Music Sounds Better With You - Nouvelle édition
Fouillé et minutieusement détaillé, son livre est une passionnante odyssée, à la fois épique et intimiste.
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Cet ouvrage dĂ©cortique les origines et lâĂ©volution dâune pĂ©riode phare de la production musicale française : la French Touch. Ă travers les parcours du journaliste David Blot, de lâorganisateur de soirĂ©e Fred Agostini, des producteurs et DJs Philippe Zdar et Dimitri From Paris et du manager des Daft Punk Pedro Winter, ce sont tous les acteurs majeurs de cette scĂšne qui apparaissent. De 1987 Ă 2002, la mise en scĂšne de leurs vies permet de croiser la route des Daft Punk, de MC Solaar, de Hugh Hefner, dâĂtienne de CrĂ©cy, de Prince ou de Air et sert de fil rouge pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants dâune scĂšne qui, partie de fĂȘtes sauvages organisĂ©es dans les forĂȘts environnantes de Paris, envahit les disquaires et les plus grands clubs de la planĂšte. RaphaĂ«l Malkin revient sur cette Ă©poque en sâappuyant sur ces cinq personnalitĂ©s qui ont accompagnĂ© et favorisĂ© lâexplosion de la musique Ă©lectronique en France, contribuant Ă pĂ©renniser un Ă©piphĂ©nomĂšne qui a pris des airs de lĂ©gende.
Revue de presse
- Interview - En un livre et une mini-série, la French Touch devient légende Guillaume de Seigneurens Beyeah 13 octobre 2016
- Music sounds better with you Paul Muselet Clutch Magazine Mars 2016
- Destins croisés de la french touch next.liberation.fr 4 décembre 2015
- Music Sounds Better With You Thibaut Allemand LM Magazine N°114 Janvier 2016
- Music Sounds Better With You Dandyfrustre gonzai.com
- Interview de Raphael Malkin Antoine Baudel Radio FG 18 janvier 2016
- French Touch & French Dream Mélody T. Modzik 14 décembre 2015
- Interview de Raphaël Malkin Olivier Pernot Trax 22 décembre 2015
- Extrait en lecture Trax Trax 25 décembre 2015
- Interview de Raphaël Malkin Nico Prat DumDum.fr 19 novembre 2015
- Le livre de Raphaël Malkin sur la French Touch Olivier Mukiandi Street Rules 19 novembre 2015
RaphaĂ«l Malkin est un bosseur : co-crĂ©ateur et rĂ©dacteur en chef du regrettĂ© magazine Snatch, journaliste Ă Society et Radio Nova, et aujourdâhui lâauteur dâun tĂ©moignage romancĂ© de ce mouvement qui fascine toujours autant : la French Touch.
Tu es journaliste, dâoĂč tâest venue lâidĂ©e dâĂ©crire un livre ?
CâĂ©tait pas dans mes plans. Tout sâest fait en rapport avec le sujet sur la French Touch que jâai publiĂ© lâannĂ©e derniĂšre dans Snatch. Avec lâexcĂ©dent de matiĂšre de dingue que jâavais, je me suis dit que ça serait trop con de ne pas en faire quelque chose. Câest plutĂŽt une question dâaubaine.
En quoi câĂ©tait diffĂ©rent du travail de journaliste ?
DĂ©jĂ , en travail prĂ©paratoire. Il faut pousser beaucoup plus loin les interviews, il faut rentrer dans lâintimitĂ© des gens. Mais tâas le temps de le faire et tu nâas pas de limite de taille.
Tes entretiens étaient longs ?
Une vingtaine dâheures par personne environ. Ensuite, la diffĂ©rence est aussi dans le travail dâĂ©criture. Tu te dĂ©barrasses de tes rĂ©flexes journalistiques, tu arrĂȘtes de chercher absolument lâinfo. Tu poses une ambiance, un dĂ©cor et tu prends ton temps. Je voulais que ça sâapparente Ă
ce quâon appelle de la nonfiction, des faits rĂ©els mis en scĂšne, comme un roman.
Câest rĂ©ussi. Tu y a pris du plaisir ?
CâĂ©tait pas facile, parfois douloureux. Câest pour ça que je dis que je nâai pas (encore ?) une Ăąme dâĂ©crivain.
Tu nâes pas de la gĂ©nĂ©ration de la French Touch, tu es trop jeune.
Oui, je ne suis absolument pas de cette génération.
Alors, pourquoi ce sujet ? Rapport Ă ton dossier ?
Oui, et parce quâau fur et Ă mesure, je suis rentrĂ© dans un univers avec une vraie mythologie et des icĂŽnes. Il y avait forcĂ©ment â sans que ça sonne grandiloquent â une gĂ©nĂ©ration Ă raconter. Et puis ça nâavait pas Ă©tĂ© fait avant de maniĂšre collective et chorale, comme ça.
Tu peux résumer la French Touch ?
