Mike Oldfield
Tubular Bells et au-delĂ
LâĂ©clairage sur sa personnalitĂ© troublĂ©e depuis lâenfance et la conception de ses Ćuvres phares proposĂ©e dans le tout rĂ©cent et chaudement recommandĂ© ouvrage Mike Oldfield, Tubular Bells et au-delĂ , de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge, sert de captivant rĂ©vĂ©lateur.
Hugo Cassavetti â TĂ©lĂ©rama
Le 25 mai 1973, paraĂźt Tubular Bells, premier album dâun jeune label, Virgin Records, et dâun inconnu de 20 ans Ă peine, Mike Oldfield. Cette Ćuvre instrumentale rencontre un succĂšs aussi immense quâinattendu, amplifiĂ© par lâutilisation de son thĂšme dâintroduction pour le film LâExorciste. Le disque, dont les ventes sont aujourdâhui estimĂ©es Ă plus de quinze millions dâexemplaires, a suscitĂ© plusieurs suites et versions alternatives, et a mĂȘme donnĂ© lieu Ă un concert lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Ce premier opus, qui a fortement contribuĂ© Ă bĂątir lâempire Virgin, reste la crĂ©ation emblĂ©matique de Mike Oldfield bien que dâautres, tout aussi dignes dâintĂ©rĂȘt â telles Crises et son incontournable « Moonlight Shadow » â, aient suivi. Tubular Bells et au-delĂ revient sur le contexte de crĂ©ation et de diffusion de lâensemble de lâĆuvre musicale du gĂ©nial compositeur britannique retirĂ© aujourdâhui sur une Ăźle au sable fin.
Revue de presse
- Interview de Frédéric Delùge Jérémy Jeantet Sud Ouest 25 août 2021
- Mike Oldfield Henri Vaugrand Big Bang juillet 2021
- Mike Oldfield Music Waves 13 juillet 2021
- Mike Oldfield Eric Buggea Corse Matin 27 juin
- Mike Oldfield La Voix du Nord 17 mai 2021
- âOmmadawnâ, Mike Oldfield en Ă©tat de grĂące Hugo Cassavetti TĂ©lĂ©rama 6 mai 2021
- Mike Oldfield Jean-Philippe Haas Chromatique.net 6 mai 2021
- Mike Oldfield Noé Gaillard Daily Passions 6 mai 2021
- Mike Oldfield, le prodige des années 70 Sylvain Bonnet Boojum 26 avril 2021
Le journaliste poitevin Frédéric Delùge a écrit le premier livre en français consacré au musicien anglais Mike Oldfield. Il se dévore comme un roman.
Tous ceux qui ont vu le film dâhorreur LâExorciste, rĂ©alisĂ© par William Friedkin en 1973, ont forcĂ©ment en mĂ©moire « ce petit air lancinant, Ă la fois enfantin et inquiĂ©tant » qui ouvre le long-mĂ©trage. Cet extrait musical est tirĂ© du premier album entiĂšrement instrumental dâun jeune Anglais alors inconnu. Un album dont la couverture â un tube mĂ©tallique pliĂ© en trois, flottant dans le ciel au-dessus de la mer â deviendra lĂ©gendaire. Un disque qui permettra aussi Ă la toute nouvelle maison de disques Virgin Records de connaĂźtre un dĂ©veloppement historique.
Câest cette histoire, et quelques autres, que raconte le journaliste poitevin FrĂ©dĂ©ric DelĂąge dans son livre Mike Oldfield, Tubular Bells et au-delĂ .
DâoĂč est venue lâidĂ©e de ce livre ?
« Ă la base, jâavais envie de faire un livre sur le disque Tubular Bells, une aventure qui est exceptionnelle, tant par lâimportance du disque lui-mĂȘme que par lâhistoire de sa rĂ©alisation. Mais comme Tubular Bells irrigue finalement toute la carriĂšre de Mike Oldfield, qui en a fait des suites et des versions alternatives, câĂ©tait difficile de ne sâen tenir quâĂ lâĂ©vocation dâun seul disque. Le bouquin est quand mĂȘme pas mal centrĂ© sur ce premier album, mais jâai Ă©largi Ă toute sa carriĂšre. Et il nây avait aucun livre en français sur Mike Oldfield, alors quâon en trouve plusieurs en anglais. Comme pour le livre que jâai Ă©crit sur Kate Bush, en 2017, ou le premier que jâai fait sur le rock progressif, en 2002 : Ă lâĂ©poque ces sujets nâavaient pas Ă©tĂ© traitĂ©s en français. » [âŠ]
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En 1973, Mike Oldfield sortait « Tubular Bells », devenu un succĂšs mondial aprĂšs avoir Ă©tĂ© utilisĂ© comme thĂšme musical du film « LâExorciste ». PrĂšs de cinquante ans plus tard, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge a Ă©crit le premier livre en français consacrĂ© Ă lâartiste
La mĂ©lodie a hantĂ© bien des cauchemars. Mais avant de devenir la musique dâintroduction du film « LâExorciste », âTubular Bellsâ Ă©tait surtout le premier album du musicien britannique Mike Oldfield, restant lâun des morceaux phares du rock progressif. Lâartiste nâavait encore pas eu dâouvrage francophone lui Ă©tant consacrĂ©. Une anomalie rĂ©parĂ©e par un PĂ©rigourdin, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge.
