Pink Floyd Wish You Were Here
Lâanalyse passionnante du dernier disque avant lâĂšre Roger Waters.
AprĂšs une annĂ©e 1973 marquĂ©e par le succĂšs de The Dark Side Of The Moon, un doute crĂ©atif sâinstalle au sein du Floyd. Le groupe rĂ©intĂšgre les studios dâAbbey Road Ă lâautomne 1973 mais rien de concret ne sort de ces sĂ©ances. MalgrĂ© tout, il reprend la route en 1974 et, en plus de jouer lâintĂ©gralitĂ© de Dark Side, expĂ©rimente un morceau, destinĂ© Ă ĂȘtre la colonne vertĂ©brale de leur futur album. Introduit par quatre notes qui resteront dans les annales du rock, son titre nâest alors que « Shine On ». TrĂšs vite pourtant, on comprend que son texte Ă©voque celui dont lâombre, plus que jamais, plane au-dessus dâun groupe au succĂšs devenu planĂ©taire : Syd Barrett. En janvier 1975, Pink Floyd retourne en studio et dĂ©marre lâenregistrement de Wish You Were Here, analysĂ© ici sous la plume du spĂ©cialiste Philippe Gonin.
Revue de presse
- Pink Floyd Bruno Cassan Koid'9 oct.-nov.-dec. 2020
- Wish You Were Here Patrick Benard Cultures Co 26 mai 2020
- Pink Floyd - Wish You Were Here Christine Le Garrec Ă vos marque ta page ! 25 mars 2020
- Philippe Gonin - Pink Floyd - Wish You Were Here Patrick Beguinel Litzic 19 février 2020
- Pink Floyd Noé Gaillard Daily Passions 19 février 2020
- Philippe Gonin - Pink Floyd - Wish You Were Here Maxime LachaĂŒd ObskĂŒre Magazine 3 fĂ©vrier 2020
- Pink Floyd, l'absence tranchante comme un diamant Serge Hartmann Les DerniÚres Nouvelles d'Alsace 10 février 2020
« Wish you were here » ⊠Comment est nĂ© ce joyau oĂč plane indubitablement lâombre de Syd Barrett? Câest lâentreprise que sâest fixĂ© Philippe Gonin (spĂ©cialiste des Pink Floyd, il nous a dĂ©jĂ offert sa prĂ©cieuse Ă©rudition avec ses analyses sur les albums « Dark side of the moon » et « The wall ») qui a menĂ© lâenquĂȘte pour nous dĂ©voiler lâhistoire de ce titre ĂŽ combien mythique. Sâappuyant sur les tĂ©moignages des membres du groupe et de tous ceux qui ont Ă©tĂ© tĂ©moins du processus de crĂ©ation de ce bijou, il nous en offre une Ă©tude dĂ©taillĂ©e, aussi bien sur la musique que sur les textes, sâattardant sur les tournĂ©es du groupe (French et british summer tour de 1974, tournĂ©e amĂ©ricaine de 1975 et concerts de 1977) en terminant par la crĂ©ation de la pochette et par la revue de presse qui a accueilli lâalbum Ă sa sortie. Une plongĂ©e intellectuelle et sensible au cĆur de ce titre « pas comme les autres» qui a marquĂ© la carriĂšre de ce groupe qui, malgrĂ© les annĂ©es qui passent, ne perd rien de son prestige et sĂ©duit de plus en plus de fans, de tous Ăąges ⊠Passionnant!
Une chronique Ă retrouver sur Ă vos marques tapage
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In fine avec ses 140 et quelques pages, lâouvrage livre de nombreuses rĂ©ponses, nous conforte sur beaucoup de choses quâon pensait du groupe et pour le fan, dĂ©taille musicalement beaucoup de sections des morceaux.
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Un livre qui se lit dâune traite.
Apparition dâun FantĂŽme
Philippe Gonin est un spĂ©cialiste de la dissection dâalbums. SpĂ©cialiste incontournable de Pink Floyd, on lui doit aussi un Pornography de The Cure pas piquĂ© des vers (chez Discogonie / DensitĂ©) Ă lire absolument.
