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Parution : 24/01/2025
ISBN : 9782384315178
288 pages (14,8 x 21 cm)

23 €

Music Sounds Better With You - Nouvelle édition

Fouillé et minutieusement détaillé, son livre est une passionnante odyssée, à la fois épique et intimiste.

Next – LibĂ©ration

Cet ouvrage dĂ©cortique les origines et l’évolution d’une pĂ©riode phare de la production musicale française : la French Touch. À travers les parcours du journaliste David Blot, de l’organisateur de soirĂ©e Fred Agostini, des producteurs et DJs Philippe Zdar et Dimitri From Paris et du manager des Daft Punk Pedro Winter, ce sont tous les acteurs majeurs de cette scĂšne qui apparaissent. De 1987 Ă  2002, la mise en scĂšne de leurs vies permet de croiser la route des Daft Punk, de MC Solaar, de Hugh Hefner, d’Étienne de CrĂ©cy, de Prince ou de Air et sert de fil rouge pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants d’une scĂšne qui, partie de fĂȘtes sauvages organisĂ©es dans les forĂȘts environnantes de Paris, envahit les disquaires et les plus grands clubs de la planĂšte. RaphaĂ«l Malkin revient sur cette Ă©poque en s’appuyant sur ces cinq personnalitĂ©s qui ont accompagnĂ© et favorisĂ© l’explosion de la musique Ă©lectronique en France, contribuant Ă  pĂ©renniser un Ă©piphĂ©nomĂšne qui a pris des airs de lĂ©gende.

• Lire un extrait

Revue de presse

- La Bonne Plume - Interview de Malkin Manon Troppo Le Bonbon février 2016
- Interview - En un livre et une mini-série, la French Touch devient légende Guillaume de Seigneurens Beyeah 13 octobre 2016
- Music sounds better with you Paul Muselet Clutch Magazine Mars 2016
- Destins croisés de la french touch next.liberation.fr 4 décembre 2015
- Music Sounds Better With You Thibaut Allemand LM Magazine N°114 Janvier 2016
- Music Sounds Better With You Dandyfrustre gonzai.com
- Interview de Raphael Malkin Antoine Baudel Radio FG 18 janvier 2016
- French Touch & French Dream Mélody T. Modzik 14 décembre 2015
- Interview de Raphaël Malkin Olivier Pernot Trax 22 décembre 2015
- Extrait en lecture Trax Trax 25 décembre 2015
- Interview de Raphaël Malkin Nico Prat DumDum.fr 19 novembre 2015
- Le livre de Raphaël Malkin sur la French Touch Olivier Mukiandi Street Rules 19 novembre 2015

- La Bonne Plume - Interview de Malkin

RaphaĂ«l Malkin est un bosseur : co-crĂ©ateur et rĂ©dacteur en chef du regrettĂ© magazine Snatch, journaliste Ă  Society et Radio Nova, et aujourd’hui l’auteur d’un tĂ©moignage romancĂ© de ce mouvement qui fascine toujours autant : la French Touch.

Tu es journaliste, d’oĂč t’est venue l’idĂ©e d’écrire un livre ?
C’était pas dans mes plans. Tout s’est fait en rapport avec le sujet sur la French Touch que j’ai publiĂ© l’annĂ©e derniĂšre dans Snatch. Avec l’excĂ©dent de matiĂšre de dingue que j’avais, je me suis dit que ça serait trop con de ne pas en faire quelque chose. C’est plutĂŽt une question d’aubaine.

En quoi c’était diffĂ©rent du travail de journaliste ?
DĂ©jĂ , en travail prĂ©paratoire. Il faut pousser beaucoup plus loin les interviews, il faut rentrer dans l’intimitĂ© des gens. Mais t’as le temps de le faire et tu n’as pas de limite de taille.

Tes entretiens étaient longs ?
Une vingtaine d’heures par personne environ. Ensuite, la diffĂ©rence est aussi dans le travail d’écriture. Tu te dĂ©barrasses de tes rĂ©flexes journalistiques, tu arrĂȘtes de chercher absolument l’info. Tu poses une ambiance, un dĂ©cor et tu prends ton temps. Je voulais que ça s’apparente Ă 
ce qu’on appelle de la nonfiction, des faits rĂ©els mis en scĂšne, comme un roman.

C’est rĂ©ussi. Tu y a pris du plaisir ?
C’était pas facile, parfois douloureux. C’est pour ça que je dis que je n’ai pas (encore ?) une Ăąme d’écrivain.

Tu n’es pas de la gĂ©nĂ©ration de la French Touch, tu es trop jeune.
Oui, je ne suis absolument pas de cette génération.

Alors, pourquoi ce sujet ? Rapport Ă  ton dossier ?
Oui, et parce qu’au fur et Ă  mesure, je suis rentrĂ© dans un univers avec une vraie mythologie et des icĂŽnes. Il y avait forcĂ©ment – sans que ça sonne grandiloquent – une gĂ©nĂ©ration Ă  raconter. Et puis ça n’avait pas Ă©tĂ© fait avant de maniĂšre collective et chorale, comme ça.

