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Parution : 22/05/2014
ISBN : 9782360541263
144 pages (148x210)

16 €

Nos futurs

Un conte post-rétro

Je ne souhaitais pas trop entrer dans les dĂ©tails. Ni comparer mon expĂ©rience Ă  la sienne. Au pays des french rock critics, on entrait comme dans un moulin, personne Ă  l’accueil, et on en repartait sans fleurs ni couronnes. C’était une confrĂ©rie discrĂšte autour d’une musique bruyante. On ne s’y faisait d’ami que par exception. Elle rĂ©servait sĂ»rement les effusions au grand Ăąge que nous atteindrions peut-ĂȘtre, nos jointures Ă©mettant alors les craquements d’un vieux vinyle.

Imaginons l’évĂ©nement suivant : Simon Reynolds, l’érudit critique de rock anglais auteur de RĂ©tromania, sonne Ă©garĂ© Ă  votre porte. Imaginons ensuite que vous vous appeliez François Gorin, autre spĂ©cialiste de la chose rock, que l’ouvrage de Reynolds a questionnĂ© au plus profond de son amour de la musique. Il s’agit Ă©videmment d’une chance Ă  ne pas laisser passer. Une semaine durant, chaque soir, les deux Ă©minents critiques se retrouvent, thĂ© et platine disque Ă  portĂ©e de main, pour faire le point sur la passion qui les anime. Au cours d’un dialogue Ă©voquant musiques africaines et Elvis Costello, Beach House et Kanye West, le Français va tout tenter pour remonter le moral d’un Anglais dĂ©sabusĂ© par une Ă©poque oĂč tout peut ĂȘtre Ă©coutĂ© d’un clic, oĂč les coffrets se transforment en mausolĂ©es, et oĂč les vinyles prennent la poussiĂšre sur les Ă©tagĂšres des collectionneurs. Et peu importe, finalement, de savoir ce que tout ceci doit Ă  l’imagination.

Revue de presse

- Vinyle nostalgie Le Point 08 octobre 2014
- Alcool, drogue, amour, argent AgnÚs Léglise Rock&Folk Octobre 2014
- Trois livres pour passer de belles vacances au pays de la Rétromanie Stéphane Deschamps Les Inrockuptibles 16 juillet 2014
- Culture pop : le futur d'un passé Philippe Poirrier Policultures 7 juillet 2014
- Nos futurs L'Éditeur Singulier 3 juillet 2014
- Essai transformé Franck Vergeade Magic Juin 2014
- Les disques durent Alexandre Fillon Livres Hebdo 16 mai 2014
- Nos futurs Philippe Dumez I love you, Georgia Hubley 19 mai 2014

- Vinyle nostalgie

Conte moderne

Il Ă©tait une fois une visite improbable. Pour ce critique de rock accro au vinyle, voir dĂ©barquer chez soi Simon Reynolds, le fameux spĂ©cialiste anglais du genre, auteur du culte RĂ©tromania, est un choc. Un peu comme si Bono sonnait chez Daho. Une illusion? En tout cas, un rĂȘve qui durera une semaine. Chaque jour avec une prĂ©cisions mĂ©tronome, cet invitĂ© surprise jaugera son hĂŽte, curieux de ce qu’un french critic peut bien Ă©couter. Une Ă©preuve pour notre maniaque du 33-tours. Il y a bien les Kills, Beach House, Kanye West, Costellon Paddy MacAloon
 Seulement voilĂ , les platines de François Gorin, journaliste Ă  TĂ©lĂ©rama, ne se lassent pas de faire tourner les Doors, les Beach Boys, Lou Reed, Dylan
 Dans Nos futurs, ne rĂ©sume-t-il pas : “La musique n’a plus de prĂ©sent, encore moins d’avenir, tout est bouffĂ© par le passĂ©â€, reprenant la thĂšse de Reynolds? Rare concession Ă  la modernitĂ©, l’auteur alimente un blog depuis cinq ans. Son nom? Les Disques rayĂ©s
 Une entreprise furieusement rĂ©tro.

