendre de la musique ?
Cette question qui divise reste ouverte car, comme le suggĂšre la lecture de ce livre, la question de l’égalitĂ© rĂ©elle entre hommes et femmes et des moyens pour y accĂ©der est loin d’ĂȘtre rĂ©glĂ©e et toujours d’actualitĂ© et le girl power emprunte des voies qui peuvent parfois paraĂźtre contradictoires.

RETROUVEZ L’ARTICLEDANSSONINTÉGRALITÉSURSHUTUPANDPLAYTHEBOOK.COM

Marco Pierrard
Shut up & Play the book 8 mars 2015

- Programme musical

Pauline Seiterle a rencontrĂ© Steven Jezo-Vannier pour une interview oĂč Respect, le rock au fĂ©minin est Ă©voquĂ©, mais aussi le “Classic femal blues” et l’histoire de la musique rock jusqu’à nos jours.

RÉÉCOUTER L’ÉMISSION SUR LE SITE DE RTS

Yann Zitouni
Radio la 1Ăšre // Paradiso 3 avril 2015

Si vous suivez un peu mes chroniques, vous savez qu’en rĂšgle gĂ©nĂ©rale je dis du bien des livres de cette maison d’édition, non par flatterie mais tout simplement parce qu’ils sont faits avec sĂ©rieux et cet amour des sujets qui les rend passionnants. C’est encore le cas avec celui-ci qui n’est pas un catalogue des meilleurs CD/vinyles de rock au fĂ©minin mais une approche de l’histoire des femmes qui ont participĂ© de l’histoire de la musique.

L’auteur a regroupĂ© ses choix – on reviendra plus loin sur certains partis pris – selon les Ă©poques et les inscrit dans leur rapport Ă  l’histoire de la musique rock en gĂ©nĂ©ral. Avant d’aller plus loin, je voudrais glisser une remarque sous forme de question : quand vous Ă©coutez de la musique anglo-saxonne, est-ce que vous comprenez toujours les paroles ?

L’auteur ouvre son livre par la citation de la version fĂ©minine du succĂšs d’Otis Redding « Respect », c’est-Ă -dire qu’il se place en rĂ©fĂ©rence au rock fĂ©minin « revendicateur ». Il traite surtout des chanteuses qui se distinguent des hommes en opposant un discours fĂ©ministe au discours machiste ambiant. Remarque : il me semble qu’une distinction plus grande aurait pu ĂȘtre faite entre interprĂštes seules et auteures compositrices interprĂštes ; ce n’est pas Magali NoĂ«l qui Ă©crit « Fais-moi mal Johnny » mais Boris Vian
 On dĂ©couvre ainsi l’évolution du public et indirectement des moyens de diffusions et l’on constate que l’inspiration des chansons ne varie guĂšre et repose toujours sur les rapports entre les hommes et les femmes. Cela vous permet de rĂ©viser votre lecture de l’anglais.

On a compris l’intĂ©rĂȘt passionnant de ce livre auquel l’auteur a ajoutĂ© un chapitre pour les chanteuses françaises mais auquel il manque, il me semble, Jeanne-Marie Sens, Juliette, Marie-Paule Belle et les QuĂ©bĂ©coises (Diane Dufresne « J’ai rencontrĂ© l’homme de ma vie »). Et comme je n’ai pas su voir le nom de Ricky Lee Jones, je me demande si un index des noms citĂ©s n’aurait pas Ă©tĂ© utile, il aurait peut-ĂȘtre permis de distinguer interprĂštes et auteures.

En tous cas, ce livre est indispensable à une bonne connaissance du sujet et à une bonne constitution de discothùque


Bonne lecture.

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Noé Gaillard
Daily Books 11 mars 2015

- "La conquĂȘte du rock au travers du prisme du fĂ©minisme"

Vous pensiez que l’attitude “Sexe, drogues et rock’n‘roll” Ă©tait rĂ©servĂ©e aux hommes ? Eh bien oubliez vos prĂ©jugĂ©s en tournant les pages de ce livre et plongez dans la carriĂšre et la vie des premiĂšres chanteuses blues du XXe siĂšcle jusqu’à celles des icĂŽnes pop actuelles.

Avec l’ouvrage Respect, le rock au fĂ©minin, le lecteur suit l’évolution de l’histoire du rock grĂące Ă  une galerie d’attitudes, de paroles et de portraits d’artistes fĂ©minines du XXe et XXIe siĂšcle.

“Tu penses que tu n’as qu’à appeler pour que j’accoure. Eh bien, Ă©coutes, que je t’informe, je ne suis pas le genre de nana Ă  cirer les pompes”.