Tu peux résumer la French Touch ?
Une micro-gĂ©nĂ©ration qui a voulu vivre Ă  1000 Ă  l’heure Ă  un moment oĂč son Ă©poque vivait plus lentement ; et qui, par surprise, pas par chance, Ă  rĂ©ussi Ă  dĂ©vorer le monde. Quelque chose comme ça.

Pourquoi « par surprise, pas par chance » ?
Parce qu’ils ont sacrĂ©ment travaillĂ©, que c’est pas dĂ» au hasard et qu’ils ont façonnĂ© une musique qui Ă  l’époque Ă©tait inĂ©dite. Et par surprise, parce que personne ne s’y attendait !

Tu résumes bien la French Touch ; et ton livre ?
Disons que c’est une tentative de description de cette Ă©poque et de cette gĂ©nĂ©ration Ă  travers les portraits croisĂ©s de cinq personnes qui y sont affiliĂ©es, connues et pas connues. Et qui arrive, Ă  mon humble avis, Ă  mettre en exergue ce qu’il s’est passĂ© Ă  l’époque, dans l’ombre des Daft Punk.

Manon Troppo
Le Bonbon février 2016

- Interview - En un livre et une mini-série, la French Touch devient légende

Ce mois-ci, Arte Creative raconte en douze Ă©pisodes la « Touche française » Ă  travers douze morceaux choisis sur vingt ans. Une rĂ©trospective qui fait Ă©cho Ă  de nombreuses rĂ©centes tentatives de rendre hommage ou souligner l’histoire de la musique française devenue internationale : le film « Eden », la rĂ©-Ă©dition du livre de Laurent Garnier « Electrochoc », le nouvel opus de « Super Discount » d’Étienne de CrĂ©cy, et « Music Sounds Better With You », livre de RaphaĂ«l Malkin.

L’occasion de revenir Ă  froid sur ce livre Ă©vĂ©nement de l’ancien rĂ©dacteur en chef de Snatch, sorti l’annĂ©e derniĂšre, rĂ©fĂ©rence Ă©vidente Ă  l’un des titres emblĂ©matiques de la premiĂšre French Touch – qui ne pourtant fait pas partie des douze titres choisis par Arte.

La sĂ©lection de la chaĂźne franco-allemande est plus large que le bouquin, et retrace efficacement mais rapidement les diffĂ©rents courants et phases de l’ascension de la French Touch au rang de culture mondiale. Une jolie introduction pour ceux qui n’y connaissent rien et aiment le ton de l’émission TV Tracks.

Quant au livre, une interview avec le principal intĂ©ressĂ© nous a permis d’en savoir plus.

Sortir un livre sur la French Touch, est-ce une maniĂšre de faire dĂ©couvrir une culture que tu aimes aux jeunes d’aujourd’hui ?

Avant l’article [ndr : Ă©crit pour Snatch], ce n’était pas forcĂ©ment naturel. Je n’ai pas de tropisme Ă©lectronique, j’apprĂ©cie la musique Ă©lectronique mais je ne l’écoute pas en prioritĂ©, je suis plutĂŽt un boulimique de rap. En revanche ce qui me branchait, c’est les histoires de gens, des parcours trĂšs diffĂ©rents, de destins parallĂšles, et cette sorte de gĂ©nĂ©ration qui est nĂ©e avec la french touch. C’est un peu mon boulot de journaliste, raconter des histoires. La musique importe finalement peu.

Alors pourquoi avoir choisi ce sujet, écrit au présent, sur une période qui correspond à celle de ton enfance?

Je savais que le film « Eden » allait sortir, on voulait le traiter car ça correspondait au magazine. On s’est dit : « intĂ©ressons nous Ă  la scĂšne dans son ensemble ». C’est Ă  ce moment-lĂ  que l’idĂ©e est nĂ©e. Le film et le livre sont deux structures qui se rejoignent. Le film va plus loin, il s’intĂ©resse Ă  un seul personnage, de mon cĂŽtĂ© c’est choral. Les deux projets se complĂštent. L’idĂ©e de faire un bouquin est venue aprĂšs la sortie de l’article. Je lisais « GĂ©nĂ©ration* », un roman choral sur les personnes qui ont fait mai 68. Je voulais faire la mĂȘme dĂ©marche journalistique pour la French Touch. Ça s’est fait sur le tas, c’est une idĂ©e qui est venue et fur et Ă  mesure des interviews avec les diffĂ©rents acteurs qui voulaient bien participer au projet. Ça part d’une volontĂ© journalistique, mais avec une envie littĂ©raire.

Dans ta façon d’écrire, on a l’impression que les personnages, que tout le monde connaĂźt, et dont le monde connaĂźt les petites histoires, deviennent des lĂ©gendes, et leurs actes, des mythes fondateurs.

Le texte est basĂ© sur des techniques de journalisme narratif, pour mettre en scĂšne les choses telles que le lecteur puisse se mettre en situation, vivre avec les personnages. Il faut lire le bouquin comme si ça n’avait jamais existĂ©. Comme si c’était un roman. J’utilise beaucoup de mĂ©taphores et de descriptions, pour essayer de faire comprendre une ambiance. Ce qui compte pour moi, c’est que le lecteur soit conscient que ça n’est pas un pur objet journalistique.

