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Parution : 21/02/2025
ISBN : 9782384313945
472 pages (14,8 x 21 cm)

29 €

Rap indépendant - Réédition augmentée

La vague hip-hop indé des années 1990/2000 en 30 scÚnes et 100 albums

Au dĂ©but des annĂ©es deux mille, au paroxysme du mouvement rap indĂ©, au sommet de son succĂšs critique, le Californien Busdriver, l’un de ses acteurs les plus notables, arborait un t-shirt qui claironnait ironiquement : « Sorry, underground hip-hop happened ten years ago ». Pour lui, comme pour d’autres, la scĂšne indĂ© nĂ©e Ă  la toute fin du siĂšcle n’était que la queue d’une comĂšte, le rejeton tardif d’un underground hip-hop idĂ©alisĂ©, qui avait existĂ© dĂšs le dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt-dix.

Alors que le hip-hop vit un Ăąge d’or dans les annĂ©es quatre-vingt-dix, produisant certains de ses plus grands classiques et s’imposant dĂ©finitivement comme un genre musical majeur auprĂšs du grand public, sa version underground n’a de cesse d’entretenir l’agitation originelle. À l’écart des majors, hostile Ă  la starification et au bling bling, une foule de rappeurs continue de porter l’aventure hiphop, Ă©cartelĂ©e entre la fidĂ©litĂ© Ă  ses valeurs et son esprit, et une intransigeance musicale poussant aux recherches et expĂ©rimentations les plus fĂ©condes.
Essaimant de New York et Los Angeles vers les rĂ©gions les plus reculĂ©es des États-Unis, le Canada puis le reste du monde, le rap indĂ©pendant forme une nĂ©buleuse dont ce livre dresse la carte, prĂ©sentant chacun des acteurs et des scĂšnes qui l’ont composĂ©e, ainsi que les disques les plus reprĂ©sentatifs d’un foisonnement crĂ©atif sans frontiĂšres gĂ©ographiques, musicales ou textuelles. DerriĂšre Aloe Blacc, Mos Def ou DJ Shadow, figures mĂ©diatiques du mouvement, se cachent d’autres noms essentiels qui tous ont contribuĂ© Ă  changer la face du rap : Company Flow, Project Blowed, Antipop Consortium, MF Doom, Sage Francis, Why?, Buck 65, en France L’ArmĂ©e des 12, et des labels comme Rawkus ou Anticon.

Revue de presse

Le Rap, Le Mot et Le Reste Hannah Kay Cult.news 29 mars 2025
Quand les artistes remontent aux sources : le phénomÚne des rééditions Frédéric Vandecasserie RTBF // Classic 21 15 mars 2025
- Hommage Ă  MF DOOM Marie Richeux France Culture // Par les temps qui courent 19 janvier 2021
- Entretien avec Sylvain Bertot autour du rap indépendant Manu Malak Swampdiggers 15 mars 2017
- Rap Indé Paul Muselet Clutch Octobre 2014
- "Jamais dans la tendance..." Franck Cochon Le Parisien // Damn Right 19 juin 2015
- Petit condensé du meilleur de l'inconnu In Real Rap 6 novembre 2014
- Sylvain Bertot en interview Benjamin Luis Couleur 3 // Plein le poste 31 mars 2015
- Hip hop reads for the holidays Darcy Macdonald Cult Montreal 12 décembre 2014
- Soul ton cadeau de Noël Perrine Soul ton oreille 12 décembre 2014
- Interview Sylvain Bertot Louis Street Rules 3 novembre 2014
- Le rap indé, son histoire et son héros : une interview de Sylvain Bertot Maxime Delcourt DumDum.fr 03 octobre 2014
- Chanson française : "Engagez-vous!" qu'ils disaient... Kévin Erkeletyan Marianne 31 août 2014
- Rap Indé Radioinactive1.tumblr.com 14 mai 2014
- Rap Indé Laitdbac.tumblr.com 14 mai 2014
- 2Ăšme ouvrage pour Sylvain Popnews.com 23 avril 2014
- Rap indépendant Kiblind #49 Juin - Juillet - Août 2014
- Concours Rap Indépendant - La vague hip-hop indé des années 1990/2000 en 30 scÚnes et 100 albums dMute
- Sylvain Bertot et le rap indé : interview Buggin 14 juillet 2014
- Une anthologie du rap indépendant chez Le mot et le reste Maxence Grugier Fluctuat // PremiÚre 05 juin 2014
- Le rap indĂ© a-t-il un avenir? Amed, Hubert et JĂ©rome CPHH - Ça Parle Hip-Hop 02 juin 2014
- Rap indé Black Mirror 02 juin 2014
- Sylvain Bertot : Entretien Dirt Noze Purrp Foxy Lounge 22 mai 2014
- Rap Indépendant : la vague Hip-Hop indé des années 1990/2000 en 30 scÚnes et 100 albums Abcdr du son 23/04/2014

Le Rap, Le Mot et Le Reste

“Une cartographie des albums ayant marquĂ© l’évolution musicale du rap indĂ©pendant
Cette version est une réédition augmentĂ©e d’un prĂ©cĂ©dent ouvrage paru en 2014. L’auteur, Sylvain Bertot, n’est pas uniquement un fin connaisseur du rap et hip-hop, il en est surtout passionnĂ©.
NĂ© dans les annĂ©es 70 dans le Bronx, le hip-hop est sorti des ghettos et a connu un succĂšs mondial jusqu’à atteindre un sommet vertigineux dans les annĂ©es 90. Le rap underground dĂ©fend un regain de vitalitĂ© artistique. Nostalgique des fondamentaux, il les dĂ©passe et crĂ©e de nouveaux mĂ©tissages en incluant dans le courant artistique d’autres formes de musique et d’art, des DJs virtuoses aux artistes visuels de street art . Sur le plan commercial, les rappeurs indĂ© tentent d’utiliser les rĂ©seaux sociaux et internet pour prendre leur envol par rapport Ă  l’industrie des majors du disque. Ainsi apparaissent beaucoup de groupes qui deviennent mythiques comme le Wu-Tang Clan et le RZA, ou Slug et son groupe Atmosphere, artiste contradictoire Ă  la fois insolent et cynique et en mĂȘme temps qui initie un retour Ă  l’introspection et Ă  une vulnĂ©rabilitĂ© assumĂ©e. Le rap gansta des gros durs est contrastĂ© par des cƓurs d’artichaut qui s’assument.
Cet ouvrage dresse une cartographie prĂ©cise des albums majeurs en fonction de chaque rĂ©gion du continent amĂ©ricain. Tout dĂ©bute Ă  New York (East Coast), puis voyage vers le rap de la West Coast , dans le Midwest et enfin au Canada. On croise Company Flow, Antipop Consortium, Mike Ladd et MF Doom, Freestyle Fellowship, et bien d’autres. Chaque disque choisi est racontĂ©, du parcours de l’artiste et du label, au courant musical dans lequel il s’inscrit. L’histoire du rap indĂ© est prĂ©sentĂ©e en 4 parties : les prĂ©mices ( de 1989 Ă  1994), refonder le hip-hop (1995-1999), dĂ©passer le hip-hop (2000-2005) et l’hĂ©ritage du rap indĂ© (2006-2024). On peut aborder cet ouvrage en suivant la chronologie proposĂ©e mais Ă©galement comme une promenade, une errance entre les pages au hasard des albums que l’on croise et que l’on a la curiositĂ© d’écouter ou de réécouter. C’est l’intention artistique qui prime dans les critĂšres de sĂ©lection. L’auteur nous avertit : « Le pĂ©rimĂštre de cette sĂ©lection n’est pas tant les labels indĂ©, que l’idĂ©ologie indĂ©, rĂ©sumĂ©e par les principes suivants : le primat accordĂ© aux principes artistiques plutĂŽt qu’aux considĂ©rations financiĂšres ; la volontĂ© de ne pas subir le diktat du grand public ; le refus de vois sa conduite dictĂ©e par l’industrie du disque ».”

