Musiques du monde arabe - Nouvelle édition
Une anthologie en 100 artistes
Une anthologie novatrice des musiques enregistrées du monde arabe, déclinées sur cent artistes et vingt pays.
Peut-on parler dâune seule et mĂȘme musique arabe ? Comment circonscrire gĂ©ographiquement et stylistiquement un genre musical aussi vaste ? Le projet de cette anthologie est de montrer quâil nây a pas quâune musique arabe, tout en rĂ©vĂ©lant lâunitĂ© musicale qui rassemble une vingtaine de pays aux langues, Ă la culture et au dĂ©veloppement diffĂ©rents. Quels sont les points communs entre Rachid Taha, Oum Kalsoum et Omar Souleyman ? Entre les artistes kurdes, libanais ou kabyles ou les musiques populaires, savantes ou religieuses de ces rĂ©gions ? Ă travers une centaine dâenregistrements, qui feront passer le lecteur des musiques traditionnelles Ă leurs rĂ©interprĂ©tations pop, se dessine une riche cartographie musicale, propice Ă une dĂ©ambulation sonore inĂ©dite.
Revue de presse
Un Jour dans l'Histoire : Musiques du monde arabe 1/2 RTBF // Un Jour dans l'Histoire 25 février 2025
- Qui est Sherine Abdel Wahab, cette chanteuse égyptienne comparée à Britney Spears par ses fans ? Clémentine MALIGORNE Ouest France édition du soir 20 décembre 2022
- The 'Divas' who Serenaded and Seduced the Arab World Farah Nayeri The New York Times 17 juin 2021
- Musiques du monde arabe Elisabeth Stoudmann Le Courrier 4 juin 2021
- Cartographie musicale aux faces plurielles Amira Rouabhi Maze 1 mars 2021
- Musiques du monde arabe Nush à vos marques... tapage ! 8 février 2021
- La pop égyptienne au temps de la Révolution de la place Tahrir Tewfik Hakem France Culture // Le réveil culturel 14 janvier 2021
- Un présentation inédite et passionnante Malika El Kettani Le Courrier de l'Atlas 23 septembre 2020
- Musiques du monde arabe Christian Baillon-Passe Actu juridique 22 octobre 2020
- Dire et chanter les musiques du monde arabe Marina Da Silva Orient XXI 27 novembre 2020
- Portrait de Coline Houssais Festival Arabesques Festival Arabesques 2020 novembre 2020
- Du Magreb Ă la Colombie en passant par Zanzibar Vincent Bambous Bambous FMR 9 novembre 2020
- Musiques du monde arabe Jean-Jacques Birgé Drame.org 16 novembre 2020
- Musiques du monde arabe Etienne Augris L'éléphant - la revue novembre 2020
- Musiques du monde arabe Akram BelkaĂŻd Le Monde diplomatique octobre 2020
- 100 fois sur le métier Christian LarrÚde Le Son du Monde 27 septembre 2020
- Interview de Coline Houssais Isabelle Kortian Radio Cause commune 10 août 2020
- Lire les musiques du monde arabe benjamin MiNiMuM #AuxSons 29 juin 2020
- Les musiques arabes ont enfin leur "bible" savante et passionnante Thierry Sartoretti RTS Culture 29 juin 2020
- Musiques arabes, le livre quÊčon espĂ©rait plus Thierry Sartoretti RTS â Espace 2 // L'Ă©cho des pavanes 26 juin 2020
- Interview Coline Houssais â Tout savoir sur "Les musiques du monde arabe" Thierry Sartoretti RTS â La PremiĂšre // Vertigo 25 juin 2020
âLe livre de Coline Houssais se distingue comme une Ćuvre de rĂ©fĂ©rence incontournable pour un public averti : mĂ©lomanes, curieux de la musique arabe et orientale, Ă©tudiants en musicologie, sociologie ou poursuivant des Ă©tudes en langue arabe ; ainsi que des enseignants.