Une micro-gĂ©nĂ©ration qui a voulu vivre Ă 1000 Ă lâheure Ă un moment oĂč son Ă©poque vivait plus lentement ; et qui, par surprise, pas par chance, Ă rĂ©ussi Ă dĂ©vorer le monde. Quelque chose comme ça.
Pourquoi « par surprise, pas par chance » ?
Parce quâils ont sacrĂ©ment travaillĂ©, que câest pas dĂ» au hasard et quâils ont façonnĂ© une musique qui Ă lâĂ©poque Ă©tait inĂ©dite. Et par surprise, parce que personne ne sây attendait !
Tu résumes bien la French Touch ; et ton livre ?
Disons que câest une tentative de description de cette Ă©poque et de cette gĂ©nĂ©ration Ă travers les portraits croisĂ©s de cinq personnes qui y sont affiliĂ©es, connues et pas connues. Et qui arrive, Ă mon humble avis, Ă mettre en exergue ce quâil sâest passĂ© Ă lâĂ©poque, dans lâombre des Daft Punk.
Ce mois-ci, Arte Creative raconte en douze Ă©pisodes la « Touche française » Ă travers douze morceaux choisis sur vingt ans. Une rĂ©trospective qui fait Ă©cho Ă de nombreuses rĂ©centes tentatives de rendre hommage ou souligner lâhistoire de la musique française devenue internationale : le film « Eden », la rĂ©-Ă©dition du livre de Laurent Garnier « Electrochoc », le nouvel opus de « Super Discount » dâĂtienne de CrĂ©cy, et « Music Sounds Better With You », livre de RaphaĂ«l Malkin.
Lâoccasion de revenir Ă froid sur ce livre Ă©vĂ©nement de lâancien rĂ©dacteur en chef de Snatch, sorti lâannĂ©e derniĂšre, rĂ©fĂ©rence Ă©vidente Ă lâun des titres emblĂ©matiques de la premiĂšre French Touch â qui ne pourtant fait pas partie des douze titres choisis par Arte.
La sĂ©lection de la chaĂźne franco-allemande est plus large que le bouquin, et retrace efficacement mais rapidement les diffĂ©rents courants et phases de lâascension de la French Touch au rang de culture mondiale. Une jolie introduction pour ceux qui nây connaissent rien et aiment le ton de lâĂ©mission TV Tracks.
Quant au livre, une interview avec le principal intĂ©ressĂ© nous a permis dâen savoir plus.
Sortir un livre sur la French Touch, est-ce une maniĂšre de faire dĂ©couvrir une culture que tu aimes aux jeunes dâaujourdâhui ?
Avant lâarticle [ndr : Ă©crit pour Snatch], ce nâĂ©tait pas forcĂ©ment naturel. Je nâai pas de tropisme Ă©lectronique, jâapprĂ©cie la musique Ă©lectronique mais je ne lâĂ©coute pas en prioritĂ©, je suis plutĂŽt un boulimique de rap. En revanche ce qui me branchait, câest les histoires de gens, des parcours trĂšs diffĂ©rents, de destins parallĂšles, et cette sorte de gĂ©nĂ©ration qui est nĂ©e avec la french touch. Câest un peu mon boulot de journaliste, raconter des histoires. La musique importe finalement peu.
Alors pourquoi avoir choisi ce sujet, écrit au présent, sur une période qui correspond à celle de ton enfance?
Je savais que le film « Eden » allait sortir, on voulait le traiter car ça correspondait au magazine. On sâest dit : « intĂ©ressons nous Ă la scĂšne dans son ensemble ». Câest Ă ce moment-lĂ que lâidĂ©e est nĂ©e. Le film et le livre sont deux structures qui se rejoignent. Le film va plus loin, il sâintĂ©resse Ă un seul personnage, de mon cĂŽtĂ© câest choral. Les deux projets se complĂštent. LâidĂ©e de faire un bouquin est venue aprĂšs la sortie de lâarticle. Je lisais « GĂ©nĂ©ration* », un roman choral sur les personnes qui ont fait mai 68. Je voulais faire la mĂȘme dĂ©marche journalistique pour la French Touch. Ăa sâest fait sur le tas, câest une idĂ©e qui est venue et fur et Ă mesure des interviews avec les diffĂ©rents acteurs qui voulaient bien participer au projet. Ăa part dâune volontĂ© journalistique, mais avec une envie littĂ©raire.
Dans ta façon dâĂ©crire, on a lâimpression que les personnages, que tout le monde connaĂźt, et dont le monde connaĂźt les petites histoires, deviennent des lĂ©gendes, et leurs actes, des mythes fondateurs.
Le texte est basĂ© sur des techniques de journalisme narratif, pour mettre en scĂšne les choses telles que le lecteur puisse se mettre en situation, vivre avec les personnages. Il faut lire le bouquin comme si ça nâavait jamais existĂ©. Comme si câĂ©tait un roman. Jâutilise beaucoup de mĂ©taphores et de descriptions, pour essayer de faire comprendre une ambiance. Ce qui compte pour moi, câest que le lecteur soit conscient que ça nâest pas un pur objet journalistique.