Le Point 08 octobre 2014

- Alcool, drogue, amour, argent

La nostalgie camarade. Devra-t-on un jour ainsi rebaptiser cette page tant la nostalgie, plus que jamais, est au cƓur de la rentrĂ©e littĂ©raire et finalement de la plupart des livres chroniquĂ©s ici ? La nouvelle garde rock (sic) n’inspire, semble-t-il, pas autant ses contemporains que leurs glorieux aĂźnĂ©s tandis que l’histoire du rock est elle devenue un sujet majeur, au mĂȘme titre que celle du cinĂ©ma ou de la littĂ©rature mais avec, notons-le, la lĂ©gĂšre diffĂ©rence que son passĂ© y apparaĂźt bien plus que son actualitĂ©, ce que, par ailleurs certains pourraient voir comme la preuve que le binz n’est plus un truc d’avenir. On vous laisse juges.

RĂ©tromaniques, nous le sommes tous devenus depuis Youtube et aucun domaine artistique n’est aujourd’hui Ă©pargnĂ© par cette vague inexorable ainsi que le journaliste et critique rock Simon Reynolds nous l’avait dĂ©montrĂ© brillamment dans son vaste essai RĂ©tromania, essai qui sert aujourd’hui de point de dĂ©part au livre de l’également journaliste et critique rock, François Gorin, Nos futurs, Un conte post-rĂ©tro.

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AgnÚs Léglise
Rock&Folk Octobre 2014

- Trois livres pour passer de belles vacances au pays de la Rétromanie

“Fais-moi oublier RĂ©tromania”, aurait demandĂ© Simon Reynolds Ă  François Gorin tout en sirotant un drĂŽle de thĂ© au dĂ©but d’un dialogue socratique imaginaire. C’est le dispositif fictionnel du dernier livre de Gorin, auteur et rock-critic français Ă©mĂ©rite, dĂ©sormais hĂ©bergĂ© chez TĂ©lĂ©rama : inviter dans son salon l’auteur du livre RĂ©tromania (ce gros pavĂ© dans la mare de la modernitĂ©, dont la thĂšse mĂ©lancolique Ă©tait de dĂ©montrer que le rock, c’est fini pliĂ©, refroidi par les rééditions, les rĂ©formations, la nostalgie et le poids de l’histoire) pour discuter de choses et d’autres.
Tout en restant intĂ©ressant, Gorin va dĂ©cevoir Reynolds : son livre, plus lĂ©ger qu’un ballon de plage, ne fera pas du tout oublier RĂ©tromania. C’est au contraire une autre balade Ă  rebours dans sa vie de rock-critic, de fan Ă©clectique de musique (de la pop au blues d’avant-guerre en passant pas les chanteuses de jazz ou le hop-hop), de collectionneur de disques et de type qui a toujours su poser les vraies questions drĂŽles (comme celle-ci : le rock Ă©tant antĂ©rieur au punk, comme le post-punk a-t-il pu prĂ©cĂ©der le post-rock?).

Pour la suite des vacances en RĂ©trmanie (ce pays imaginaire qu’on visite tous les jours), on conseille deux autres livres publiĂ©s par Le mot et le reste (officiellement meilleur Ă©diteur français de textes sur la musique) :Sun Ra, Plamiers et pyramides de Joseph Ghosn (ex-_Inrocks_), et Musiques populaires brĂ©siliennes de David Rassent. Les deux livres, Ă©galement passionnĂ©s, proposent un point de vue (personnel pour le premier, plus historique pour le second) et une utile sĂ©lection discographique commentĂ©e. S’ils vont bien ensemble, et qu’entre le jazzman cosmique Sun Ra et le contingent des BrĂ©siliens, il y a un mĂȘme goĂ»t pour l’aventure spatiotemporelle, le dĂ©chiffrage, l’invention, l’avant-garde. RĂ©tromanie oui, mais au futur antĂ©rieur.

