Power Pop
Mélodie, choeurs & rock'n'roll 1970-2019
tour dâhorizon rigoureux et Ă©rudit
Matthieu GrĂŒnfeld â section26
Ă travers cette sĂ©lection de cent albums, Christophe Brault invite le lecteur Ă plonger dans lâunivers de la power pop. Ce subtil mĂ©lange entre une mĂ©lodie pop façon Beatles oĂč des chĆurs renforcent lâharmonie et dont lâensemble est augmentĂ© par une forte dose de guitare rockânâroll, est un cocktail nĂ© sur les traces des Kinks, des Who et, bien entendu, des Fab Four en 1970. Ses initiateurs ? Ils ont pour nom : Badfinger, Raspberries, Big Star ou Flaminâ Groovies. Avec lâarrivĂ©e de la gĂ©nĂ©ration punk, la power pop vit son Ăąge dâor grĂące aux Cars, Ă Blondie ou aux Knack. En retrait dans la deuxiĂšme moitiĂ© des 80âs, elle revient en trombe dans les 90âs et se perpĂ©tue encore aujourdâhui comme une niche musicale riche et active dont les Ă©tendards sont les Teenage Fan Club, Posies, Fountains Of Wayne ou les Weezer.
Revue de presse
- Power pop : la zone blanche Jean Rouzaud Nova 18 novembre 2019
- Power pop Bernard Roisin Journal du médecin 22 novembre 2019
- Power pop Sylvain Bonnet Boojum, l'animal littéraire 4 novembre 2019
- Radio Canada - Power Pop Karyne Lefebvre Ici Musique // De pop et d'eau FraĂźche 2 novembre 2019
- Chronique et bonnes feuilles Matthieu Grunfeld section26 17 septembre 2019
- Interview Christophe Brault - Transmission #23 - Spéciale Power Pop #2 Thomas Schwoerer & Matthieu Grunfeld section26 15 septembre 2019
- Power pop, Bill Evans, les Rita Mitsouko... Notre sélection de cinq livres sur la musique Franck Colombani Le Monde 21 octobre 2019
« Power pop », quĂšsaco ? Avec cette sĂ©lection de cent albums qui sont autant de petits chefs-dâĆuvre cachĂ©s, Christophe Brault nous ouvre les oreilles sur le monde merveilleux du rock tonique et mĂ©lodique. Un genre que lâon situera au carrefour des Who, Kinks et Beatles. Pop et puissant, donc. Knack, Blondie ou The Cars sont les noms les plus connus de la power pop, mais nombre de groupes obscurs valent le dĂ©tour : Paul Collinâs Beat, Posies, Real Kids, etc. Que de secrets bien gardĂ©s qui sont autant de merveilles Ă (re)dĂ©couvrir !
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Au nombre des quantitĂ©s de divisions, genres et sous-genres du Rock et de la Pop se trouve cette case floue, qui dĂ©borde Ă droite sur un peu tout, presque sans dĂ©finition : la Power PopâŠ
Jâen Ă©tais restĂ© au « Power Chords », ces merveilleux riffs de guitare puissants, Ă©lectriques, utilisĂ©s par les Who, Kinks, Troggs, Pretty Things⊠qui avaient imposĂ© la « British Invasion » mondiale, avant que dâautres, comme Marc Bolan (T. Rex ) ou Bowie ne les ressortent pour renforcer un Glam Rock, oncle glitter mĂ©connu du Punk.
La catĂ©gorie Power Pop, elle, se revendique des Beatles, guitares, mĂ©lodies et chĆurs, cherchant rythme et harmonie, pour un mĂ©lange qui se veut Ă la fois dansant et souriant, en gardant lâĂ©nergie premiĂšre des Anglais⊠Pari bizarre, oĂč il y a trĂšs peu de rĂ©ussite.
Peu dâĂ©lus sur ce crĂ©neau, mais sur lequel sâescriment des quantitĂ©s de groupes, souvent amĂ©ricains (ma thĂ©orie Ă©tant que les US ne se sont jamais remis des lâinvasion anglaise qui a bousculĂ© leurs roots : Folk, Blues, Rock et PopâŠ)
Christophe Brault propose un parcours hĂ©roĂŻque de prĂšs de 100 groupes aux Ă©ditions Le Mot et le Reste⊠Jâadore ces historiques dont on ne connaĂźt que dix groupes sur 100 (!) ça rend modeste.
Le Power Pop, contraire du Rock ?
Il faut dire que le diktat Rock planĂ©taire fut longtemps (et reste ?) que le Rock se devait dâĂȘtre trash ou violent ou suicidaire ou pervers ou asexuĂ© ou noir, dĂ©pressif, dĂ©sespĂ©rĂ© et dans le meilleur des cas, se terminer par un suicide ou une auto destruction⊠Vous connaissez ?