Comment as-tu construit le rĂ©cit, sachant que lâarticle Ă©crit pour Snatch Ă©tait dĂ©jĂ long et fourni ?
Lâarticle a Ă©tĂ© construit en trois ou quatre mois, Ă partir de juillet 2014. Le papier est sorti en novembre. La matiĂšre pour lâarticle avait nĂ©cessitĂ© deux interviews de chaque personnage. Dans le bouquin, il y a Dimitri [ndr : from Paris] en plus, et beaucoup dâautres dĂ©tails. Jâai poussĂ© lâexercice de lâinterview, une Ă deux fois par mois avec les personnages principaux, combinĂ©s Ă dâautres interviews dâune quinzaine de personnages autour.
DâoĂč vient lâabsence de figure fĂ©minine dans le livre ? La scĂšne French Touch Ă©tait-elle misogyne, ou nây avait-il simplement pas de djettes ou actrices ?
Ce nâest pas quâil nây ait pas eu de nanas Ă lâĂ©poque, jâen ai rencontrĂ© deux, plusieurs fois, mais ça nâa pu se faire, pour diverses raisons.
Comment expliques-tu que le film Eden, comme ton livre et, en vérité, la scÚne French Touch, se terminent sur des notes dures, pleines de désillusion ?
Tout le monde a vĂ©cu la mĂȘme euphorie. Il y a peu de gens qui arrivent Ă rester au top. Mon constat : câest comme ça que ça sâest passĂ©, les musiques vont et viennent, les modes vont et viennent, et câest trĂšs dur de maintenir le niveau. Le film « 24 hour party people » montre trĂšs bien ça.
Pourquoi en parler aujourdâhui ?
CâĂ©tait il y a vingt ans, Ă partir du moment oĂč on passe ce cap, on peut se permettre de se retourner. Câest la distance idĂ©ale, les acteurs sont encore vivants, mais les histoires sont suffisamment froides pour avoir du recul. Câest pareil pour les albums de rap : les grands classiques des albums de rap sont sortis en 1993, et on commence Ă vraiment les apprĂ©cier aujourdâhui.
Quelle similitudes y vois-tu avec la scĂšne Ă©lectronique actuelle ? On sent presque une incitation Ă lâorganisation de soirĂ©es, lâenregistrement de disques, mais aussi une mise en garde sur les excĂšs, et par lĂ , un rapprochement avec lâhistoire de pratiquement toutes les scĂšnes musicales depuis 50 ans (le rockânâroll des annĂ©es 50, le hard rock de Led Zeppelin, la britpop, tous ces mouvements ont le mĂȘme cycle).
Je suis pour le mĂ©lange des genres, modeler une matiĂšre qui est faite de pleins dâinspirations, une tambouille qui est propre Ă notre gĂ©nĂ©ration, mĂȘme si on a pas encore trouvĂ© la bonne formule. Mais il y a une envie de la plupart des gens de FAIRE, de crĂ©er des concepts, de faire naĂźtre de lâoriginalitĂ©, des supports, des mĂ©diums.
Dâune facilitĂ© dĂ©concertante de lecture, sujet passionnant oblige, le livre se dĂ©vore en une dizaine de lignes de mĂ©tro. On se dĂ©lecte de ces histoires quâon a entendues ci et lĂ : on se prend au jeu dâĂȘtre pour un moment dans le studio Ă Pigalle de Motorbass, ou de trembler Ă lâarrivĂ©e des flics lors des premiĂšres rave parties de Fred Agostini. On en profite pour rĂ©-Ă©couter ces quelques magnifiques albums: « 1999 » de Cassius, « Pansoul » de Motorbass, « Homework » Ă©videmment, « Sacrebleu » de Dimitri from Paris et « Super Discount », le premier Ătienne de CrĂ©cy. Tous ont vieilli, certains titres font tiquer, la faute Ă lâoverdose de house filtrĂ©e qui a suivi le succĂšs de la clique, dâautres surpassent encore leurs descendants.
On se demande Ă quoi sert ce livre exactement : raconter des histoires pour faire rĂȘver ceux qui nâont pas vĂ©cu cette pĂ©riode, rattraper cette pĂ©riode que nous nâavons pas vĂ©cue, rendre hommage aux artistes, ou combler un vide dans la littĂ©rature sur cette pĂ©riode ? Certainement tout cela Ă la fois, et comme le dit son auteur, Ă raconter tout simplement lâhistoire de ces quelques français qui ont changĂ© lâhistoire de la musique en une dizaine dâannĂ©es Ă peine.
DĂ©couvrez lâinterview de RaphaĂ«l Malkin sur le site de Beyeah
Music Sounds Better With You nâest pas un Ă©niĂšme rĂ©cit de lâĂ©popĂ©e french touch. RaphaĂ«l Malkin Ă©vite toute redite en croisant les destins de 5 personnalitĂ©s au sein dâune mĂȘme histoire, du dĂ©but des annĂ©es 90 Ă 2003. Les tĂ©moignages les plus intĂ©ressants proviennent des trajectoires de Philippe Zdar, de Pedro Winter, mais aussi de Fred Agostini, organisateur des fameux rendez-vous Respect au Queen. Des premiĂšres soirĂ©es aux airs de block party pour une gĂ©nĂ©ration en quĂȘte dâexutoire, rĂ©unis par le simple plaisir de faire la fĂȘte. CâĂ©tait lâheure pile de Homework et de la conquĂȘte du monde pour Daft Punk.
