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Parution : 19/06/2014
ISBN : 9782360541317
280 pages (148x210)

23 €

Musiques populaires brésiliennes

Cet ouvrage se veut une prĂ©sentation de tout un pan de la musique brĂ©silienne, depuis la bossa nova de la fin des annĂ©es cinquante Ă  nos jours, en passant par le tropicalisme, la pop, la soul, la samba-cançao et les divers courants qui ont pu animer la musique populaire du pays. Le choix des Ɠuvres tout comme le ton adoptĂ© se veut accessible et pensĂ© pour les lecteurs curieux de dĂ©couvrir ce vaste univers musical.
Les chroniques sont prĂ©cĂ©dĂ©es d’une introduction qui prĂ©cise les pĂ©riodes et styles privilĂ©giĂ©s, et permet de les situer au sein d’un ensemble beaucoup plus vaste. L’évolution de la musique populaire brĂ©silienne y est mise en perspective avec l’histoire du pays, dont elle est indissociable, ainsi qu’avec les grands courants du rock et du jazz, avec lesquels elle n’a cessĂ© d’entretenir un dialogue fructueux, entre absorption et rejet de l’influence extĂ©rieure.

De Chico Buarque Ă  Seu Jorge en passant par Caetano Veloso et Jorge Ben, David Rassent contextualise l’artiste, son style, et Ă©tablit des parallĂšles avec des musiciens anglo-saxons, esquissant des points de repĂšres parfois plus familiers pour le lecteur.

Le site que l’auteur consacre au livre

Revue de presse

Au festival Rio Loco, une table ronde animée par les Inrocks met en lumiÚre les musiques du Brésil ! JérÎme Provençal Les Inrocks 11 juin 2025
- Brésil avec LUCAS SANTTANA et DAVID RASSENT Mathieu Conquet France Culture // Continent Musiques 2 Mai 2015
- Cannibales adorés : la face cachée de la MPB Philippe Levreaud BibliothÚque(s) mars 2015
- Bookhouse boy : David Rassent, chroniqueur musical Le Feu sacré 16 février 2015
- MPB Guy Darol Jazz Magazine Août 2014
- MPB Sylvain Bertot Fake For Real 12 septembre 2014
- Livre de la semaine Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider 7 septembre 2014
- Trois livres pour passer de belles vacances au pays de la Rétromanie Stéphane Deschamps Les Inrockuptibles 16 juillet 2014
- Brésiliennes ou expérimentales, des musiques au pied de la lettre Vincent Caffiaux Star Wax automne 2014
- MPB PAPERBOYS
- Brésil : Chantez maintenant Philippe Brochen Libération // Next 11 juillet 2014
- Petit précis de musiques brésiliennes Jean Rouzaud Novaplanet 9 juillet 2014
- Site personnel de l'auteur David Rassent Alfomega
Interview : David Rassent Maxime Delcourt So Foot 18 juin 2014

Au festival Rio Loco, une table ronde animée par les Inrocks met en lumiÚre les musiques du Brésil !

““Retour vers le(s) futur(s) – Le continent musical brĂ©silien d’aujourd’hui et de demain, entre rĂ©invention de musiques existantes et Ă©laboration de nouvelles esthĂ©tiques.” C’est la thĂ©matique proposĂ©e pour une discussion ouverte Ă  tous·tes, le samedi 14 juin Ă  18 h 30, Ă  Toulouse, Ă  la Prairie des filtres. Pays de grande envergure, caractĂ©risĂ© par un brassage continu de cultures et d’influences depuis sa crĂ©ation au XVIe siĂšcle, le BrĂ©sil abrite en son sein un paysage musical multicolore, trĂšs loin d’ĂȘtre rĂ©ductible Ă  ses deux styles iconiques (samba, bossa nova). À l’occasion de l’édition 2025 de Rio Loco, une table ronde invite Ă  explorer ce luxuriant paysage en croisant les paroles de plusieurs personnes expertes sur le sujet, chacune Ă  sa maniĂšre. Deux protagonistes de la scĂšne brĂ©silienne actuelle, KirĂĄ (fils de Manu Chao) et Karla da Silva, vont ainsi partager leurs expĂ©riences avec les points de vue de Michelle Cano (sous rĂ©serve), directrice du festival pluridisciplinaire CoMA (Ă  Brasilia), et de David Rassent, auteur du livre de rĂ©fĂ©rence Musiques populaires brĂ©siliennes (paru chez Le Mot et le Reste en 2014). La modĂ©ration est assurĂ©e par JĂ©rĂŽme Provençal, journaliste culture, qui travaille de longue date avec les Inrocks. La discussion a lieu la veille de la derniĂšre journĂ©e de Rio Loco (du 11 au 15 juin), largement dĂ©diĂ©e Ă  la scĂšne brĂ©silienne, en lien Ă©troit avec la saison BrĂ©sil-France 2025. Ce sujet est vaste ! Ces autres articles vous aideront Ă  l’approfondir.Un sujet similaire est explorĂ© dans Le festival Rio Loco a illuminĂ© Toulouse une fois encore.DĂ©couvrez un autre aspect avec En Ă©coute : la playlist Rio Loco 2023 des Inrocks ! Vous trouverez un point de vue diffĂ©rent dans Rio Loco 2024 : une ode flamboyante Ă  la MĂ©diterranĂ©e.Pour approfondir votre connaissance du sujet, dĂ©couvrez On y Ă©tait : Rio Loco 2023, un millĂ©sime haut en couleur et riche en ferveur.”