Ces paroles d’‘un titre de Wanda Jackson en 1954 incarne un esprit rebelle qui veut s’affranchir des hommes. Respect emmĂšne le lecteur au cƓur de la conquĂȘte des femmes de l’espace musical, intimement liĂ© Ă  leur engagement fĂ©ministe et anti-raciste.

Ces pages retracent presque cent ans de blues et de rock dĂ©clinĂ©s par des artistes fĂ©minines qui ont cherchĂ© Ă  se libĂ©rer de l’emprise masculine tant au niveau personnel, professionnel et sexuel.
Avec un Ă©ventail complet de groupes et chanteuses parfois injustement oubliĂ©es, ce livre est riche en anecdotes pertinentes sur de nombreuses figures de proue du rock fĂ©minin. Drogues, alcools, abus sexuels, mariages et divorces, combat d’une vie, cruautĂ© et cupiditĂ© des producteurs, tout y est. Respect impose de jeter un Ɠil dans le rĂ©troviseur afin de redĂ©couvrir les classiques des stars des annĂ©es 50 70 telles que Billie Holliday, Donna Summer, Tina Turner ou Janis Joplin.
Sans jamais imposer de jugement, Steven Jezo-Vannier réhabilite la portée symbolique du travail musical de ces artistes.
L’auteur cite en exemple ces femmes qui ont su se battre pour exister en dehors de l’emprise masculine, dĂ©nonçant la misogynie, la violence domestique, la tyrannie du physique
 Respect Ă©voque aussi les girls group des annĂ©es 50, dĂ©jĂ  exploitĂ©s et muselĂ©s (The Crystals, The Ronettes).
Le lecteur apprĂ©ciera les nombreuses citations de paroles de chansons traduites, illustrant parfaitement les pĂ©riodes citĂ©es, agrĂ©mentĂ©es des pochettes de l’époque. De plus, quelle fabuleuse discographie ce livre permet-il de se crĂ©er ou de remettre Ă  jour !
Cet ouvrage digne d’une encyclopĂ©die, fouillĂ© et bien documentĂ©, n’omet pas les voix françaises de la rĂ©bellion. Elles ont su influencer leurs auditeurs, les faire rĂ©flĂ©chir, en distillant leurs idĂ©es de libertĂ©. De Mistinguett Ă  Brigitte Bardot, en passant par Piaf et Camille, Respect nous Ă©tonne et nous rappelle que la France n’a rien Ă  envier ni aux Etats-Unis ni Ă  l’Angleterre, tant ces artistes ont su Ă©galement faire figure de pionniĂšres dans l’indĂ©pendance vis Ă  vis des hommes.

Avec Respect, le Rock au FĂ©minin, l’auteur nous dĂ©montre que l’émancipation artistique, sexuelle, politique et identitaire par le biais de la musique a fait des hĂ©roĂŻnes, Odetta Holmes, Nina Simone, Aretha Franklin : des avant-gardistes.

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Caroline BT
albumrock.net // chronique livre 6 février 2015

- Who run the world? girls!

Le festival Les Femmes s’en mĂȘlent le clame depuis 18 ans, sur fond de riffs ou de beats : le rock ne se conjugue pas qu’au masculin. LFSM met les points sur les i tandis qu’un livre de Steven Jezo-Vannier aide Ă  replacer les filles sur l’échiquier pop.

Le rock? Une affaire de virilitĂ©, de testostĂ©rone et de biscottos. Un truc de gars qui en ont dans la housse de guitare. Un domaine rĂ©servĂ© aux mĂąles sachant davantage rouler des mĂ©caniques que manier le micro. Le rĂ©cent bouquin de Steven Jezo-Vannier, Respect, Le rock au fĂ©minin tombe Ă  pic pour remettre les pendules Ă  l’heure. Il rappelle qu’en cent ans de musique populaire, les filles ont “quittĂ© les marges artistiques [
] pour prendre place sur scĂšne”. DĂšs le dĂ©but des annĂ©es 1920, elles ont su “jouer de leur corps et de leur voix pour imposer leur talent”, bataillant contre la misogynie ambiante. L’auteur dĂ©plore une vision partielle de ‘lĂ©histoire et la lĂ©gende du rock” qui “oublient un peu vite que les femmes ont toujours Ă©tĂ© prĂ©sentes, parfois mĂȘme Ă  l’origine des rĂ©volutions musicales”. Il dĂ©nonce une “vaste mise en scĂšne” imposant “une rĂ©partition des rĂŽles oĂč l’homme serait actif et la femme passive”, une conception qui pose “une frontiĂšre artistique entre la lumiĂšre des projecteurs, oĂč brille le chanteur, et la pĂ©riphĂ©rie oĂč s’agitent ses admiratrices”. La lecture de ce livre nous apprendra notamment que “contrairement Ă  ce que laisse supposer la construction lĂ©gendaire du blues, autour de figures tutĂ©laires comme Robert Johnson et Son House, ou plus tard Muddy Waters, John Lee Hooker et Howlin’ Wolf, la commercialisation du blues est Ă  l’origine une affaire de femmes.”