Retrouvez cette chronique dans lâĂ©dition numĂ©rique de Clutch Magazine
Le journaliste parisien RaphaĂ«l Malkin raconte lâĂ©popĂ©e de la French Touch, et ces annĂ©es 2000 oĂč la musique Ă©lectronique française a dĂ©ferlĂ© sur le monde, en ne quittant pas dâune semelle cinq hĂ©ros (et pieds nickelĂ©s) de la house music tricolore dont les vies sâentrecroisent : les DJ et producteurs Philippe Zdar et Dimitri From Paris, le feu follet Pedro Winter, futur manager des Daft Punk, les journalistes organisateurs de soirĂ©es David Blot et FrĂ©dĂ©ric Agostini. FouillĂ© et minutieusement dĂ©taillĂ©, son livre est une passionnante odyssĂ©e, Ă la fois Ă©pique et intimiste.
Ou comment débuter dans des rave-parties au Fort de Champigny et finir à la Playboy Mansion via le Queen. à travers les destins croisés de cinq figures (David
Blot, Fred Agostini, Philippe Zdar, Dimitri From Paris, Pedro Winter), RaphaĂ«l Malkin tente de cerner lâhistoire de la French Touch â vaste fourre-tout devenu synonyme rĂ©ducteur de house filtrĂ©e. Le journaliste nous accroche dĂšs les premiĂšres pages et ce bouquin nous aura valu deux nuits blanches. La musique demeure ici secondaire, tant Malkin sâattache Ă des parcours, Ă des caractĂšres (lâhumain dâabord). Pas sĂ»r quâIvan Smashe, pas vraiment prĂ©sentĂ© sous son meilleur jour, apprĂ©cie ce rĂ©cit. Tant mieux : on attend le sien.
Music Sounds Better with Youâ, le livre de RaphaĂ«l Malkin reprend lâhistoire de la French touch autour de quelques grandes figures qui en ont forgĂ© la lĂ©gende. En attendant la suite â peut ĂȘtre une vidĂ©o dâentretiens entre Cathy Guetta et le philosophe Slavoj Zizek ? â on revient sur les malentendus culturels qui parcourent cette belle histoire de France.
Câest une sorte de jeu de 7 familles dont on nâaurait supprimĂ© les grands-pĂšres et grands-mĂšres. Un jeu globalement interdit au plus de 50 ans pour les raisons quâon imagine, lâĂąge de lâauteur et aussi, sans doute, la difficultĂ© de raccrocher cette histoire de lâĂ©lectro Ă des racines bien de chez nous. On parle et on sâadresse ici Ă des gens nĂ©s avec lâInternet ou presque. Et comme tout va forcĂ©ment trĂšs vite au pays de ceux qui nâont pas inventĂ© mais incarnĂ© la postmodernitĂ©, la mort du pĂšre se mĂ©lange avec celle du grand-pĂšre, câest-Ă -dire du pĂšre du pĂšre. Un pĂšre catĂ©gorique, figure insaisissable du terreau de lâhistoire de la musique en France : Dominique Blanc-Francard et Jean-Philippe Bonichon, le deux cadors du studio Marcadet, discrĂšte gĂ©nĂ©ration Mitterrand qui accouchera de la french touch dont il est question ici : cette bande de mecs qui, approchent doucement de la cinquantaine sans ĂȘtre vraiment devenus millionnaires mais sans pour autant avoir franchement foirĂ© leur life. Câest leur roman qui est racontĂ© ici sur un peu moins de 300 pages divisĂ©es en 20 chapitres chronologiques. On va les citer sinon le livre perd cruellement de son intĂ©rĂȘt ; il âagit du journaliste David Blot, du manager PR Pedro Winter, du fĂȘtard-organisateur FrĂ©dĂ©ric Agostini et de deux musiciens Philippe Szdar et Dimitri from Paris. Cinq personnages emblĂ©matiques de lâaffaire et avec qui lâauteur sâest gentiment embeddĂ© pour mieux comprendre et tirer la matiĂšre premiĂšre du bouquin. Et le boulot a suffisamment Ă©tĂ© bien fait pour que tout ce petit monde finisse par vraiment sâaffoler en sâimaginant que lâauteur allait vraiment tout balancer. Vu de lâextĂ©rieur, il nây a pas de quoi se mettre la rate au court-bouillon. Mais on jugera sur piĂšces.