A lire en ligne

JérÎme Provençal
Les Inrocks 11 juin 2025

- Brésil avec LUCAS SANTTANA et DAVID RASSENT

“BRESIL” avec le musicien et producteur Lucas Santtana et David Rassent qui vient de publier Musiques Populaires BrĂ©siliennes, Le Mot et le Reste)

David Rassent présente sa sélection de vinyles autour des musiques populaires brésiliennes puisés dans la réserve de la DiscothÚque de Radio France.

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Mathieu Conquet
France Culture // Continent Musiques 2 Mai 2015

- Cannibales adorés : la face cachée de la MPB

Une introduction copieuse suivie d’une sĂ©lection commentĂ©e de 100 disques pour jalonner un parcours Ă  travers la jungle des musiques populaires brĂ©siliennes, c’est la formule dĂ©sormais classique de cette collection du Mot et le reste souvent vantĂ©e dans nos pages. L’auteur crĂ©ateur d’un blog dĂ©volu Ă  ces musiques, a la modestie de se prĂ©senter en amoureux du BrĂ©sil musical plutĂŽt qu’en spĂ©cialiste, connaisseur du pays et musicologue patentĂ©.

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Philippe Levreaud
BibliothĂšque(s) mars 2015

- Bookhouse boy : David Rassent, chroniqueur musical

J’attendais depuis longtemps qu’un livre simple mais Ă©rudit paraisse en langue française sur la musique populaire BrĂ©silienne. C’est dĂ©sormais chose faite grĂące au travail de dĂ©frichage que David Rassent a rĂ©alisĂ© ces derniĂšres annĂ©es et que les Ă©ditions Le Mot & le Reste ont rĂ©cemment publiĂ©.
‘Musiques Populaires BrĂ©siliennes’ se dĂ©ploie donc en deux parties : une longue introduction visant Ă  replacer le BrĂ©sil dans toute sa complexitĂ© multiculturelle (la beautĂ© de la MPB, c’est son impuretĂ© originelle), suivie de chroniques des cents disques incontournables — se dĂ©ployant entre 1954 et 2014 sans oublier aucun genre : forrĂł, samba-cançao, tropicalisme, bossa nova, etc. Pour ma part, ce sont surtout les annĂ©es 60 & 70 qui m’intĂ©ressent, et fort heureusement, elles occupent les Ÿ du livre.
J’ai donc spontanĂ©ment Ă©crit Ă  David pour lui dire le bien que je pensais de son ouvrage et je m’aperçois — ĂŽ joie — qu’il est Lyonnais, et qu’il habite par dessus le marchĂ© Ă  deux pas de chez moi. Que de bonnes raisons pour lui soumettre notre questionnaire des Bookhouse Boys afin de savoir un peu quels livres soutiennent cette Ă©rudition musicale.