On a donc inventĂ© « Power Pop », pour sĂ©parer un Rock Ă©nergique, parfois nerveux et tranchant, mais trop positif et FM, un truc pour ados qui ont envie de danser plus que de se rĂ©volterâŠ
Donc voici les initiateurs : Badfinger, Flaminâ Groovies, Big Star, Raspberries⊠GrĂące au gnon Punk, une autre vague avec Cars, Knack et surtout Blondie (Debby Harry), qui sâest permis de passer du Punk au Disco, du Rap au Jazz, et dominer quelques morceaux « Power Pop » : normal, câest un truc dâArlequin, dâĂ©quilibristes, un peu risque tout, donc casse-gueule⊠qui sâest pourtant dĂ©veloppĂ© sur tous les continents.
Pour chaque double page un groupe, une pochette, des liens avec dâautres groupes cousins et une description dĂ©taillĂ©e du genre, plus ou moins Rock, plus ou moins rĂ©ussi, avec des leaders : The Romantics, The Beat, The Plimsouls, Gogoâs, Jack Lee entre autres, dixit lâauteurâŠ(si on met Ă part des inclassables comme Flaminâ Groovies, Debbie Harry, Badfinger, Nick Lowe⊠et dâautres outsiders).
Un livre compilation, cultivĂ© et complet, rĂ©vĂ©lant la partie immergĂ©e de lâiceberg Pop-Rock : un vertige si on imagine la quantitĂ© dâautres formations Ă©phĂ©mĂšres, inclassables, oubliĂ©es et perdues, dans les marges du RockâŠ
Power pop. MĂ©lodies, chĆurs & Rock and Roll. Par Christophe Brault. Ăditions Le Mot et le Reste. 256 pages. 20 euros. Avec Ă la fin : liste des sites, podcasts, livres, blogs, top 100⊠Bonne idĂ©e !
Lire la chronique sur le site de Nova
RacontĂ© lâhistoire de la power pop, depuis ses origines, avec les Easybeats australiens notamment qui devinrent les managers dâACDC, en passant par the Knacks, The Romantics, the Lemonheads ou Weezer, ne pouvait ĂȘtre lâĆuvre que dâun ancien disquaire, Christophe Brault, devenu confĂ©rencier rock sâil vous plaĂźt, un Breton qui travailla notamment comme animateur sur France Bleu Armorique.
Car Ă cĂŽtĂ© des Cars, de Blondie des Go-Goâs ou de Teenage Fan Club (tous hĂ©ritiers des The Kinks, The Who ou The Beatles bien entenduâŠ), ce barde, dont la muse nâest pas le bignou mais ce landerneau dâartistes, rend grĂące Ă Big Star, Squeeze, Cheap Trick, Nick Lowe ou aux FlaminâGroovies, et surtout remet au jour des pĂ©pites oubliĂ©es comme les Travoltas, Kurt Baker, Utopia, the Wigs, The Bongoâs ou Bram Tchaikovsky (lâancien chanter des Motors) ! Notre prĂ©fĂ©rĂ©, question nom en tout cas, Ă©tant le groupe espagnol en activitĂ© depuis 15 ans, Suzy y los Quattro. Dommage dĂšs lors que Suzy Quatro nây figure pas. Sans doute, Christophe Brault se la garde-t-il pour son anthologie consacrĂ©e au glam-rockâŠ
â*Lisez cette chronique
Un genre encore méconnu
Quâest-ce que la power pop ? A cette question, Christophe Brault, auteur de Rock Garage (Le mot et le reste, 2016), essaie dâapporter quelques rĂ©ponses. Pas simple quand on voit quâau final, le genre nâa brillĂ© commercialement quâĂ la fin des annĂ©es 70 avec le mĂ©ga tube de The Knack, My Sharona, mĂȘme si on doit noter un net retour ces derniĂšres annĂ©es avec des groupes comme Weezer. Christophe Brault la dĂ©finit en tout cas de la maniĂšre suivante : des mĂ©lodies Ă la Beatles alliĂ©e Ă des guitares rock et des chĆurs puissants. Oui mais ça vient dâoĂč?
Une flopée de groupes
Au fond, un groupe mod comme The Who lance la formule : des chansons de lâalbum Tommy et encore plus sur Whoâs Next sont des hymnes power pop. Mais voilĂ , il y a un paradoxe : beaucoup de groupes lancent le genre mais peu fonctionnent commercialement. Il y a Badfinger bien sĂ»r mais leur destinĂ©e est tragique. Citons aussi le premier album du Big Star dâAlex Chilton en 1972 (trĂšs bien dĂ©cortiquĂ© ici) avec le fabuleux September Gurls. Mais ça ne marche pas, la dĂ©cennie appartient au hard-rock, au rock progressif et bientĂŽt au disco. Des groupes fameux aujourdâhui comme les Flaminâ Groovies ne percent pas. Le punk et surtout le ras-le-bol contre le disco permettent Ă un moment Ă la power pop de sâĂ©panouir. AprĂšs le succĂšs de The Knack et de Blondie aussi (Parallel Lines avec Sunday Girl et Hanging On The Telephone), des groupes sont signĂ©s et des albums paraissent.
