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Parution : 16/01/2020
ISBN : 9782361391744
144 pages (14,8 x 21 cm)

Pink Floyd Wish You Were Here

L’analyse passionnante du dernier disque avant l’ùre Roger Waters.

AprĂšs une annĂ©e 1973 marquĂ©e par le succĂšs de The Dark Side Of The Moon, un doute crĂ©atif s’installe au sein du Floyd. Le groupe rĂ©intĂšgre les studios d’Abbey Road Ă  l’automne 1973 mais rien de concret ne sort de ces sĂ©ances. MalgrĂ© tout, il reprend la route en 1974 et, en plus de jouer l’intĂ©gralitĂ© de Dark Side, expĂ©rimente un morceau, destinĂ© Ă  ĂȘtre la colonne vertĂ©brale de leur futur album. Introduit par quatre notes qui resteront dans les annales du rock, son titre n’est alors que « Shine On ». TrĂšs vite pourtant, on comprend que son texte Ă©voque celui dont l’ombre, plus que jamais, plane au-dessus d’un groupe au succĂšs devenu planĂ©taire : Syd Barrett. En janvier 1975, Pink Floyd retourne en studio et dĂ©marre l’enregistrement de Wish You Were Here, analysĂ© ici sous la plume du spĂ©cialiste Philippe Gonin.

Revue de presse

- Pink Floyd, Wish You Were Here Christine Le Garrec À vos marques tapage 25 mars 2020
- Pink Floyd Bruno Cassan Koid'9 oct.-nov.-dec. 2020
- Wish You Were Here Patrick Benard Cultures Co 26 mai 2020
- Pink Floyd - Wish You Were Here Christine Le Garrec À vos marque ta page ! 25 mars 2020
- Philippe Gonin - Pink Floyd - Wish You Were Here Patrick Beguinel Litzic 19 février 2020
- Pink Floyd Noé Gaillard Daily Passions 19 février 2020
- Philippe Gonin - Pink Floyd - Wish You Were Here Maxime LachaĂŒd ObskĂŒre Magazine 3 fĂ©vrier 2020
- Pink Floyd, l'absence tranchante comme un diamant Serge Hartmann Les DerniÚres Nouvelles d'Alsace 10 février 2020

- Pink Floyd, Wish You Were Here

« Wish you were here » 
 Comment est nĂ© ce joyau oĂč plane indubitablement l’ombre de Syd Barrett? C’est l’entreprise que s’est fixĂ© Philippe Gonin (spĂ©cialiste des Pink Floyd, il nous a dĂ©jĂ  offert sa prĂ©cieuse Ă©rudition avec ses analyses sur les albums « Dark side of the moon » et « The wall ») qui a menĂ© l’enquĂȘte pour nous dĂ©voiler l’histoire de ce titre ĂŽ combien mythique. S’appuyant sur les tĂ©moignages des membres du groupe et de tous ceux qui ont Ă©tĂ© tĂ©moins du processus de crĂ©ation de ce bijou, il nous en offre une Ă©tude dĂ©taillĂ©e, aussi bien sur la musique que sur les textes, s’attardant sur les tournĂ©es du groupe (French et british summer tour de 1974, tournĂ©e amĂ©ricaine de 1975 et concerts de 1977) en terminant par la crĂ©ation de la pochette et par la revue de presse qui a accueilli l’album Ă  sa sortie. Une plongĂ©e intellectuelle et sensible au cƓur de ce titre « pas comme les autres» qui a marquĂ© la carriĂšre de ce groupe qui, malgrĂ© les annĂ©es qui passent, ne perd rien de son prestige et sĂ©duit de plus en plus de fans, de tous Ăąges 
 Passionnant!

Une chronique à retrouver sur À vos marques tapage

Christine Le Garrec
À vos marques tapage 25 mars 2020

- Pink Floyd

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In fine avec ses 140 et quelques pages, l’ouvrage livre de nombreuses rĂ©ponses, nous conforte sur beaucoup de choses qu’on pensait du groupe et pour le fan, dĂ©taille musicalement beaucoup de sections des morceaux.

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Un livre qui se lit d’une traite.