On trouve quoi comme nouvelles acquisitions dans ta bibliothĂšque ?
Essentiellement des essais sur la musique : Bubblegum & Sunshine Pop – La confiserie magique de Jean-Emmanuel Deluxe, Outsiders de Guy Darol, une bio d’Eliane Radigue rĂ©alisĂ©e par Emmanuel Holterbach, deux courtes biographies de Caetano Veloso et de Gilberto Gil toutes deux signĂ©es Ricardo Pessanha & Carla Cintia Contero, et enfin le passionnant Sounds & Colours Brazil, ouvrage collectif du webzine du mĂȘme nom.
Ah si, quand mĂȘme un peu de fiction, un livre de nouvelles tout Ă  fait intriguant, Le Roi des zones, signĂ© “i zimbra”, ce qui nous ramĂšne Ă  la musique


Quel livre marquant as-tu dĂ©couvert Ă  l’adolescence et que tu possĂšdes toujours ?
Un peu banal : 1984 de George Orwell. Je pourrais aussi citer l’Anthology des Beatles, qui relĂšve plus de la fiction et de l’évasion que le Orwell.

Sans égard pour sa qualité, lequel de tes livres possÚde la plus grande valeur sentimentale, et pourquoi ?
Je n’accorde quasiment pas de valeur sentimentale Ă  l’objet livre, mais je tiens assez Ă  la collection d’AstĂ©rix lĂ©guĂ©e par mon grand-pĂšre, dont n’importe quel volume aurait d’ailleurs pu figurer en rĂ©ponse aux Ÿ de ces questions, si je veux ĂȘtre honnĂȘte.

Tu prĂȘterais lequel de tes livres Ă  quelqu’un que tu voudrais sĂ©duire ?
J’ai du mal avec le concept de sĂ©duction, dont je maĂźtrise vraiment pas les ressorts. J’imagine que ça dĂ©pend complĂštement de la personne. Je pense que j’emprunterai plutĂŽt que de prĂȘter Ă  cette personne, ou bien que je lui donnerais.

Que trouve t-on comme livres “honteux” dans tes rayonnages ?
J’ai un livre qui s’appelle Le Mystùre John Lennon, mais ça n’est pas si honteux que cela, si ?

Quels livres as-tu hérité de tes proches ?
Quelques Pagnol, Camus, PrĂ©vert, Eluard et Fables de la Fontaine, de mes parents. Une trĂšs vieille histoire de France illustrĂ©e, de mes grands-parents, et une bible, de ma tante. Mais il y en a d’autres, que j’oublie.

Le livre que tu as le plus lu et relu ?
Probablement un tome de Thorgal ! Au-delĂ  des ombres peut-ĂȘtre. Lolita de Nabokov, aussi, pour cause d’épreuve de concours, mais c’est vite devenu un prĂ©texte pour le relire en anglais puis en français, c’est tellement riche


Le livre qui suscite en toi des envies d’autodafĂ© ?
Quelle drĂŽle d’idĂ©e. Je pense que la destruction de livres quels qu’ils soient devrait ĂȘtre rĂ©primĂ©e par la loi, et je suis toujours interpellĂ© par le sort rĂ©servĂ© aux livres “dĂ©sherbĂ©s” par les bibliothĂšques, qui pose la question de la valeur accordĂ©e au savoir et de l’incapacitĂ© Ă  l’exploiter et Ă  le transmettre. Disons, pour reprendre un ton plus lĂ©ger, qu’avec Merci pour ce moment de ValĂ©rie Trierweiler, on devrait pouvoir griller pas mal de chamallows, ce qui lui trouverait une utilitĂ©, mais en vrai, non, tout ce que m’évoque le mot “autodafĂ©â€ c’est la scĂšne finale du Destin de Youssef Chahine, oĂč il est dit “La pensĂ©e a des ailes, nul ne peut arrĂȘter son envol” (certes, la bĂȘtise aussi, mais raison de plus pour ne pas s’en occuper).

On te propose de vivre éternellement dans un roman de ton choix, tu optes pour lequel ?
Éternellement, aucun. Le temps de sa durĂ©e dans le temps, Acid Test de Tom Wolfe serait pas mal !

Quel est l’incunable que tu rĂȘves de possĂ©der, ton Saint Graal bibliophilique ?
Je pensais ĂȘtre totalement vaccinĂ© contre toute amorce de bibliophilie jusqu’à ma dĂ©couverte de l’existence du Livre Rouge de Jung. J’aimerais prendre le temps de le feuilleter un peu et de le montrer Ă  quelques amis si je le pouvais, Ă  dĂ©faut de le possĂ©der.

Au bout d’une vie de lecture, et s’il n’en restait qu’un ?
Le MaĂźtre et Marguerite de Boulgakov, mais je n’ai vraiment pas lu beaucoup de livres, et j’espĂšre ĂȘtre encore loin du bout de ma vie !