Ici, il retourne Ă ses premiers amours, si on peut dire. AprĂšs avoir dĂ©cortiquĂ©s Dark Side Of The Moon, The Wall, (chez Le Mot et le Reste) et Atom Heart Mother (ScĂšrĂ©n â CNDP), le voici qui sâattaque Ă Wish You Were Here.
Et, inutile de le cacher, voici un outil formidable pour (re)découvrir cet opus paru en 1975 et qui, surtout, était attendu au coin de la rue par la terre entiÚre aprÚs la face sombre de la lune.
Donc, comme le disait lâadmirable Wim Wenders Ă la fin des Ailes du DĂ©sir, «Nous sommes embarquĂ©s». EmbarquĂ©s dans lâunivers de la construction de lâaprĂšs (thĂšme Ă la mode en ce moment).
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Il sâagit de Syd Barrett, lui-mĂȘme, apparu tel un fantĂŽme. Est-ce vrai ou non ?⊠La rĂ©ponse est dans le livre et attendez-vous Ă des surprises, Ă tous les niveaux. Vous allez apprendre des tas de choses tout comme votre serviteur et câest jouissif.
Toute la chronique est disponible en ligne*â
« Wish you were here »⊠Comment est nĂ© ce joyau oĂč plane indubitablement lâombre de Syd Barrett ? Câest lâentreprise que sâest fixĂ© Philippe Gonin (spĂ©cialiste des Pink Floyd, il nous a dĂ©jĂ offert sa prĂ©cieuse Ă©rudition avec ses analyses sur les albums « Dark side of the moon » et « The wall« ) qui a menĂ© lâenquĂȘte pour nous dĂ©voiler lâhistoire de ce titre Ă combien mythique. Sâappuyant sur les tĂ©moignages des membres du groupe et de tous ceux qui ont Ă©tĂ© tĂ©moins du processus de crĂ©ation de ce bijou, il nous en offre une Ă©tude dĂ©taillĂ©e, aussi bien sur la musique que sur les textes, sâattardant sur les tournĂ©es du groupe (French et british summer tour de 1974, tournĂ©e amĂ©ricaine de 1975 et concerts de 1977) en terminant par la crĂ©ation de la pochette et par la revue de presse qui a accueilli lâalbum Ă sa sortie. Une plongĂ©e intellectuelle et sensible au cĆur de ce titre « pas comme les autres » qui a marquĂ© la carriĂšre de ce groupe qui, malgrĂ© les annĂ©es qui passent, ne perd rien de son prestige et sĂ©duit de plus en plus de fans, de tous Ăąges⊠Passionnant !
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Retour sur la genĂšse et la rĂ©alisation de lâalbum Wish you were here de Pink Floyd, par Philippe Gonin (disponible aux Ăditions Le mot et le reste).
Quelques semaines aprĂšs lâexcellent livre dâAlexandre Higounet Pink Floyd wich oneâs pink, un autre livre revient sur le mythique groupe Anglais. Il sâagit ici dâune Ă©tude sur le fameux Wish you were here , De Philippe Gonin, et sur la mythologie lâayant façonnĂ©.
Cet album du Floyd, le dernier « vĂ©ritable » du groupe au grand complet, fait suite au cultissime The dark side of the moon. AprĂšs celui-ci, le groupe, sonnĂ© par le succĂšs, se trouve bien dĂ©pourvu au moment de passer Ă la suite des Ă©vĂ©nements discographiques de leur groupe. Il faut dire que Pink Floyd, avec The dark sideâŠ, entrait dans une nouvelle dimension, passant de groupe underground Ă celui de fer de lance du rock.