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LIRE L’ARTICLEDANSSONINTÉGRALITÉ :

Emmanuel Dosda
Poly Mars 2015

- Respect

David Taugis invite Steven Jezo-Vannier pour un entretien d’une heure autour de son ouvrage.

RÉÉCOUTER L’ÉMISSIONSUR LE SITE DE ROCKOSCOPIE

David Taugis
Judaïques FM // Rockoscopie 01 février 2015

- Culture

Radio Canada interview Steven Jezo-Vannier pour la sortie de son ouvrage. Une interview musicale en deux parties.

« Un ouvrage trĂšs intĂ©ressant. Ça se lit facilement par petites vignettes. Beaucoup de dĂ©couvertes Ă  faire dans ce livre. C’est un plaisir de lecture. »

PREMIÈREPARTIE
DEUXIÈMEPARTIE

Mélanye Boissonnault
Radio Canada // Le 15-18 29 janvier 2015

- L’apport des filles dans le rock et la pop music

MalgrĂ© la prĂ©sence de figures fĂ©minines majeures, la pop music, est longtemps restĂ©e une affaire de mecs. Une affirmation qui semble obsolĂšte aujourd’hui et fera sourciller certaines lectrices, tant la situation semble avoir Ă©voluĂ©e. Pourtant tout n’est pas rose pour les femmes dans l’industrie musicale. L’évolution que nous connaissons fut acquise de haute lutte par une poignĂ©e d’artistes audacieuses, et c’est grĂące Ă  elles que la musique de notre Ă©poque reconnait de plus en plus les figures fĂ©minines. Une histoire transcrite par Steven Jezo-Vannier dans Respect, le rock au fĂ©minin, paru aux Ă©ditions Le mot et le reste.

Qui se rappelle que l’usage du terme rock ‘n’ roll vient d’une femme ? C’est en effet Trixie Smith dans “My Man Rocks Me (With One Steady Roll)” qui employa pour la premiĂšre fois ce terme dĂ©sormais passĂ© dans le langage courant. Steven Jezo-Vannier, lui, s’en souvient ! L’essayiste, spĂ©cialiste de la contre-culture et de l’histoire du rock, vient nous le rappeler au dĂ©but de son tout nouvel ouvrage, Respect, le rock au fĂ©minin. Evidemment, le terme “rock” est Ă  prendre au sens large ici, comme synonyme de “pop culture” (ou “pop music”), car l’auteur se penche, au cours de cette copieuse histoire des femmes et de leurs apports dans les musiques populaires, aussi bien sur les icĂŽnes du blues et de la soul, que sur celles du rock, du punk et du grunge, sans oublier d’évoquer les stars glamours et bling bling de la FM et du R’n‘B actuel.

Je dois obtenir un peu de respect

On pourrait dire que tout commence en avril 1967. Un mois oĂč la chanteuse Aretha Franklin, en changeant quelques mots dans les paroles d’une chanson d’Otis Redding, va enflammer le cƓur de millier de femmes (et peut-ĂȘtre de certains hommes) en rĂ©clamant du respect. Le respect, pour les femmes tout du moins, est une valeur souvent nĂ©gligĂ©e dans l’univers de la musique populaire. De fait, et Jezo-Vannier le souligne trĂšs bien dans son livre, “par leur omniprĂ©sence dans les classements, dans les bacs des disquaires, sur les scĂšnes et dans les mĂ©dias, les hommes ont imposĂ© leur domination sur les musiques populaires, depuis leurs origines folkloriques (country, blues, jazz) jusqu’à leurs dĂ©clinaisons les plus actuelles (rock, hip-hop, Ă©lectro)”. Il est vrai que dans les annĂ©es 60, entre le blues et ses histoires de femmes infidĂšles, le rock et la soul avec leurs femmes soumises Ă  l’amour de leurs hommes, la figure fĂ©minine semble uniquement vouĂ©e au respect des valeurs machistes de leur temps. Un constat toujours Ă©tonnant si l’on considĂšre que ces musiques forment la bande-son de cultures considĂ©rĂ©es comme “ouvertes”, “iconoclastes” et “rĂ©volutionnaires”. Trois adjectifs qui ne concernent pas, semble-t-il, la gente fĂ©minine. L’auteur prĂ©cise d’ailleurs : “la longue tradition de la chanson fĂ©ministe se confronte Ă  un imaginaire collectif. En apparence, tout porte Ă  croire que les musiques populaires sont une affaire d’hommes. Les garçons, qui ont Ă©tĂ© les premiers Ă  pouvoir s’emparer des guitares et des micros se sont appropriĂ©s cette musique et l’ont peuplĂ© d’images, de paroles et d’attitudes masculines imprimant les consciences.” et de citer les roulements de bassin d’Elvis Presley, les paroles misogynes de certaines chansons, ou les chanteuses façonnĂ©es par leurs producteurs.