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Le Feu sacré 16 février 2015

- MPB

Musiques populaires brésiliennes : cent disques à (re)découvrir, intelligemment commentés, et une longue introduction qui remet le lecteur dans ce grand bain bouillonnant, on ne demandait pas mieux.

Guy Darol
Jazz Magazine Août 2014

- MPB

C’était il y a quelques annĂ©es. Par hasard, je m’étais retrouvĂ© sur un forum consacrĂ© Ă  la bossa nova. LĂ -bas, certains dĂ©fendaient une thĂ©orie intĂ©ressante. Ils jugeaient que la musique brĂ©silienne, qui avait de nombreux points commun avec l’étatsunienne (elle est le fruit d’une rencontre entre des traditions africaines et europĂ©ennes, voire amĂ©rindiennes), lui Ă©tait son Ă©gale en qualitĂ© et en crĂ©ativitĂ©. Mais que contrairement Ă  l’autre, qui bĂ©nĂ©ficiait de l’immense puissance culturelle et de la prééminence gĂ©opolitique du gĂ©ant amĂ©ricain, elle n’avait jamais profitĂ© de la reconnaissance mĂ©diatique internationale qu’elle mĂ©ritait.

Cette thĂšse Ă©tait sĂ©duisante. Elle disait quelque chose que mĂȘme les incultes en musique brĂ©silienne (au rang desquels votre serviteur a le regret de figurer) se doivent de reconnaĂźtre : la musique brĂ©silienne est riche, trĂšs riche. Un livre rĂ©cent le confirme, sorti par David Rassent, chroniqueur pour le site Guts of Darkness , qui poursuit avec lui cette longue et mĂ©thodique exploration de tous les genres musicaux, commencĂ©e il y a presque dix ans par les Ă©ditions Le mot et le reste, avec le critique Philippe Robert. Sorti trĂšs opportunĂ©ment au moment de la Coupe du Monde, alors que tous les regards se portaient sur le gĂ©ant sud-amĂ©ricain, il reprend le format habituel Ă  cette collection : d’abord une mise en perspective, qui retrace Ă  grands traits l’histoire de la musique brĂ©silienne et qui souligne ses spĂ©cificitĂ©s, suivie d’une sĂ©lection d’une centaine d’albums emblĂ©matiques.

Le mĂ©rite de ce livre, par ailleurs bien Ă©crit, est de ne pas s’attarder sur le moment oĂč la musique brĂ©silienne a sĂ©duit le Nord, celui de la bossa nova, dans les annĂ©es 60, et de ses quelques flirts avec le jazz. MĂȘme s’il s’attarde sur le dĂ©but des annĂ©es 70, manifestement riche en chefs d’Ɠuvre, il ne parle pas non plus que de cette MPB, ou MĂșsica Popular Brasileira (la Musique Populaire BrĂ©silienne donc), qui s’imposa aprĂšs la bossa nova, quand les musiques traditionnelles du pays s’ouvrirent au jazz et au rock anglo-saxons. Non, il parle de tous les genres, sous-genres, et tendances apparus dans le dernier demi-siĂšcle au BrĂ©sil : les diffĂ©rents styles rĂ©gionaux (un rappel que le BrĂ©sil est vaste et divers), les musiques d’avant l’invasion pop anglo-saxonne (samba, choro, forrĂł, brega, et autres), celles d’aprĂšs (tropicalisme, techno brega, funk carioca / baile funk, manguebit), tout comme les adaptations locales de formes venues d’ailleurs, le pays ayant aussi eu des groupes remarquables en matiĂšre de rock, post-punk, metal ou hip-hop.

Ce dialogue entre les traditions populaires et les musiques anglo-saxonnes (voire africaines et europĂ©ennes, françaises notamment), c’est le sujet au cƓur du livre. À en croire David Rassent, le BrĂ©sil, Ă  quelques yĂ©-yĂ©s locaux prĂšs, a su trouver l’équilibre parfait entre influences internes et externes. Il a su intĂ©grer ses rythmes propres, issus comme beaucoup d’autres aux AmĂ©riques des esclaves africains, Ă  l’environnement pop international. Sa musique est le rĂ©sultat d’une appropriation rĂ©ussie, professĂ©e dĂšs la fin des annĂ©es 60 par le tropicalisme de Caetano Veloso et de Gilberto Gil, et entretenue tout au long de son histoire par ses allers et retours avec l’AmĂ©rique : collaboration entre JoĂŁo Gilberto et Stan Getz dans les annĂ©es 60, ponts jetĂ©s bien plus tard par l’expĂ©rimentateur Arto Lindsay, issu de la no wave newyorkaise, et le producteur hip-hop Mario Caldato Jr. (Tone Loc, Young MC, Beastie Boys), deux BrĂ©siliens de naissance ayant connu une carriĂšre faste aux États-Unis, tout en maintenant des liens avec leur pays d’origine.

