Music Connection
Les parrains de la musique américaine au XXe siÚcle
Le trĂ©pidant rĂ©cit de lâalliance historique entre musique populaire amĂ©ricaine et mafia au XX^e^ siĂšcle.
Les plus belles fleurs poussent dans le fumier, dit lâadage. La musique amĂ©ricaine a germĂ© dans le terreau fertile de La Nouvelle OrlĂ©ans, Ă lâaube du XX^e^ siĂšcle. Dans les bas quartiers oĂč ils sont nĂ©s, musiciens et gangsters ont scellĂ© une alliance aux intĂ©rĂȘts rĂ©ciproques. Ils ont cheminĂ© cĂŽte Ă cĂŽte des bordels de Storyville aux buildings de Los Angeles, profitant du tremplin des clubs dâAl Capone et des théùtres de Broadway. Ă Chicago, New York, Kansas City, la musique a explosĂ© partout oĂč la pieuvre mafieuse a Ă©tendu ses tentacules. LâĂąge dâor de la Prohibition a offert Ă la pĂšgre le contrĂŽle de lâactivitĂ© musicale. Jazz, blues, rock, et pop ont Ă©voluĂ© sous la protection des parrains de la mafia, jusquâĂ leur chute dans les annĂ©es 1990. Nourri dâanecdotes et de tĂ©moignages, ce livre retrace cette Ă©popĂ©e au cĂŽtĂ© des artistes qui lâont vĂ©cu : Louis Armstrong, Fats Waller, Duke Ellington et bien dâautres.
Revue de presse
Musiques et mafias, du jazz au rap Nicolas Herbeaux France Culture | Les samedis du matin 8 novembre 2025
LA GRANDE LIBRAIRIE | STEVEN JEZO-VANNIER POUR SON LIVRE MUSIC CONNECTION LES PARRAINS DE LA MUSIQUE AMĂRICAINE AU 20ĂME SIĂCLE Pierre-Jean Sivignon Perfectomusic 28 janvier 2025
Black Mafia Sophie Rosemont Rolling Stone Janvier 2025
Du cÎté des gangsters : Bessie Smith, Lena Horne, Frank Sinatra and more Nathalie Piolé France Musique // Banzzai 18 décembre 2024
_ Le livre «Music Connection», mafia blues Benoßt Carretier Libération 14 décembre 2024
Music Connection, les parrains de la musique américaine au 20Úme siÚcle Jonathan Remy RTBF // Un Jour dans l'Histoire 12 décembre 2024
MUSIC CONNECTION Les parrains de la musique américaine de Steven Jezo Vannier Jean-Pierre Tissier Blues et Polar 18 novembre 2024
Gabriel Aubert Radio Rennes 12 novembre 2024
_ La Jazz Hotte 2024 Matthieu Jouan Citizen jazz 1 décembre 2024
âPour Steven Jezo-Vannier, auteur de Music Connection (Le mot et le reste, 2024), une vaste synthĂšse des liens entre les mafias et le secteur musical Ă travers le XX siĂšcle aux Ătats-Unis, « la musique sert alors de couverture pour la prostitution, mais ce nâest pas que ça. Les gangsters se rendent aussi compte quâavoir les meilleurs artistes ça remplit les clubs » et ça fait venir les notables du coin. « Un artiste, câest une force dâattraction, ça permet dâavoir des contacts rĂ©guliers avec des gens de pouvoir dans la ville », complĂšte Steven Jezo-Vannier.â
âSi le rap connaĂźt aujourdâhui des relations avec la mafia, câĂ©tait dĂ©jĂ le cas du jazz depuis le dĂ©but du XXĂšme siĂšcle aux Etats-Unis. LĂ encore, une musique des marges rencontre la pĂšgre comme nous lâexplique lâauteur et passionnĂ© de musique Steven Jezo-Vannier. Dans les annĂ©es 1920, aux alentours de la Nouvelle-OrlĂ©ans, le jazz prend forme tout comme se crĂ©e la mafia italo-sicilienne : âUne association historique va se former entre ces deux communautĂ©s, ces deux minoritĂ©s rejetĂ©es dans les marges et Ă©cartĂ©es du reste de lâactivitĂ© Ă©conomique et sociale.â