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Stéphane Deschamps
Les Inrockuptibles 16 juillet 2014

- Culture pop : le futur d'un passé

En 2012, l’éditeur Le mot et le reste proposait une opportune traduction de RĂ©tromania, maĂźtre-livre du critique britannique Simon Reynolds. L’auteur, ancien Ă©tudiant en histoire de l’UniversitĂ© d’Oxford, offrait un riche panorama des musiques populaires des trente derniĂšres annĂ©es. À l’heure du numĂ©rique, il soulignait combien la culture pop Ă©tait dĂ©sormais caractĂ©risĂ©e par un recyclage incessant du passĂ© ; un passĂ© que tous et chacun pouvaient retrouver sur la Toile, via You Tube notamment. Le mĂȘme Ă©diteur vient de publier un essai du critique François Gorin, ancien de Rock&Folk et qui officie aujourd’hui Ă  TĂ©lĂ©rama, qui met en scĂšne une rencontre (imaginaire), chaque soir pendant une semaine, avec Simon Reynolds. Le procĂ©dĂ© littĂ©raire, somme toute astucieux, permet au lecteur une plongĂ©e dans la production contemporaine, d’Elvis Costello Ă  Kanye West ; de Beach House aux Kills. Les fidĂšles du blog de François Gorin, « les disques rayĂ©s », auront plaisir Ă  retrouver des analyses qui mettent en perspective la richesse de la culture pop contemporaine, que l’on ne saurait rĂ©duire au mainstream matraquĂ© par les mĂ©dias de masse, et Ă  la « variĂ©tĂ© », formatĂ©e et diffusĂ©e en prime time sur les principales chaines de TV. En filigrane, François Gorin, abordant son itinĂ©raire, souligne la singularitĂ© du french rock critics dans un paysage culturel hexagonal longtemps rĂ©ticent aux musiques populaires d’outre-manche et d’outre-atlantique. L’optimisme de François Gorin contraste avec les positions de Simon Reynolds, Anglais vivant Ă  New-York, fortement dĂ©sabusĂ© par une nostalgie omniprĂ©sente, interprĂ©tĂ©e comme un frein Ă  la crĂ©ation. L’essai de François Gorin nous invite Ă  la fois Ă  (re)lire RĂ©tromania et Ă  ne pas dĂ©sespĂ©rer de l’avenir de la musique. Tel est l’un des paradoxes de la Toile : nous permettre de dĂ©couvrir plus facilement que jamais quelques perles de l’underground mĂȘme si les gĂ©ants de l’industrie culturelle ne cessent d’utiliser la mĂȘme Toile au service du mainstream. C’est dire si l’enjeu est d’importance pour les politiques publiques : dĂ©passer les seules logiques rĂ©pressives et inventer des dispositifs qui permettent, et pas seulement pour les musiques savantes, de soutenir la crĂ©ation et de favoriser l’appropriation de la culture par le plus grand nombre, sans oublier des logiques patrimoniales de plus en plus prĂ©sentes, et qui ne sauraient ĂȘtre laissĂ©es aux seuls acteurs du marchĂ©. Voici deux livres stimulants Ă  emporter en vacances, en Ă©coutant, d’une autre oreille, Daft Punk, Lana Del Rey ou l’édition (double CD, vinyle ou coffret super deluxe chez Warner) de Led Zeppelin.

Le blog de François Gorin : « les disques rayés »

François Gorin, entretien avec François Ribac

Le Blog Retromania de Simon Reynolds

LIENVERS L’ARTICLE

Philippe Poirrier
Policultures 7 juillet 2014

- Nos futurs

On s’est demandĂ©, en fermant ce conte post-rĂ©tro, s’il n’allait pas devoir se contenter d’un public assez restreint, essentiellement masculin et vaguement music nerd. C’est possible. Une longue conversation, en neuf rencontres imaginaires, entre Simon Reynolds, auteur notamment du fameux RĂ©tromania, et François Gorin, blogueur obsessionnel des Disques rayĂ©s (entre autres) : c’est pointu. Pointu mais rĂ©jouissant. En premier lieu parce qu’il est rassurant de se dire qu’on peut Ă©crire et publier (merci Le Mot et le Reste) des bouquins de ce genre en France. Et si on s’est par moments un peu agacĂ© du style (un cĂŽtĂ© 80’s de la narration qu’il serait trop long d’expliquer), on s’est laissĂ© dĂ©river avec bonheur, vraiment, au fil de ces chapitres-conversations oĂč l’on parle de mille et une choses et de gens aussi divers qu’Elvis Costello, Kanye West, Beach House, Beverly Kenney et Paddy McAloon. Beverly Kenney et Paddy McAloon : on n’en revient pas.