Bruno Cassan
Koid'9 oct.-nov.-dec. 2020

- Wish You Were Here

Apparition d’un Fantîme

Philippe Gonin est un spĂ©cialiste de la dissection d’albums. SpĂ©cialiste incontournable de Pink Floyd, on lui doit aussi un Pornography de The Cure pas piquĂ© des vers (chez Discogonie / DensitĂ©) Ă  lire absolument.

Ici, il retourne Ă  ses premiers amours, si on peut dire. AprĂšs avoir dĂ©cortiquĂ©s Dark Side Of The Moon, The Wall, (chez Le Mot et le Reste) et Atom Heart Mother (ScĂšrĂ©n – CNDP), le voici qui s’attaque Ă  Wish You Were Here.

Et, inutile de le cacher, voici un outil formidable pour (re)découvrir cet opus paru en 1975 et qui, surtout, était attendu au coin de la rue par la terre entiÚre aprÚs la face sombre de la lune.

Donc, comme le disait l’admirable Wim Wenders Ă  la fin des Ailes du DĂ©sir, «Nous sommes embarquĂ©s». EmbarquĂ©s dans l’univers de la construction de l’aprĂšs (thĂšme Ă  la mode en ce moment).

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Il s’agit de Syd Barrett, lui-mĂȘme, apparu tel un fantĂŽme. Est-ce vrai ou non ?
 La rĂ©ponse est dans le livre et attendez-vous Ă  des surprises, Ă  tous les niveaux. Vous allez apprendre des tas de choses tout comme votre serviteur et c’est jouissif.

Toute la chronique est disponible en ligne*”

Patrick Benard
Cultures Co 26 mai 2020

- Pink Floyd - Wish You Were Here

« Wish you were here »  Comment est nĂ© ce joyau oĂč plane indubitablement l’ombre de Syd Barrett ? C’est l’entreprise que s’est fixĂ© Philippe Gonin (spĂ©cialiste des Pink Floyd, il nous a dĂ©jĂ  offert sa prĂ©cieuse Ă©rudition avec ses analyses sur les albums « Dark side of the moon » et « The wall« ) qui a menĂ© l’enquĂȘte pour nous dĂ©voiler l’histoire de ce titre Ô combien mythique. S’appuyant sur les tĂ©moignages des membres du groupe et de tous ceux qui ont Ă©tĂ© tĂ©moins du processus de crĂ©ation de ce bijou, il nous en offre une Ă©tude dĂ©taillĂ©e, aussi bien sur la musique que sur les textes, s’attardant sur les tournĂ©es du groupe (French et british summer tour de 1974, tournĂ©e amĂ©ricaine de 1975 et concerts de 1977) en terminant par la crĂ©ation de la pochette et par la revue de presse qui a accueilli l’album Ă  sa sortie. Une plongĂ©e intellectuelle et sensible au cƓur de ce titre « pas comme les autres » qui a marquĂ© la carriĂšre de ce groupe qui, malgrĂ© les annĂ©es qui passent, ne perd rien de son prestige et sĂ©duit de plus en plus de fans, de tous Ăąges
 Passionnant !

“*DĂ©couvrez la sĂ©lection en ligne*

Christine Le Garrec
À vos marque ta page ! 25 mars 2020

- Philippe Gonin - Pink Floyd - Wish You Were Here

Retour sur la genĂšse et la rĂ©alisation de l’album Wish you were here de Pink Floyd, par Philippe Gonin (disponible aux Éditions Le mot et le reste).

Quelques semaines aprĂšs l’excellent livre d’Alexandre Higounet Pink Floyd wich one’s pink, un autre livre revient sur le mythique groupe Anglais. Il s’agit ici d’une Ă©tude sur le fameux Wish you were here , De Philippe Gonin, et sur la mythologie l’ayant façonnĂ©.

Cet album du Floyd, le dernier « vĂ©ritable » du groupe au grand complet, fait suite au cultissime The dark side of the moon. AprĂšs celui-ci, le groupe, sonnĂ© par le succĂšs, se trouve bien dĂ©pourvu au moment de passer Ă  la suite des Ă©vĂ©nements discographiques de leur groupe. Il faut dire que Pink Floyd, avec The dark side
, entrait dans une nouvelle dimension, passant de groupe underground Ă  celui de fer de lance du rock.