Coline Houssais est chercheuse indĂ©pendante spĂ©cialisĂ©e dans lâhistoire culturelle de lâimmigration maghrĂ©bine et proche-orientale en Europe ainsi que dans les musiques du monde arabe. Enseignante Ă Sciences Po, et fondatrice dâUstaza (Paris), lâAgenda culturel arabe de la RĂ©gion Ăle-de-France (2011-2021). (âŠ) Lâanthologie proposĂ©e par les Ăditions Le Mot et le Reste mĂȘle des figures historiques (Fairouz, Oum Kalthoum, Abdel Wahab, Wadi el Safi, Farid el Atrache, Reinette lâOranaise), et artistes contemporains (Souad Massi, Mashrouâ Leila, Omar Souleyman) des pays arabes et de la diaspora. (âŠ) Lâauteur a sĂ©lectionnĂ© une galerie de portraits quâelle estime comme incontournables dressant un panorama didactique et engagĂ©. Lâensemble dĂ©construit et dĂ©cloisonne les clichĂ©s superficiels de ce que lâon croit connaĂźtre de la musique orientale ; et de la musique arabe en particulier. Dans un style pĂ©dagogique et sans jargon la lecture fluide est aisĂ©e et trĂšs facile de comprĂ©hension. Les rĂ©fĂ©rences sont nombreuses, la bibliographie est solide, mais sans photos en noir et blanc. Rendons Ă cĂ©sar ce qui est Ă CĂ©sar, lâorientation bibliographique informe dâune contextualisation favorisant la comprĂ©hension Ă partir de repĂšres historiques, politiques et culturels qui permettent de comprendre les enjeux sociaux et identitaires liĂ©s Ă la musique. Notons cependant quelques limites Ă ce livre de type encyclopĂ©dique. Elles nâenlĂšvent rien Ă la qualitĂ© de son Ă©criture et de la recherche. Le format de 100 artistes impose des choix dâexclusion ; qui naturellement sont toujours subjectifs, et laissent forcĂ©ment de cĂŽtĂ© dâautres artistes et dâautres musiciens. Colline Houssais justifie sa sĂ©lection tout en ne prĂ©tendant pas Ă lâexhaustivitĂ©. Des liens thĂ©matiques ou esthĂ©tiques entre les portraits auraient certainement permis dâavoir une vue dâensemble et de sortir des seuls lieux dans lesquels les artistes exercent leur art. Une synthĂšse comparative sur les grandes tendances musicales aurait apportĂ© une vision plus large, et approfondie de son Ă©tude. Le peu de transversalitĂ© analytique entre les portraits pourrait ĂȘtre ressentie comme un manque dans lâĂ©tude. (âŠ) Le livre de Coline Houssais est indĂ©niablement un trĂšs bon livre, solide qui a lâavantage de prĂ©senter la diversitĂ© musicale dans le monde arabe, les croisements culturels, ses influences, et son engagement social et politique dans un monde en permanente rĂ©volution politique et culturelle. Le rĂŽle de la musique dans les sociĂ©tĂ©s arabes contemporaines est crucial et vital. En offrant ce panorama accessible elle valorise la pluralitĂ© des voix et des traditions artistiques avec un sens pĂ©dagogique qui aide la lecture. Le lecteur sortira de la lecture de ce livre en ayant fait une expĂ©rience riche, et certainement en voulant aller chez des disquaires pour passer de la lecture Ă lâĂ©coute, et se laisser porter par le violon, le oud, le nayâŠ, Ă lâenvie. A lire !â
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âOum Kalsoum, Asmahan, Nazem El Ghazali, Chekha Rimitti, Rachid Taha, Sabreen⊠Câest un grand et beau voyage au cĆur des musiques du monde arabe que nous allons entreprendre, un voyage Ă la rencontre de ces rythmes et de ces mĂ©lodies qui transcendent les gĂ©nĂ©rations, les milieux sociaux, les frontiĂšres et les nationalitĂ©s de cette vaste rĂ©gion que lâon appelle le monde arabe. Dans ce premier Ă©pisode, on va tenter de percevoir les liens qui existent entre, par exemple, les rythmes dansants des montagnes kurdes et les mĂ©lodies des salons du Caire. En dâautres mots, en quoi les musiques jouĂ©es et Ă©coutĂ©es dans une rĂ©gion aussi vaste que le monde arabe participent-elles Ă un rĂ©pertoire commun ? LâinvitĂ©e de Jonathan Remy, Coline Houssais, spĂ©cialisĂ©e sur les musiques de monde arabe, elle enseigne les liens entre musique, sociĂ©tĂ© et politique dans le monde arabe Ă Sciences Po Ă Paris. Elle a publiĂ© un livre aux Ă©ditions le mot et le reste, intitulĂ© « Musiques du monde arabe â une anthologie en 100 artistes ». â
La chanteuse Ă©gyptienne Sherine Abdel Wahab est une cĂ©lĂ©britĂ© dans son pays, bien connue du grand public dans le monde arabe depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000. Mais les dĂ©boires de la pop star, comparĂ©s par ses fans Ă ceux de lâAmĂ©ricaine Britney Spears, et rĂ©guliĂšrement relayĂ©s par la presse, « sont rĂ©vĂ©lateurs dâune sociĂ©tĂ© Ă©gyptienne malade », estime Coline Houssais, enseignante Ă Sciences Po Paris et autrice du livre Musiques du monde arabe.
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To Coline Houssais, the author of âMusic of the Arab World: An Anthology of 100 Artists,â these then-versus-now perceptions, which the exhibition risked encouraging, were misguided.