EncensĂ©, saluĂ© par la critique et le public, The dark side⊠sâavĂ©rait dĂšs lors trĂšs difficile Ă surpasser, ou mĂȘme Ă Ă©galer. Pourtant, 4 petites notes magiques, entrĂ©es depuis dans la lĂ©gende du rock, allaient conduire le Floyd vers un plus que digne successeur, qui prendra le nom de Wish you were here, album gravitant autour du thĂšme de lâabsence. En creux, celle de Syd Barrett, membre fondateur du groupe, tombĂ© en disgrĂące en mĂȘme temps que sa maladie (schizophrĂ©nie) devenait ingĂ©rable, probablement attisĂ©e par les excĂšs de l âĂ©poque de son seul album sous le nom Pink Floyd, Ă savoir The piper at the gate of down (disque incontournable du psychĂ©dĂ©lisme british).
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Ce bouquin est Ă mĂȘme dâĂ©clairer les personnes qui ne connaissent pas (ou peu) lâhistoire du groupe. Les dĂ©tails qui y sont dĂ©voilĂ©s devraient leur permettre dâapprĂ©hender lâatmosphĂšre qui rĂ©gnait alors au sein du groupe. Pour les connaisseurs, seules les parties concernant les lives et les rĂ©actions de la presse avant et suite Ă la sortie du disque sont sources de nouveautĂ©s.
Pour le reste, Philippe Gonin, qui fait preuve de beaucoup de rigueur dans ses analyses, ne laissant aucun « on-dit » sans réponse, relate une histoire qui fait effectivement partie de celle du rock. Il perpétue de fait le mythe, replace un disque dans son époque et dans celle, compliquée, du groupe, tout en pointant du doigt les prémices de la dislocation de celui-ci.
Lisez la chronique complĂšte sur Litzic
Avec un sous-titre Wish you were here qui inscrit ce volume dans une sĂ©rie commencĂ©e avec The Wall et poursuivie avec The Dark Side of the Moon (mĂȘme auteur, mĂȘme Ă©diteur). Philippe Gonin est un universitaire et cela se reconnaĂźt ici non Ă un style « jargonesque » mais Ă la qualitĂ© de certaines rĂ©fĂ©rences (Roland Barthes, Paul Veyne) et au sĂ©rieux de lâanalyse. Comme il est aussi guitariste, il va de soi quâil sait de quoi il parle. Et dâabord du contexte de crĂ©ation de cet album dont lâenregistrement studio commence en janvier 1975, soit prĂšs de deux ans aprĂšs le succĂšs de The Dark Side of the Moon. Les Pink Floyd avaient la particularitĂ© de jouer-crĂ©er en concert les morceaux quâils enregistraient ensuite. Ainsi Shine on jouĂ© en concert en 1974 (en tournĂ©e en France et en Angleterre) sera la base de lâalbum Ă suivre. Mais les Pink Floyd déçoivent certains critiques. Lâun dâentre eux ira mĂȘme jusquâĂ Ă©crire quâils peuvent installer sur scĂšne leur matĂ©riel, le brancher et sâen aller en coulisse pour parler dâautre chose.
Lorsquâil analyse lâenregistrement en studio de lâalbum, Philippe Gonin nâoublie pas de parler des rapports entre les membres du groupe. Et lorsquâil recherche lâorigine du fameux « thĂšme de Sid » et commente une analyse dâun autre critique il fait intervenir des notions musicales :« rapports intervalliques » pour se justifier.
Vous avez compris quâil sâagit lĂ dâun travail dâamateur Ă©clairĂ© au sens dâamoureux non aveuglĂ©. Un travail qui transcende ce que lâon pourrait appeler « cuisine » ou recette pour essayer dâen dĂ©couvrir lâĂąme. Je laisse aux amateurs « passionnĂ©s » le soin de dire si lâauteur lâa trouvĂ©e.
A lire lentement en écoutant en boucle leur musique dont je suppose que vous avez au moins un album.
Bonne Ă©couteâŠ
Lire la chronique sur Daily Passions
Lâauteur, enseignant et musicologue Philippe Gonin continue son exploration de lâĆuvre du Pink Floyd avec un troisiĂšme volume, cette fois-ci consacrĂ© Ă lâalbum Wish You Were Here, aprĂšs The Dark Side Of The Moon et The Wall.