EncensĂ©, saluĂ© par la critique et le public, The dark side
 s’avĂ©rait dĂšs lors trĂšs difficile Ă  surpasser, ou mĂȘme Ă  Ă©galer. Pourtant, 4 petites notes magiques, entrĂ©es depuis dans la lĂ©gende du rock, allaient conduire le Floyd vers un plus que digne successeur, qui prendra le nom de Wish you were here, album gravitant autour du thĂšme de l’absence. En creux, celle de Syd Barrett, membre fondateur du groupe, tombĂ© en disgrĂące en mĂȘme temps que sa maladie (schizophrĂ©nie) devenait ingĂ©rable, probablement attisĂ©e par les excĂšs de l â€˜Ă©poque de son seul album sous le nom Pink Floyd, Ă  savoir The piper at the gate of down (disque incontournable du psychĂ©dĂ©lisme british).

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Ce bouquin est Ă  mĂȘme d’éclairer les personnes qui ne connaissent pas (ou peu) l’histoire du groupe. Les dĂ©tails qui y sont dĂ©voilĂ©s devraient leur permettre d’apprĂ©hender l’atmosphĂšre qui rĂ©gnait alors au sein du groupe. Pour les connaisseurs, seules les parties concernant les lives et les rĂ©actions de la presse avant et suite Ă  la sortie du disque sont sources de nouveautĂ©s.

Pour le reste, Philippe Gonin, qui fait preuve de beaucoup de rigueur dans ses analyses, ne laissant aucun « on-dit » sans réponse, relate une histoire qui fait effectivement partie de celle du rock. Il perpétue de fait le mythe, replace un disque dans son époque et dans celle, compliquée, du groupe, tout en pointant du doigt les prémices de la dislocation de celui-ci.

Lisez la chronique complĂšte sur Litzic

Patrick Beguinel
Litzic 19 février 2020

- Pink Floyd

Avec un sous-titre Wish you were here qui inscrit ce volume dans une sĂ©rie commencĂ©e avec The Wall et poursuivie avec The Dark Side of the Moon (mĂȘme auteur, mĂȘme Ă©diteur). Philippe Gonin est un universitaire et cela se reconnaĂźt ici non Ă  un style « jargonesque » mais Ă  la qualitĂ© de certaines rĂ©fĂ©rences (Roland Barthes, Paul Veyne) et au sĂ©rieux de l’analyse. Comme il est aussi guitariste, il va de soi qu’il sait de quoi il parle. Et d’abord du contexte de crĂ©ation de cet album dont l’enregistrement studio commence en janvier 1975, soit prĂšs de deux ans aprĂšs le succĂšs de The Dark Side of the Moon. Les Pink Floyd avaient la particularitĂ© de jouer-crĂ©er en concert les morceaux qu’ils enregistraient ensuite. Ainsi Shine on jouĂ© en concert en 1974 (en tournĂ©e en France et en Angleterre) sera la base de l’album Ă  suivre. Mais les Pink Floyd déçoivent certains critiques. L’un d’entre eux ira mĂȘme jusqu’à Ă©crire qu’ils peuvent installer sur scĂšne leur matĂ©riel, le brancher et s’en aller en coulisse pour parler d’autre chose.

Lorsqu’il analyse l’enregistrement en studio de l’album, Philippe Gonin n’oublie pas de parler des rapports entre les membres du groupe. Et lorsqu’il recherche l’origine du fameux « thĂšme de Sid » et commente une analyse d’un autre critique il fait intervenir des notions musicales :« rapports intervalliques » pour se justifier.

Vous avez compris qu’il s’agit lĂ  d’un travail d’amateur Ă©clairĂ© au sens d’amoureux non aveuglĂ©. Un travail qui transcende ce que l’on pourrait appeler « cuisine » ou recette pour essayer d’en dĂ©couvrir l’ñme. Je laisse aux amateurs « passionnĂ©s » le soin de dire si l’auteur l’a trouvĂ©e.

A lire lentement en écoutant en boucle leur musique dont je suppose que vous avez au moins un album.