Comment as-tu construit le rĂ©cit, sachant que l’article Ă©crit pour Snatch Ă©tait dĂ©jĂ  long et fourni ?

L’article a Ă©tĂ© construit en trois ou quatre mois, Ă  partir de juillet 2014. Le papier est sorti en novembre. La matiĂšre pour l’article avait nĂ©cessitĂ© deux interviews de chaque personnage. Dans le bouquin, il y a Dimitri [ndr : from Paris] en plus, et beaucoup d’autres dĂ©tails. J’ai poussĂ© l’exercice de l’interview, une Ă  deux fois par mois avec les personnages principaux, combinĂ©s Ă  d’autres interviews d’une quinzaine de personnages autour.

D’oĂč vient l’absence de figure fĂ©minine dans le livre ? La scĂšne French Touch Ă©tait-elle misogyne, ou n’y avait-il simplement pas de djettes ou actrices ?

Ce n’est pas qu’il n’y ait pas eu de nanas Ă  l’époque, j’en ai rencontrĂ© deux, plusieurs fois, mais ça n’a pu se faire, pour diverses raisons.

Comment expliques-tu que le film Eden, comme ton livre et, en vérité, la scÚne French Touch, se terminent sur des notes dures, pleines de désillusion ?

Tout le monde a vĂ©cu la mĂȘme euphorie. Il y a peu de gens qui arrivent Ă  rester au top. Mon constat : c’est comme ça que ça s’est passĂ©, les musiques vont et viennent, les modes vont et viennent, et c’est trĂšs dur de maintenir le niveau. Le film « 24 hour party people » montre trĂšs bien ça.

Pourquoi en parler aujourd’hui ?

C’était il y a vingt ans, Ă  partir du moment oĂč on passe ce cap, on peut se permettre de se retourner. C’est la distance idĂ©ale, les acteurs sont encore vivants, mais les histoires sont suffisamment froides pour avoir du recul. C’est pareil pour les albums de rap : les grands classiques des albums de rap sont sortis en 1993, et on commence Ă  vraiment les apprĂ©cier aujourd’hui.

Quelle similitudes y vois-tu avec la scĂšne Ă©lectronique actuelle ? On sent presque une incitation Ă  l’organisation de soirĂ©es, l’enregistrement de disques, mais aussi une mise en garde sur les excĂšs, et par lĂ , un rapprochement avec l’histoire de pratiquement toutes les scĂšnes musicales depuis 50 ans (le rock’n’roll des annĂ©es 50, le hard rock de Led Zeppelin, la britpop, tous ces mouvements ont le mĂȘme cycle).

Je suis pour le mĂ©lange des genres, modeler une matiĂšre qui est faite de pleins d’inspirations, une tambouille qui est propre Ă  notre gĂ©nĂ©ration, mĂȘme si on a pas encore trouvĂ© la bonne formule. Mais il y a une envie de la plupart des gens de FAIRE, de crĂ©er des concepts, de faire naĂźtre de l’originalitĂ©, des supports, des mĂ©diums.

D’une facilitĂ© dĂ©concertante de lecture, sujet passionnant oblige, le livre se dĂ©vore en une dizaine de lignes de mĂ©tro. On se dĂ©lecte de ces histoires qu’on a entendues ci et lĂ  : on se prend au jeu d’ĂȘtre pour un moment dans le studio Ă  Pigalle de Motorbass, ou de trembler Ă  l’arrivĂ©e des flics lors des premiĂšres rave parties de Fred Agostini. On en profite pour rĂ©-Ă©couter ces quelques magnifiques albums: « 1999 » de Cassius, « Pansoul » de Motorbass, « Homework » Ă©videmment, « Sacrebleu » de Dimitri from Paris et « Super Discount », le premier Étienne de CrĂ©cy. Tous ont vieilli, certains titres font tiquer, la faute Ă  l’overdose de house filtrĂ©e qui a suivi le succĂšs de la clique, d’autres surpassent encore leurs descendants.

On se demande Ă  quoi sert ce livre exactement : raconter des histoires pour faire rĂȘver ceux qui n’ont pas vĂ©cu cette pĂ©riode, rattraper cette pĂ©riode que nous n’avons pas vĂ©cue, rendre hommage aux artistes, ou combler un vide dans la littĂ©rature sur cette pĂ©riode ? Certainement tout cela Ă  la fois, et comme le dit son auteur, Ă  raconter tout simplement l’histoire de ces quelques français qui ont changĂ© l’histoire de la musique en une dizaine d’annĂ©es Ă  peine.

DĂ©couvrez l’interview de RaphaĂ«l Malkin sur le site de Beyeah

Guillaume de Seigneurens
Beyeah 13 octobre 2016

- Music sounds better with you

Music Sounds Better With You n’est pas un Ă©niĂšme rĂ©cit de l’épopĂ©e french touch. RaphaĂ«l Malkin Ă©vite toute redite en croisant les destins de 5 personnalitĂ©s au sein d’une mĂȘme histoire, du dĂ©but des annĂ©es 90 Ă  2003. Les tĂ©moignages les plus intĂ©ressants proviennent des trajectoires de Philippe Zdar, de Pedro Winter, mais aussi de Fred Agostini, organisateur des fameux rendez-vous Respect au Queen. Des premiĂšres soirĂ©es aux airs de block party pour une gĂ©nĂ©ration en quĂȘte d’exutoire, rĂ©unis par le simple plaisir de faire la fĂȘte. C’était l’heure pile de Homework et de la conquĂȘte du monde pour Daft Punk.