L’ùre des rebelles aux cheveux longs

Il faudra attendre les annĂ©es 70 et le mouvement hippie pour rĂ©ellement voir apparaĂźtre des femmes maĂźtresses de leur art et de leurs destinĂ©es. Auparavant, c’est presque le black out total. Combien de femmes dans le mouvement rockabilly par exemple ? Au cƓur du mouvement psychĂ©dĂ©lique du Summer of Love (Ă  part Grace Slick de Jefferson Airplanes et Janis Joplin et son Big Brother and The Holding Company) trĂšs peu de femmes s’exprimeront. Dans la country et la folk music (et le film des frĂšres Coen, Inside Llewyn Davis, le montre trĂšs bien), trĂšs peu Ă©galement. Ce seront donc les sylphides aux longs cheveux de Laurel Canyon et du Village qui viendront remettre les pendules Ă  l’heure (fĂ©minine) de la musique, et en particulier du folk et de la pop. Sur la cĂŽte ouest ce sont les Joni Mitchell, Joan Baez, Michelle Phillips et ‎Cass Elliot de The Mamas and The Papas, qui s’imposent de plus en plus dans le paysage pop. Une vague de douceur, alors que pendant ce temps, en Angleterre, une minuscule japonaise irrite fortement les fans du plus grand groupe de pop de tous les temps. C’est Yoko Ono, maitresse de John Lennon des Beatles, accusĂ©e de tous les maux, et en particulier de dĂ©tĂ©riorer les relations entre les membres du groupe. On le voit, pour les femmes, le combat est encore loin d’ĂȘtre gagnĂ©.

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LIRE L’ARTICLEDANSSONINTÉGRALITÉSURFLUCTUAT

Maxence Grugier
Fluctuat 22 janvier 2015

- Respect

L’émission Easy Rider vous parle de notre ouvrage entre deux chronique d’albums et une chronique de biĂšre !

RÉÉCOUTEZ L’ÉMISSIONSUR LE SITE D’EASYRIDER

Olivier Valerio
Radio P.FM // Easy Rider 18 janvier 2015

- Interview de Steven Jezo-Vannier

Beyoncé, Taylor Swift, Lady Gaga
 Les femmes dominent-elles la musique pop ?

Elles seront les reines de la 57e cérémonie des Grammy Awards, dimanche. Mais les chanteuses ont-elles définitivement pris le pouvoir ? Francetv info a posé la question au spécialiste de la musique Steven Jezo-Vannier.

La 57e cĂ©rĂ©monie des Grammy Awards sera tout feu tout femme, dimanche 8 fĂ©vrier. BeyoncĂ© est l’une des favorites pour remporter la prestigieuse rĂ©compense de “l’album de l’annĂ©e”. La soirĂ©e sera aussi marquĂ©e par les prestations de Lady Gaga ou encore Gwen Stefani. Mais l’évĂ©nement de la soirĂ©e sera, sans doute, la prestation de Madonna, Ă©ternelle reine de la pop, qui prĂ©sentera son nouvel album, Rebel Heart. Les femmes ne s’illustrent pas que sur la scĂšne des Grammy Awards. En octobre 2014, les artistes fĂ©minines ont rĂ©alisĂ© une performance inĂ©dite (en anglais). Elles se sont, en effet, emparĂ©es des cinq premiĂšres places du classement musical Billboard pendant six semaines. Une premiĂšre depuis la crĂ©ation du top 100 du magazine amĂ©ricain.

Steven Jezo-Vannier, historien et auteur de Respect, le rock au féminin, explique comment les femmes ont pris leur revanche sur les hommes dans la musique pop.

Francetv info : Lors Super Bowl, Katy Perry a assurĂ© le show pendant la mi-temps du match de football amĂ©ricain. Elle sera aussi prĂ©sente aux Grammy Awards dimanche en compagnie de BeyoncĂ©, Lady Gaga, Taylor Swift et de nombreuses autres artistes fĂ©minines. Les femmes dominent-elles aujourd’hui la scĂšne musicale ?

Steven Jezo-Vannier : Les musiques contemporaines accordent une grande place aux femmes. Les chanteuses ont rĂ©ussi Ă  s’affirmer derriĂšre les micros et se sont imposĂ©es sur des crĂ©neaux qui ne sont pas ceux des hommes. Les femmes se posent Ă  la fois en Ă©gales et en rivales des artistes masculins. Leur prĂ©sence sur la scĂšne, le discours qu’elles portent et leur identitĂ© artistique sont tout Ă  fait singuliers.