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âCâest un peu Ă la maniĂšre dâun Tarantino ton livre. Câest comme un film, comme un roman choral, (âŠ) ce nâest pas un article de journaliste, il yâa une dimension littĂ©raire.â
Retrouvez lâintĂ©gralitĂ© de lâinterview sur le site de Radio FG
Vous avez pu remarquer que la maison dâĂ©dition française Le mot et le reste avait publiĂ© au cours de cette annĂ©e ce quâon appelle modestement Ă Modzik « le meilleur du bouquin musique », satisfaisant notre envie de dĂ©couvrir lâhistoire du hip-hop français (Rap français, Une exploration en 100 albums de Mehdi Maizi / Regarde ta jeunesse dans les yeux, Naissance du hip-hop français 1980-1990 de Vincent Piolet) et de revenir sur la vie de nos musiciens fĂ©tiches (Girl In A Band, Kim Gordon). Music Sounds Better With You nâĂ©chappe pas Ă la rĂšgle. Ăcrit par RaphaĂ«l Malkin, co-fondateur du regrettĂ© Snatch et plume pour Society et Radio Nova, aprĂšs un an dâenquĂȘte, le livre nous raconte lâhistoire de la French Touch «à travers le parcours de ceux qui lâont construite».
« LĂ dans la boĂźte la plus branchĂ©e de la ville la plus branchĂ©e, eh bien si la fin du monde arrive, on sera au centre de la Supernova ». Seize ans, câest le temps quâaura durĂ© cette pĂ©riode bĂ©nie oĂč Paris est devenue « la capitale oĂč tout se passe ». Mais quâest-ce qui nous intrigue tant dans cette histoire de French Touch ? De nombreux articles, documentaires, livres et films lui ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© consacrĂ©s et pourtant, en lisant les pages de Malkin, on a lâimpression dâen dĂ©couvrir lâhistoire pour la premiĂšre fois. Plus proche du reportage romancĂ© que du roman chorale, RaphaĂ«l Malkin relie entre eux les ambitions et les heureux hasards qui ont fait se croiser entre 1987 et 2002, David Blot, Fred Agostini, Philippe Zdar, Dimitri From Paris et Pedro Winter Ă lâĂ©poque manager des Daft Punk. En revenant sur la vie de ces protagonistes qui ont fait connaĂźtre cette scĂšne française Ă lâinternational, câest toute une Ă©poque qui renait ; les annĂ©es Pasqua contre la techno et les raves, mais aussi lâĂ©mergence de nombreux artistes dont les Daft Punk, David et Cathy Guetta, MC Solaar (dont lâalbum culte Prose Combat a Ă©tĂ© produit par Philippe Zdar en 1994), Ătienne de CrĂ©cy ou encore Air.
«Il est tard et les filles ont les joues chaudes parce quâelles sâamusent. Elles se sont vernies les paupiĂšres de paillettes et aiment ĂȘtre en baskets quâelles portent avec une robe courte. Il y en a aussi qui viennent en Gavroche pour couvrir leurs cheveux et trottent avec le sac en bandouliĂšre. Les garçons ont encore cette manie de se teindre les cheveux en blond et, quand ils se mettent Ă transpirer, nouent leur sweat Ă la taille pour continuer de voltiger. Les plus cools relĂšvent leur paire de lunettes de soleil sur le haut de leur crĂąne». Avec Music Sounds Better With You, RaphaĂ«l Malkin fait renaĂźtre un Ăąge dâor de la musique Ă©lectronique oĂč tout semblait possible et oĂč la scĂšne indĂ© dominait les forĂȘts environnantes de Paris, les disquaires indĂ©pendants et les grands clubs. Câest sans doute le plus fou dans cette histoire lĂ©gendaire, lâidĂ©e quâĂ un moment les clĂ©s du chĂąteau ont Ă©tĂ© donnĂ©s Ă 5 Français qui ont su marcher sur le fil rouge de lâhistoire sans vraiment se prendre de cartons. Nous permettant, en filigrane, de voir Ă©merger la scĂšne Ă©lectronique actuelle qui nous Ă©loigne heureusement de «la techno pour les fans de Phil Collins» comme lâavait craint David Blot.
Lisez lâarticle sur le site de Modzik
Dans le livre Music Sounds Better With You, le journaliste RaphaĂ«l Malkin raconte les parcours croisĂ©s de cinq figures de la French Touch : Philippe Zdar, Pedro Winter, Dimitri From Paris et les crĂ©ateurs des soirĂ©es Respect, David Blot et Fred Agostini. Ancien journaliste â et crĂ©ateur â du journal Snatch, Malkin revient sur la rĂ©alisation de cet ouvrage hyper descriptif et passionnant.
Trax : Comment est né ce livre ?