L’autre dialogue dont il est question, c’est celui entre les musiques populaires et les musiques savantes. Car au BrĂ©sil, David Rassent souligne-t-il, la musique du peuple a souvent Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme une affaire Ă©minemment sĂ©rieuse. ComprĂ©hensible, dans un pays marquĂ© par les soubresauts politiques et par des pĂ©riodes dictatoriales dures. Etre un musicien, au BrĂ©sil, a souvent Ă©tĂ© un vĂ©ritable engagement. Cela en a conduit plusieurs d’entre eux, notamment les tropicalistes, Ă  l’exil, ou dans les geĂŽles de la dictature, voire dans ses salles de torture. David Rassent, donc, rend compte de tout cela, et cela est l’essentiel.

Alors bien sĂ»r, il reste Ă  rĂ©soudre l’autre question, celle de la pertinence et de la qualitĂ© de sa sĂ©lection, ce que je ne me hasarderai pas Ă  tenter, n’ayant Ă©coutĂ© tout au plus que trois ou quatre disques dans cette sĂ©lection. D’autres s’en chargeront. Pour les ignares comme moi, toutefois, le livre a au moins le mĂ©rite de jeter sans arrĂȘt des ponts entre les musiques brĂ©siliennes et d’autres, mieux exposĂ©es, soit en parlant des influences et des collaborations, soit en comparant telle ou telle Ɠuvre Ă  une homologue europĂ©enne ou nord-amĂ©ricaine.

Et le spectre est large, l’auteur citant avec facilitĂ© des artistes venus de tous les univers, jazz, rock, hip-hop ou autres, mĂȘme si dominent ici, lĂ©gĂšrement, des rĂ©fĂ©rences trĂšs “rock adulte alternatif”. Cela vire parfois au name-dropping, mais ces comparaisons sont utiles, elles sont d’importants repĂšres pour tout nĂ©ophyte. Ou plutĂŽt, pour tout nĂ©ophyte en musiques brĂ©siliennes, mais qui dispose, au moins, d’un premier vernis important en matiĂšre de pop music internationale.

LIRE LA CHRONIQUE DE SYLVAINBERTOTSURSONSITE

Sylvain Bertot
Fake For Real 12 septembre 2014

- Livre de la semaine

Nos amis d’Easy Rider ont lu Musiques populaires brĂ©siliennes de David Rassent et vous en parlent ICI

Olivier Valerio
Radio P.FM // Easy Rider 7 septembre 2014

- Trois livres pour passer de belles vacances au pays de la Rétromanie

“Fais-moi oublier RĂ©tromania”, aurait demandĂ© Simon Reynolds Ă  François Gorin tout en sirotant un drĂŽle de thĂ© au dĂ©but d’un dialogue socratique imaginaire. C’est le dispositif fictionnel du dernier livre de Gorin, auteur et rock-critic français Ă©mĂ©rite, dĂ©sormais hĂ©bergĂ© chez TĂ©lĂ©rama : inviter dans son salon l’auteur du livre RĂ©tromania (ce gros pavĂ© dans la mare de la modernitĂ©, dont la thĂšse mĂ©lancolique Ă©tait de dĂ©montrer que le rock, c’est fini pliĂ©, refroidi par les rééditions, les rĂ©formations, la nostalgie et le poids de l’histoire) pour discuter de choses et d’autres.
Tout en restant intĂ©ressant, Gorin va dĂ©cevoir Reynolds : son livre, plus lĂ©ger qu’un ballon de plage, ne fera pas du tout oublier RĂ©tromania. C’est au contraire une autre balade Ă  rebours dans sa vie de rock-critic, de fan Ă©clectique de musique (de la pop au blues d’avant-guerre en passant pas les chanteuses de jazz ou le hop-hop), de collectionneur de disques et de type qui a toujours su poser les vraies questions drĂŽles (comme celle-ci : le rock Ă©tant antĂ©rieur au punk, comme le post-punk a-t-il pu prĂ©cĂ©der le post-rock?).