Retrouvez cette chronique dans l’édition numĂ©rique de Clutch Magazine

Paul Muselet
Clutch Magazine Mars 2016

- Destins croisés de la french touch

Le journaliste parisien RaphaĂ«l Malkin raconte l’épopĂ©e de la French Touch, et ces annĂ©es 2000 oĂč la musique Ă©lectronique française a dĂ©ferlĂ© sur le monde, en ne quittant pas d’une semelle cinq hĂ©ros (et pieds nickelĂ©s) de la house music tricolore dont les vies s’entrecroisent : les DJ et producteurs Philippe Zdar et Dimitri From Paris, le feu follet Pedro Winter, futur manager des Daft Punk, les journalistes organisateurs de soirĂ©es David Blot et FrĂ©dĂ©ric Agostini. FouillĂ© et minutieusement dĂ©taillĂ©, son livre est une passionnante odyssĂ©e, Ă  la fois Ă©pique et intimiste.

next.liberation.fr 4 décembre 2015

- Music Sounds Better With You

Ou comment dĂ©buter dans des rave-parties au Fort de Champigny et finir Ă  la Playboy Mansion via le Queen. À travers les destins croisĂ©s de cinq figures (David
Blot, Fred Agostini, Philippe Zdar, Dimitri From Paris, Pedro Winter), RaphaĂ«l Malkin tente de cerner l’histoire de la French Touch – vaste fourre-tout devenu synonyme rĂ©ducteur de house filtrĂ©e. Le journaliste nous accroche dĂšs les premiĂšres pages et ce bouquin nous aura valu deux nuits blanches. La musique demeure ici secondaire, tant Malkin s’attache Ă  des parcours, Ă  des caractĂšres (l’humain d’abord). Pas sĂ»r qu’Ivan Smashe, pas vraiment prĂ©sentĂ© sous son meilleur jour, apprĂ©cie ce rĂ©cit. Tant mieux : on attend le sien.

Thibaut Allemand
LM Magazine N°114 Janvier 2016

- Music Sounds Better With You

Music Sounds Better with You”, le livre de RaphaĂ«l Malkin reprend l’histoire de la French touch autour de quelques grandes figures qui en ont forgĂ© la lĂ©gende. En attendant la suite – peut ĂȘtre une vidĂ©o d’entretiens entre Cathy Guetta et le philosophe Slavoj Zizek ? – on revient sur les malentendus culturels qui parcourent cette belle histoire de France.

C’est une sorte de jeu de 7 familles dont on n’aurait supprimĂ© les grands-pĂšres et grands-mĂšres. Un jeu globalement interdit au plus de 50 ans pour les raisons qu’on imagine, l’ñge de l’auteur et aussi, sans doute, la difficultĂ© de raccrocher cette histoire de l’électro Ă  des racines bien de chez nous. On parle et on s’adresse ici Ă  des gens nĂ©s avec l’Internet ou presque. Et comme tout va forcĂ©ment trĂšs vite au pays de ceux qui n‘ont pas inventĂ© mais incarnĂ© la postmodernitĂ©, la mort du pĂšre se mĂ©lange avec celle du grand-pĂšre, c’est-Ă -dire du pĂšre du pĂšre. Un pĂšre catĂ©gorique, figure insaisissable du terreau de l’histoire de la musique en France : Dominique Blanc-Francard et Jean-Philippe Bonichon, le deux cadors du studio Marcadet, discrĂšte gĂ©nĂ©ration Mitterrand qui accouchera de la french touch dont il est question ici : cette bande de mecs qui, approchent doucement de la cinquantaine sans ĂȘtre vraiment devenus millionnaires mais sans pour autant avoir franchement foirĂ© leur life. C’est leur roman qui est racontĂ© ici sur un peu moins de 300 pages divisĂ©es en 20 chapitres chronologiques. On va les citer sinon le livre perd cruellement de son intĂ©rĂȘt ; il ‘agit du journaliste David Blot, du manager PR Pedro Winter, du fĂȘtard-organisateur FrĂ©dĂ©ric Agostini et de deux musiciens Philippe Szdar et Dimitri from Paris. Cinq personnages emblĂ©matiques de l’affaire et avec qui l’auteur s’est gentiment embeddĂ© pour mieux comprendre et tirer la matiĂšre premiĂšre du bouquin. Et le boulot a suffisamment Ă©tĂ© bien fait pour que tout ce petit monde finisse par vraiment s’affoler en s’imaginant que l’auteur allait vraiment tout balancer. Vu de l’extĂ©rieur, il n’y a pas de quoi se mettre la rate au court-bouillon. Mais on jugera sur piĂšces.