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Hannah Kay
Cult.news 29 mars 2025

Quand les artistes remontent aux sources : le phénomÚne des rééditions

texile

“Et tant qu’on en est Ă  Ă©voquer l’histoire du rap, on complĂštera utilement avec le chouette livre “ Rap IndĂ©pendant – La vague hip-hop indĂ© des annĂ©es 1990/2000 en 30 scĂšnes et 100 albums “ (Editions Le Mot et le Reste, aussi.). On saute donc de quelques courtes dĂ©cennies pour observer qu’une foule de rappeurs ont continuĂ© de porter cette aventure hip-hop, Ă©cartelĂ©e entre la fidĂ©litĂ© Ă  ses valeurs et son esprit de base, et une intransigeance musicale poussant aux recherches et expĂ©rimentations les plus fĂ©condes. Essaimant de New York et Los Angeles vers les rĂ©gions les plus reculĂ©es des États-Unis, le Canada puis le reste du monde, le rap indĂ©pendant forme une nĂ©buleuse dont ce livre dresse la carte, prĂ©sentant chacun des acteurs et des scĂšnes qui l’ont composĂ©e, ainsi que les disques les plus reprĂ©sentatifs du genre. Avec des noms devenus emblĂ©matiques comme Company Flow, Project Blowed, Antipop Consortium, MF Doom, Sage Francis, Why ? ou Buck 65
”

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Frédéric Vandecasserie
RTBF // Classic 21 15 mars 2025

- Hommage Ă  MF DOOM

La mort de la lĂ©gende du rap MF DOOM, survenue Ă  la fin de l’annĂ©e derniĂšre, a surpris le monde du rap et au-delĂ . Nous revenons sur la carriĂšre, l’influence et les mystĂšres de ce rappeur masquĂ© et underground, avec nos invitĂ©s, l’essayiste Sylvain Bertot, et le rappeur amĂ©ricain Mike Ladd.

MF DOOM, de son vrai nom Daniel Dumile, est un rappeur nĂ© Ă  Londres le 13 juillet 1971, et mort le 31 octobre 2020. Il a la particularitĂ© d’avoir utilisĂ© plusieurs noms de scĂšne dans sa carriĂšre comme MF DOOM, en rĂ©fĂ©rence au personnage de comics docteur Doom, ou Ă  ses dĂ©buts, Zev Love X, avec le groupe KMD, ou encore King Geedorah, en rĂ©fĂ©rence Ă  la crĂ©ature King Ghidorah. Il a Ă©tĂ© une grande source d’inspiration pour les rappeurs de toute gĂ©nĂ©ration, notamment dans son flow, et sa façon d’assembler les mots. Loin du gangsta rap, son univers Ă©tait plus proche de la BD et des dessins animĂ©s, plein d’une loufoquerie parfois grinçante, pas de quoi en faire une superstar, un statut auquel il n’a d’ailleurs jamais aspirĂ©.

Pour Ă©voquer son parcours, et son empreinte sur le rap et la musique aujourd’hui, nous recevons Sylvain Bertot, essayiste, auteur de Rap indĂ©pendant, paru aux Ă©ditions le Mot & le reste en 2014, et le rappeur amĂ©ricain Mike Ladd.

L’émission Par les temps qui courent est Ă  réécouter sur France Culture

Marie Richeux
France Culture // Par les temps qui courent 19 janvier 2021

- Entretien avec Sylvain Bertot autour du rap indépendant

L’excellent Ă©diteur Le mot et le reste fournit rĂ©guliĂšrement les fondus de bon son en guides d’exploration fouillĂ©s, dans tous les styles, par les plus reconnus passionnĂ©s du genre. Le camarade Sylvain Bertot, de l’incontournable blog Fake For Real, s’apprĂȘte Ă  y sortir le trĂšs attendu Mixtapes – Un format musical au cƓur du rap. Vous pouvez trouver un avant-goĂ»t de son taf dans le dernier numĂ©ro d’iHH Magazine, seul mais digne rescapĂ© de la presse hip-hop papier et auquel l’équipe Swampdiggers file d’ailleurs rĂ©guliĂšrement un coup de patte (dossier $uicideboy$ dans le n°5, dossier Awful Records et notre best of 2016 dans le n°6, actuellement en kiosques). Mais le copain n’en est pas Ă  son coup d’essai : outre le trĂšs recommandable Rap, hip-hop, Trente annĂ©es en 150 albums, de Kurtis Blow Ă  Odd Future sorti en 2013, il nous a surtout gratifiĂ© en 2014 d’un passionnant et nĂ©cessaire Rap indĂ©pendant, La vague hip-hop indĂ© des annĂ©es 1990-2000 en 30 scĂšnes et 100 albums (on en parlait ici).

Alors certes, c’est un bouquin pointu qui n’échappe pas Ă  un name-dropping effrĂ©nĂ©, mais il faut bien rendre justice Ă  tous les acteurs, mĂȘme obscurs, de cette “vague” nĂ©e en opposition au rap grand public et formatĂ© qui prospĂ©rait dans les annĂ©es 1990, soupe insipide soumise aux exigences d’un marchĂ© florissant. La scĂšne “indĂ©â€, foisonnante et irrespectueuse, a dĂ©cidĂ© d’emmerder les clichĂ©s et de faire exploser les frontiĂšres du rap : sociales, raciales, esthĂ©tiques. Un rĂ©seau de labels, de radios, de sites webs, de salles de concerts s’est peu Ă  peu mis en place pour se dĂ©velopper en dehors des majors. Une micro-rĂ©volution musicale, qui s’est attachĂ©e Ă  garder en vie l’esprit du hip-hop originel tout en le projetant dans le futur Ă  grands renforts de samples SF ou folk-rock et de dĂ©lires Ă©sotĂ©riques. Et une maniĂšre de se diffuser qui prĂ©figure largement l’explosion du “rap de niche” sur le net (notre cher vivier Phonk, notamment).