Pour la suite des vacances en RĂ©trmanie (ce pays imaginaire qu’on visite tous les jours), on conseille deux autres livres publiĂ©s par Le mot et le reste (officiellement meilleur Ă©diteur français de textes sur la musique) :Sun Ra, Plamiers et pyramides de Joseph Ghosn (ex-_Inrocks_), et Musiques populaires brĂ©siliennes de David Rassent. Les deux livres, Ă©galement passionnĂ©s, proposent un point de vue (personnel pour le premier, plus historique pour le second) et une utile sĂ©lection discographique commentĂ©e. S’ils vont bien ensemble, et qu’entre le jazzman cosmique Sun Ra et le contingent des BrĂ©siliens, il y a un mĂȘme goĂ»t pour l’aventure spatiotemporelle, le dĂ©chiffrage, l’invention, l’avant-garde. RĂ©tromanie oui, mais au futur antĂ©rieur.

CONSULTER L’ARTICLE EN LIGNE

Stéphane Deschamps
Les Inrockuptibles 16 juillet 2014

- Brésiliennes ou expérimentales, des musiques au pied de la lettre

La maison Le mot et le reste édite deux ouvrages signés par David Rassent et Philippe Robert, consacrés aux répertoires populaires brésiliens et aux musiques expérimentales, ces anthologies sont autant de mines de renseignements concernant lesdits genres.

Dj et webjournaliste, David Rassent est l’auteur de Musiques populaires brĂ©siliennes, livre passionnant relatif Ă  la samba, Ă  la bossa nova, et aux mouvements tropicalisa ou mangue beat. L’ouvrage couvre prĂšs d’un siĂšcle de mouvements interactifs avec la sociĂ©tĂ© et l’histoire du BrĂ©sil. ConsidĂ©rĂ©e tort comme une musique pour touristes, la samba renvoie surtout aux fondations culturelles de ce pays et aux peuplades amĂ©rindienne, europĂ©enne et africaine. Le lien avec les cultures africaines et le gĂ©ant sud amĂ©ricain est Ă©vident. Tout comme l’absence de barriĂšres enctre rythmes populaires et savants. Contrairement aux idĂ©es reçues, ces rĂ©pertoires ne se rejettent pas mais s’assimilent au fil du temps. C’est le cas de la samba que Joao Gilberto et Tom Jobim, pionniers de la sophistiquĂ©e bossa nova, considĂ©raient comme indissociable de l’hĂ©ritage culturel national. Devenu un Ă  part entiĂšre, la musique populaire brĂ©silienne (MPB) va se nourrir de la sĂšve des tropicalises et de leur rĂ©pertoire politisĂ©.

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Vincent Caffiaux
Star Wax automne 2014

- MPB

On ne lĂąche pas quelqu’un lorsqu’il est au fond du trou. Et on ne parle sĂ»rement mĂȘme plus de saudade. Que vont pouvoir faire les BrĂ©siliens? Supporter l’équipe qui les a humiliĂ©s chez eux, les bourreaux de tout un peuple? L’ennemi numĂ©ro un argentin? Bien sĂ»r que non. Les images oranges fleurissent donc depuis hier sur les pages des amis brĂ©siliens.

Toujours est-il que cĂŽtĂ© musique, l’occasion de ce mondial Ă©tait belle pour ressortir les vieilles galettes du placard (oui, on aurait pu avoir mieux que Pitbull pour l’inauguration). On a Fusil Ă  Pompe qui nous a sorti un trĂšs bon mix de derriĂšre les fagots (sĂ©lection de Damenico; mix de Tomalone). Vous aurez dĂ©jĂ  une trĂšs belle heure Ă  passer.

Vous retrouverez sur le soundcloud la tracklist complĂšte, de quoi prendre des rĂ©fĂ©rences et vous faire une belle bande originale de l’étĂ©. Vous cherchez un peu de lecture pour accompagner cette BO? Pas de problĂšme, David Rassent et les Ă©ditions Le mot et le reste sont lĂ  pour vous puisqu’est sorti il y a peu Musiques populaire brĂ©siliennes, “une prĂ©sentation de tout un pan de la musique brĂ©silienne, depuis la bossa nova de la fin des annĂ©es cinquante Ă  nos jours, en passant par le tropicalisme, la pop, la soul, la samba-cançao et les divers courants qui ont pu animer la musique populaire du pays.”

