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Parution : 18/01/2018
ISBN : 9782360542437
140 pages (14,8 X 21 cm)

Pink Floyd The Dark Side of the Moon

AprĂšs The Wall, Philippe Gonin met en lumiĂšre les rouages du plus iconique album des Pink Floyd.

ÉbauchĂ©, composĂ©, retravaillĂ© et prĂ©sentĂ© un an avant sa sortie officielle pendant leur tournĂ©e mondiale de 1972 Ă  l’aide d’un matĂ©riel ultra-sophistiquĂ©, The Dark Side Of The Moon est l’album culte des Pink Floyd et un des trois plus vendus au monde. HuitiĂšme album du groupe, il marque le tournant commercial de la formation anglaise notamment par l’apparition de leurs premiers tubes avec les titres « Money », « Us And Them » et « Time ». Philippe Gonin prend la plume pour analyser les tenants et les aboutissants de cette oeuvre extra-ordinaire. Il analyse avec rigueur les diffĂ©rentes phases d’élaboration et de rĂ©ception du disque, le rĂŽle de chacun des musiciens, du producteur et des ingĂ©nieurs du son ainsi que le matĂ©riel technologique utilisĂ© par les Pink Floyd, dĂ©sireux depuis leurs dĂ©buts de repousser les frontiĂšres musicales et technologiques, comme l’affirme The Dark Side of the Moon.

Revue de presse

- Rencontre avec Philippe Gonin auteur, musicologue et compositeur. L'Impromptu FMR Toulouse / 89.1 Mhz 17 mai
- Philippe Gonin Pink Floyd – The Dark Side of The Moon Jean-Philippe Haas Chromatique 3 juin 2018
- Livres Ă  vous - Pink Floys - The Dark Side of The Moon Jean-Guillaume LANUQUE Big Bang Mai 2018
- The Dark Side of the Moon Thierry Istace Prog-résiste DeuxiÚme trimestre 2018
- The Dark Side of the Moon Julien Richard Les affiches de la Haute SaÎne 8 février 2018
- Pink Floyd Dark Side of the Moon Laurent Bourdelas France Bleu Limousin // Les spécialistes du Limousin 6 février 2018

- Rencontre avec Philippe Gonin auteur, musicologue et compositeur.

Dans les studios de Radio FMR, Philippe Gonin musicologue, arrangeur et compositeur à propos de son dernier ouvrage The Dark Side Of The Moon, album culte des Pink Floyd publié aux éditions Le Mot et Le Reste.
AprÚs « The Wall », Philippe Gonin met en lumiÚre les rouages du plus iconique album des Pink Floyd.
Philippe Gonin analyse les tenants et les aboutissants de cette oeuvre extra-ordinaire,
les diffĂ©rentes phases d’élaboration et de rĂ©ception du disque, le rĂŽle de chacun des musiciens, du producteur et des ingĂ©nieurs du son ainsi que le matĂ©riel technologique utilisĂ© par les Pink Floyd, dĂ©sireux depuis leurs dĂ©buts de repousser les frontiĂšres musicales et technologiques, comme l’affirme « The Dark Side of the Moon »

Pour (rĂ©)Ă©couter l’émission en podcast, cliquez ici

L'Impromptu
FMR Toulouse / 89.1 Mhz 17 mai

- Philippe Gonin Pink Floyd – The Dark Side of The Moon

Il y a quarante-cinq ans sortait l’un des albums les plus vendus au monde, The Dark Side of The Moon. Sa pochette emblĂ©matique, la boucle inoubliable qui ouvre le single « Money », sa perfection sonore, une Ă©poque qui se prĂȘtait aux expĂ©rimentations, voire peut-ĂȘtre aussi sa dimension conceptuelle dĂ©veloppĂ© par Roger Waters, sont autant de facteurs qui ont contribuĂ© Ă  son succĂšs interplanĂ©taire. C’est aussi l’Ɠuvre charniĂšre dans la carriĂšre du groupe britannique, qui va dĂ©sormais devenir la grosse machine (commerciale, diront certains) que l’on connaĂźt et connaĂźtre de fortes turbulences internes. AprĂšs avoir dĂ©cortiquĂ© The Wall Philippe Gonin se penche sur ce vĂ©ritable phĂ©nomĂšne de la musique rock du vingtiĂšme siĂšcle qui se maintint 933 semaines dans le Top 200 du Billboard.