Une bonne maniĂšre d’entrer dans le bouquin et de dĂ©fricher ce joyeux bordel, c’est d’écouter cette discussion avec Sylvain Bertot dans Black Mirror – une Ă©mission sur l’histoire sociale des musiques Noires qu’on vous conseille par ailleurs chaudement –, joliment agrĂ©mentĂ©e des grands classiques de la mouvance. La premiĂšre partie s’attache aux prĂ©curseurs new-yorkais du mouvement, de Company Flow au label Rawkus, et leurs successeurs de la CĂŽte est. La deuxiĂšme partie arpente les autres États, en particulier la rĂ©gion de la baie et sa turbulente scĂšne issue des soirĂ©es freestyle du Good Life CafĂ© de South Central, dont le fameux Project Blowed qui y Ă©mergea. On y cause aussi des Blancs de la cambrousse qui se mettent au rap et inventent une nouvelle source d’authenticitĂ© hip-hop, loin de la street ou du purisme : la sincĂ©ritĂ©.

Rendez-vous sur le site de Swampdiggers pour Ă©couter l’entretien en deux parties avec Sylvain Bertot

Manu Malak
Swampdiggers 15 mars 2017

- Rap Indé

AprĂšs Rap, hip-hop, et ses 30 ans de rap en 150 albums, Sylvain Bertot revient avec un second ouvrage dĂ©diĂ© Ă  sa spĂ©cialitĂ© : la vague hip-hop indĂ© de la fin des 90’s et du dĂ©but des annĂ©es 2000. De façon minutieuse, l’auteur rend hommage Ă  un scĂšne mĂ©connue, mĂ©sestimĂ©e et souvent peu comprise. DĂ©calĂ©s face Ă  une industrie musicale frileuse (aprĂšs les premiers Ă©checs commerciaux suivant la pĂ©riode faste du golden Ăąge) ces rappeurs “bizarres” – car non-signĂ©s – n’en semblaient que plus crĂ©atifs. Cent disques d’auto-entrpreneurs dĂ©complexĂ©s, en retrait mais indispensables, Ă  l’avant-garde du rap actuel.

Consulter les différents numéros de Clutch Toulouse

Paul Muselet
Clutch Octobre 2014

- "Jamais dans la tendance..."

Rap indĂ©pendant. Comprendre non pas nĂ©cessairement le rap qui choisit Ă  un moment de prendre seul les rĂȘnes de son destin discographique et Ă©conomique mais, surtout, celui qui prit l’option de le sortir de son Ă©crin boom-bap-soul-jazz-funk pour l’emmener faire un tour vers de nouvelles contrĂ©es sonores et cruiser fenĂȘtres ouvertes pour lui offrir un lifting voire une chirurgie esthĂ©tique. SĂ©lectionner 100 albums Ă  travers les États-Unis et quelques autres points du globe (la France est dans la place) Ă©tait dĂ©jĂ  un boulot de forçat tant le genre est un dĂ©dale de rues mal Ă©clairĂ©es. En s’acquittant de cette sale besogne, tout en sachant rester trĂšs critique quand un album certes reprĂ©sentatif n’est pas nĂ©cessairement une rĂ©ussite complĂšte, Sylvain Bertot est allĂ© encore plus loin en dĂ©cortiquant, avec une prĂ©cision qui confine Ă  l’autopsie, 30 scĂšnes influentes. 30 scĂšnes, berceaux de labels ou d’artistes sortis pour fouetter la croupe du rap jusqu’au sang (NYC Ă©videmment, Chicago, Detroit, L.A
.) avec comme ligne de conduite de ne jamais se conformer Ă  une quelconque tendance et de ne jamais suivre les impĂ©ratifs de la matrice. Fondle ‘Em, Stones Throw, Kool Keith, Company Flow, Saul Williams, Mike Ladd, Necro, Antipop Consortium, les micros les plus visibles sont Ă©videmment de la bloc-party aux cĂŽtĂ©s de ceux restĂ©s dans des angles morts ou rĂ©servĂ©s Ă  des connaisseurs avertis. Il est donc impĂ©ratif d’entamer la lecture armĂ© d’un stylo et d’une feuille Ă  proximitĂ© afin de noter quelques rĂ©fĂ©rences dans ce bouquin qui en est lui mĂȘme une.

LIRE LA CHRONIQUESUR LE BLOGDAMNRIGHT

Franck Cochon
Le Parisien // Damn Right 19 juin 2015

- Petit condensé du meilleur de l'inconnu

Laissons de cĂŽtĂ© la musique le temps d’un article pour nous consacrer Ă  un livre. Enfin un livre sur le rap bien sĂ»r ! Il s’agit d’un ouvrage portant sur le rap indĂ©pendant des annĂ©es 1990 et 2000, surtout celui en provenance des USA. Il est signĂ© Sylvain Bertot et est aussi indispensable qu’il en a l’air. Alors il est possible que les fans de rap les plus chevronnĂ©s connaissent beaucoup d’Ɠuvres prĂ©sentes dans ce bouquin, mais quoi qu’il en soit, c’est une mine d’or pour tous les curieux avides d’expĂ©riences musicales en dĂ©calage avec les conventions posĂ©es par les artistes renommĂ©s.

Bertot ne se contente pas lister des albums marquants en expliquant Ă  quel point ils sont bons. Il commence par une petite histoire du rap indĂ©pendant : ses origines, son Ă©volution, ses mĂ©tamorphoses au fil du temps, ses influences, etc
 Un rappel historique court et synthĂ©tique mais non moins complet qui permet de mieux comprendre la suite de l’ouvrage. Il se dĂ©coupe en plusieurs chapitres prĂ©sentant chacun leur tour quelques artistes, ou une rĂ©gion du monde (surtout des États-Unis), toujours en illustrant avec des Ɠuvres. La structure du livre est un peu dĂ©routante dans la mesure oĂč il n’y a pas forcĂ©ment de continuitĂ© dans les chapitres. Cependant, ce n’est pas un problĂšme en soi puisque cela permet l’auteur de parler plus longuement de certains artistes ou mouvements artistiques au sein de la scĂšne indĂ©pendante.

Il commente tous les albums et explique leurs forces et leurs faiblesses. Il en profite pour parler des artistes qui y ont participĂ© et de leur carriĂšre. Au dĂ©but de chaque chapitre, il introduit son propos avec un bref rĂ©sumĂ© du style de rap qu’il va aborder et comment il s’est mis en place. En clair, il apporte constamment des prĂ©cisions et a effectuĂ© un vrai travail d’historien pour dĂ©fricher et mettre de l’ordre cette terre hostile qu’est le rap indĂ©.