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Madonna, Lady Gaga, Rihanna
 Toutes ces artistes se sont construit des personnages. La musique ne leur suffit pas pour avoir du succùs ?

Les stars contemporaines ont une personnalitĂ© trĂšs forte, maĂźtrisent leur image et savent surtout en jouer. Madonna le faisait trĂšs bien avec la religion et la fĂ©minitĂ©. Ces Ă©volutions poussent Ă  une sur-mĂ©diatisation des artistes fĂ©minines. Elles construisent un vĂ©ritable personnage qui va rĂ©pondre Ă  certains symboles et attentes du public. BeyoncĂ© est l’emblĂšme de cette appropriation de l’image. Elle est maĂźtresse de sa musique et de sa carriĂšre artistique.

BeyoncĂ© a su construire sa notoriĂ©tĂ© grĂące Ă  une mise en avant de son corps comme objet de dĂ©sir, mais aussi grĂące Ă  des paroles qui dĂ©fendent le fĂ©minisme. La chanson “ Independent Women “, lorsqu’elle faisait partie des Destiny’s Child, est trĂšs rĂ©vĂ©latrice d’un discours d’émancipation des femmes. Britney Spears a, elle aussi, jouĂ© de sa fĂ©minitĂ© pour dĂ©fendre des textes plutĂŽt fĂ©ministes. Dans la chanson “ Stronger “, elle dit Ă  son copain qu’elle ne sera plus sa propriĂ©tĂ©. Mais ce discours n’est pas toujours prĂ©sent dans ses chansons. “ I’m a Slave 4 U “ (“Je suis ton exclave”) en est mĂȘme l’exact opposĂ©.

Mais ce n’est pas le monopole des femmes
 Les hommes aussi jouent avec leur apparence. Quand James Brown revient sur scĂšne transpirant et torse nu avec une serviette autour du cou, c’est dĂ©jĂ  hyper sexuel.

Certaines artistes comme Nicki Minaj ou Miley Cyrus sont constamment dans la provocation. N’y a-t-il pas un Ă©cart entre leur discours fĂ©ministe et ces postures qu’elles adoptent ?

C’est tout le dĂ©bat. Certains estiment que c’est un retour en arriĂšre, que le corps de la femme se vide de son humanitĂ© pour ĂȘtre rĂ©duit Ă  l’état d’objet. Mais d’autres pensent qu’adopter des postures provocantes et suggestives est un moyen de se rĂ©approprier son corps en tant que femme. Ce qui est certain, c’est que cette hypersexualisation des chanteuses permet de vendre des albums et cela s’est accentuĂ© avec l’apparition des clips vidĂ©os. À partir de ce moment-lĂ , l’image compte autant que la musique et les chanteuses pop ou r’n’b sont plus sexy Ă  l’écran qu’un groupe de rock
 Et Jennifer Lopez n’a hĂ©sitĂ© Ă  suivre ce mouvement. Dans le clip de “ Booty “, sorti en 2014, on voit plus souvent des plans de ses fesses que de son visage. Cela peut prĂȘter Ă  sourire, mais c’est extrĂȘmement rĂ©vĂ©lateur. Tina Turner jouait, elle aussi, de sa fĂ©minitĂ© dĂšs les annĂ©es 1980 en aguichant le public masculin. Des stars comme Miley Cyrus ou Nicki Minaj vont beaucoup plus loin et sont mĂȘme souvent Ă  la limite de la vulgaritĂ©. Quand Miley Cyrus fait du twerk avec Robin Thicke aux MTV Video Music Awards, elle veut juste choquer. On n’est plus vraiment dans un discours d’émancipation des femmes.

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Florian Delafoi
Francetv info 08 février 2015

- Un seul vƓu

Bien sĂ»r, faut dire que pour Ă  peu prĂšs tout le monde civilisĂ©, le seul mot respect donne quand mĂȘme avant tout une immĂ©diate et dĂ©mangeante envie de se lever et de danser avec en bande-son la grande Aretha Franklin et son immense titre de gloire “Respect”, cette chanson qui ne lui Ă©tait pas destinĂ©e mais dont elle changea les paroles et en fit non seulement le premier hymne fĂ©ministe mais peut-ĂȘtre le seul que mĂȘme les hommes sexistes aiment. Hymne fĂ©ministe peu-ĂȘtre mais pas icĂŽne fĂ©ministe car Aretha, comme l’explique Steven Jezo-Vannier dans son livre Respect, Le rock au fĂ©minin, malgrĂ© son indĂ©pendance financiĂšre ne revendiquait pas du tout un fĂ©minisme personnel et elle, comme les copines, chantait et vivait le bon vieux machisme Ă  la papa et subissait ce sexisme sous mille forme d’oppressions, artistiques autant qu’intimes.