âLa mafia aime la musique etâŠ.les musiciens deviennent parfois eux mĂȘme des mafieux. Vous saurez tout en Ă©coutant notre conversation incroyable avec Steven Jezo-Vannier auteur de Music Connection Les parrains de la musique amĂ©ricaine au 20Ăšme siĂšcle aux Editions Le mot et le Reste.â
ââJâAI PEUT-ĂTRE UN BOULOTPOUR TOIâ, âLa prochaine fois, tu saurasâ, âTu iras Ă Las Vegas, Frankieâ, âPersonne ne te fera du mal, Ă moins dâĂȘtre payĂ© pourâ : les titres seuls des chapitres sont Ă©loquents ! Sâouvrant sur les manoeuvres de lâimposante Willie V. Piazza dans une Nouvelle-OrlĂ©ans mal famĂ©e, lâouvrage de Steven Jezo-Vannier sâaventure du cĂŽtĂ© de Chicago, New York et Los Angeles, rappelant que Duke Ellington, comme Louis Armstrong, ont frayĂ© avec Al Capone et autres gangsters. Que Frank Sinatra fut dĂ©crit par le FBI comme âpropriĂ©tĂ© de la mafiaâ et que les passages radio furent nĂ©gociĂ©s par des personnages troubles Ă la Morris Levy, jusquâĂ ce que les rouages de lâindustrie du disque soient assainis, dans les annĂ©es 1980. âLa mafia italo-amĂ©ricaine sâest infiltrĂ©e partout oĂč jaillissait la musique, et la musique a jailli partout oĂč la mafia sâest insinuĂ©e, observe Jezo-Vannier, si bien quâil est impossible de dĂ©terminer aujourdâhui si lâune aurait connu un tel parcours sans lâautre.â
âCe soir dans Banzzai, on se plonge dans Music Connection, les parrains de la musique amĂ©ricaine au XXe siĂšcle (Le Mot et le Reste). Un livre de Steven Jezo Vannier, qui raconte les liens Ă©troits qui unissaient les musiciens et les gangsters aux Etats Unis, de la Nouvelle Orleans Ă Chicago, en passant par New York et Kansas City !â
Le récit riche et documenté de Steven Jezo-Vannier revient sur la maniÚre dont la mafia a infiltré le monde de la musique pendant la prohibition.
âCaptivant et assez hallucinant.â
âLâhistoire de la musique populaire amĂ©ricaine, et en particulier lâhistoire du jazz, est intimement liĂ©e Ă celle des mafias, quâelles soient italiennes, irlandaises oui juives. On pourrait mĂȘme dire quâune codĂ©pendance entre les deux mondes sâest créé au fil du 20Ăšme siĂšcle et a façonnĂ© la musique populaire quâon connait aujourdâhui. Louis Armstrong, Jelly Roll Morton, Duke Ellington, Fats Wallers⊠tous ont travaillĂ© dans les clubs tenus par des maffieux tels que Al Capone, Legs Diamond ou Arnold âThe Brain » Rothstein. Des liens complexes et indĂ©mĂȘlables se sont tissĂ©s entre ces communautĂ©s de destin. Des origines du jazz dans le quartier rouge de la Nouvelle-OrlĂ©ans aux salles enfumĂ©es de Chicago durant la prohibition, en passant par les extravagants clubs new-yorkais, câest une plongĂ©e dans les marges de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine que nous vous proposons, en compagnie de Steven Jezo-Vannier, auteur de lâouvrage Music Connection, les parrains de la musique amĂ©ricaine au 20Ăšme siĂšcle » paru aux Editions Le Mot et le Reste.â
âQuatre millions dâitaliens et siciliens ont traversĂ© lâAtlantique bercĂ©s par le rĂȘve amĂ©ricain Ă lâaube du XXe siĂšcle, aux cĂŽtĂ©s dâirlandais, europĂ©ens de lâEst et juifs. Avec dans leurs bagages leur propre culture, souvent violente et brutale, dans la lignĂ©e de la mafia sicilienne apte Ă se fondre dans toutes les opportunitĂ©s visant Ă se faire de lâargent facile et sale, notamment en Louisiane, oĂč la Nouvelle-OrlĂ©ans avec son « Vieux carrĂ© français » vĂ©ritable pĂ©piniĂšre de lieux interlopes a Ă©tĂ© la matrice de la musique amĂ©ricaine