En revanche, j’ai Ă©tĂ© assez déçu de constater le peu de place accordĂ© au rap indĂ© français, reprĂ©sentĂ© dans ce livre que par une poignĂ©e d’artistes, certes intĂ©ressants, mais peut-ĂȘtre un peu trop connus, comme L’ArmĂ©e des Douze (donc par extension TTC et autres) et Le Klub des Loosers. D’autres sont Ă©voquĂ©s, mais il est dommage de ne pas avoir plus approfondi le sujet. Enfin, j’imagine que Bertot devait manquer de place puisque que le livre fait dĂ©jĂ  plus de 450 pages, ce qui est plutĂŽt consĂ©quent, il faut bien l’admettre !

Globalement, c’est un tour d’horizon assez complet que je recommande Ă  tout ceux recherchant des expĂ©riences musicales uniques mais qui ne savent pas vraiment par oĂč commencer. Je n’ai plus grand-chose Ă  ajouter, c’est un trĂšs bon livre, sĂ©rieux, documentĂ© et surtout Ă©crit par un passionnĂ©. Le travail de recherche effectuĂ© par Bertot a dĂ» ĂȘtre titanesque (de nombreuses Ɠuvres sont difficile Ă  trouver quand elles ne sont pas carrĂ©ment perdues) et rien que pour ça, ce livre vaut son pesant de cacahuĂštes.

RETROUVEZ L’ARTICLE EN LIGNE

In Real Rap 6 novembre 2014

- Sylvain Bertot en interview

Sylvain Bertot vous raconte, dans son livre et au micro de Mike, les annĂ©es rap de 1990 et du passage de ce style musical au style “indĂ©â€.

Poser un regard profond et rĂ©flĂ©chi sur l’indie rap et ses figures emblĂ©matiques. Tel est l’objectif de l’ouvrage de Sylvain Bertot, intitulĂ© “Rap indĂ©pendant – la vague hip-hop indĂ© des annĂ©es 1990/2000 en 30 scĂšnes et 100 albums”. A travers ce livre, replongez dans l’univers du hip-hop des annĂ©es 1990 au dĂ©but de sa crise et Ă  son passage au style “indĂ©â€, style qui repoussera le hip-hop dans ses ultimes retranchements. Mike a rencontrĂ© l’auteur de ce livre. Interview.

ÉCOUTER L’ÉMISSIONSURRTS.CH

Benjamin Luis
Couleur 3 // Plein le poste 31 mars 2015

- Hip hop reads for the holidays

Le site Cult #MTL propose ça sélection de livres hip-hop pour les vacances, Rap indépendant en fait partie.

Ah, December. What a wonderful time to stop giving a fuck about absolutely everything. I’m too busted for cable Christmas specials and so like many of you, my holiday season will be spent cringing as human atrocity after human atrocity appears in my newsfeed, like so many little lumps of reality-coal in my already perpetually slush-soaked stocking. But as a wise old cartoon security guard once advised: “Well
try to have a Merry Christmas.” So I’m gonna let this heart grow three sizes right now and recommend some winter reading that will fill your season with glad hip hop tidings and so on. Some of these are light, some more heavy, most came out this year, and all will provide a warm respite from our cold, hard device screens and their sorrowful refrain, if only for a relatively few short moments. Give them as a gift to the music fan you love most. (Yes, yes — I meant “yourself.”)

Rap Indépendant :

The title says quite a lot, really. French rap scribe Sylvain Bertot has studied North American rap subcultures from afar, and this lofty read takes you from Halifax to Houston through the eyes of an overseas rap fanatic. Insightful both for Bertot’ s spot-on understandings and one-ocean-removed perspectives on the importance and impact of rap’s ever-influential underground on this side of the globe.

RENDEZ-VOUSSUR LE SITE DE CULTMONTREAL

Darcy Macdonald
Cult Montreal 12 décembre 2014

- Soul ton cadeau de Noël

Ho, Ho, Ho ! C’est dĂ©jĂ  l’heure du sapin, des guirlandes, des reprises de chansons de noĂ«l par Mariah Carey (on s’en passerait bien d’ailleurs), des repas Ă  n’en plus finir, mais aussi
des cadeaux Ă©videmment ! Alors est-ce que vous avez Ă©tĂ© sages cette annĂ©e ? Nous, on a Ă©tĂ© sages en tout cas et sur notre liste au PĂšre NoĂ«l on a mis qu’on voulait vous avoir toujours prĂšs de nous et avoir encore et toujours de le bonne musique Ă  partager avec vous. C’est sympa, n’est-ce pas ? Et vous, vous avez mis quoi sur votre liste ? Si vous manquez d’idĂ©es pour vous ou pour vos proches, voici comme chaque annĂ©e, notre petite sĂ©lection qui devrait faire des heureux(ses).

Afin d’en apprendre plus sur l’histoire du hip-hop, et en l’occurrence sur la partie du rap indĂ©pendant nous vous suggĂ©rons le livre de Sylvain Bertot : Rap IndĂ©pendant, la vague du hip hop indĂ© des annĂ©es 1990-2000. De quoi vous documenter et comme c’est rare d’avoir des livres sur le sujet en français, il ne faudrait vraiment pas se priver !

Perrine
Soul ton oreille 12 décembre 2014

- Interview Sylvain Bertot

À l’occasion de la sortie du livre Rap IndĂ©pendant : La vague hip-hop indĂ© des annĂ©es 1990 / 2000 en 30 scĂšnes et 100 albums en mai dernier, un nom dĂ©jĂ  connu rĂ©apparaissait sur nos Ă©crans radars d’ouvrages spĂ©cialisĂ©s sur le Rap. Sylvain Bertot, que l’on avait vu sĂ©vir deux ans auparavant avec l’ouvrage Rap, Hip-hop : Trente annĂ©es en 150 albums, de Kurtis Blow Ă  Odd Future est donc revenu pour se focaliser sur une pĂ©riode et un mouvement plus prĂ©cis : le rap indĂ©pendant. Un travail dantesque pour ces deux ouvrages pour quiconque ose l’imaginer, on s’est d’ailleurs rendu compte que l’auteur aiguisait dĂ©jĂ  sa plume non pas sur papier mais sur Internet, au commande de la partie Hip-hop du magazine en ligne Popnews.com et en animant son propre blog Fake For real aprĂšs avoir fait ses armes en dirigeant la rĂ©daction de Nu Skool et Hip Hop Section, deux blogs francophones importants du genre autour des annĂ©es 2000.

Du clavier au papier, on a dĂ©cidĂ© d’en savoir un peu plus sur cet auteur de Rap Ă  qui on a posĂ© quelques questions lors d’une sĂ©ance de dĂ©dicace de son dernier livre au festival Hip Hop is Red. Portrait.

Street Rules : Presque l’intĂ©gralitĂ© de ton travail se dirige sur le Hip-hop, est-ce que tu te souviens de ton premier Ă©moi au rap ?

Sylvain Bertot : Oh, bien moi, je suis relativement vieux, j’ai connu le hip hop dĂšs les annĂ©es 80. Je ne me suis pas tout de suite converti au rap, mais j’ai suivi le mouvement de loin. AprĂšs, ma vraie conversion au rap, c’est venu beaucoup plus tard, avec le Wu Tang Clan. Eux ils m’ont fait complĂštement basculer, pour de bon, dĂ©finitivement. Je suis vraiment devenu un vrai fan de rap avec eux.