Si Pink Floyd – The Dark Side of The Moon est nettement plus concis que son prĂ©cĂ©dent ouvrage chez Le Mot et le Reste, c’est simplement parce qu’il y a moins de choses Ă  dire sur le sujet : en effet, aprĂšs Obscured By Clouds et Live at Pompei, le groupe montre encore une forte cohĂ©sion, une certaine unitĂ©, et les conflits d’ego des futurs millionnaires sont Ă  venir. Pink Floyd souhaite passer Ă  la vitesse supĂ©rieure et n’est pas encore engluĂ© dans des problĂšmes collatĂ©raux. Le livre se concentre donc essentiellement sur la partie crĂ©ative des concerts qui prĂ©cĂšdent le travail en studio, et pendant lesquels l’album est dĂ©jĂ  jouĂ© dans son intĂ©gralitĂ©, le processus d’enregistrement et toutes les petites trouvailles techniques qui font le charme de ce monument, les inĂ©vitables anecdotes dont le lecteur est si friand et les concerts donnĂ©s aprĂšs la sortie du disque. Un entretien datĂ© de 2017 avec le cinĂ©aste Ian Emes, auteur notamment des films d’animation projetĂ©s lors des spectacles de la tournĂ©e, conclut cet ouvrage Ă  la fois rigoureux et facile d’accĂšs.