âThere are two visions of the Arab world,â she said in an interview. âOne is: âTheyâre barbarians, theyâre Islamists.â The other is:
âEverything used to be so good before. It was a golden age.ââ
âThe Arab worldâs development is measured using ultra-Western criteria, such as whether women smoke or not, or whether they wear short skirts,â she said. There were âmore important factors, to do with equality: the number of women who work, womenâs civil rights,â she added. [âŠ]
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Tenter de prĂ©senter les musiques du monde arabe en 100 artistes relĂšve de la gageure. A lâexhaustivitĂ©, Coline Houssais a prĂ©fĂ©rĂ© un recueil de «chroniques pensĂ©es comme une fenĂȘtre sur un rĂ©pertoire». Dommage que le sous-titre «une anthologie en 100 artistes» soit Ă©quivoque.
Mais la matiĂšre est complexe. «Quâest-ce que le monde arabe?» pose dâemblĂ©e lâautrice.
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Les supports se sont perfectionnĂ©s et les changements de rĂ©gime ont entraĂźnĂ© des mouvements de population. DâoĂč la volontĂ© de lâautrice dâintĂ©grer la diaspora dans ses morceaux choisis. Ses autres critĂšres de sĂ©lection Ă©tant la popularitĂ© de lâartiste, lâaccessibilitĂ© Ă un support (physique ou digital) et sa fonction reprĂ©sentative dâune communautĂ© ou dâun patrimoine. Elle dĂ©bute ainsi avec les rĂ©citations du Coran de lâEgyptien Cheikh Abdelbasset bin Ab-dul Samad pour terminer avec les rappeurs marocains Naar. Entre deux dĂ©filent Fayrouz, Oum Kalthoum, Idir, Khaled, Marcel KhalifĂ©, Nass El Ghiwane, Aziza BrahimâŠ
A noter la sélection de plusieurs femmes iconiques ou engagées dans la défense de leur culture. Un regard pluriel sur une culture foisonnante.
Une chronique Ă retrouver en ligne
Avec Musiques du monde arabe paru chez le Mot et le reste, Coline Houssais dessine les trajectoires musicales dâartistes assimilé·e·s au monde arabe qui permettent de mieux en comprendre la complexitĂ© et lâhistoire.
Musiques du monde arabe retrace une gĂ©nĂ©alogique artistique composĂ©e de multiples identitĂ©s et de multiples vĂ©cus. Ă ceux-lĂ , se joint aussi une expĂ©rience collective qui transcende les gĂ©nĂ©rations, milieux sociaux, frontiĂšres et nationalitĂ©s. Le livre interroge aussi cette appellation â « musiques du monde arabe » â par le biais dâun corpus commun qui justifierait une approche globale.
Une histoire musicale commune
La musique du monde arabe a souvent Ă©tĂ© orale et transmise de famille en famille, de peuples en peuples. Elle est populaire et locale. Musiques et chants ont eu une forte importance dans les traditions et les rites. Si elle Ă©tait prĂ©sente au quotidien, la musique prenait Ă©galement une place cruciale lors des moments de fĂȘtes et des pĂ©riodes de guerres. Ăvidemment, sa fonction a variĂ© selon les peuples mais son importance sâest transmise au fil des siĂšcles.
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Mondialisation et transmission
La musique du monde arabe traverse donc les frontiĂšres au dĂ©but du 20e siĂšcle, avec des innovations techniques et sociales. Coline Houssais cite notamment la radio, le cinĂ©ma et mĂȘme le vinyle. La cassette, quant Ă elle, permet une distribution « informelle » et augmente la diffusion de la musique. Populaire dans les annĂ©es soixante-dix, elle mĂšne Ă une rĂ©elle rĂ©volution : celle de lâautoproduction. Il nâest plus nĂ©cessaire dâavoir un label pour produire et faire voyager son art : la cassette est petite, la cassette est transportable. Plus tard, Internet rend la musique encore plus accessible grĂące aux plateformes de streaming. Le web a aussi rendu possible lâachat en ligne de supports CD, vinyles et bien dâautres.
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Ă travers ce livre, Coline Houssais fait dĂ©couvrir cent artistes issus de multiples origines : iels viennent de Syrie, du Liban, dâAlgĂ©rie, de Tunisie, du Maroc, de Palestine, de Jordanie, de BahreĂŻn, du Koweit, dâIrak, du Soudan et bien dâautres. Iels composent, Ă©crivent, chantent, mixent. Iels font du mĂ©tal, de lâĂ©lectro, de la techno, de la folk, du raĂŻ et bien plus. Lâanthologie regroupe de nombreuses icĂŽnes : des divas telles que Fayrouz, Oum Kalthoum, Warda, aux incroyables Cheikha Rimitti et Rachid Taha, en passant par la pop de Nancy Ajram au rap de Naar. Ă travers cent enregistrements, entre traditions et rĂ©interprĂ©tations pop, lâautrice nous offre un environnement musical riche et complet.
Une chronique Ă retrouver sur Maze
Cette anthologie en 100 artistes a le grand mĂ©rite de prĂ©senter et de commenter prĂ©cisĂ©ment ce qui est en fait âun grand rĂ©pertoire disparateâ.