De cette passion comment tu en es arrivé à devenir journaliste, chroniqueur ?

J’aime deux choses dans la vie : Ă©couter de la musique et Ă©crire. Une troisiĂšme chose s’est ajoutĂ©e Ă  ces deux passions : Internet. J’aime beaucoup Ă©crire, j’aime beaucoup la musique, mais pour Ă©crire sur la musique, et ĂȘtre publiĂ©, il me fallait un rĂ©seau, connaĂźtre des gens, faire des dĂ©marches. Moi, ce n’est pas trop mon truc d’aller me montrer, de faire du self-marketing, tout ça. Quand Internet est arrivĂ© et que j’ai eu mon premier accĂšs en 97, je me suis dit « c’est super ce truc, je peux Ă©crire sur la musique et publier des textes ». C’est donc ce que j’ai fait et ça a bien marchĂ©. Des gens ont bien aimĂ© mes articles et une communautĂ© s’est créée autour, ça m’a permis de rejoindre POPnews qui se crĂ©ait Ă  ce moment-lĂ . On s’est connectĂ©s comme ça, par Internet, et puis aprĂšs on s’est vus, on s’est rencontrĂ©s Ă  des Ă©vĂ©nements, dans des concerts. Parce que dans la vie, il y a les vrais gens, il n y a pas qu’Internet. Et puis la sauce a pris. Sur la partie plus hip hop, j’ai pu participer Ă  la fondation de plusieurs sites hip hop en 2000 : « Hip Hop Section » dont j’étais le redac’ chef. Tout ça grĂące Ă  Internet. Je pense franchement que j’aurais Ă©tĂ© moins visible, moins facilement repĂ©rable, ou moins rapidement, sans ce merveilleux outil.

En 2012 tu publies 30 ans d’hip hop, d’oĂč t’es venu le besoin d’écrire ce livre ?

C’était un besoin, et c’était aussi, quelque part, une commande. En fait, mon deuxiĂšme livre, c’était mon premier projet. À l’origine, j’ai contactĂ© l’éditeur Le mot et le reste – seulement eux parce que j’aimais bien leurs autres livres sur d’autres genres musicaux, notamment celui de Philipe Robert sur le rock, je me suis dit : « tiens c’est sympa ça » – uniquement sur le projet rap indĂ©. Ça faisait des annĂ©es que j’écrivais sur le rap, en particulier sur le rap indĂ©pendant, et je me suis dit c’était peut-ĂȘtre le moment de capitaliser, il fallait qu’il en reste un trace. J’ai donc Ă©crit un premier projet, je l’ai soumis Ă  la maison d’édition, ils sont revenus vers moi assez vite et ils m’ont dit « c’est pas mal votre truc, et justement, ça tombe bien, car on cherchait quelqu’un pour Ă©crire sur le rap, en gĂ©nĂ©ral, est-ce que ça vous dirait ? ». Au dĂ©but je me suis dit, « waouh, parler de tout le rap en gĂ©nĂ©ral, c’est autre chose, c’est une autre ambition ». Mais d’un autre cĂŽtĂ©, ça me tentait bien. Un livre sur toute l’histoire du rap, j’avais dĂ©jĂ  eu cette idĂ©e derriĂšre la tĂȘte. Mais pour moi, j’aurais dĂ» publier le livre sur le rap indĂ©pendant d’abord, et celui sur le rap en gĂ©nĂ©ral ensuite. L’éditeur a proposĂ© de faire le contraire. J’ai finalement dit oui et je me suis pris au jeu. Ca m’a bien plu de le faire, ça m’a bien amusĂ©. Le livre a bien marchĂ©, du coup l’éditeur est revenu vers moi et m’a permis de publier le deuxiĂšme. Donc voilĂ , c’est ça l’histoire.

Au niveau du contenu on imagine que faire une synthĂšse du rap indĂ©pendant dans sa globalitĂ© ça doit ĂȘtre compliquĂ©. Quelle est ta mĂ©thode ?

Alors oui, ça a Ă©tĂ© compliquĂ©, avec le livre sur le rap indĂ©pendant en tout cas. Ca a Ă©tĂ© d’autant plus compliquĂ© que l’éditeur a voulu Ă©laguer mon manuscrit final. Le livre qui est sorti est dĂ©jĂ  assez gros, assez Ă©pais. Il faisait pourtant facilement 100 pages de plus quand je l’ai proposĂ©. En ce qui concerne la mĂ©thode, il faut savoir se donner un cadre, un objectif, il faut dĂ©finir le plan en avance, il faut se dire : je vais faire une histoire sur le rap, alors combien de pages ? Je vais faire des chroniques sur des albums, combien de caractĂšres pour chaque ? Combien d’albums ? Puis s’entendre avec l’éditeur sur le sujet. AprĂšs, c’est une question d’autodiscipline, quoi. Il faut savoir s’y tenir. Mais c’est parfois frustrant. Quand j’ai Ă©crit mes premiers articles sur le rap, ils faisaient deux fois trop de signes, donc ça n’allait pas. Souvent, j’écrivais des articles trop longs, et j’élaguais aprĂšs pour qu’ils puissent correspondre au format préétabli. Il y avait forcĂ©ment un cĂŽtĂ© frustrant, mais en mĂȘme temps c’était bien, parce que ça m’obligeait Ă  un effort de synthĂšse, Ă  ne pas me rĂ©pĂ©ter, Ă  me concentrer sur l’essentiel.

Donc ce livre, c’est une continuitĂ© de ton travail de rĂ©dacteur ?

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RENDEZ-VOUSSUR LE SITE DE STREETRULESPOURLIRETOUTE L’INTERVIEW

Louis
Street Rules 3 novembre 2014

- Le rap indé, son histoire et son héros : une interview de Sylvain Bertot

Dans son dernier livre, le journaliste spĂ©cialisĂ© dans le hip-hop Sylvain Bertot revient, en 30 scĂšnes et 100 albums, sur l’histoire et les hĂ©ros du rap indĂ©pendant. Nous l’avons rencontrĂ©, histoire de remettre le point sur le « i » de « indie

Auteur de Rap indĂ©pendant, La vague hip-hop indĂ© des annĂ©es 1990/2000 en trente scĂšnes et cent albums (Ă©d. Le mot et le reste, disponible dans les meilleures crĂ©meries depuis la fin juin), Sylvain Bertot, co-fondateur du site POPnews et patron du blog Fake For Real, pose un regard profond et rĂ©flĂ©chi sur l’indie rap et ses figures emblĂ©matiques. L’occasion de remettre J.Dilla Ă  sa juste place, d’évoquer une Ă©poque qu’Aloe Blacc et Danger Mouse n’auraient jamais dĂ» quitter et de comprendre pourquoi on peut ĂȘtre puriste tout en collaborant avec Olivia Ruiz.