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Remercions Jezo-Vannier de nous raconter du coup autant d’histoires d’artistes souvent gĂ©niales quoique parfois tombĂ©es dans les profondes oubliettes du showbiz mais dont la force et le talent nous atteignent encore Ă  travers ses rĂ©cits et qui toutes ont marquĂ© de façon plus ou moins discernable l’histoire de la musique et du droit des femmes, ce long chemin dont la fin, dans le rock comme dans le monde, n’est mĂȘme pas en vue.

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AgnÚs Léglise
Rock&Folk Février 2014

- Respect

Rébecca Manzoni consacre sa chronique du jour au livre de Steven Jezo-Vannier.

RÉÉCOUTER LA CHRONIQUESUR LE SITE DE FRANCEINTER

Rébecca Manzoni
France Inter // Pop & Co 20 janvier 2015

- Porter la culotte

Qui a pu penser une seule seconde que les pogos et la biĂšre Ă©taient une affaire de mec ? Certainement pas nous ! Pour peu que vous vous posiez encore ce type de questions, ce livre vous rassurera sur le rĂŽle pivot de la femme sur la scĂšne rock/pop. De Janis Joplin Ă  Donna Summer en passant par BeyoncĂ© et bien d’autres, l’auteur dĂ©montre comment toutes ces artistes ont rĂ©ussi Ă  prendre le pouvoir dans cet univers machiste et caricaturĂ©.

Joachim Roncin
Stylist Magazine

- Girls don't just want to have fun

À l’occasion de la sortie du livre Respect, Le rock au fĂ©minin de Steven Jezo-Vannier chez Le mot et le reste, une playlist subjective de filles qui en ont. DĂ©finissant une autre voix possible que celle de la femme au foyer de rock star ou la groupie dĂ©vouĂ©e, elles ont changĂ© le monde Ă  leur façon et la vision qu’on se fait du « second sexe ». Comme le clamait Courtney Love : « I want every girl in the world to pick up a guitar and start screaming ».

ACCÉDER À LA PLAYLISTCONSACRÉE AU LIVRE

Violaine SchĂŒtz
Silence is sexy

- Respect : La compile' de toutes les chanteuses Ă  poigne

C’est le retour de Steven Jezo-Vannier, Ă  qui l’on devait dĂ©jĂ  un excellent California dreamin’, livre complet sur le rock californien mais surtout sur les dizaines de groupes mĂ©connus et ultra-originaux des sixties.

Cette fois c’est 350 pages sur les filles , sobrement intitulĂ© Respect, d’aprĂšs la chanson d’Aretha Franklin. On y apprend que Elvis aurait suivi les conseils – pour ses dĂ©hanchements et postures – de Tura Satana , vedette du film de Russ Meyer Faster Pussycat Kill! Kill! Cette show-girl amĂ©ricano chinoise, karateka, que j’ai eu l’honneur de rencontrer, mettait au mĂȘme niveau go-go dancing, self-dĂ©fense, et bonnes maniĂšres. Quand Ă  Mick Jagger, sa fascination pour Tina Turner (Ă©poque Ikettes), lui aura inspirĂ© quelques pas et autres allĂ©es et venues dynamiques sur scĂšne (James Brown Ă©tant hors de portĂ©e). On pourrait ajouter le culot sexuĂ© des Ronettes ( Ronnie Spector, femme , Ă©gĂ©rie et fer de lance du paranoiaque Phil Spector..) mais aussi de Betty Davis ( femme scandaleuse de Miles), toutes deux gravement courtisĂ©es par toutes les stars Pop de l’époque.
L’auteur raconte aussi la mĂ©connue Ma Rainey, et son premier groupe : Assassinators Of The Blues!, et son aplomb , qui lui permet d’assumer son goĂ»t pour le gin et sa bisexualitĂ©, et une arrestation en party-group de filles
 ou elle affirmera « finalement je les prĂ©fĂšre aux hommes » , dans une chanson en 1928 (“Prove it on me”) ! Changement d’époque et autres filles gonflĂ©es : PATTILABELLE et son tube « Lady Marmelade » inspirĂ© des prostituĂ©es de Nouvelle OrlĂ©ans, ou les Pointer Sisters , 4 filles de pasteur qui en 1981 sortent « I’m so excited », avec mode d’emploi dĂ©taillĂ© et succĂšs Ă  la clĂ©. J’apprĂ©cie aussi les JOANJETT et SUZIQUATRO, sorte de bolides Pop-Rock taillĂ©es pour la scĂšne, et qu’importe les « Spandex » moulants et les gilets en cuir, les coupes mulet et les riffs rageurs.
Le livre respecte l’ordre et les Ă©poques , mais les personnalitĂ©s sont telles qu’on le lit dans le dĂ©sordre, par curiositĂ© : 2 sacrĂ©s numĂ©ros comme MOETUCKER et NICO , respectivement batteuse et chanteuse du VELVET ne peuvent laisser personne indiffĂ©rent. MOE, petite brune garçonne et fermĂ©e, cognant ses peaux debout, minimaliste et froide, et NICO, grande blonde solaire et dĂ©bridĂ©e, prĂȘtresse Ă  l’harmonium, lancinante et grave, dĂ©clamant ses visions. Elles sont dans mon panthĂ©on, et ont marquĂ© leur Ă©poque. Mais si le livre revient beaucoup sur les dĂ©boires des filles noires avec leurs amants, maris, managers, dealers et autres proxĂ©nĂštes du Show Bizz US, abus et violence qui auraient menĂ© toutes ces DIVAS vers l’alcool, la drogue et les .. femmes ! L’auteur oublie que ces messieurs ont sombrĂ© exactement dans les mĂȘmes enfers