Un premier pas pour le novice, une rĂ©fĂ©rence de plus pour le connaisseur, ce bouquin vous fait rentrer au travers de chroniques de disques marquants dans l’univers de leurs interprĂštes et musiciens, les replaçant dans leur contexte et situant leurs influences et environnements. Il vous propose mĂȘme une playlist en Ă©coute ICI.

PAPERBOYS

- Brésil : Chantez maintenant

La planĂšte foot s’apprĂȘte Ă  dire adeus Ă  un BrĂ©sil en deuil depuis la rouste administrĂ©e Ă  la Seleção par la Mannschaft. Mais il ne saurait ĂȘtre question de quitter le pays de Neymar sans mettre un coup de projecteur sur l’autre pan indiscutable de la culture auriverde : la musique.

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Dans la premiĂšre partie de l’ouvrage, l’auteur propose une visite historique des styles de la bande-son brĂ©silienne depuis les annĂ©es 30-40, avec les crooners du samba-canção, jusqu’à la riche scĂšne pauliste contemporaine. La seconde partie rĂ©unit cent chroniques de disques d’artistes majeurs de la scĂšne brĂ©silienne, de Jackson do Pandeiro (1954) Ă  Meta Meta (2014) en passant par JoĂŁo Gilberto (1959).

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Philippe Brochen
Libération // Next 11 juillet 2014

- Petit précis de musiques brésiliennes

Comment ne pas se perdre dĂ©finitivement dans la jungle ultra touffue de la musique brĂ©silienne ? Avec ses arbres gĂ©ants, ses plantes grimpantes, ses fleurs enivrantes, ses espĂšces variĂ©es infinies, la forĂȘt d’émeraude et de sons ne s’aborde pas sans guide. Bien sĂ»r le camarade RKK sait tout sur les produits maison : il y a vĂ©cu, produit, jouĂ©, accompagnĂ©, mixĂ©, bavardĂ©, mais il lui faudrait des nuits pour tout expliquer des mĂ©andres rythmiques et mĂ©lodiques d’un pays continent ou tout le monde chante et danse.
Alors un livre serrĂ©, concentrĂ© sur l’impossible Ă©ventail, serait un raccourci, un dĂ©but de solution ? Avec une ouverture chronologique de 60 pages, puis 200 pages d’albums, car tant de sensibilitĂ©s, de directions, d’idĂ©es et de mĂ©langes ne s’envisage que cas par cas, David Rassent tente le pari. En tout cas il a rĂ©ussi une sorte de guide du routard (avec beaucoup d’escales) et aussi un dictionnaire-boussole qui peuvent nous aider Ă  nous repĂ©rer.

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Jean Rouzaud
Novaplanet 9 juillet 2014

- Site personnel de l'auteur

David Rassent, auteur de Musiques populaires brĂ©siliennes a lancĂ© un blog autour de son livre pour apporter un contenu parallĂšle Ă  celui de l’ouvrage et regrouper les informations autour de son livre.

LIENVERS LE BLOG DE DAVIDRASSENT

David Rassent
Alfomega

Interview : David Rassent

VoilĂ  plusieurs dĂ©cennies que les musiques populaires et le football se font du pied au pays de Gilberto Gil et de PelĂ©. Une relation sur laquelle David Rassent, auteur rĂ©cemment de Musiques populaires brĂ©siliennes (Ă©d. Le mot et le reste), pose aujourd’hui un regard subtil et pointu. Pitbull et J.Lo n’ont qu’à bien se tenir.

Les musiques populaires brésiliennes ont-elles toujours entretenu un lien avec le football ?

C’est difficile Ă  dire, mais en tout cas, ça remonte au moins Ă  l’ùre des grands sambistes, Ă  Noel Rosa, par exemple, considĂ©rĂ© comme l’un des plus grands compositeurs de samba et certainement l’un des plus grands paroliers. DĂ©jĂ  en 1935, il Ă©crit “Conversa de Botequim”, qui signifie « conversation de bistrot ». C’est une chanson qui parle du rituel de s’installer dans les bars pour suivre les rĂ©sultats du foot, mĂȘme Ă  une Ă©poque oĂč il n’y a bien sĂ»r pas de tĂ©lĂ©vision dans les bars. Le football n’est pas central dans la chanson mais est associĂ© aux malandros, qui Ă  l’époque sont le comble du cool pour le milieu artistique brĂ©silien.

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Maxime Delcourt
So Foot 18 juin 2014