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Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de l’article sur le site de Gonzai

Dandyfrustre
gonzai.com

- Interview de Raphael Malkin

“C’est un peu Ă  la maniĂšre d’un Tarantino ton livre. C’est comme un film, comme un roman choral, (
) ce n’est pas un article de journaliste, il y’a une dimension littĂ©raire.”

Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de l’interview sur le site de Radio FG

Antoine Baudel
Radio FG 18 janvier 2016

- French Touch & French Dream

Vous avez pu remarquer que la maison d’édition française Le mot et le reste avait publiĂ© au cours de cette annĂ©e ce qu’on appelle modestement Ă  Modzik « le meilleur du bouquin musique », satisfaisant notre envie de dĂ©couvrir l’histoire du hip-hop français (Rap français, Une exploration en 100 albums de Mehdi Maizi / Regarde ta jeunesse dans les yeux, Naissance du hip-hop français 1980-1990 de Vincent Piolet) et de revenir sur la vie de nos musiciens fĂ©tiches (Girl In A Band, Kim Gordon). Music Sounds Better With You n’échappe pas Ă  la rĂšgle. Écrit par RaphaĂ«l Malkin, co-fondateur du regrettĂ© Snatch et plume pour Society et Radio Nova, aprĂšs un an d’enquĂȘte, le livre nous raconte l’histoire de la French Touch «à travers le parcours de ceux qui l’ont construite».

« LĂ  dans la boĂźte la plus branchĂ©e de la ville la plus branchĂ©e, eh bien si la fin du monde arrive, on sera au centre de la Supernova ». Seize ans, c’est le temps qu’aura durĂ© cette pĂ©riode bĂ©nie oĂč Paris est devenue « la capitale oĂč tout se passe ». Mais qu’est-ce qui nous intrigue tant dans cette histoire de French Touch ? De nombreux articles, documentaires, livres et films lui ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© consacrĂ©s et pourtant, en lisant les pages de Malkin, on a l’impression d’en dĂ©couvrir l’histoire pour la premiĂšre fois. Plus proche du reportage romancĂ© que du roman chorale, RaphaĂ«l Malkin relie entre eux les ambitions et les heureux hasards qui ont fait se croiser entre 1987 et 2002, David Blot, Fred Agostini, Philippe Zdar, Dimitri From Paris et Pedro Winter Ă  l’époque manager des Daft Punk. En revenant sur la vie de ces protagonistes qui ont fait connaĂźtre cette scĂšne française Ă  l’international, c’est toute une Ă©poque qui renait ; les annĂ©es Pasqua contre la techno et les raves, mais aussi l’émergence de nombreux artistes dont les Daft Punk, David et Cathy Guetta, MC Solaar (dont l’album culte Prose Combat a Ă©tĂ© produit par Philippe Zdar en 1994), Étienne de CrĂ©cy ou encore Air.

«Il est tard et les filles ont les joues chaudes parce qu’elles s’amusent. Elles se sont vernies les paupiĂšres de paillettes et aiment ĂȘtre en baskets qu’elles portent avec une robe courte. Il y en a aussi qui viennent en Gavroche pour couvrir leurs cheveux et trottent avec le sac en bandouliĂšre. Les garçons ont encore cette manie de se teindre les cheveux en blond et, quand ils se mettent Ă  transpirer, nouent leur sweat Ă  la taille pour continuer de voltiger. Les plus cools relĂšvent leur paire de lunettes de soleil sur le haut de leur crĂąne». Avec Music Sounds Better With You, RaphaĂ«l Malkin fait renaĂźtre un Ăąge d’or de la musique Ă©lectronique oĂč tout semblait possible et oĂč la scĂšne indĂ© dominait les forĂȘts environnantes de Paris, les disquaires indĂ©pendants et les grands clubs. C’est sans doute le plus fou dans cette histoire lĂ©gendaire, l’idĂ©e qu’à un moment les clĂ©s du chĂąteau ont Ă©tĂ© donnĂ©s Ă  5 Français qui ont su marcher sur le fil rouge de l’histoire sans vraiment se prendre de cartons. Nous permettant, en filigrane, de voir Ă©merger la scĂšne Ă©lectronique actuelle qui nous Ă©loigne heureusement de «la techno pour les fans de Phil Collins» comme l’avait craint David Blot.

Lisez l’article sur le site de Modzik

Mélody T.
Modzik 14 décembre 2015

- Interview de Raphaël Malkin

Dans le livre Music Sounds Better With You, le journaliste RaphaĂ«l Malkin raconte les parcours croisĂ©s de cinq figures de la French Touch : Philippe Zdar, Pedro Winter, Dimitri From Paris et les crĂ©ateurs des soirĂ©es Respect, David Blot et Fred Agostini. Ancien journaliste – et crĂ©ateur – du journal Snatch, Malkin revient sur la rĂ©alisation de cet ouvrage hyper descriptif et passionnant.

Trax : Comment est né ce livre ?