Quand on pense que le groupe de JamaĂŻcains ultra machos de Marley (le pĂšre d’une vingtaine d’enfants) s’appelle les Wailers (pleureurs) ! Cet historique cite la plupart des PAROLES importantes des chansons Ă  MESSAGE, et pas mal de complaintes, mais il ne peut nous donner la façon de crier, insinuer, murmurer ou hurler de ces filles, souvent des BÊTES de SCENE, qui changeaient tout avec leur CORPS. Car ce livre est beaucoup sous cet angle FEMINISTE, revendicatif et contestataire, ce qui assez bien avec le BLUES au fĂ©minin, mais dans le ROCK, c’est plutĂŽt le contraire, et dans le PUNK c’est tabou !!!
 Les SLITS (fentes) crient leur libertĂ©, comme la moitiĂ© Ă©thiopienne de X RAYSPEX, POLYSTYRENE et son exhortation au Bondage. Ne parlons pas des Françaises qui, depuis MISTINGUETT ont les hommes dans la peau, PIAF qui ne demande qu’à se faire sauter par son lĂ©gionnaire, MAGALINOËL qui rĂ©clame Ă  son Jules FAISMOIMAL ou CATHERINERINGER qui drague Andy de force (comme Piaf avec Milord)
 Car elles sont toutes lĂ , dans ce livre encyclopĂ©dique ! Et il y en a pour tout le monde, aprĂšs les afro amĂ©ricaines maltraitĂ©es, alcoolos et suicidaires, il y a les nymphos ( voir plus haut), mais aussi les lesbiennes militantes, façon BETHDITTO, ou LESLEYGORE (amĂ©ricaine des sixties Ă  redĂ©couvrir) avec son tube « You Don’t Own Me » (tu ne me possĂšdes pas !) ironiquement repris par Klaus Nomi en « You Don’t Know Me » (+ jeu de mots avec Nomi.)
Chaque chapitre a son BLOC de filles : typĂ©es, rĂ©voltĂ©es, agitĂ©es, dĂ©sĂ©quilibrĂ©es
 MĂȘme les puissantes NINASIMONE, NICO ou ARETHA avaient leur lot d’émotions incontrĂŽlĂ©es ou de pulsions nĂ©gatives. ( Encore une fois exactement comme les garçons !) Au bout de cette invraisemblable sĂ©rie de filles, on est un peu sonnĂ©, mais la mĂ©moire rafraichie et ce n’est que justice puisque la plupart de ces AMAZONES devraient absolument ĂȘtre inoubliables .

LIENVERS L’ARTICLE DE NOVA

Jean Rouzaud
Novaplanet 23 décembre 2014

- « Respect » : un livre rock'n'girls

Respect, comme la chanson d’Otis Redding reprise par Aretha Franklin en 1967, ou comme un signe de considĂ©ration adressĂ© Ă  toutes celles qui ont fait que la musique n’a pas Ă©tĂ© qu’une histoire de mecs, de la part de Steven Jezo-Vannier, auteur de _Respect, Le rock au fĂ©minin° qui vient de paraĂźtre aux Éditions Le mot et le reste.

Les tatouages, l’alcool, le sexe et la dĂ©fonce n’ont pas Ă©tĂ© que des histoires de bonshommes, qu’on se le dise ! Steven Jezo-Vannier nous le rappelle dans son dernier bouquin : Respect.
AprĂšs son California Dreamin’ paru en dĂ©but d’annĂ©e, le rockophile Steven Jezo-Vannier remet le couvert littĂ©raire avec un bouquin qui revient sur les femmes Pop’n’Roll, qui ont su se faire une place dans un monde largement dominĂ© par les mĂąles. Lesquelles, comment et pourquoi, l’auteur livre son analyse de la prĂ©sence fĂ©minine dans le monde de la pop et du rock, avec l’arrivĂ©e du fĂ©minisme et l’évolution de la place que la femme a prise dans l’univers musical macho. DĂ©roulĂ© comme un parcours chronologique, le livre nous fait rencontrer Nina Simone, Janis Joplin, Donna Summer, Patti Smith, BeyoncĂ© ou Rihanna. Un recueil garni de pĂ©pites, vĂ©ritable hommage rendu aux femmes en gĂ©nĂ©ral, et aux chanteuses en particulier, celles qui ont su s’imposer dans un monde cruellement masculin et difficile Ă  intĂ©grer.