Les musiques arabes sont abordĂ©es Ă partir de facteurs historiques, culturels, politiques et Ă©conomiques dans la trĂšs pertinente premiĂšre partie de lâouvrage : faire nation en musique. Sâensuit une sĂ©lection dâartistes et la prĂ©sentation de leurs contexte et historique de crĂ©ation. Un album est proposĂ© Ă lâĂ©coute, pour une immersion rapide dans lâunivers de lâartiste. Son style est comparĂ© Ă celui dâautres artistes, et son appartenance Ă une mouvance est Ă©galement commentĂ©e.
Autre intĂ©rĂȘt de cette anthologie ; un lexique, en fin dâouvrage, permet de se familiariser avec les termes arabes, trĂšs utiles quand on aborde les musiques traditionnelles.
Sans avoir la prĂ©tention dâĂȘtre complet, cet ouvrage rigoureux et prĂ©cis est une base solide pour quiconque souhaite Ă©tendre sa connaissance des musiques arabes. Il permet aussi de se dĂ©partir dâune vision orientaliste de ce domaine, et nâen est que plus apprĂ©ciable.
Une chronique à retrouver sur à vos marques⊠tapage !
En 2011, la scĂšne alternative musicale Ă©gyptienne sâimposait avec des chansons sur la rĂ©volution de la Place Tahrir, et plutĂŽt rock, pop ou Ă©lectro. Dix ans plus tard, sous le rĂ©gime autoritaire du RaĂŻs-MarĂ©chal Sissi, que reste-t-il de cette scĂšne pop rĂ©volutionnaire du Caire et de ses groupes ?
Les printemps arabes, 10 ans aprĂšs. A lâoccasion du dixiĂšme anniversaire des printemps arabes, France-Culture propose une journĂ©e spĂ©ciale consacrĂ©e aux rĂ©volutions et mouvements de contestations qui se sont produits en 2011 dans les pays arabes, et Ă leurs consĂ©quences dix ans aprĂšs.
Dans le cadre de cette JournĂ©e spĂ©ciale, Tewfik Hakem revient sur la scĂšne pop Ă©gyptienne qui sâest engagĂ©e avec les manifestants de la Place Tahrir, en compagnie de Coline Houssais, journaliste, chercheuse, spĂ©cialiste de la culture des pays arabes et auteure de Musiques du monde arabe, Une anthologie en 100 artistes.
LâĂ©mission Le rĂ©veil culturel est Ă Ă©couter sur France Culture
Ce ne sont ni des biographies banales ni des discographies assommantes que propose Coline Houssais dans son nouveau livre Musiques du monde arabe, une anthologie en 100 artistes, mais une formidable fusion de toutes les composantes qui ont entourĂ© le parcours dâun artiste, la crĂ©ation dâune Ćuvre, la conception dâun genre. Une approche novatrice, aussi passionnante que pĂ©dagogique, parue le 30 juin 2020 aux Ă©ditions Le mot et le reste.
En lisant la biographie de la jeune autrice de 33 ans Coline Houssais, lâon comprend mieux les angles quâelle a choisis pour le traitement de sa brillante anthologie. FormĂ©e Ă lâInstitut dâĂtudes Arabes de Damas et au campus Moyen-Orient MĂ©diterranĂ©e de Sciences Po (oĂč elle enseigne aujourdâhui), la politologue et chercheuse est aussi, Ă©videmment, passionnĂ©e de culture et de musiques arabes. En rĂ©sulte une Ćuvre hybride, une combinaison trĂšs intĂ©ressante entre Ă©lĂ©ments historiques, culturels, politiques et Ă©conomiques qui amorce et accompagne sa sĂ©lection dâartistes.
Une introduction nécessaire
Câest une sorte dâintroduction de prĂšs de 80 pages que Coline Houssais propose en premier lieu et quâelle juge nĂ©cessaire (pour le plus grand bonheur du lecteur), afin de justifier la suite de son Ă©popĂ©e, qui sillonne 20 pays. Lâautrice revient sur des concepts tels que lâarabitĂ© ou le panarabisme, sur des contextes tels que la Nahda ou le CongrĂšs de musique arabe du Caire, sur lâhistoire avec les conquĂȘtes mĂ©diĂ©vales ou les routes commerciales du monde arabe, ou encore sur les inventions technologiques qui ont jouĂ© un grand rĂŽle dans la reprĂ©sentation des artistes, du vinyle au digital en passant par la cassette, de la radio au cinĂ©ma en passant par la tĂ©lĂ©vision.
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En somme, une anthologie captivante qui sort des sentiers battus, Ă lire absolument.
Découvrez la chronique intégrale du livre en ligne
Coline Houssais nous offre un bijou consacré aux musiques arabes : Musiques du monde arabe, une anthologie en 100 artistes .