À l’occasion de la sortie du film Eden, nous avons rĂ©flĂ©chi comment traiter ce sujet Ă  Snatch. Nous n’avions pas envie de faire un article directement sur le film mais plutĂŽt un papier qui soit attachĂ© Ă  la French Touch. L’idĂ©e s’est imposĂ©e de raconter cette histoire en dĂ©veloppant un rĂ©cit choral avec des gens de cette Ă©poque, certains connus et d’autres peu connus. Comment s’est fait le choix des intervenants ? Je voulais des personnes qui ont vĂ©cu et ont grandi durant cette pĂ©riode et qui puissent l’aborder de diffĂ©rentes maniĂšres. Cela passait donc par des fonctions diffĂ©rentes. J’ai donc choisi, et ils ont acceptĂ©, Philippe Zdar pour le cĂŽtĂ© DJ/producteur, Pedro Winter, comme manager de Daft Punk, David Blot, qui Ă©tait journaliste, et Fred Agostini, le promoteur de soirĂ©es (notamment des soirĂ©es Respect, NDLR).

À quel moment cet article de Snatch s’est transformĂ© en livre ?

J’avais Ă©normĂ©ment de matiĂšre. MĂȘme si l’article dans Snatch fait une vingtaine de pages, j’avais encore beaucoup de choses. Mes collĂšgues Ă  Snatch m’ont dit : « C’est bĂȘte de ne pas en faire un livre ! » Je me suis laissĂ© convaincre et j’ai envoyĂ© l’article Ă  une seule maison d’édition : Le mot et le reste. C’était un test et j’ai eu une rĂ©ponse dans la journĂ©e. Ce livre est une aubaine.

Qu’a-t-il fallu changer pour que le livre prenne corps ?

L’éditeur a voulu des personnages en plus. J’ai tout de suite pensĂ© Ă  Dimitri From Paris, qui a Ă©tĂ© important durant la French Touch mais qui n’est plus trĂšs en vue actuellement en France. MĂȘme s’il tourne beaucoup Ă  l’étranger oĂč il est trĂšs reconnu. C’était une maniĂšre de la remettre au goĂ»t du jour. Et surtout, il a une trajectoire particuliĂšre en ayant commencĂ© comme animateur dans de grosses radios comme Skyrock et NRJ avant de se lancer dans la house.

Y a-t-il d’autres intervenants que tu as envisagĂ©s ?

J’ai approchĂ© Étienne de CrĂ©cy, mais il n’a pas voulu se prĂȘter Ă  l’exercice, et aussi Ivan Smagghe. Ivan Ă©tait intĂ©ressĂ©, notamment par le cĂŽtĂ© sociologique de mon approche et du rĂ©cit, mais c’est aussi quelqu’un de lunaire
 Et je n’ai plus eu de nouvelles
 J’avais trĂšs envie Ă©galement d’avoir un regard fĂ©minin sur la French Touch. J’ai pensĂ© Ă  Maya MassebƓuf, l’ancienne directrice artistique de Labels/Virgin qui a signĂ© et travaillĂ© avec pas mal d’artistes French Touch, et aussi Ă  Aline, qui a fait les compilations Aline Can Dance, Aline In Wonderland. Mais elles n’étaient pas trĂšs Ă  l’aise avec cet exercice qui demande de creuser sa mĂ©moire, de trouver des anecdotes, de prendre du recul par rapport Ă  cette Ă©poque et Ă  son propre parcours.

Justement, comment se sont dĂ©roulĂ©s les entretiens ? Cela a du te demander un Ă©norme travail d’enquĂȘte.

Entre le dĂ©but pour l’article de Snatch et la fin des entretiens pour le livre, cela m’a pris dix mois. J’ai interviewĂ© chacun des cinq intervenants une dizaine de fois. Quasiment une fois par mois. Je les ai essorĂ©s ! J’ai rĂ©alisĂ© aussi une vingtaine d’entretiens parallĂšles avec des artistes, des disquaires, des journalistes. Tous ces tĂ©moins m’ont Ă©clairĂ© sur des Ă©lĂ©ments de contextes, ont complĂ©tĂ© des souvenirs. Et j’ai rĂ©cupĂ©rĂ© des anecdotes dans des magazines comme NME ou Billboard. Cela m’a permis de saisir aussi l’ambiance d’évĂ©nements comme la Winter Music Conference Ă  Miami.

As-tu été surpris par les infos récoltées lors des entretiens ?

Les personnes interviewĂ©es m’ont surpris car elles m’ont touchĂ©. J’attendais juste qu’elles me racontent leurs vies et leurs parcours sont parfois surprenants. Je pense en particulier Ă  Dimitri From Paris. Finalement le livre parle Ă©normĂ©ment de faits de vie mais peu de musique. C’est le parti pris depuis le dĂ©part. Je voulais croiser des regards, raconter comment la French Touch a Ă©tĂ© vĂ©cue au jour le jour. Je voulais aussi que le rĂ©cit soit trĂšs descriptif. Que les dĂ©cors soient posĂ©s de façon prĂ©cise et que le lecteur soit complĂštement plongĂ© dans cet univers, dans cette Ă©poque.

Tu es nĂ© en 1987. Avant d’attaquer l’article puis le livre, quel regard portais-tu sur cette pĂ©riode de la French Touch que tu n’as pas vĂ©cue ?