Retrouvez l’article sur chromatiquenet en cliquant ici

Jean-Philippe Haas
Chromatique 3 juin 2018

- Livres Ă  vous - Pink Floys - The Dark Side of The Moon

Philippe Gonin s’était imposĂ© comme un auteur important dans l’étude des musiques progressives, en signant un ouvrage de rĂ©fĂ©rence consacrĂ© Ă  Magma, dĂ©jĂ  chez Le Mot et le Reste. Mais en parallĂšle, il a Ă©galement beaucoup Ă©crit sur Pink Floyd : outre un Grandeur et DĂ©cadence des Pink Floyd centrĂ© sur la dimension mercantile des choses, il a signĂ© des monographies sur Atom Heart Mother (chez CanopĂ©), The Wall (voir notre numĂ©ro 93) et Ă  prĂ©sent sur The Dark Side of the Moon.
Une longue contextualisation est nĂ©cessaire, afin de montrer que ce nouvel album de Floyd bĂ©nĂ©ficia de l’expĂ©rience acquise dans l’écriture de chansons pour Obscured By Cloud (réévaluĂ© Ă  la hausse par l’auteur) et de la volontĂ© maintenue d’expĂ©rimentation, dĂ©clinĂ©e aussi bien dans l’expĂ©rience du Live At Pompei que dans la collaboration avec les ballets de Roland Petit ( sur ces productions, voir le rĂ©cent coffret Pink Floyd The Early Years 1972). Philippe Gonin se penche ensuite sur les textes, dans lesquels il voit l’influence conjointe des idĂ©es de Henry David Thoreau, de passages de la Bible et des analyses du psychiatre Ronald David Laing, chantre de l’antipsychiatrie, sur l’aliĂ©nation sociale des individus. Il est toutefois dommage que le contexte social et politique, celui des rĂ©volutions culturelles et de la contestation gĂ©nĂ©rationnelle, ne soit pas Ă©galement pris en compte. Sur les conditions d’enregistrement, au-delĂ  du rĂŽle connu d’Alan Parsons, on notera l’insistance sur celui de Chris Thomas pour le mixage, qui rĂ©ussit Ă  transcender les vues opposĂ©es de David Gilmour et Roger Waters sur la question.
Un dĂ©cryptage de l’album morceau par morceau s’ensuit. On apprend ainsi que sur “Speak To Me”, titre reprenant une phrase rituelle d’Alan Parsons durant l’enregistrement, les battements du coeur furent obtenus par trucage, et que le rire est celui de Peter Watts, pĂšre de l’actrice Naomi Watts. Pour “On The Run” la jam initiale durait huit bonnes minutes, et si le Synthi A, clavier novateur pour l’époque, fut largement utilisĂ©. Gilmour usa Ă©galement d’un pied de micro sur ses cordes ! “The Great Gig In The Sky” fut pour sa part le rĂ©sultat d’une lente Ă©volution, oĂč diffĂ©rents essais furent tentĂ©s (comme l’utilisation d’enregistrements d’échanges entre astronautes d’Apollo), avant que Clare Torry ne soit chargĂ©e de vocaliser en pensant “à la mort, Ă  l’horreur”. Enfin, pour ce qui est de “Us and Them”, le titre Ă©tait basĂ© sur une musique de Rick Wright composĂ©e en 1969 pour le film Zabriskie Point, mais refusĂ©e par le rĂ©alisateur. C’est d’ailleurs de Wright Ă©galement que vient l’idĂ©e d’une pochette sobre, un projet d’utilisation du Surfer d’Argent ayant un temps Ă©tĂ© proposé 
Le succĂšs de l’album est abordĂ© par Philippe Gonin, mais sans doute un peu trop rapidement; il insiste nĂ©anmoins sur l’effet de l’investissement marketing dĂ©ployĂ© par la maison de disques. Les tournĂ©es qui suivirent sont ensuite longuement dĂ©cryptĂ©es, Ă©voquant Ă  la fois les innovations scĂ©niques, les films projetĂ©s, mais aussi l’apogĂ©e du groupe que reprĂ©senta la fin de 1973 (un jugement Ă©videmment sujet Ă  discussion) et la rupture croissante avec un public en pleine extension et mutation.
Bien que le livre soit intĂ©ressant en l’état, il est regrettable qu’au vu de sa taille limitĂ©e, Philippe Gonin n’ait pas abordĂ© la rĂ©ception critique internationale de l’album (il le fait en partie pour les concerts) ni les multiples reprises effectuĂ©es des morceaux de The Dark Side of The Moon (citons entre autres les tribute de Magma Carta ou de Billy Sherwood) : l’entretien qu’il nous accorde permet de comprendre pourquoi, et ouvre sur la possibilitĂ© future d’un travail exclusivement consacrĂ© aux rĂ©appropriations plurielles de l’Ɠuvre de Pink Floyd.

ENTRETIENAVECPHILIPPEGONIN

Alors que tu as Ă©crit un livre de rĂ©fĂ©rence sur Magma, groupe sur lequel il n’existait rien depuis le livre d’Antoine de Caunes, pourquoi t’ĂȘtre penchĂ© Ă  plusieurs reprises sur Pink Floyd, sujet Ă  la fois plus parcouru et plus connu ?
C’est Ă  chaque fois une rĂ©ponse Ă  une sollicitation. Atom Heart Mother Ă©tait au programme du Bac (et j’étais un peu “responsable” de cela), The Wall est une demande d’Yves Jolivet, qui savait que je m’intĂ©ressais au groupe, alors que Waters faisait sa tournĂ©e The Wall
 De lĂ  est nĂ©e l’idĂ©e de parcourir la discographie du groupe. AprĂšs The Wall, Dark Side
 semblait ĂȘtre un choix Ă©vident