Autant le dire dâemblĂ©e, je nâapprĂ©cie que les deux premiers albums de ce groupe, mais jâaime beaucoup lâidĂ©e de dĂ©dier un livre entier, soit prĂšs de cent-cinquante pages, Ă un seul disque vinyle. Cela renvoie dâailleurs Ă lâĂ©poque oĂč lâon pensait vĂ©ritablement en termes de faces A et B, de graphismes intĂ©rieurs et extĂ©rieurs, et cela allait avec une pensĂ©e artistique que lâon ressent aisĂ©ment Ă la lecture de ces pages. Et puis il faut le dire, cette pochette, qui se trouvait dans la collection de ma sĆur aĂźnĂ©e, mâa marquĂ©, sĂ»rement plus que son contenu sonore : ces deux hommes qui se serrent la main et dont lâun brĂ»le tout comme la photographie elle-mĂȘme semble se consumer ou cet Ă©trange personnage Ă la Magritte dans un dĂ©sert de sable⊠Il y a beaucoup de mystĂšre derriĂšre ces visuels, quelque chose dâĂ la fois surrĂ©aliste et tragi-comique, et je dĂ©couvrirai plus tard quâils avaient Ă©tĂ© conçus par de vrais gĂ©nies du graphisme : le collectif britannique Hipgnosis.
Ainsi lâauteur dĂ©cortique le processus de crĂ©ation, lâenregistrement, les questionnements et les tournĂ©es liĂ©es Ă cet album, tout en lâinscrivant dans une Ćuvre plus large. Ce neuviĂšme album studio, paru en 1975, figure parmi les favoris des fans, mĂȘme si la critique de lâĂ©poque avait reprochĂ© un certain manque dâimagination et lâattitude hypocrite de bourgeois qui critiquent la bourgeoisie et le capital.
En effet, le groupe est en plein questionnement Ă ce moment de son parcours. Les musiciens ont fondĂ© des familles et se dĂ©tachent du Pink Floyd qui est devenu un produit commercial suite au succĂšs phĂ©nomĂ©nal de The Dark Side Of The Moon en 1973. Ils ressentent une dichotomie entre ce quâils sont (riches, cĂ©lĂšbres) et leur volontĂ© de sâopposer Ă lâestablishment et Ă la sociĂ©tĂ© de consommation (leurs liens avec la contre-culture de la fin des annĂ©es 1960 est trĂšs loin derriĂšre). Les musiciens sont aussi lassĂ©s, et les tĂ©moignages rassemblĂ©s sur les tournĂ©es de lâĂ©poque (une en Grande-Bretagne, une en France en 1974) le confirment. Le Floyd devient un job lucratif, sans profondeur, une parodie du prog rock prĂ©tentieux qui fera arborer Ă Johnny Rotten le fameux T-shirt âI hate Pink Floydâ. Le critique Nick Kent les assassine sans prendre de pincettes dans ces annĂ©es-lĂ , oĂč les textes dans la presse pouvaient encore avoir un impact sur les groupes. Comment faire pour redonner un peu dâĂąme Ă une entitĂ© qui semble avoir perdu la sienne ? Et que donner Ă un public de masse qui attend un Dark Side Of The Moon II ?
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Alternant plages musicales et morceaux plus bavards, le disque bĂ©nĂ©ficie aussi de la technologie de lâĂ©poque et les nouveaux appareils Ă©lectroniques que Rick Wright sâest procurĂ©s, alors que les textes sont imprimĂ©s pour la premiĂšre fois Ă lâintĂ©rieur du disque, dĂ©montrant une maturitĂ© assumĂ©e dans lâĂ©criture de Roger Waters.