Bonne écoute


Lire la chronique sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 19 février 2020

- Philippe Gonin - Pink Floyd - Wish You Were Here

L’auteur, enseignant et musicologue Philippe Gonin continue son exploration de l’Ɠuvre du Pink Floyd avec un troisiĂšme volume, cette fois-ci consacrĂ© Ă  l’album Wish You Were Here, aprĂšs The Dark Side Of The Moon et The Wall.
Autant le dire d’emblĂ©e, je n’apprĂ©cie que les deux premiers albums de ce groupe, mais j’aime beaucoup l’idĂ©e de dĂ©dier un livre entier, soit prĂšs de cent-cinquante pages, Ă  un seul disque vinyle. Cela renvoie d’ailleurs Ă  l’époque oĂč l’on pensait vĂ©ritablement en termes de faces A et B, de graphismes intĂ©rieurs et extĂ©rieurs, et cela allait avec une pensĂ©e artistique que l’on ressent aisĂ©ment Ă  la lecture de ces pages. Et puis il faut le dire, cette pochette, qui se trouvait dans la collection de ma sƓur aĂźnĂ©e, m’a marquĂ©, sĂ»rement plus que son contenu sonore : ces deux hommes qui se serrent la main et dont l’un brĂ»le tout comme la photographie elle-mĂȘme semble se consumer ou cet Ă©trange personnage Ă  la Magritte dans un dĂ©sert de sable
 Il y a beaucoup de mystĂšre derriĂšre ces visuels, quelque chose d’à la fois surrĂ©aliste et tragi-comique, et je dĂ©couvrirai plus tard qu’ils avaient Ă©tĂ© conçus par de vrais gĂ©nies du graphisme : le collectif britannique Hipgnosis.

Ainsi l’auteur dĂ©cortique le processus de crĂ©ation, l’enregistrement, les questionnements et les tournĂ©es liĂ©es Ă  cet album, tout en l’inscrivant dans une Ɠuvre plus large. Ce neuviĂšme album studio, paru en 1975, figure parmi les favoris des fans, mĂȘme si la critique de l’époque avait reprochĂ© un certain manque d’imagination et l’attitude hypocrite de bourgeois qui critiquent la bourgeoisie et le capital.
En effet, le groupe est en plein questionnement Ă  ce moment de son parcours. Les musiciens ont fondĂ© des familles et se dĂ©tachent du Pink Floyd qui est devenu un produit commercial suite au succĂšs phĂ©nomĂ©nal de The Dark Side Of The Moon en 1973. Ils ressentent une dichotomie entre ce qu’ils sont (riches, cĂ©lĂšbres) et leur volontĂ© de s’opposer Ă  l’establishment et Ă  la sociĂ©tĂ© de consommation (leurs liens avec la contre-culture de la fin des annĂ©es 1960 est trĂšs loin derriĂšre). Les musiciens sont aussi lassĂ©s, et les tĂ©moignages rassemblĂ©s sur les tournĂ©es de l’époque (une en Grande-Bretagne, une en France en 1974) le confirment. Le Floyd devient un job lucratif, sans profondeur, une parodie du prog rock prĂ©tentieux qui fera arborer Ă  Johnny Rotten le fameux T-shirt “I hate Pink Floyd”. Le critique Nick Kent les assassine sans prendre de pincettes dans ces annĂ©es-lĂ , oĂč les textes dans la presse pouvaient encore avoir un impact sur les groupes. Comment faire pour redonner un peu d’ñme Ă  une entitĂ© qui semble avoir perdu la sienne ? Et que donner Ă  un public de masse qui attend un Dark Side Of The Moon II ?

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Alternant plages musicales et morceaux plus bavards, le disque bĂ©nĂ©ficie aussi de la technologie de l’époque et les nouveaux appareils Ă©lectroniques que Rick Wright s’est procurĂ©s, alors que les textes sont imprimĂ©s pour la premiĂšre fois Ă  l’intĂ©rieur du disque, dĂ©montrant une maturitĂ© assumĂ©e dans l’écriture de Roger Waters.
Se basant sur les nombreux livres dĂ©jĂ  publiĂ©s sur le Floyd, les articles et interviews, Gonin analyse chaque morceau avec prĂ©cision et avec une connaissance de musicien notamment dans l’approche pointue des notes. La partie sur le travail avec Hipgnosis m’a particuliĂšrement interpellĂ©, ainsi que la collaboration avec Gerald Scarfe pour les projections de la tournĂ©e de 1977, notamment pour “Welcome to the Machine” et le film qu’il intitule L’Homme de Sable (pour “Shine on you crazy Diamond”) avec son imagerie animĂ©e anxiogĂšne. Le livre s’avĂšre donc documentĂ©, sĂ©rieux et satisfera tous ceux qui veulent en savoir plus sur ce disque.