Un sacrĂ© travail ! Le premier dĂ©fi Ă©tant Ă©videmment de circonscrire et dĂ©finir le sujet, soit la ou plutĂŽt les musiques arabes, et donc lâarabitĂ© Ă travers ses courants, ses styles musicaux, sa gĂ©ographie. Coline Houssais relĂšve le dĂ©fi avec brio, conjuguant le savoir dâune spĂ©cialiste et une Ă©criture simple et pĂ©dagogique. On se promĂšne de Cheikh Abdelbasset bin Abdul Samad Ă Naar, via HĂ©di Jouini, Najat Aatabou ou Fayrouz Ă travers la psalmodie, les liturgies chrĂ©tiennes du monde arabe, la musique arabe savante moderne, la musique soufie jusquâĂ lâĂ©lectro pop façon Soap Kills. On sâinitie aux genres comme le dawr, le reggada, le khaliji, le mawwal⊠Les 70 premiĂšres pages qui contextualisent les musiques arabes et leur Ă©volution ainsi que leur marchĂ© se lisent, comme les autres dâailleurs, telle une Ă©popĂ©e du chant et de la musique arabes. Le livre est un roman.
Une anthologie. Le procĂ©dĂ© de lâanthologie a ses avantages et ses risques. Elle permet dâembrasser un maximum de choses, de musiques, de genres, de musiciens, de chanteuses et chanteurs. Elle suppose des choix et chacun regrettera peut-ĂȘtre de ne pas trouver parmi ces 100 choix son coup de cĆur. Câest le jeu. Pourtant, rien ne semble oubliĂ© et la place apparemment faible faite Ă lâĂ©curie Rotana (certes stĂ©rĂ©otypĂ©e comme le souligne justement lâauteure) est une fausse impression : Fares Karam, Nancy Ajram et bien dâautres sont largement Ă©tudiĂ©s ici. La musique oranaise et algĂ©roise des annĂ©es 1940-1960 est abordĂ©e Ă travers Reinette LâOranaise (on pense aussi Ă Line Monty) et prĂ©texte Ă Ă©voquer dâautres maĂźtres du chaabi comme Lili Boniche ou Cheikh Raymond. Le raĂŻ est explorĂ© (Ă travers Khaled, Bouatiba Sghrir, Cheb Hasni). Il faut remercier Coline Houssais pour remettre dans la lumiĂšre un Djamel Alam et Ă©voquer le regrettĂ© Rachid Taha dont elle souligne le rĂŽle de passeur. Lâanthologie a de toute maniĂšre une autre vertu classique : elle donne envie dâĂ©couter ce que lâauteur propose. Le livre est une porte ouverte.
Histoire, gĂ©ographie et mĂ©moire. Ces 100 choix nous portent de la Syrie Ă lâAlgĂ©rie, du Maroc Ă la Mauritanie, du Liban Ă la Tunisie, de la Palestine Ă lâIrak et au Qatar, de lâĂgypte au Soudan. Ils nous parlent des sociĂ©tĂ©s arabes, de leurs valeurs, de leurs conflits et revendications notamment identitaires, de leurs mythes et de leurs stars. Ainsi du Sinatra du Nil, dâOum Kalthoum et plus proches de nous Najwa Karam, Khaled ou Elissa. Ă travers les musiciens et les chanteurs/chanteuses, ce sont des notes, des rythmes, des tubes qui ailleurs, mais en France aussi, nous ont appris Ă Ă©couter lâautre, Ă jeter des ponts, Ă se dĂ©porter de soi, Ă rentrer dans lâhistoire de lâarabitĂ©. Le livre est musique, voyage et mĂ©moire.
Une chronique Ă retroucer sur Actu juridique
NĂ©e en 1987, Coline Houssais est Ă la fois chercheuse, enseignante Ă Sciences Po, commissaire dâexposition, journaliste et traductrice. PassionnĂ©e et spĂ©cialiste de culture arabe, elle a rĂ©cemment publiĂ© aux Ă©ditions Le Mot et le Reste Musiques du monde arabe, une anthologie qui ne passe pas inaperçue par le dĂ©fi quâelle reprĂ©sente et lâĂ©rudition quâelle manifeste.
Cent artistes. SĂ©lectionnĂ©s dans une vingtaine de pays, « les vingt-deux Ătats de la Ligue arabe », dĂ©finit-elle pour fixer un cadre, mais dâoĂč seront par exemple quasiment exclus la Somalie, Djibouti et les Comores dont la production musicale en arabe est trĂšs faible.
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Cent artistes dont la prĂ©sentation synthĂ©tique et quasi ritualisĂ©e nous aurait peut-ĂȘtre laissĂ©e sur notre faim si Coline Houssais sâen Ă©tait tenue Ă cette forme en Ă©ventail. Mais il faut remarquer quâavant de nous conduire jusquâĂ eux, elle a balisĂ© notre chemin dâune longue et passionnante introduction mĂ©taphoriquement intitulĂ©e « Faire nation en musique ».