Lâinterview est disponible sur Sud Ouest
Sâil est un artiste au sujet duquel il manquait une biographie en langue française, câest sans doute Mike Oldfield. GrĂące Ă la plume alerte et rigoureuse de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge, voilĂ qui est chose faite avec ce Mike Oldfield : Tubular Bells et au-delĂ . Si lâouvrage est plutĂŽt court (216 pages), sa densitĂ© nâen est pas moins importante. LâĂ©tude, en interpellant surtout lâĆuvre fondatrice que reprĂ©sente Tubular Bells, permet de remettre au centre du village lâĂ©glise monumentale quâest ce premier disque inattendu et surprenant dâun jeune homme de 20 ans au printemps 1973 et, au demeurant, un artiste inclassable dont la singularitĂ© nâen finit plus de nous interpeller.
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âGenesisâ, âKate Bushâ ou encore âChroniques du Rock Progressifâ et autres âProg 100â sont autant dâouvrages de rĂ©fĂ©rence qui font de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge un des piliers de la littĂ©rature liĂ©e au rock progressif. Avec âMike Oldfield â Tubular Bells et au-delĂ â, le journaliste nous propose le premier ouvrage en français consacrĂ© Ă Mike Oldfield, et plus particuliĂšrement Ă lâun des albums mythiques de lâhistoire du rock progressif.
Au-delĂ de la simple Ă©vocation de la rĂ©alisation de ce qui reste une vĂ©ritable prouesse artistique et technique, lâauteur replace cette Ćuvre dans le contexte trĂšs particulier de la vie de Mike Oldfield, ainsi que dans le cadre de la crĂ©ation du label Virgin. âMike Oldfield â Tubular Bells et au-delĂ â se lit comme le roman de la vie dâun artiste Ă la personnalitĂ© complexe, dont toute lâĆuvre est hantĂ©e par cette premiĂšre rĂ©ussite. Fort de rĂ©fĂ©rences multiples et des Ă©clairages de Tom Newman, un des principaux protagonistes de lâhistoire de Tubular Bells, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge mĂȘle avec habiletĂ© le dĂ©cryptage de lâĆuvre et le contexte de sa rĂ©alisation, donnant ainsi les clĂ©s non seulement de cette premiĂšre rĂ©fĂ©rence discographique mais Ă©galement de la suite de sa carriĂšre Ă©voquĂ©e dans la deuxiĂšme moitiĂ© de lâouvrage.
A lâoccasion de la sortie de lâouvrage chez lâĂ©diteur Le Mot et le Reste, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge nous a accordĂ© une longue interview Ă Poitiers, le 4 juin 2021.
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Ă artiste Ă part, livre Ă part. FrĂ©dĂ©ric DelĂąge signe le premier ouvrage en français consacrĂ© Ă Mike Oldfield, un musicien difficile Ă classer dont lâĆuvre, dâune richesse rare, ne sâest jamais rĂ©ellement affranchie du succĂšs colossal de Tubular Bells.
Journaliste Ă La Nouvelle RĂ©publique du Centre-Ouest et Ă Centre Presse, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge est lâune des valeurs sĂ»res du journalisme musical hexagonal. SpĂ©cialiste de la scĂšne prog sur laquelle il sâest dĂ©jĂ penchĂ© minutieusement (Chroniques du rock progressif, Prog 100), il est lâauteur dâune bio indispensable sur Genesis (La boĂźte Ă musique⊠Turn It On Again), et dâun ouvrage â le seul en français â sur Kate Bush (Le temps du rĂȘve). Aujourdâhui, il sâattaque Ă un autre monument, lâinsaisissable Mike Oldfield, et signe Tubular Bells et au-delĂ .
Corse Matin : AprÚs Genesis, Kate Bush et la scÚne prog, vous vous attaquez à Mike Oldfield, un artiste à la discographie aussi complexe que sa personnalité. Pourquoi ?
FrĂ©dĂ©ric DelĂąge : Parce quâil fait partie, du moins pour ses meilleurs albums, de mes musiciens favoris et quâil nâexistait aucun livre en français sur sa carriĂšre. Jâaime bien â mâattaquer â Ă des sujets sur lesquels aucun auteur francophone ne sâest penchĂ© jusquâici : câĂ©tait le cas pour le rock progressif en 2002 et câĂ©tait aussi le cas pour Kate Bush en 2017.