La chronique intégrale est en ligne

Maxime LachaĂŒd
ObskĂŒre Magazine 3 fĂ©vrier 2020

- Pink Floyd, l'absence tranchante comme un diamant

Avec The Dark Side Of The Moon, ils avaient atteint la célébrité planétaire. Début 1975, les Pink
Floyd entrent en studio avec pour dĂ©fi de tenir la distance. Ils signeront Wish you were here, peut-ĂȘtre
leur meilleur album dont l’érudit Philippe Gonin raconte l’histoire.

Ils avaient pointĂ© l’appĂąt du gain dans Money, leur premier vrai tube surgi de The Dark Side of the Moon, propulsant l’album au firmament des ventes. Et c’était bien d’argent dont il s’agissait dĂ©sormais. Le groupe Ă©tait devenu l’un des plus bankable du moment. AprĂšs un tel succĂšs, il convenait de battre le fer tant qu’il Ă©tait chaud. Il ne s’agissait pas tant de produire un nouvel album, le batteur Nick Mason Ă©voquant combien, et curieusement, le label EMI s’abstiendra de leur mettre la pression, que de capter tous les revenus gĂ©nĂ©rĂ©s autour de leur nom. Ainsi Ă©tait nĂ©e la sociĂ©tĂ© Pink Floyd Music Publishers ayant pour objet de contrĂŽler tout ce qui pouvait se traduire en espĂšces sonnantes et trĂ©buchantes. « Soudain, on s’est rendu compte que Pink Floyd devenait un produit, et une grande partie de notre temps et de notre Ă©nergie a Ă©tĂ© consacrĂ©e Ă  nous prĂ©occuper du cĂŽtĂ© commercial de la gestion du groupe, plutĂŽt que de jouer, ce qui n’est pas une bonne chose », observait dĂšs 1974 le claviĂ©riste Rick Wright. Le groupe n’en poursuivait pas moins sa trajectoire artistique propre. Entre lassitude et ennui. Cet ennui auquel les sĂ©ances d’enregistrement Ă©taient supposĂ©es remĂ©dier. « Quand on a l’habitude de travailler trĂšs dur pendant des annĂ©es et des annĂ©es, et que l’on en est arrivĂ© au point que l’on cherchait, il faut continuer parce que l’on se rend compte que lĂ  oĂč on est arrivĂ©, ce n’est pas ce que l’on pensait ĂȘtre », confiait Roger Waters qui bientĂŽt fera du groupe l’instrument personnel de sa crĂ©ativitĂ© avant le clash final. Dans Pink Floyd, Wish you were here (Ă©ditions Le Mot et le Reste), Philippe Gonin dĂ©cortique l’élan qui remettra le groupe sur les rails. L’auteur, d’une Ă©rudition stupĂ©fiante, a dĂ©jĂ  consacrĂ© un ouvrage Ă  The Dark Side of the Moon et Ă  The Wall. On sait combien cet album, enregistrĂ© entre janvier et juillet 1975, est traversĂ© par le thĂšme de l’absence. Celle de Syd Barrett, figure incandescente du groupe basculant dans une folie lestĂ©e de LSD, et que son ami, David Gilmour remplace en catastrophe.

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Parfois trĂšs technique sur les compositions et les instruments utilisĂ©s par le groupe, ce livre ne regorge pas moins d’une foule d’informations sur un album qui pour Gilmour et Wright demeurait le meilleur du groupe. Enfin, petite information quant au fameux visuel du disque: deux hommes en costume/ cravate se serrant la main, l’un Ă©tant en flammes. À ceux qui pensaient qu’il s’agissait d’un simple photomontage, prĂ©cisons qu’un cascadeur auquel on a vĂ©ritablement mis le feu tenait le rĂŽle. Il fallut s’y prendre Ă  quinze reprises avant que le photographe ne soit satisfait.

Serge Hartmann
Les DerniÚres Nouvelles d'Alsace 10 février 2020