Ă lâoccasion de la sortie du film Eden, nous avons rĂ©flĂ©chi comment traiter ce sujet Ă Snatch. Nous nâavions pas envie de faire un article directement sur le film mais plutĂŽt un papier qui soit attachĂ© Ă la French Touch. LâidĂ©e sâest imposĂ©e de raconter cette histoire en dĂ©veloppant un rĂ©cit choral avec des gens de cette Ă©poque, certains connus et dâautres peu connus. Comment sâest fait le choix des intervenants ? Je voulais des personnes qui ont vĂ©cu et ont grandi durant cette pĂ©riode et qui puissent lâaborder de diffĂ©rentes maniĂšres. Cela passait donc par des fonctions diffĂ©rentes. Jâai donc choisi, et ils ont acceptĂ©, Philippe Zdar pour le cĂŽtĂ© DJ/producteur, Pedro Winter, comme manager de Daft Punk, David Blot, qui Ă©tait journaliste, et Fred Agostini, le promoteur de soirĂ©es (notamment des soirĂ©es Respect, NDLR).
Ă quel moment cet article de Snatch sâest transformĂ© en livre ?
Jâavais Ă©normĂ©ment de matiĂšre. MĂȘme si lâarticle dans Snatch fait une vingtaine de pages, jâavais encore beaucoup de choses. Mes collĂšgues Ă Snatch mâont dit : « Câest bĂȘte de ne pas en faire un livre ! » Je me suis laissĂ© convaincre et jâai envoyĂ© lâarticle Ă une seule maison dâĂ©dition : Le mot et le reste. CâĂ©tait un test et jâai eu une rĂ©ponse dans la journĂ©e. Ce livre est une aubaine.
Quâa-t-il fallu changer pour que le livre prenne corps ?
LâĂ©diteur a voulu des personnages en plus. Jâai tout de suite pensĂ© Ă Dimitri From Paris, qui a Ă©tĂ© important durant la French Touch mais qui nâest plus trĂšs en vue actuellement en France. MĂȘme sâil tourne beaucoup Ă lâĂ©tranger oĂč il est trĂšs reconnu. CâĂ©tait une maniĂšre de la remettre au goĂ»t du jour. Et surtout, il a une trajectoire particuliĂšre en ayant commencĂ© comme animateur dans de grosses radios comme Skyrock et NRJ avant de se lancer dans la house.
Y a-t-il dâautres intervenants que tu as envisagĂ©s ?
Jâai approchĂ© Ătienne de CrĂ©cy, mais il nâa pas voulu se prĂȘter Ă lâexercice, et aussi Ivan Smagghe. Ivan Ă©tait intĂ©ressĂ©, notamment par le cĂŽtĂ© sociologique de mon approche et du rĂ©cit, mais câest aussi quelquâun de lunaire⊠Et je nâai plus eu de nouvelles⊠Jâavais trĂšs envie Ă©galement dâavoir un regard fĂ©minin sur la French Touch. Jâai pensĂ© Ă Maya MassebĆuf, lâancienne directrice artistique de Labels/Virgin qui a signĂ© et travaillĂ© avec pas mal dâartistes French Touch, et aussi Ă Aline, qui a fait les compilations Aline Can Dance, Aline In Wonderland. Mais elles nâĂ©taient pas trĂšs Ă lâaise avec cet exercice qui demande de creuser sa mĂ©moire, de trouver des anecdotes, de prendre du recul par rapport Ă cette Ă©poque et Ă son propre parcours.
Justement, comment se sont dĂ©roulĂ©s les entretiens ? Cela a du te demander un Ă©norme travail dâenquĂȘte.
Entre le dĂ©but pour lâarticle de Snatch et la fin des entretiens pour le livre, cela mâa pris dix mois. Jâai interviewĂ© chacun des cinq intervenants une dizaine de fois. Quasiment une fois par mois. Je les ai essorĂ©s ! Jâai rĂ©alisĂ© aussi une vingtaine dâentretiens parallĂšles avec des artistes, des disquaires, des journalistes. Tous ces tĂ©moins mâont Ă©clairĂ© sur des Ă©lĂ©ments de contextes, ont complĂ©tĂ© des souvenirs. Et jâai rĂ©cupĂ©rĂ© des anecdotes dans des magazines comme NME ou Billboard. Cela mâa permis de saisir aussi lâambiance dâĂ©vĂ©nements comme la Winter Music Conference Ă Miami.
As-tu été surpris par les infos récoltées lors des entretiens ?
Les personnes interviewĂ©es mâont surpris car elles mâont touchĂ©. Jâattendais juste quâelles me racontent leurs vies et leurs parcours sont parfois surprenants. Je pense en particulier Ă Dimitri From Paris. Finalement le livre parle Ă©normĂ©ment de faits de vie mais peu de musique. Câest le parti pris depuis le dĂ©part. Je voulais croiser des regards, raconter comment la French Touch a Ă©tĂ© vĂ©cue au jour le jour. Je voulais aussi que le rĂ©cit soit trĂšs descriptif. Que les dĂ©cors soient posĂ©s de façon prĂ©cise et que le lecteur soit complĂštement plongĂ© dans cet univers, dans cette Ă©poque.
Tu es nĂ© en 1987. Avant dâattaquer lâarticle puis le livre, quel regard portais-tu sur cette pĂ©riode de la French Touch que tu nâas pas vĂ©cue ?