DĂ©jĂ , il faut prĂ©ciser que je ne suis pas fan de musique Ă©lectronique. Je suis plutĂŽt obsessionnel du rap US indĂ©. J’écoute des artistes et des groupes comme M.O.P., Da Bush Babees, Jose Guapo ou Johnny Cinco. Du coup, j’avais un regard assez lointain. Mais il y a une certaine mythologie autour de cette pĂ©riode. C’est quand mĂȘme le premier mouvement musical français, avec un tampon tricolore dessus, qui a marchĂ© en Angleterre, aux États-Unis et dans le monde entier. Cette pĂ©riode vĂ©hicule l’image d’une certaine effervescence, d’une fougue, d’une nervositĂ© crĂ©atrice. Et personnellement, j’ai un rapport particulier avec la French Touch car je suis nĂ© et j’ai vĂ©cu mon enfance Ă  Montmartre. Je suis mĂȘme nĂ© prĂ©cisĂ©ment l’annĂ©e oĂč Philippe Zdar est arrivĂ© Ă  Paris et s’est installĂ© dans le quartier. Et puis, j’ai appris que les bureaux de Daft Trax, la boĂźte de Daft Punk, donnaient sur ma cour d’école ! Donc j’ai vĂ©cu dans cette bulle, dans ce petit territoire de la French Touch.

Est-ce une période que tu regrettes de ne pas avoir vécue ?

Pas du tout. Je suis trĂšs bien dans mon temps.

AprĂšs cette premiĂšre expĂ©rience, est-ce que cela t’a donnĂ© envie d’écrire d’autres livres ?

J’ai toujours envie de raconter des histoires. Toujours dans cet esprit d’exercice fourmillant, trĂšs descriptif. Je rĂ©flĂ©chis Ă  deux projets : l’un sur un personnage français qui a Ă©voluĂ© dans le contexte musical, un manager tendancieux, et l’autre sur un sujet plus sociĂ©tal, une histoire de flics.

Retrouvez l’interview sur le site de Trax

Olivier Pernot
Trax 22 décembre 2015

- Extrait en lecture

Dans le livre Music Sounds Better With You, le journaliste RaphaĂ«l Malkin raconte les parcours croisĂ©s de cinq figures de la French Touch : Philippe Zdar, Pedro Winter, Dimitri From Paris et les crĂ©ateurs des soirĂ©es Respect, David Blot et Fred Agostini. Ancien journaliste – et crĂ©ateur – du journal Snatch, Malkin revenait sur la rĂ©alisation de cet ouvrage hyper descriptif et passionnant dans une prĂ©cĂ©dente interview avec nous. Voici en exclusivitĂ© un passage de son ouvrage, au chapitre 25.

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Trax
Trax 25 décembre 2015

- Interview de Raphaël Malkin

Journaliste pour feu Snatch et grand curieux sur les ondes de la Radio Nova, le journaliste RaphaĂ«l Malkin sort aujourd’hui son premier livre, Music Sounds Better With You. OĂč il est question de french touch, Ă©videmment, mais surtout de destins.

Te souviens tu de ta premiĂšre rencontre avec la french touch ?

Mon souvenir de ma premiĂšre rencontre avec la French Touch est assez diffus pour une raison toute particuliĂšre: je n’appartiens pas Ă  la gĂ©nĂ©ration qui a grandi avec ce mouvement. Je n’ai pas de chance, je fais partie de la suivante. Lorsque Homework des Daft Punk est sorti, en janvier 1997, j’avais neuf ans et demi. Ce serait, de fait, mensonger de dire que le disque a reprĂ©sentĂ© un choc ou une Ă©piphanie pour moi. Disons simplement qu’il me revient en mĂ©moire des images du clip d’“Around The World” passant sur M6, aprĂšs la sortie de l’école primaire. Il y avait des couleurs et du rythme. C’était carnavalesque et cela a dĂ» m’interpeller, sans nul doute.

Tu avais Ă©crit sur le sujet dans Snatch. Ce livre, c’est une version longue de ton article ?

AprĂšs la parution de l’article dans Snatch en novembre 2014, je me suis trĂšs vite rendu compte qu’il me restait sous le coude un paquet de matiĂšre que je n’avais pas convoquĂ©. J’avais du grain Ă  moudre pour Ă©crire encore des pages et des pages. Ce bouquin, c’est une version plus dĂ©taillĂ©e, plus fouillĂ©e de l’article. C’est aussi une version prolongĂ©e, complĂ©tĂ©e, dans la mesure oĂč il a fallu que je retourne voir mes interlocuteurs et que j’ajoute un personnage (Dimitri from Paris).

Qu’est ce qui t’a donnĂ© l’envie d’écrire un livre ?

Mon envie d’écrire un bouquin tient simplement au fait qu’il me restait justement toute cette maniĂšre. Je n’ai jamais eu l’ambition d’écrire un livre, ou de devenir un auteur. C’est une occasion fortuite mais bienvenue. Cela dit, bien avant d’écrire le papier, j’avais en tĂȘte de m’essayer Ă  un modĂšle d’écriture particulier qui consiste Ă  prĂ©senter des destins croisĂ©s. Cela vient de ma lecture des deux tomes de GĂ©nĂ©rations qui font le rĂ©cit de la vie d’une tripotĂ©e de personnages ayant participĂ© aux Ă©vĂšnements de Mai 68. L’article, c’était ma maniĂšre Ă  moi de me tester sur ce format. Le bouquin m’a permis d’aller plus loin.