AprĂšs un premier livre consacrĂ© Ă  150 albums cultes du hip-hop, vous venez de publier un ouvrage sur le rap indĂ©pendant. J’imagine donc que vous ĂȘtes pour la distinction entre rap commercial et rap indĂ©pendant, que l’on considĂšre gĂ©nĂ©ralement comme plus authentique ?
Sylvain Bertot : Être authentique, c’est en effet l’objectif avouĂ© du rap indĂ©pendant. La majoritĂ© des rappeurs de ce mouvement dĂ©clarent vouloir dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă©voluer en marge des grosses majors du disque et Ă©viter les choix artistiques trop conventionnels. Mais je ne dirais pas pour autant que le rap commercial est inauthentique, c’est plus subtil que ça. Le rap sudiste, par exemple, qui a souvent su ĂȘtre trĂšs porteur commercialement parlant, a pu ĂȘtre Ă  la fois hyper dĂ©magogue, trĂšs sincĂšre et crĂ©atif.

Dans les annĂ©es 90, beaucoup considĂ©raient le rap indĂ©pendant comme du « hip-hop pour ceux qui n’aiment pas le hip-hop ». C’est un peu rĂ©ducteur, non ?
Oui, c’est trĂšs provocateur et Ă  vrai dire ce n’est pas toujours exact. Parfois, au contraire, le rap indĂ© c’est le rap des puristes. En fait, il existe plusieurs sortes de rap indĂ© : 1 – un rap indĂ© au sens Ă©conomique du terme, majoritaire, avec des rappeurs qui Ă©voluent en indĂ© par la force des choses, et non par idĂ©ologie ; 2 – un rap indĂ© idĂ©ologique, avec des rappeurs qui se prĂ©tendent indĂ© par choix, parce qu’ils qui ont voulu garder le contrĂŽle de leur production et rester authentique ; 3 – un rap indĂ© au sens esthĂ©tique du terme, avec des rappeurs qui ont refusĂ© les rĂšgles préétablies, qui ont choisi de bousculer les normes du rap. Cette derniĂšre Ă©cole Ă©tait importante autour de l’an 2000, quand on a vu des rappeurs flirter avec des sonoritĂ©s rock, folk ou Ă©lectro.

Beaucoup de rappeurs ont également flirté avec des imaginaires ouvertement SF.
Oui, Dr. Octagon adoptait dĂ©jĂ  ce genre dĂ©marche en 96. Organized Konfusion et Company Flow ont aussi jouĂ© de cette imagerie. Mais la vraie rupture esthĂ©tique, c’est avec l’arrivĂ©e du label Anticon et ses sorties complĂštement dĂ©lirantes Cette rupture est liĂ©e aussi Ă  un changement sociologique dans la pratique du rap. Il n’était plus rĂ©servĂ© aux Blacks, aux gens du ghetto, mais aussi Ă  des rappeurs blancs de classe moyenne, issus de petites villes provinciales, amĂ©ricaines ou canadiennes. Bien sĂ»r, beaucoup de ces gens avaient un dĂ©ficit de crĂ©dibilitĂ©, ils Ă©taient considĂ©rĂ©s comme des rappeurs pour intellos. Mais Internet, qui a Ă©tĂ© moteur dans le rap indĂ©, leur a permis d’exister et de pousser leur dĂ©marche encore plus loin, et d’orienter le rap dans de nouvelles voies.

Il y a aussi l’inverse, des rappeurs indĂ©s qui ont complĂ©tement profitĂ© d’internet pour se tourner vers un public de masse, comme Aloe Blacc, Eminem ou Danger Mouse.
Oui, ces rappeurs lĂ  viennent aussi de ce circuit, mĂȘme s’ils n’ont pas tous eu besoin d’Internet pour se faire connaĂźtre. Eminem, c’est bien connu, est issu du circuit des battles du Midwest. Aloe Blacc faisait partie d’Emanon, un groupe indĂ© californien, avant de devenir la star qu’il est aujourd’hui. Pareil pour Danger Mouse. C’était un pote de J-Zone, un rappeur indĂ© trĂšs cotĂ© mais qui n’a jamais fait carriĂšre. Ils faisaient Ă  peu prĂšs tous les deux la mĂȘme chose, mais Danger Mouse a vu sa carriĂšre dĂ©coller quand il a eu cette idĂ©e de gĂ©nie : mixer le White Album des Beatles avec le Black Album de Jay-Z pour donner
 le Grey Album. Il y a d’autres exemples, notamment Kanye West qui Ă©tait assez liĂ© Ă  cette scĂšne. Il Ă©tait proche de Talib Kweli et a voulu ĂȘtre signĂ© sur le label Rawkus, avant de rejoindre Jay-Z et les autres. Il a aidĂ© son compĂšre Rhymefest, vainqueur du Scribble Jam, l’évĂ©nement indĂ© par excellence, Ă  se faire connaĂźtre du grand public. Il y a eu le turntablist A-Trak, un autre indĂ©, pour DJ. Kanye a d’ailleurs hĂ©ritĂ© quelque chose de cette mouvance indĂ©. Ça s’entend encore dans certaines de ses productions rĂ©centes.

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RETROUVEZ L’INTÉGRALITÉ DE L’INTERVIEW EN MUSIQUEICI

Maxime Delcourt
DumDum.fr 03 octobre 2014

- Chanson française : "Engagez-vous!" qu'ils disaient...

“ Qu’est devenue la musique contestataire française, qui, il y a vingt ans, remuait les consciences, remplissait les salles et enrichissait les majors ? La mondialisation est passĂ©e par là
 “

Marianne consacre un article Ă  la musique contestataire et font appel, notamment, Ă  Sylvain Bertot pour donner son avis sur l’évolution de cette musique.

LIRE L’ARTICLESUR LE SITE DE MARIANNE

Kévin Erkeletyan
Marianne 31 août 2014

- Rap Indé

My record with Anti-MC Free Kamal is on the cover of French book about “Independent Rap” by long-time supporter Sylvain Bertot, the guy behind the Fake For Real online magazine (who also did Hip-Hop Section back in the days). The record features in the book itself along with The Shape Shifters’ Adopted by Aliens, Busdriver’s Temporary Forever and many others and gets a great review.

It’s out May 23. Now we need an English version.

LIENVERS LE TUMBLR

Radioinactive1.tumblr.com 14 mai 2014

- Rap Indé

Our long-time friend/godfather Sylvain Bertot, who founded seminal indie rap websites Nu Skool and Hip-Hop Section and now runs Fake For Real has a new book out later this month (in French, through Le mot et le reste Ă©ditions). A follow-up to acclaimed “Rap, Hip-Hop. 30 annĂ©es en 150 albums. De Kurtis Blow Ă  Odd Future”, the new 470-page offering focuses on the so-called “Independent Rap”, covering an incredibly wide range – from New York’s Fondle’em Records to LA-based collective The Shape Shifters to Anticon and the Halifax scene, etc.