DĂ©jĂ , il faut prĂ©ciser que je ne suis pas fan de musique Ă©lectronique. Je suis plutĂŽt obsessionnel du rap US indĂ©. JâĂ©coute des artistes et des groupes comme M.O.P., Da Bush Babees, Jose Guapo ou Johnny Cinco. Du coup, jâavais un regard assez lointain. Mais il y a une certaine mythologie autour de cette pĂ©riode. Câest quand mĂȘme le premier mouvement musical français, avec un tampon tricolore dessus, qui a marchĂ© en Angleterre, aux Ătats-Unis et dans le monde entier. Cette pĂ©riode vĂ©hicule lâimage dâune certaine effervescence, dâune fougue, dâune nervositĂ© crĂ©atrice. Et personnellement, jâai un rapport particulier avec la French Touch car je suis nĂ© et jâai vĂ©cu mon enfance Ă Montmartre. Je suis mĂȘme nĂ© prĂ©cisĂ©ment lâannĂ©e oĂč Philippe Zdar est arrivĂ© Ă Paris et sâest installĂ© dans le quartier. Et puis, jâai appris que les bureaux de Daft Trax, la boĂźte de Daft Punk, donnaient sur ma cour dâĂ©cole ! Donc jâai vĂ©cu dans cette bulle, dans ce petit territoire de la French Touch.
Est-ce une période que tu regrettes de ne pas avoir vécue ?
Pas du tout. Je suis trĂšs bien dans mon temps.
AprĂšs cette premiĂšre expĂ©rience, est-ce que cela tâa donnĂ© envie dâĂ©crire dâautres livres ?
Jâai toujours envie de raconter des histoires. Toujours dans cet esprit dâexercice fourmillant, trĂšs descriptif. Je rĂ©flĂ©chis Ă deux projets : lâun sur un personnage français qui a Ă©voluĂ© dans le contexte musical, un manager tendancieux, et lâautre sur un sujet plus sociĂ©tal, une histoire de flics.
Retrouvez lâinterview sur le site de Trax
Dans le livre Music Sounds Better With You, le journaliste RaphaĂ«l Malkin raconte les parcours croisĂ©s de cinq figures de la French Touch : Philippe Zdar, Pedro Winter, Dimitri From Paris et les crĂ©ateurs des soirĂ©es Respect, David Blot et Fred Agostini. Ancien journaliste â et crĂ©ateur â du journal Snatch, Malkin revenait sur la rĂ©alisation de cet ouvrage hyper descriptif et passionnant dans une prĂ©cĂ©dente interview avec nous. Voici en exclusivitĂ© un passage de son ouvrage, au chapitre 25.
Retrouvez lâextrait sur le site de Trax
Journaliste pour feu Snatch et grand curieux sur les ondes de la Radio Nova, le journaliste RaphaĂ«l Malkin sort aujourdâhui son premier livre, Music Sounds Better With You. OĂč il est question de french touch, Ă©videmment, mais surtout de destins.
Te souviens tu de ta premiĂšre rencontre avec la french touch ?
Mon souvenir de ma premiĂšre rencontre avec la French Touch est assez diffus pour une raison toute particuliĂšre: je nâappartiens pas Ă la gĂ©nĂ©ration qui a grandi avec ce mouvement. Je nâai pas de chance, je fais partie de la suivante. Lorsque Homework des Daft Punk est sorti, en janvier 1997, jâavais neuf ans et demi. Ce serait, de fait, mensonger de dire que le disque a reprĂ©sentĂ© un choc ou une Ă©piphanie pour moi. Disons simplement quâil me revient en mĂ©moire des images du clip dââAround The Worldâ passant sur M6, aprĂšs la sortie de lâĂ©cole primaire. Il y avait des couleurs et du rythme. CâĂ©tait carnavalesque et cela a dĂ» mâinterpeller, sans nul doute.
Tu avais Ă©crit sur le sujet dans Snatch. Ce livre, câest une version longue de ton article ?
AprĂšs la parution de lâarticle dans Snatch en novembre 2014, je me suis trĂšs vite rendu compte quâil me restait sous le coude un paquet de matiĂšre que je nâavais pas convoquĂ©. Jâavais du grain Ă moudre pour Ă©crire encore des pages et des pages. Ce bouquin, câest une version plus dĂ©taillĂ©e, plus fouillĂ©e de lâarticle. Câest aussi une version prolongĂ©e, complĂ©tĂ©e, dans la mesure oĂč il a fallu que je retourne voir mes interlocuteurs et que jâajoute un personnage (Dimitri from Paris).
Quâest ce qui tâa donnĂ© lâenvie dâĂ©crire un livre ?
Mon envie dâĂ©crire un bouquin tient simplement au fait quâil me restait justement toute cette maniĂšre. Je nâai jamais eu lâambition dâĂ©crire un livre, ou de devenir un auteur. Câest une occasion fortuite mais bienvenue. Cela dit, bien avant dâĂ©crire le papier, jâavais en tĂȘte de mâessayer Ă un modĂšle dâĂ©criture particulier qui consiste Ă prĂ©senter des destins croisĂ©s. Cela vient de ma lecture des deux tomes de GĂ©nĂ©rations qui font le rĂ©cit de la vie dâune tripotĂ©e de personnages ayant participĂ© aux Ă©vĂšnements de Mai 68. Lâarticle, câĂ©tait ma maniĂšre Ă moi de me tester sur ce format. Le bouquin mâa permis dâaller plus loin.