De quelle maniĂšre as-tu travaillĂ© pour ce nouvel ouvrage ? Tu sembles avoir rĂ©alisĂ© des entretiens inĂ©dits, mais pas de façon systĂ©matique. Avais-tu un calendrier d’écriture trĂšs stricte ?
Recherche des sources, lecture des ouvrages dĂ©jĂ  parus (ceux en anglais du moins) et tenter de contacter certains acteurs sans que ce soit forcĂ©ment les membres du groupe (j’avais rencontrĂ© Nick Manson au moment de l’écriture de Atom Heart Mother). On a une date limite pour rendre le manuscrit. Mais je dois bien avouer que pour Dark Side.. est un album sur lequel il a Ă©tĂ© beaucoup dit. Il fallait Ă  la fois tenter de trouver parfois un angle nouveau, ou du moins diffĂ©rent, sans pour autant nĂ©gliger de redire ce qui est dĂ©jĂ  connu, mais que je ne pouvais pas me permettre d’ignorer non plus. Parfois aussi tenter une analyse qui s’échappe un peu des terrains connus.

Ton livre offre un tour complet de la rĂ©alisation de The Dark Side of The Moon. Pourquoi avoir retenu cet album prĂ©cisĂ©ment ? Penses-tu qu’avec Atom Heart Mother et The Wall, sur lesquels tu as Ă©galement Ă©crits, il soit l’un des meilleurs du groupe ?
AprĂšs The Wall, je l’ai dit, est nĂ©e l’idĂ©e d’une “collection” Pink Floyd pratiquement album par album pour Le Mot et le Reste. On ne pouvait pas vraiment penser tout de suite Ă  un ouvrage sur Animals ou The Final Cut. Dark Side
 est venu naturellement. Et puis il n’en existe aucun consacrĂ© Ă  ce seul album en français.

Pourquoi ne pas avoir consacrĂ© de chapitres Ă  la rĂ©ception critique internationale de l’album, contemporaine et ultĂ©rieure, ainsi qu’aux multiples reprises qui ont Ă©tĂ© faites des morceaux de The Dark Side of The Moon ?
C’est un choix. Il y a quelques Ă©lĂ©ments sur les concerts, mais la rĂ©ception critique n’apportait pas grand-chose Ă  l’ensemble (du moins de mon point de vue). On sait ce que l’album est devenu, on sait que ce fut quasiment immĂ©diat. Trouver un article disant qu’il est mauvais ? Oui j’aurais pu chercher
 En ce qui concerne les reprises, il y a un chapitre (Ă  l’état de brouillon et donc inĂ©dit) qui Ă©tait prĂ©vu dans le plan de dĂ©part. Mais les reprises intĂ©grales de l’album ont Ă©tĂ© nombreuses en jazz, en dub, fidĂšle Ă  l’album jusqu’à N’Guyen LĂȘ et son Celebrating The Dark Side of The Moon par ailleurs excellent, ou le travail de la compagnie Les InouĂŻs (le nom de mĂ©moire). En fait, je me suis rendu compte qu’il aurait fallu pratiquement un volume entier uniquement consacrĂ© aux “lectures” qui ont Ă©tĂ© faites de cet album. On sortait sensiblement du sujet.

Tu montres que The Dark Side of The Moon n’est pas une Ɠuvre purement commerciale, mais qu’il rĂ©sulte d’un processus complexe, oĂč l’expĂ©rimentation avait encore sa part. A partir de quel moment considĂšres-tu que l’on puisse parler d’album purement commercial ? Je te pose d’autant plus la question que tu as abordĂ© la problĂ©matique du commerce de l’Ɠuvre dans Grandeur et DĂ©cadence Des Pink Floyd

A partir du moment oĂč il se vend et se vend bien, on peut dire qu’il est commercial. Il y a tout ce chapitre dans le livre qui parle de l’action de Capitol en faveur de l’album, campagne de presse, choix de sortir un single pour booster les ventes et atteindre une deuxiĂšme cible. Tout ça, c’est du business. Sans toute cette camapgne (c’est Mason qui dit cela je crois), il se serait sans doute vendu, mais moins bien. Il y a dans cet album un cĂŽtĂ© “right thing at the right time”. Et puis, c’est quand mĂȘme un excellent disque.