Mais la vague retombe : on est frappĂ©s dans ce livre par le nombre de carriĂšres avortĂ©es, de musiciens qui replongent dans lâanonymat. MĂȘme le succĂšs des Knack ne dure pas. Et il y a pourtant des pĂ©pites : Ă©coutez la chanson Let go de Dirty Looks !
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LâĂ©tonnante rĂ©silience du genre fascine : Ă lire et avec de la musique en fond sâil vous plaĂźt.
Lisez la chronique intégrale sur Boojum
âLe moment oĂč tu peux gagner quelque choseâ : Karyne Lefebvre prĂ©sente le livre de Christophe Brault et vous explique la power pop.
Une chronique Ă réécouter Ă partir de 1h29â sur le site de Radio Canada
âInnocente, mais fatale. â Câest une fois encore Ă cette double qualification, introduite en 1974 dans les pages de Phonograph Record Magazine pour Ă©voquer les impressions ressenties Ă lâĂ©coute de September Gurls de Big Star, que lâon finit par revenir lorsque les dĂ©finitions gĂ©nĂ©riques ne cessent de se dĂ©rober. NĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1970, de la volontĂ© nostalgique de quelques adolescents amĂ©ricains de prolonger la concision mĂ©lodique des pionniers de la British Invasion â Beatles et Who en tĂȘte â dans une Ă©poque de dĂ©rives progressives et de stridences mĂ©talliques, la power pop nâa cessĂ© de se dĂ©velopper dans de multiples directions au cours des cinq dĂ©cennies suivantes. Aucun bilan de ces mĂ©tamorphoses protĂ©iformes nâexistait encore en langue française. Un manque que vient combler lâouvrage de Christophe Brault, Power Pop : MĂ©lodie, chĆurs et rockânâroll.
AprĂšs avoir synthĂ©tiquement retracĂ© les dĂ©veloppements historiques de ce genre souvent mal considĂ©rĂ©, de sa naissance jusquâĂ la pĂ©riode contemporaine, lâauteur propose dâen illustrer lâhistoire par lâexemple, au fil dâune discographie abondamment commentĂ©e et constituĂ©e de cent albums essentiels, des plus incontestablement emblĂ©matiques (Raspberries, 20/20, Teenage Fanclub) aux plus obscurs ou confidentiels (Circus, Hawks, Nick Piunti). Une copieuse liste de rattrapage ainsi que de prĂ©cieuses indications compilatoires permettent de complĂ©ter ce tour dâhorizon rigoureux et Ă©rudit, qui sâefforce de rendre justice Ă des groupes et des artistes dont lâinsuccĂšs commercial et lâabsence de notoriĂ©tĂ© â Ă de trop rares exceptions prĂšs â demeurent toujours aussi aberrants.
Voici, en exclusivité pour section26, quelques bonnes feuilles de son ouvrage.
âLisez les bonnes feuilles sur le site de section26âhttp://section-26.fr/bonnes-feuilles-christophe-brault-power-pop-melodie-choeurs-et-rocknroll-le-mot-et-le-reste/
LâĂ©quipe de section26 reçoit Christophe Brault Ă lâantenne pour discuter de son anthologie Power Pop. Ce dernier a composĂ© une playlist de son cru pour lâoccasion.
Un échange passionnant à réécouter sur le site de section26.
Le lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, dâouvragesâŠ
Biographies, Ă©tudes thĂ©matiques sur un genre ou une pĂ©riode, souvenirs autobiographiques, dictionnaires, recueil façon « cent meilleurs disques »⊠LâĂ©dition fait rĂ©guliĂšrement la part belle aux ouvrages consacrĂ©s Ă la musique, au sein de structures spĂ©cialisĂ©es ou dans des maisons gĂ©nĂ©ralistes. La rubrique musiques du service culture a retenu quelques parutions rĂ©centes.
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Christophe Brault, ancien disquaire, collaborateur radio et dĂ©jĂ auteur dâun ouvrage sur le rock garage chez le mĂȘme Ă©diteur, Le Mot et le reste, dresse un panorama complet et chronologique sur cette mouvance regorgeant de trĂ©sors mĂ©connus (surtout entre 1977 et 1981), du pionnier Emitt Rhodes en passant par les figures Dwight Twilley, The Flaminâ Groovies, The dBâs⊠et quelques destins tragiques aussi (Badfinger, Phil SeymourâŠ). Il faut saluer la volontĂ© de mettre en avant certains disques plutĂŽt que dâautres plus familiers (Wish You Were Here de Badfinger, Utopia, par la formation du mĂȘme nom emmenĂ©e par Todd Rundgren) sans nĂ©gliger non plus la premiĂšre division (Blondie, Bangles, CarsâŠ). On pourrait regretter au sein de cette sĂ©lection de 100 disques lâabsence de Tommy Keene et des contemporains The Shins et The New Pornographers. Mais câest aussi lâĂ©ternel dilemme inhĂ©rent Ă lâexercice.