Elle y montre la singularitĂ© et la communautĂ© des chants et des destins, elle interroge la notion dâarabitĂ© et les frottements, politiques et sociĂ©taux, de lâarabe classique face Ă lâarabe dialectal, mais aussi au berbĂšre, au kurde, au nubienâŠ, souligne que partout, historiquement, « la musique est le fruit dâun subtil mĂ©lange dâinfluences et dâune Ă©volution propre Ă chaque territoire » qui viendront encore se confronter aux courants globalisĂ©s dâEurope ou dâAmĂ©rique du Nord dâaujourdâhui. Les circulations sont ainsi fortes entre les diffĂ©rentes parties du monde arabe avec lâextĂ©rieur, notamment entre la France et le Maghreb. Elle raconte les interactions entre lâindustrie du disque, la radio, le cinĂ©ma puis lâavĂšnement dâInternet, comme on raconte une histoire vivante, captivante, stimulante.
Une chronique à retrouver en intégralité sur Orient XXI
Un portrait de Coline Houssais rĂ©alisĂ© lors du festival Arabesques oĂč elle Ă©tait invitĂ©e.
Ă regarder en ligne
Au programme des bambous FMR cette semaine, lâinterview de Coline Houssais auteure du livre sur les Musiques du Monde arabes en 100 artistes, une chronique sur Davy Sicard et sur James Stewart (DJ spĂ©cialiste des musiques de lâAtlantique Noir), ainsi quâun point sur le Festival Locombia qui devait avoir lieu cette semaine et passe en Ă©dition numĂ©rique.
En deuxiÚme heure, un super set de Buenavibra DJ créé dans le cadre des Locombia DJ Sessions qui ont lieu chaque vendredi de 19h à 20h sur la page Facebook du Festival Locombia.
Un podcast à réécouter sur Les Bambous
Je ne me suis rarement senti aussi ignare en abordant un continent musical comme celui que Coline Houssais nous fait dĂ©couvrir dans lâanthologie des Musiques du monde arabe qui vient de paraĂźtre. LâĂ©diteur Le Mot et Le Reste sâest fait une spĂ©cialitĂ© dâouvrages musicaux de rĂ©fĂ©rence(s) comme celui-ci. Si jâattends dâavoir tout lu pour en parler, cela risque de nous emmener loin. Chacun des 100 articles relatifs Ă un artiste mĂ©riterait quâil soit connectĂ© Ă une base de donnĂ©es sonores nous offrant dâen Ă©couter quelques extraits. Cela reste assez abstrait au vu de lâĂ©ventail qui ne se contente pas de la musique strictement arabe, mais aborde les domaines berbĂšre, kurde, nubien, libanais, etc., donc le Moyen Orient et lâAfrique du Nord. Les textes introductifs sont dĂ©jĂ passionnants, en termes dâhistoire et de gĂ©ographie, cherchant ce quâil y a de commun Ă ces musiques si diverses. Dâorigine traditionnelle, elles Ă©voluent aussi avec le temps, passant des campagnes Ă la ville, traditions orales et musique savante se retrouvant dans un panarabisme aux parfums trĂšs variĂ©s. Elles nous sont parvenues grĂące Ă des passeurs qui ont vouĂ© une partie de leur vie Ă les faire connaĂźtre, particuliĂšrement en France, consĂ©quence critique du colonialisme. Depuis les annĂ©es 50, les disques (et les cassettes, trĂšs en vogue dans leurs pays) leur ont permis de voyager. Coline Houssais prĂ©fĂšre le concept de florilĂšge Ă celui dâanthologie, et son approche sociohistorique nâest pas pour me dĂ©plaire, bien au contraire. Tant dâarticles Ă©vitent de replacer les Ćuvres dans leur contexte quâon nây comprend rien du tout.
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La chronique est à retrouver en intégralité sur drame.org
Oum Kalsoum, Mohmamed Abdelwahab, Fayrouz, Reinette lâOranaise, Cheb Hasni⊠Ces noms dâartistes vous disent peut ĂȘtre quelque chose mais sont souvent mal connus en France. Dans une anthologie de 100 artistes, appelĂ©e Ă devenir un outil indispensable, Coline Houssais nous propose de faire mieux connaissance avec les musiques monde arabe.
Le monde arabe est parfois vu dâEurope comme un tout uniforme. En proposant un « florilĂšge » des musiques du monde arabe sous la forme dâune anthologie, Coline Houssais nous donne une perspective toute en nuances et en complexitĂ©. SpĂ©cialiste des cultures du monde arabe et enseignante Ă Sciences Po, elle a en effet constatĂ© lâimportance des circulations internes et externes qui ont enrichi et transformĂ© les musiques dâune aire sâĂ©tendant de lâAtlantique Ă lâocĂ©an Indien. LâidĂ©e mĂȘme de monde arabe ne va pas de soi. Sâil y a bien une unitĂ© de langue en apparence, les langues vernaculaires parlĂ©es dans les pays qui le composent sont nombreuses. Coline Houssais fait ainsi une place aux langues berbĂšres (comme le kabyle ou le chaoui en AlgĂ©rie) et aux diffĂ©rentes formes dialectales de lâarabe. Les artistes, quelle que soit leur confession ou appartenance ethnique (de nombreux musiciens juifs font partie de cette anthologie), pratiquent une forte mobilitĂ© internationale qui facilite les influences, parfois dans un contexte colonial ou postcolonial. Les circulations sont ainsi fortes entre les diffĂ©rentes parties du monde arabe mais aussi avec lâextĂ©rieur, en particulier entre la France et le Maghreb : « Partout, la musique est le fruit dâun subtil mĂ©lange dâinfluences et dâune Ă©volution propres Ă chaque territoire ».