nĂ©e dans les clubs tenus par les malfrats. Le point de dĂ©part dâune union Ă©trange oĂč en pleine pĂ©riode de sĂ©grĂ©gation envers les noirs, la pĂšgre et les musiciens eux, vont faire une longue route ensemble en faisant abstraction du racisme, chacun y trouvant son compte. Cette naissance du « jass » devenant le jazz â car plus facile Ă prononcer â Steven Jezo-Vannier la raconte dâune maniĂšre savoureuse riche dâanecdotes allant des dĂ©buts du business commun oĂč les musiciens noirs sont en vedette alors des ricains blancs lynchent chaque jour des noirs ou les pendent aux arbres dans le sud, gĂ©nĂ©rant lâincroyable blues qui noue les tripes quâest le « Stange fruit » de Billie Holiday. Ainsi nait â en rĂ©action â le blues dit « hot » pour danser et cĂ©lĂ©brer ce partenariat malfrats et musique, car ce sont les gangsters qui font tourner la pompe Ă dollars⊠IntĂ©rĂȘt commun et dĂ©pendance rĂ©ciproque et qui va sâaccentuer avec la prohibition le 17 janvier 1920 et un trafic dâalcool rĂ©alisĂ© Ă 90% par les Siciliens et les Juifs. Jeux, saloons, bordels, bars⊠tout devient clandestin et la corruption fonctionne Ă plein rĂ©gime. Câest un fantastique voyage dans le temps et dans lâhistoire du jazz de Sidney Bechet, Louis Amstrong, Lionel Hampton, Duke Ellington, Earl Hines, Fats Waller⊠et du blues chantĂ© surtout par les femmes Ă lâĂ©poque via Ma Rainey et la grande Bessie Smith⊠On dĂ©couvre lâhistoire des premiers microsillons et les subtilitĂ©s pas toujours Ă©videntes de Cosa nostra qui a favorisĂ© lâinnovation musicale en dĂ©veloppant les clubs Ă coups de whisky et de porte-flingues. On y apprend mĂȘme que Al Capone Ă©tait (dans sa face cachĂ©e) un grand sentimental qui adorait lquand lâorchestre jouait pour lui « Les roses de Picardie » Ă qui Yves Montand a redonnĂ© une seconde jeunesse dans les annĂ©es 80. Les cornets et trompettes des musiciens Ă©taient alors remplis de billets comme la pochette colorĂ©e du chef dâorchestre. Il nây a pas de bouillonnement musical sans que plane lâombre dâun doute. IntĂ©rĂȘts communs et dĂ©pendance rĂ©ciproque. Un livre qui se dĂ©guste avec un bon whisky irlandais et un morceau de Count Basie.â
âPuis en deuxiĂšme partie dâĂ©mission : une chronique du livre Music Connection de Steven Jezo-Vannier publiĂ© chez Le Mot et Le Reste, qui prĂ©sente le lien entre les origines de la musique amĂ©ricaine et les milieux mafieux des grandes villes, de la Nouvelle-OrlĂ©ans au dĂ©but du XXĂšme siĂšcle aux clubs dâAl Capone Ă Chicago.â
Immarcescible sélection de cadeaux indispensables pour Noël.
Comme tous les ans, Citizen Jazz vient au secours des acheteur·euses de cadeaux en panne dâinspiration. Le·a destinataire aime la musique ? Keep calm and follow the line. Voici, cette annĂ©e encore, quelques pistes pour des cadeaux sĂ»rs qui, venant dâĂȘtre publiĂ©s, ne risquent pas dâĂȘtre en double.
La tendance reste la mĂȘme, Ă lâapproche de la fin dâannĂ©e, de nombreux petits trĂ©sors du jazz sortent tout neufs des archives. InĂ©dits, remasterisĂ©s, augmentĂ©s, rééditĂ©s⊠les enregistrements historiques restent une matiĂšre premiĂšre renouvelable.
Au programme pour 2024 des figures tutĂ©laires : Miles Davis (comme chaque annĂ©e), Duke Ellington, Art Tatum, Thelonious Monk. Mais aussi une diva, Aretha Franklin, des gangsters, des musiciens plus discretsâŠ
Les merveilles présentées ici