Quels sont tes projets futurs ? Une autre monographie sur un album de Floyd ? Un livre sur Roger Waters et sa carriĂšre solo, sujet qui mĂ©riterait incontestablement un traitement Ă  part entiĂšre ? Quel est d’ailleurs ton album fĂ©tiche de Pink Floyd, et pourquoi ?
J’ai eu dans l’idĂ©e de faire un Roger Waters The Solo Years. Et puis un bouquin est sorti en anglais. Alors je le garde sous le coude (d’autant que j’aime assez son dernier disque, contrairement Ă  celui de Gilmour, un peu fade Ă  mon goĂ»t). Les prochains bouquins qui doivent paraĂźtre sont un Marquis de Sade et un Wire (consacrĂ© Ă  l’album Chairs Missing) puis un autre Floyd, sans doute The Early Years (de 1965 Ă  je ne sais pas trop encore, 1968 ? 69 ?). J’aimerais surtout Ă©crire assez vite un volume sur Animals. Un album passionnant. Tout comme The Final Cut d’ailleurs. Quant Ă  mon album fĂ©tiche (qui n’est pas forcĂ©ment mon prĂ©fĂ©rĂ©, car cela varie suivant les moments), c’est incontestablement Atom Heart Mother. C’est le premier que j’ai achetĂ©, le premier que j’ai jouĂ© sur scĂšne au dĂ©but du siĂšcle, et c’est celui que je vais jouer encore dans quinze jours en Belgique – le 21 avril Festival les Intemporelles Ă  Soignies – et Dunkerque le lendemain (22 avril) avec cuivres et choeur !

Jean-Guillaume LANUQUE
Big Bang Mai 2018

- The Dark Side of the Moon

Faut-il encore vous prĂ©senter Philippe Gonin ? Si vous ĂȘtes un lecteur rĂ©gulier de notre sympathique revue (ou si vous avez assistĂ© Ă  l’une ou l’autre Ă©dition de feu notre festival), certainement pas. Je vais donc me contenter d’un petit rappel biographique Ă  l’usage de nouveaux lecteurs. Philippe est musicologue et musicien Ă  ses heures; il Ă©prouve une vĂ©ritable passion pour la musique populaire et on lui doit des ouvrages sur des artistes et groupes aussi diffĂ©rents que Robert Wyatt et The Cure. Mais, dans ce domaine de prĂ©dilection, son cheval de bataille, c’est PINKFLOYD, formation au sujet de laquelle il est en train de construire une vĂ©ritable “bibliographie par les Ɠuvres” aussi complĂšte qu’intĂ©ressante. Dans ce contexte, on lui doit dĂ©jĂ  une Ă©tude sur Atome Heart Mother et un ouvrage de rĂ©fĂ©rence sur The Wall. RĂ©cemment, il nous avait proposĂ© un petit ouvrage plus “transversal”, Grandeur et dĂ©cadence des Pink Flyod, qui dĂ©montait de façon prĂ©cise et honnĂȘte le rapport “ambigu” des membres du groupe Ă  la cĂ©lĂ©britĂ© et Ă  l’argent. A l’occasion, je vous annonçais la parution de la brique suivante dans la vaste construction en devenir entreprise par l’auteur sur les faits et les Ɠuvres de ce monument de la musique contemporaine, The Dark Side of the Moon. Comme nous l’explique l’auteur en introduction, Dark Side est l’album de tous les superlatifs avec ses 933 semaines dans le Top 200 du Billboard ou bien encore ses 24 millions de copies vendues. Dans le mĂȘme ordre d’idĂ©e, c’est probablement un de ses albums sur lesquels on a le plus Ă©crit et parlĂ© et j’avoue que j’étais assez curieux de voir comment Philippe allait apporter sa pierre Ă  ce dĂ©jĂ  vaste appareillage critique, tant la tĂąche me semblait autrement plus ardue que pour des albums moins “commentĂ©s” tel The Wall ou Atom Heart. La solution Ă  ce petit casse-tĂȘte, c’est l’exhaustivitĂ© ; un travail qui aborde consciencieusement tous les aspects du chef-d’Ɠuvre, une somme qui, je le pense sincĂšrement, servira de rĂ©fĂ©rence pour les temps Ă  venir. La structure de l’étude est trĂšs logique et l’exposĂ© trĂšs pĂ©dagogique ; qui plus est, comme toujours, Philippe prend grand soin Ă  documenter ses sources. Personnellement, j’ai Ă©normĂ©ment appris dans la partie “genĂšse” de l’Ɠuvre sur la finalement assez lente maturation du produit final et l’activitĂ© vĂ©ritablement frĂ©nĂ©tique du groupe Ă  l’époque (Obscured by Cloud, PompĂ©i, les ballets avec Roland Petit); activitĂ©s qui, chacune Ă  leur façon, ont influencĂ© Dark Side. TrĂšs important aussi, le travail rĂ©alisĂ© sur les sources, et donc la thĂ©matique gĂ©nĂ©rale de l’album : Thoreau, la bible (version King James, of course) et The Politics of Experience de R D Laing. Le livre se poursuit sur l’enregistrement et une analyse dĂ©taillĂ©e des diffĂ©rentes plages. C’est trĂšs complet, parfois fort techniques pour les non-initiĂ©s dans mon style mais je n’ai jamais eu l’impression de perdre le fil des explications. Il y a bien entendu une partie consacrĂ©e au visuel qui, avec le temps, est devenu une des images le temps, est devenu une des images les plus “fondatrices” de la mythologie du rock. Et puis surtout, il y a cette description quasi bĂ©nĂ©dictine de l’évolution constante du matĂ©riel scĂ©nique et des innovations apportĂ©es par le groupe. VoilĂ , je pourrais vous en parler encore trĂšs longuement mais je prĂ©fĂšre vous laisser le plaisir de la dĂ©couvert des mille et un petit dĂ©tails qui rendent cette Ă©tude tellement passionnante. Je vais donc conclure avec un petit message Ă  l’auteur : Philippe, on attend dĂ©jĂ  avec impatience le volume sur Wish You Were Here; bon travail