Un beau cadeau de noĂ«l, vendu 24€.

LIENVERS LE SITE DE MONSIEURVINTAGE

Philippe Pillon
Monsieur Vintage 12 décembre 2014

- Respect

La fabuleuse Ă©dition Le mot et le reste sort ce mois-ci un must-have que vous pouvez dĂšs Ă  prĂ©sent ajouter sur votre liste de NoĂ«l. Respect, Le rock au fĂ©minin, Ă©crit par Steven Jezo-Vannier – connu pour sa spĂ©cialitĂ© de la contre-culture et du rock- retrace l’histoire des grandes figures fĂ©minines de la musique. De Billie Holiday Ă  BeyoncĂ© en passant par les Spice Girls ou encore PJ Harvey, tous les styles sont confondus et l’on y trouve son compte. Et l’auteur ne cherche pas Ă  nous faire prendre parti, son Ɠuvre est Ă©crite en toute objectivitĂ©. TantĂŽt l’on y dĂ©couvre les pionniĂšres du blues (Bessie Smith, Ma Rainey), tantĂŽt l’on y retrouve nos disques de jeunesse (Françoise Hardy, Alicia Keys, Britney Spears). Il y a dans cette ouvrage quelque chose que l’on trouve rarement dans d’autres : ressortir le cĂŽtĂ© unique et crĂ©atif de toutes celles qui se sont battues « sur scĂšne et hors scĂšne ».

LIENVERS L’ARTICLE ET LA PLAYLISTCONSACRÉE AU LIVRE

thegingenie
The Gin Genie 3 décembre 2014

- Respect

À peine a-t-il publiĂ© California Dreamin’, il y a de cela quelques mois, que notre graphomane rock’n’roll prĂ©fĂ©rĂ© enchaĂźne avec cette trĂšs belle idĂ©e contenue dans Respect, la place et la revendication fĂ©minine dans le monde du blues et du rock. Steven Jezo Vannier (cf. interview ) rĂ©ussit peut ĂȘtre ici son meilleur effort. Il nous invite par un parcours chronologique Ă  retrouver toutes ces voix fĂ©minines qui pour la plupart (Big Mama Thornton, Odetta, Nina Simone, Janis Joplin, Chrissie Hynde, Rihanna
) ont fait valoir leur droit et le respect de leur identitĂ©. “Respect”, chantĂ© tout d’abord par Otis Redding et ironiquement repris par Aretha Franklin qui la dĂ©tournera au profit de la cause fĂ©minine dont l’apanage ne sera pas les groupes Kleenex de la Motown (Shirelles, Supremes
). Le livre est certes chronologique mais ils se divisent parallĂšlement en de grandes pĂ©riodes habitĂ©es par ces divas. _Comme toujours, Jezo-Vannier nous sort de petites pĂ©pites inconnues de nos oreilles pourtant Ă©prouvĂ©es*, personnalitĂ©s oubliĂ©es mais qui surent contribuer Ă  l’émancipation de la femme dans un univers particuliĂšrement macho et misogyne. Vinrent les annĂ©es 70, oĂč ĂȘtre chanteuse et femme devint une attraction (Joplin, Slick, Mama Cass, Suzy Quatro
) qui ne se dĂ©mentira pas avec les all girl bands et autres Rrrrr Girls (Runaways, Go-Go’s, L7, The Donnas
) des annĂ©es suivantes. Aujourd’hui, il est banal qu’une femme soit la frontwoman d’un groupe (Gossip, Portishead, Garbage
) oĂč que des groupes 100 % fĂ©minins rencontrent le succĂšs (Plasticine, Bikini Kill
). Elles doivent ĂȘtre conscientes d’ĂȘtre les hĂ©ritiĂšres d’une longue lignĂ©e de baroudeuses passionnĂ©es et entĂȘtĂ©es qui voulait hurler contre les loups. Un mystĂšre pourtant dans ce beau livre : l’absence incomprĂ©hensible de l’hĂ©morragique Amy Winehouse.

LIENVERS LE SITEDESOBSÉDÉSTEXTUELS

Cédric Bru
Les Obsédés Textuels 04 décembre 2014