Se basant sur les nombreux livres dĂ©jĂ publiĂ©s sur le Floyd, les articles et interviews, Gonin analyse chaque morceau avec prĂ©cision et avec une connaissance de musicien notamment dans lâapproche pointue des notes. La partie sur le travail avec Hipgnosis mâa particuliĂšrement interpellĂ©, ainsi que la collaboration avec Gerald Scarfe pour les projections de la tournĂ©e de 1977, notamment pour âWelcome to the Machineâ et le film quâil intitule LâHomme de Sable (pour âShine on you crazy Diamondâ) avec son imagerie animĂ©e anxiogĂšne. Le livre sâavĂšre donc documentĂ©, sĂ©rieux et satisfera tous ceux qui veulent en savoir plus sur ce disque.
La chronique intégrale est en ligne
Avec The Dark Side Of The Moon, ils avaient atteint la célébrité planétaire. Début 1975, les Pink
Floyd entrent en studio avec pour dĂ©fi de tenir la distance. Ils signeront Wish you were here, peut-ĂȘtre
leur meilleur album dont lâĂ©rudit Philippe Gonin raconte lâhistoire.
Ils avaient pointĂ© lâappĂąt du gain dans Money, leur premier vrai tube surgi de The Dark Side of the Moon, propulsant lâalbum au firmament des ventes. Et câĂ©tait bien dâargent dont il sâagissait dĂ©sormais. Le groupe Ă©tait devenu lâun des plus bankable du moment. AprĂšs un tel succĂšs, il convenait de battre le fer tant quâil Ă©tait chaud. Il ne sâagissait pas tant de produire un nouvel album, le batteur Nick Mason Ă©voquant combien, et curieusement, le label EMI sâabstiendra de leur mettre la pression, que de capter tous les revenus gĂ©nĂ©rĂ©s autour de leur nom. Ainsi Ă©tait nĂ©e la sociĂ©tĂ© Pink Floyd Music Publishers ayant pour objet de contrĂŽler tout ce qui pouvait se traduire en espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. « Soudain, on sâest rendu compte que Pink Floyd devenait un produit, et une grande partie de notre temps et de notre Ă©nergie a Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă nous prĂ©occuper du cĂŽtĂ© commercial de la gestion du groupe, plutĂŽt que de jouer, ce qui nâest pas une bonne chose », observait dĂšs 1974 le claviĂ©riste Rick Wright. Le groupe nâen poursuivait pas moins sa trajectoire artistique propre. Entre lassitude et ennui. Cet ennui auquel les sĂ©ances dâenregistrement Ă©taient supposĂ©es remĂ©dier. « Quand on a lâhabitude de travailler trĂšs dur pendant des annĂ©es et des annĂ©es, et que lâon en est arrivĂ© au point que lâon cherchait, il faut continuer parce que lâon se rend compte que lĂ oĂč on est arrivĂ©, ce nâest pas ce que lâon pensait ĂȘtre », confiait Roger Waters qui bientĂŽt fera du groupe lâinstrument personnel de sa crĂ©ativitĂ© avant le clash final. Dans Pink Floyd, Wish you were here (Ă©ditions Le Mot et le Reste), Philippe Gonin dĂ©cortique lâĂ©lan qui remettra le groupe sur les rails. Lâauteur, dâune Ă©rudition stupĂ©fiante, a dĂ©jĂ consacrĂ© un ouvrage Ă The Dark Side of the Moon et Ă The Wall. On sait combien cet album, enregistrĂ© entre janvier et juillet 1975, est traversĂ© par le thĂšme de lâabsence. Celle de Syd Barrett, figure incandescente du groupe basculant dans une folie lestĂ©e de LSD, et que son ami, David Gilmour remplace en catastrophe.
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Parfois trĂšs technique sur les compositions et les instruments utilisĂ©s par le groupe, ce livre ne regorge pas moins dâune foule dâinformations sur un album qui pour Gilmour et Wright demeurait le meilleur du groupe. Enfin, petite information quant au fameux visuel du disque: deux hommes en costume/ cravate se serrant la main, lâun Ă©tant en flammes. Ă ceux qui pensaient quâil sâagissait dâun simple photomontage, prĂ©cisons quâun cascadeur auquel on a vĂ©ritablement mis le feu tenait le rĂŽle. Il fallut sây prendre Ă quinze reprises avant que le photographe ne soit satisfait.