Thierry Istace
Prog-résiste DeuxiÚme trimestre 2018

- The Dark Side of the Moon

Au Royaume-Uni, on considĂšre qu’un foyer sur deux possĂšde la prĂ©cieuse galette dans sa discothĂšque. Si ces chiffres sont invĂ©rifiables et relĂšvent presque de la lĂ©gende urbaine, il est vrai que les ventes de l’album culte de Pink Floyd, The Dark Side of the Moon, feraient rĂȘver n’importe quel apprenti chanteur sorti de The Voice.
Pensez : depuis 1973, il s’en est vendu prĂšs de 45 millions d’exemplaires Ă  travers le monde. Album rĂ©fĂ©rence
de toute une gĂ©nĂ©ration, The Dark Side of the Moon est l’objet du nouveau livre de Philippe Gonin, musicologue et maĂźtre de confĂ©rence Ă  l’universitĂ© de Bourgogne, dĂ©jĂ  auteur d’ouvrages sur le groupe britannique, comme The Wall et Atom Heart Mother.
En quelque 140 pages, l’auteur revient sur la genùse du disque de tous les records, analyse avec pertinence sa
musicalitĂ©, dĂ©cortique les prestations live, et offre un plongeon passionnant dans les paroles habitĂ©es de Roger Waters. Une mine d’informations destinĂ©e aux amateurs Ă©clairĂ©s comme aux fans acharnĂ©s.

Julien Richard
Les affiches de la Haute SaÎne 8 février 2018

- Pink Floyd Dark Side of the Moon

Le journaliste Laurent Bourdelas chronique le dernier livre de Philippe Gonin.

Une chronique à réécouter en podcast sur le site de France Bleu

Laurent Bourdelas
France Bleu Limousin // Les spécialistes du Limousin 6 février 2018