J’ai lu un article rĂ©cemment sur les difficultĂ©s Ă  faire vivre la musique Ă©lectro sur grand Ă©cran, et comment aucun film n’avait vraiment rĂ©ussi Ă  retranscrire l’ambiance de ces soirĂ©es. Sur papier, c’est une difficultĂ© qu’on retrouve aussi ?

Il y a une difficultĂ©, c’est de rendre compte de l’atmosphĂšre grouillante, suante et heureuse des fĂȘtes de l’époque. Pour autant, pour ce bouquin, il faut avouer que la musique n’est qu’un prĂ©texte pour raconter des parcours de vie. Finalement, la musique n’est pas le point le plus essentiel de cette histoire, c’est simplement une trame de fond.

J’imagine que tu as vu Eden. Tu en as pensĂ© quoi ?

J’ai vu Eden. Le simple fait d’avoir mis en scĂšne l’histoire de ces gens, les souvenirs d’une Ă©poque est, selon moi, louable. Ensuite, on peut discuter de la maniĂšre dont ça a Ă©tĂ© fait. Mais, franchement, je ne suis pas le plus calĂ© pour parler de cinĂ©ma.

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Rendez-vous sur DumDum.fr pour lire l’interview dans son intĂ©gralitĂ©

Nico Prat
DumDum.fr 19 novembre 2015

- Le livre de Raphaël Malkin sur la French Touch

“Music Sounds Better With You”, ses quelques mots d’anglais sont Ă©vocateurs. Pour cause, il s’agit du titre du seul morceau et unique tube de Stardust, side project de la moitiĂ© de Daft Punk, Thomas Bangalter avec deux autres acolytes: Alan Braxe et Benjamin Diamond. “Music Sounds Better With You” basĂ©e sur un sample de “Fate” de Chaka Khan, reprĂ©sente aussi l’apogĂ©e, le climax de la French Touch, ce mouvement musical de la house garage française qui est un savant mĂ©lange de funk/disco filtrĂ©e moderne. C’est sans doute pour cela que RaphaĂ«l Malkin, journaliste chez Nova et Society a choisi ce titre pour son premier ouvrage aux excellentes Ă©ditions Le mot et le reste (on leur doit le trĂšs bon Regarde ta jeunesse dans les yeux de Vincent Piolet) afin de raconter l’ampleur de ce phĂ©nomĂšne. La genĂšse du livre a dĂ©butĂ© par un simple article dans les pages du regrettĂ© _Snatch Magazine. D’ailleurs, nous avions Ă©voquĂ© ce remarquable article dans nos colonnes Ă  l’occasion de la sortie d’Eden de Mia Hansen-LĂžve qui traitait Ă©galement de la French Touch.

Music Sounds Better With You revient sur cette pĂ©riode bĂ©nie Ă  travers cinq personnages incontournables (Pedro Winter, David Blot, Fred Agostini, Phillipe « Zdar » Cerboneschi de Cassius et Dimitri From Paris) de ce mouvement qui a bousculĂ© La France et le monde Ă  la fin du millĂ©naire prĂ©cĂ©dent. L’ouvrage revient sur cette Ă©poque oĂč Paris Ă©tait une fĂȘte, une pĂ©riode que l’on regrette d’autant plus avec l’actualitĂ©. Une pĂ©riode formidable oĂč Paris Ă©tait la capitale de la fĂȘte avant que les nuits berlinoises ne viennent lui voler la vedette.

Lorsque j’ai eu Music Sounds Better With You entre les mains, j’ai eu un doute : que l’ouvrage ne soit pas Ă  la hauteur de l’article. Et bien, le doute s’est dissipĂ© trĂšs vite laissant la place au plaisir. L’article ne faisait office que d’amuse-bouche en attendant le plat de rĂ©sistance. La rĂ©ussite de Music Sounds Better With You rĂ©side sans le fait d’avoir observĂ© le mouvement Ă  travers ses acteurs et surtout Ă  travers son Ă©poque. J’ai le mĂȘme Ăąge que RaphaĂ«l Malkin qui arrive Ă  me rendre nostalgique de ces annĂ©es-lĂ  oĂč impossible rimait avec français.

À vrai dire, il est question dans Music Sounds Better With You de diverses addictions Ă  travers la passion pour la musique et la fĂȘte et bien sĂ»r, les drogues. La lecture du livre fait Ă©cho Ă  ses derniĂšres. En effet, Music Sounds Better With You est aussi entĂȘtant que la chanson et Ă©quivaut Ă  un gros sachet de came, de Yayo dont chaque ligne donne la sensation de sniffer un rail de coke. Ce livre est addictif et Ă  consommer sans modĂ©ration afin de comprendre le succĂšs actuel de Daft Punk et celle de la gĂ©nĂ©ration 2.0 de l’électro française. En un mot : Respect.

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Olivier Mukiandi
Street Rules 19 novembre 2015