LIENVERS LE SITE DE L’ÉDITEURSINGULIER

L'Éditeur Singulier 3 juillet 2014

- Essai transformé

Pleine page consacrée à Nos futurs dans Magic avec notre opération spéciale estivale annoncée.

LIRE L’ARTICLEDANSSONINTÉGRALITÉ

Franck Vergeade
Magic Juin 2014

- Les disques durent

“De son propre aveu, François Gorin est un “critique rock intermittent, semi-retraitĂ©â€. Cette fine plume, qui est aussi un dĂ©couvreur toujours en alerte
”

Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de l’article ICI

Alexandre Fillon
Livres Hebdo 16 mai 2014

- Nos futurs

“Toute relation personnelle avec un artiste qu’on admire est en principe dĂ©conseillĂ©e” Ă©crit François Gorin dans “Nos Futurs” et je ne peux que l’approuver. A une nuance prĂȘt : François est l’exception qui confirme la rĂšgle. Dans le numĂ©ro 2 d’une publication que j’étais fier de voir suspendue Ă  une pince Ă  linge derriĂšre le comptoir chez Rough Trade, je partageais mes impressions aprĂšs la lecture de “Sur le rock” : et si ce billet n’avait aucun intĂ©rĂȘt, il m’a au moins permis d’établir un lien avec l’auteur, rapidement scellĂ© par la tradition d’un dĂ©jeuner semestriel, d’abord dans un restaurant japonais situĂ© aux Halles et, suite Ă  la fermeture de celui-ci, un Italien au mĂ©tro St Michel. Cette rĂ©gularitĂ© n’a, Ă  mon souvenir, connu aucune entorse en 15 ans et les plus rapides d’entre vous auront donc fait le calcul suivant : depuis que j’ai fait sa connaissance, j’ai eu le privilĂšge de dĂ©jeuner 30 fois avec François Gorin. Et pourtant, chaque fois qu’il passe commande, je suis toujours incapable de prĂ©dire vers quel plat son choix va se porter.

MĂȘme s’il se considĂšre lui-mĂȘme comme un “semi-retraitĂ©â€, François Gorin a certainement Ă©tĂ© un des premiers journalistes musicaux Ă  ne pas considĂ©rer le fait d’écrire exclusivement pour internet comme une solution par dĂ©faut : l’Histoire lui a donnĂ© raison puisqu’il a mobilisĂ© autour des “Disques rayĂ©s” une belle communautĂ© de “Franciscains” qui animent autant le blog que lui. Par sa libertĂ© comme par sa rĂ©gularitĂ©, “Les Disques rayĂ©s” est l’exemple parfait d’une rubrique pensĂ©e pour la toile : la retrouver compilĂ©e sous la forme d’un livre, sans les commentaires ni l’extrait son qui l’accompagnent, n’aurait pas de sens. Par contre, il est Ă©tonnant qu’elle n’ait jamais fait l’objet d’une dĂ©clinaison sous la forme d’une application liĂ©e Ă  une plateforme de streaming.

Il y a quelques dĂ©jeuners, François m’a confiĂ© qu’il Ă©tait en train d’écrire un livre : pas un roman, mais plutĂŽt un conte dans lequel il mettrait en scĂšne Simon Reynolds, l’auteur de “RĂ©tromania”, lors d’un huit-clos qui ne serait pas un hommage Ă  Hitchcock. D’une maniĂšre lĂ©gitime, “Nos Futurs” paraĂźt chez Le mot et le reste, l’éditeur de “RĂ©tromania”. Quand je l’ai eu terminĂ©, je n’ai eu qu’une seule envie : lui emboiter le pas et imaginer Ă  mon tour un conte dans lequel je mettrais en scĂšne François Gorin, l’auteur de “Nos Futurs”, lors d’un huit-clos qui ne serait toujours pas un hommage Ă  Alfred. Nous Ă©couterions un CD-R de Stanley Brinks tout en ouvrant des pistaches avec nos ongles. Et la soirĂ©e durerait sĂ»rement plus d’un million d’annĂ©es.

L’article ICI

Philippe Dumez
I love you, Georgia Hubley 19 mai 2014