Lire la chronique en intĂ©gralitĂ© sur LâĂ©lĂ©phant
Cette anthologie prouve la richesse dâun patrimoine contemporain dont on ignore trop souvent lâimportance en Occident. Le novice retrouvera certes les biographies de quelques noms connus comme Oum Kalsoum, Fayrouz ou Marcel KhalifĂ©, sans oublier, pour citer des artistes plus rĂ©cents, Khaled, Nancy Ajram ou Idir. Mais le livre de Coline Houssais, spĂ©cialiste des cultures arabes, offre matiĂšre Ă dĂ©couverte ou Ă rappels en consacrant des notices Ă lâAlgĂ©rien Slimane Azem, Ă la Libanaise Sabah, au Syro-Ăgyptien Farid El-Atrache et, bien sĂ»r, Ă lâincontournable chanteuse syrienne Asmahan, disparue trop tĂŽt. Comme lâexplique lâauteure en prĂ©ambule, il nâest pas dâorigine unique Ă toutes ces musiques, ce sont de nombreux facteurs historiques communs (traditions rurales ou urbaines, louanges religieuses, partage de la poĂ©sie mĂ©diĂ©vale) qui ont façonnĂ© ces genres au point, parfois, de leur donner une rythmique proche. La riche prĂ©sentation de lâouvrage permet de comprendre dâoĂč ces musiques sont venues, comment elles se sont diffusĂ©es et ce quâelles reprĂ©sentent dans lâimaginaire arabe.
Lisez la chronique en ligne sur Le Monde diplomatique*
Des campagnes Ă la ville, de la tradition aux tentations de la pop, du raĂŻ dâOran Ă la Kabylie debout dâIdir, de quoi la musique arabe est-elle le nom ? Tentative de dĂ©cryptage par une enseignante passionnĂ©e.
Dans son amplitude et sa variĂ©tĂ©, le monde arabe existe bel et bien, et idem la musique qui va avec. Les publics ont ici la coutume mutine de sâapproprier ces partitions, dâoffrir Ă ces chansons un plus vaste costume, celui qui unit les Ăąges, abolit les frontiĂšres, et fait mĂȘme (parfois) fi des classes sociales. Coline Houssais accrĂ©dite donc la thĂšse dâune unitĂ© qui enjambe les diffĂ©rences, sur un mode de rĂȘverie musicale. Riche seulement de la fiĂšvre dâacquisition du profane, on ne lui contestera certes pas le choix de tel ou tel enregistrement, mais on sâarrĂȘtera volontiers aux noms les plus cĂ©lĂšbres de ce cĂŽtĂ©-ci de la MĂ©diterranĂ©e. Ainsi, lâĂgypte mordorĂ©e dâOum Kalsoum et de Farid El Atrache prince des romances des berges du Nil, le minimalisme de Souad Massi lâAlgĂ©rienne et, aux antipodes, Rachid Taha en extravagant personnage de roman, dĂ©filent ainsi en mode chronologique, Ă lâinstar de Khaled, Cheb Mami ou Faudel (aujourdâhui plus ou moins disparus des radars), entre nos oreilles. Lâoccasion est alors trop excellente pour ne pas faire lâĂ©conomie dâun pĂ©riple en terres inconnues (Samira Tawfik, Khelifi Ahmed, Rawhi Al Khammash), et, mĂȘme, de se frotter Ă une certaine conception de la modernitĂ©. Ainsi de Hello Psychaleppo ou de Soap Kills qui, sur les scĂšnes actuelles, ne laissent pas leur part dâelectro aux chiens. Un livre comme un voyage immobile, parfumĂ©, et ondoyant.
Lisez la chronique sur le Son du Monde
Isabelle Kortian invite Coline Houssais pendant 1h pour parler de son anthologie Musiques du monde arabe. Une interview passionnante tout en musique.