We are honored to be featured in this great book as a promoter/activist/record label much involved in the indie rap scene when it eventually bursted overseas circa 2003. Back then, we were promoting records and booking shows in France and Europe for the likes of Bigg Jus, AWOL One, Josh Martinez, Radioinactive, Thavius Beck, Subtitle, M.Fusion and many others. Our name is mentioned along with friends (and collaborators) Hip-Hop Core, (vulgar), Cooler than Cucumbers records, Submass, Josh Martinez/The Chicharones, Debmaster


As you can see above, Laitdbac affiliate Radioinactive’s Free Kamal record with Anti-MC is on the cover and is mentioned several times in the book ; Laitdbac artists Lexicon, Bigg Jus and M.Fusion are obviously there too.

Thank you Sylvain Bertot, you were the one we were expecting this kind of book from.

If you live in France, check your local bookstore May 23 and show some love.

LIENVERS LE TUMBLR

Laitdbac.tumblr.com 14 mai 2014

- 2Ăšme ouvrage pour Sylvain

Sylvain Bertot, c’est notre spĂ©cialiste Ăšs hip-hop, qui anime par ailleurs le blog Fake For Real. AprĂšs un premier ouvrage plus gĂ©nĂ©raliste paru en 2012, dont il nous avait parlĂ© ici, voici le second volume, qui abordera le rap indĂ©pendant et sortira comme le prĂ©cĂ©dent chez Le mot et le reste. A dĂ©couvrir Ă  partir du 22 mai : bravo Sylvain !

LIENVERS LE SITE

Popnews.com 23 avril 2014

- Rap indépendant

AprĂšs un premier acte salvateur, Rap, Hip-hop qui faisait le tour de trente ans de rap en 150 albums, le trĂšs Ă©rudit Sylvain Bertot (Popnews, Hip- hop Section, Fake For Real) remet le couvert avec les 100 albums les plus marquants de la scĂšne indĂ© des annĂ©es 90/00’s.

Kiblind #49 Juin - Juillet - Août 2014

- Concours Rap Indépendant - La vague hip-hop indé des années 1990/2000 en 30 scÚnes et 100 albums

En dĂ©pit de l’absence de considĂ©ration dont il fut souvent victime, l’apport du rap indĂ©pendant sur le rap actuel est indiscutable. Il fut d’abord une tentative de retour aux sources. Puis est vite devenu une sorte de laboratoire permettant au hip-hop d’explorer d’autres horizons musicaux. Il rĂ©volutionna Ă©galement la façon de le faire et de le distribuer, s’appuyant notamment sur l’accĂšs aux nouvelles technologies. Aujourd’hui dĂ©passĂ©, il Ă©tait temps de raconter son histoire.

C’est le bouquin qui lui tenait Ă  coeur, celui qui Ă©tait dans ses petits papiers depuis longtemps, mais pour lequel un Ă©diteur Ă©tait certainement moins chaud Ă  s’engager au vu de la confidentialitĂ© du genre. Il aura donc fallu Ă  Sylvain Bertot de passer par la case gĂ©nĂ©raliste avec Rap, Hip Hop 30 annĂ©es en 150 albums. Une anthologie qui retraçait l’histoire du rap depuis ses origines et offrait un panorama global de ses Ă©volutions grĂące Ă  une belle sĂ©lection d’indispensables. En faisant un ouvrage nĂ©cessaire dans une bibliothĂšque de mĂ©lomane.

Rap indĂ©pendant fait, pour la premiĂšre fois, un focus sur ce mouvement au contour flou, qu’il tente de dĂ©finir et de raconter. Un travail de synthĂšse colossal considĂ©rant la grande de diversitĂ© d’approche de ses reprĂ©sentants ; ainsi que par l’absence quasi-totale de source, en faisant un ouvrage unique.

Une partie du rap qu’il fallait donc avoir vĂ©cu pour connaĂźtre. Et ça tombe bien puisque Sylvain Bertot fait partie de ces amateurs pionniers qui ont permis de diffuser cet autre hip hop en crĂ©ant plusieurs webzines et participant activement Ă  d’autres (HipHop Section, Fake For Real, Popnews
). Tout naturellement, un site comme Dmute qui a su prendre le train du rap indĂ© en marche, se devait de lui rendre hommage.

LIENVERS LE SITE

dMute

- Sylvain Bertot et le rap indé : interview

Consacrer un ouvrage sur le rap en France, aussi spĂ©cialisĂ© soit-il, reste encore aujourd’hui un acte trop rare. Pourtant, le vent semble lĂ©gĂšrement tourner si on en juge par les derniĂšres productions littĂ©raires signĂ©es Jean-Pierre Labarthe, Thomas Gaetner et un certain Sylvain Bertot, auteur d’un premier livre gĂ©nĂ©raliste (Rap, Hip-hop : trente annĂ©es en 150 albums, de Kurti Blow Ă  Odd Future) paru chez Le mot et le reste en 2012. Ce mĂȘme Ă©crivain qui aujourd’hui troque une vision gĂ©nĂ©raliste contre une focale plus affinĂ©e dĂ©diĂ©e au rap indĂ©pendant. Un livre passionnant et extrĂȘmement bien documentĂ© oĂč se croisent labels historiques (Anticon, Def Jux, Fondle ‘em, Stones Throw, Fake Four, Rhymesayers) et acteurs Ă  Ă©chelle variable, d’El-P Ă  Astronautalis en passant par le singulier Buck 65. Rencontre avec un fin connaisseur qui ne mĂąche pas ses mots.

Il y a deux ans tu publiais Rap, Hip-hop : 30 années en 150 albums de Kurtis Blow à Odd Future. Quelles ont été les retombées de ce projet ?

Beaucoup sur le web, plus que dans la presse Ă©crite. Je pense que c’est aussi liĂ© Ă  moi et Ă  ma propre visibilitĂ©, je suis quand mĂȘme assez prĂ©sent sur le web depuis pas mal de temps, je connais pas mal de gens qui parlent de musique en gĂ©nĂ©ral et de rap en particulier, ce sont ces gens lĂ  qui font d’abord parler de moi. Dans la presse papier, il y a eu des retombĂ©es qui ont Ă©tĂ© un peu plus tardives, c’est arrivĂ© grĂące au nom et Ă  la marque Le mot et le reste, et en fait curieusement le livre est sorti en 2012 et c’est en 2013 que j’ai Ă©tĂ© contactĂ© par des radios ou des tĂ©lĂ©s, le temps que le livre soit visible. D’abord c’est principalement le web et les rĂ©seaux sociaux qui en ont parlĂ© avant les mĂ©dias traditionnels.