Jâai lu un article rĂ©cemment sur les difficultĂ©s Ă faire vivre la musique Ă©lectro sur grand Ă©cran, et comment aucun film nâavait vraiment rĂ©ussi Ă retranscrire lâambiance de ces soirĂ©es. Sur papier, câest une difficultĂ© quâon retrouve aussi ?
Il y a une difficultĂ©, câest de rendre compte de lâatmosphĂšre grouillante, suante et heureuse des fĂȘtes de lâĂ©poque. Pour autant, pour ce bouquin, il faut avouer que la musique nâest quâun prĂ©texte pour raconter des parcours de vie. Finalement, la musique nâest pas le point le plus essentiel de cette histoire, câest simplement une trame de fond.
Jâimagine que tu as vu Eden. Tu en as pensĂ© quoi ?
Jâai vu Eden. Le simple fait dâavoir mis en scĂšne lâhistoire de ces gens, les souvenirs dâune Ă©poque est, selon moi, louable. Ensuite, on peut discuter de la maniĂšre dont ça a Ă©tĂ© fait. Mais, franchement, je ne suis pas le plus calĂ© pour parler de cinĂ©ma.
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âMusic Sounds Better With Youâ, ses quelques mots dâanglais sont Ă©vocateurs. Pour cause, il sâagit du titre du seul morceau et unique tube de Stardust, side project de la moitiĂ© de Daft Punk, Thomas Bangalter avec deux autres acolytes: Alan Braxe et Benjamin Diamond. âMusic Sounds Better With Youâ basĂ©e sur un sample de âFateâ de Chaka Khan, reprĂ©sente aussi lâapogĂ©e, le climax de la French Touch, ce mouvement musical de la house garage française qui est un savant mĂ©lange de funk/disco filtrĂ©e moderne. Câest sans doute pour cela que RaphaĂ«l Malkin, journaliste chez Nova et Society a choisi ce titre pour son premier ouvrage aux excellentes Ă©ditions Le mot et le reste (on leur doit le trĂšs bon Regarde ta jeunesse dans les yeux de Vincent Piolet) afin de raconter lâampleur de ce phĂ©nomĂšne. La genĂšse du livre a dĂ©butĂ© par un simple article dans les pages du regrettĂ© _Snatch Magazine. Dâailleurs, nous avions Ă©voquĂ© ce remarquable article dans nos colonnes Ă lâoccasion de la sortie dâEden de Mia Hansen-LĂžve qui traitait Ă©galement de la French Touch.
Music Sounds Better With You revient sur cette pĂ©riode bĂ©nie Ă travers cinq personnages incontournables (Pedro Winter, David Blot, Fred Agostini, Phillipe « Zdar » Cerboneschi de Cassius et Dimitri From Paris) de ce mouvement qui a bousculĂ© La France et le monde Ă la fin du millĂ©naire prĂ©cĂ©dent. Lâouvrage revient sur cette Ă©poque oĂč Paris Ă©tait une fĂȘte, une pĂ©riode que lâon regrette dâautant plus avec lâactualitĂ©. Une pĂ©riode formidable oĂč Paris Ă©tait la capitale de la fĂȘte avant que les nuits berlinoises ne viennent lui voler la vedette.
Lorsque jâai eu Music Sounds Better With You entre les mains, jâai eu un doute : que lâouvrage ne soit pas Ă la hauteur de lâarticle. Et bien, le doute sâest dissipĂ© trĂšs vite laissant la place au plaisir. Lâarticle ne faisait office que dâamuse-bouche en attendant le plat de rĂ©sistance. La rĂ©ussite de Music Sounds Better With You rĂ©side sans le fait dâavoir observĂ© le mouvement Ă travers ses acteurs et surtout Ă travers son Ă©poque. Jâai le mĂȘme Ăąge que RaphaĂ«l Malkin qui arrive Ă me rendre nostalgique de ces annĂ©es-lĂ oĂč impossible rimait avec français.
Ă vrai dire, il est question dans Music Sounds Better With You de diverses addictions Ă travers la passion pour la musique et la fĂȘte et bien sĂ»r, les drogues. La lecture du livre fait Ă©cho Ă ses derniĂšres. En effet, Music Sounds Better With You est aussi entĂȘtant que la chanson et Ă©quivaut Ă un gros sachet de came, de Yayo dont chaque ligne donne la sensation de sniffer un rail de coke. Ce livre est addictif et Ă consommer sans modĂ©ration afin de comprendre le succĂšs actuel de Daft Punk et celle de la gĂ©nĂ©ration 2.0 de lâĂ©lectro française. En un mot : Respect.
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