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Musiques du Monde Arabe, Une anthologie en 100 artistes, le nouveau volume de lâĂ©diteur Le Mot et le Reste, basĂ© Ă Marseille et spĂ©cialisĂ© dans les livres sur les musiques, sâattaque ici Ă un vaste territoire. De la plume mĂȘme de son auteure « Il nây a pas de musique arabe en tant que genre prĂ©cisĂ©ment dĂ©limitĂ©, mais davantage un rĂ©pertoire qui se joue des frontiĂšres⊠»
La journaliste traductrice et chercheuse indĂ©pendante, Coline Houssais, a toutefois acceptĂ© ce dĂ©fi et dessine un paysage musical, forcĂ©ment subjectif mais enthousiaste, de cette riche rĂ©gion. Partant de la contrainte usuelle de lâĂ©diteur pour ce genre dâapproche transversale, liĂ©e Ă un style ou une rĂ©gion, elle brosse Ă partir de 100 disques une histoire qui traverse 26 pays et une multitude de styles apparus Ă des Ă©poques lointaines ou trĂšs rĂ©cemment. On y croise les incontournables lâEgyptienne Oum Kalsoum, le Kabyle Idir ou lâAlgĂ©rien Rachid Taha comme le Saoudien Mohammed Abdo ou les Libanais Mashrou Leila.
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Du Coran psalmodiĂ© au rap marocain en passant par la pop saoudienne, des pionniers aux derniĂšres tendances, il y a de quoi occuper 1001 nuits dâĂ©coutes passionnantes grĂące Ă la parution du livre âMusiques du Monde arabeâ de Coline Houssais.
Les musiques du monde arabe sont un mystĂšre pour lâOccident. On croit les connaĂźtre, elles nous Ă©chappent aussi insaisissables et surprenantes que les improvisations vocales de la diva Oum Kalsoum.
Les musiques du Monde arabe chaloupent sur des rythmes et des logiques qui ne sont pas celles dâici. Un exemple: cette vidĂ©o de mariage du chanteur syrien Omar Souleyman. Ăa se passe dans la rue. Avec gĂ©nĂ©ratrice, sono façon karaokĂ©, chaises en plastique et invitĂ©s qui dansent en ligne. PostĂ©e sur Youtube en 2017, la vidĂ©o âYa Bnayyaâ totalise prĂšs de 26 millions de vues! Le plus grand mariage de la planĂšte sâest passĂ© au cĆur de la Djezireh syrienne et nous avons manquĂ© la noce.
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Un livre musical signé par une politologue
Ce mystĂšre oriental est en passe dâĂȘtre dĂ©voilĂ© grĂące Ă un livre: âMusiques du Monde arabe, une anthologie en 100 artistesâ, Ă paraĂźtre le 30 juin. Ce livre est bien plus quâun livre: câest un plan, un guide, une boussole, le phare dâAlexandrie. On doit son existence Ă une politologue française, Coline Houssais, passionnĂ©e de cultures et de musiques arabes. Sa curiositĂ© et son appĂ©tit de dĂ©couvertes dĂ©passent largement son champ dâexpertise.
Il a fallu pourtant trancher: les musiques du Monde arabe se limiteront aux membres de la Ligue arabe, soit 22 pays. Et tant pis si les Kurdes, les Ottomans et certaines parties des Balkans ont plus dâun lien historique et musical avec ce sujet immense. Cette anthologie comprend deux parties. On y entre ignare, on en sort illuminĂ©.
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Ouvrage savant et passionnant
Dans âMusiques du Monde arabeâ, on passe des psalmodies du Coran Ă la trap marocaine, de lâoud classique irakien Ă la pop saoudienne, le tout avec les noms des artistes dans les deux calligraphies (europĂ©enne et arabe) et un lexique en sus.
Cet ouvrage est savant. Il nâest jamais barbant, toujours passionnant. Depuis le partial et militant ouvrage de Hachlaf, âAnthologie de la musique arabeâ, paru en 1993, autant dire voilĂ un siĂšcle, on osait plus espĂ©rer un bon ouvrage sur le sujet. Le voici enfin et il ne nous reste plus quâĂ farfouiller dans les coins et recoins de Youtube, LE salon dâĂ©coute des musiques arabes. Pour y dĂ©couvrir des pĂ©pites et animer nos Mille et une nuits. A lâimage de âAlf Leila Wa Leilaâ, si bien chantĂ©e par Oum Kalsoum.
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100 artistes prĂ©sentĂ©s de la pĂ©ninsule arabique jusquâau Maghreb. Des psalmodies du Coran Ă la trap marocaine, en passant par les grandes divas Ă©gyptiennes et les musiques populaires dâhier et dâaujourdâhui. Avec Musiques du Monde arabe, publiĂ© chez lâĂ©diteur Le Mot et le Reste, lâautrice Coline Houssais rĂ©ussit un sacrĂ© tour de force. Explications en musiques au micro de Thierry Sartoretti.
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100 artistes de la pĂ©ninsule arabique jusquÊčau Maghreb. Des psalmodies du Coran Ă la trap marocaine, en passant par les divas Ă©gyptiennes. Avec âMusiques du Monde arabeâ, publiĂ© chez lÊčĂ©diteur Le Mot et le Reste, lÊčautrice Coline Houssais rĂ©ussit un tour de force. Explications en musiques au micro de Thierry Sartoretti qui a fait de ce livre son coup de cĆur.
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