LIRE L’ENTRETIENDANSSONINTÉGRALITÉ

Buggin 14 juillet 2014

- Une anthologie du rap indépendant chez Le mot et le reste

Le mot et le reste, l’éditeur qui se spĂ©cialise dans l’étude des courants esthĂ©tiques et musicaux, sort ces jours-ci un trĂšs beau livre dĂ©diĂ© au rap indĂ©pendant de 1990/2000. Somme consĂ©quente signĂ©e par un co-fondateur et rĂ©dacteur du magazine Popnews, Rap IndĂ©pendant, la vague hip-hop indĂ© des annĂ©es 1990/2000 en 30 scĂšnes et 100 albums est la suite de Rap, Hip Hop, 30 annĂ©es et 150 albums. C’est aussi une belle escapade dans les contrĂ©s les moins connues du genre.

Qu’est-ce que le rap et le hip-hop indĂ© ? Un marchĂ© de niches créé par des innovateurs souvent peu ou pas connus, capable d’éclats mĂ©diatiques et artistiques, ainsi que de la gratitude et la reconnaissance d’une frange avertie d’un public de fans ? Un sous-genre ? Du “hip hop pour ceux qui n’aiment pas le hip hop”, comme on le disait dans les annĂ©es 90 ? Un “wild bunch” de rebelles portĂ©s par des labels indĂ©pendants aux quatre coins du globe, tous hostiles Ă  la prĂ©tention et au bling bling ostentatoire du rap commercial, et solidaire en ce qui concerne la production d’une “autre” forme de hip hop ? Un peu tout ça il est vrai.

LIRE L’ARTICLEDANSSONINTÉGRALITÉ

Maxence Grugier
Fluctuat // PremiĂšre 05 juin 2014

- Le rap indé a-t-il un avenir?

Une émission consacrée au rap indépendant avec Sylvain Bertot en invité.

RÉÉCOUTER L’ÉMISSION

Amed, Hubert et Jérome
CPHH - Ça Parle Hip-Hop 02 juin 2014

- Rap indé

Chez l’excellent Ă©diteur Le mot et le reste vient de sortir un bouquin de Sylvain Bertot Rap indĂ©pendant, la vague indĂ© des annĂ©es 90/2000.

On va pas mentir, ça s’adresse pas mal aux spĂ©cialistes et aux fondus, c’est trĂšs pointu, et n’échappe pas au name-dropping effrĂ©nĂ©. Mais de l’aveu mĂȘme de son auteur, c’est pour essayer de rendre justice Ă  tous les acteurs, mĂȘme obscurs, de ce mouvement qui a secouĂ© le rap ricain Ă  un moment oĂč le marchĂ© tentait de le policer, dans un mouvement dĂ©sormais habituel pour la musique noire, du blues au disco en passant par le jazz. Beaucoup de blancs becs, pourtant, dans cette micro-rĂ©volution musicale, qui s’est attachĂ©e Ă  garder en vie l’esprit du hip-hop originel, tout en le projetant dans le futur Ă  grands renforts de samples SF ou folk-rock et de dĂ©lires Ă©sotĂ©riques. Ca c’est pour l’esthĂ©tique, mais le plus important, c’est la tentative de crĂ©er une scĂšne loin des majors, et de la structurer, pour garder le contrĂŽle sur sa production tout en la diffusant


Black Mirror 02 juin 2014

- Sylvain Bertot : Entretien

Ces jours-ci sort Rap indépendant : La vague hip-hop indé des années 1990/2000 en 30 scÚnes et 100 albums le deuxiÚme livre de Sylvain Bertot.

Tout comme le prĂ©cĂ©dent, l’excellent Rap, Hip-hop, dont on parlait ici et qui tentait, avec succĂšs, de survoler l’histoire du rap de ses dĂ©buts Ă  nos jours, celui-ci sortira aux Ă©ditions Le mot et le reste. L’auteur nous propose donc avec Rap indĂ©pendant, comme son titre Ă  rallonge l’indique bien, de parcourir dans le dĂ©tail, et avec la clartĂ© qu’on lui connait, la vague du hip-hop indĂ© de la fin des annĂ©es 1990 au dĂ©but des annĂ©es 2000, avec la prĂ©sentation de pas moins de 30 scĂšnes et 100 albums.

Cela fait plus de 10 ans que Sylvain Bertot s’intĂ©resse de prĂšs Ă  cette scĂšne musicale en ayant créé et dirigĂ© Nu Skool et Hip-Hop Section, les sites francophones les plus importants sur le sujet autour de l’an 2000. Aujourd’hui on peu retrouver ses chroniques de disques sur son blog Fake For Real.

Un trĂšs vaste travail pour un livre un peu plus Ă©pais que le premier oĂč l’on retrouvera avec plaisir l’écriture minutieuse et efficace de Sylvain Bertot.

Ce deuxiĂšme livre est, je crois, plus personnel que le prĂ©cĂ©dent, qui, me semble-t-il, Ă©tait plus ou moins une commande de l’éditeur. Quelle est l’origine de ce projet ?

En fait, ce second livre qui paraĂźt ces jours-ci Ă©tait mon projet initial, celui que j’avais proposĂ© Ă  l’éditeur Ă  l’origine. Mais de fil en aiguille, au cours de nos discussions, on en est venu Ă  un tout autre livre, le premier qui est sorti, et qui portait sur toute l’histoire du rap en gĂ©nĂ©ral. On pourrait presque considĂ©rer ce premier livre comme une commande, en effet, puisque c’est l’éditeur qui m’a emmenĂ© dans cette direction, mais c’est aussi un livre que j’ai aimĂ© Ă©crire, j’y ai mis beaucoup de passion. Cependant, j’ai gardĂ© derriĂšre la tĂȘte l’idĂ©e d’enchaĂźner avec mon projet sur le rap indĂ© et, le premier livre ayant plutĂŽt bien marchĂ©, l’éditeur m’a finalement spontanĂ©ment proposĂ© de le sortir.

LIRE L’INTERVIEWDANSSONINTÉGRALITÉ

Dirt Noze Purrp
Foxy Lounge 22 mai 2014

- Rap Indépendant : la vague Hip-Hop indé des années 1990/2000 en 30 scÚnes et 100 albums

Un nouveau bouquin qui est tout sauf un acte isolĂ©. Il s’agit de la suite de Rap, Hip-Hop qui concentrait une revue de trente annĂ©es du genre par le prisme d’une sĂ©lection de 150 albums. Le tout sous la plume exigeante de Sylvain Bertot. Mais – surtout – une forme de prolongation de la grande aventure Internet de Hip-Hop Section, webzine rĂ©fĂ©rent de la fin des annĂ©es quatre-vingt-dix. La suite s’intitule Rap IndĂ©pendant et place le curseur sur 30 scĂšnes et 100 albums. Une vraie belle occasion de dĂ©couvrir et redĂ©couvrir une sĂ©lection des perles de la scĂšne indĂ©pendante. Avec notamment Company Flow, Mike Ladd, MF Doom, Freestyle Fellowship, Sage Francis, Madlib, Busdriver ou les Living Legends. Et une petite sĂ©lection de rap français au sommet d’un gĂąteau bien dense. Rap IndĂ©pendant sort le 22 mai.

ABCDR du son

Abcdr du son 23/04/2014