Et puis la vie et la carriĂšre de Mike Oldfield ont clairement des aspects romanesques, entre ses problĂšmes psychologiques, ses addictions, son incroyable prĂ©cocitĂ©, et lâaventure extraordinaire de Tubular Bells : un jeune homme si tourmentĂ© quâil cĂŽtoie presque la folie se met en tĂȘte de composer une Ćuvre instrumentale dont absolument personne ne veut au dĂ©part, et qui va finalement se rĂ©vĂ©ler, grĂące Ă sa rencontre avec le tout jeune patron de Virgin Records Richard Branson, un des plus gros succĂšs des annĂ©es 70.
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Une interview à retrouver en intégralité sur Corse Matin
Souvenez-vous, ce petit air inquiĂ©tant dans LâExorciste : câĂ©tait Tubular Bells de Mike Oldfield. Un album sorti en 1973 et devenu culte. Pour le grand public, Mike Oldfield, câest aussi Moonlight Shadow, sans doute pas plus. Session de rattrapage, donc, avec la biographie que consacre FrĂ©dĂ©ric DelĂąge au compositeur anglais. On y suit un gamin repliĂ© sur lui-mĂȘme, passionnĂ© de musique, qui, sur le piano de sa grand-mĂšre, va composer ce qui deviendra une piĂšce majeure des annĂ©es 70. Puis un homme en proie Ă ses dĂ©mons qui, dâalbum en album, construira une nouvelle Ćuvre singuliĂšre et fascinante. On y vit aussi la naissance de Virgin, qui lui doit sa notoriĂ©tĂ© et son dĂ©veloppement. Câest prĂ©cis sans pour autant ne sâadresser quâaux fans et on peut lire cette biographie, extrĂȘmement bien Ă©crite, comme un roman. Bref, ça donne envie de réécouter du Mike Oldfield. Donc câest particuliĂšrement recommandĂ©âŠ
En 1975, deux ans aprĂšs le triomphe Ă©crasant de âTubular Bellsâ, Mike Oldfield rĂ©alisait, Ă 22 ans, son vĂ©ritable chef-dâĆuvre : âOmmadawnâ, habitĂ© par ses racines irlandaises et sa douleur profonde. Un lumineux album artisanal de folk orchestrale, oĂč la virtuositĂ© ne prend jamais le pas sur la richesse mĂ©lodique, la sensibilitĂ© et lâĂ©motion.
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LâĂ©clairage sur sa personnalitĂ© troublĂ©e depuis lâenfance et la conception de ses Ćuvres phares proposĂ©e dans le tout rĂ©cent et chaudement recommandĂ© ouvrage Mike Oldfield, Tubular Bells et au-delĂ , de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge (Ă©d. Le mot et le reste), sert de captivant rĂ©vĂ©lateur. Et confirme quâun disque qui touche profondĂ©ment ne le fait jamais sans raison. Car si on apprend, entre autres, dans le livre que le benjamin de la famille Oldfield a frĂ©quentĂ© trĂšs tĂŽt Mick Jagger, qui nâĂ©tait que bienveillance et encouragements Ă son Ă©gard â Mike accompagnait sa sĆur Sally lorsquâelle allait rendre visite Ă sa copine dâenfance Marianne Faithfull â, ou nous rappelle que le jeune prodige fit ses classes dĂšs 16 ans comme bassiste chez Kevin Ayers, on dĂ©couvre surtout lâenfance traumatisante quâil a vĂ©cue auprĂšs dâun pĂšre pour le moins sĂ©vĂšre et dâune mĂšre dĂ©pressive et alcoolique qui enchaĂźnait les sĂ©jours Ă lâhĂŽpital psychiatrique. Lâalcool devenant vite le pĂ©rilleux terrain dâentente entre la mĂšre dĂ©sespĂ©rĂ©e et son fils peu apte Ă la communication avec ses pairs. Seule la musique lui servait de langage, dâexpression de ses Ă©motions, aussi douloureuses quâenfouies.
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Un article à retrouver en intégralité sur Télérama
Outre le fait quâils soient anglais, Kate Bush et Mike Oldfield ont plusieurs points communs, et non des moindres : leur prĂ©cocitĂ©, leur personnalitĂ© singuliĂšre, leur attachement Ă vivre reclus et leur volontĂ© de maĂźtriser entiĂšrement le processus crĂ©atif. Est-ce cela qui a sĂ©duit FrĂ©dĂ©ric DelĂąge au point de leur consacrer Ă chacun un ouvrage entier ? Ou bien est-ce le fan qui sâexprime, frustrĂ© quâil nâexiste aucune littĂ©rature en français consacrĂ©e Ă ces deux personnages importants de lâhistoire du rock ? Car bien quâils se fassent discrets aujourdâhui, tous deux ont connu une immense popularitĂ©, ont durablement influencĂ© une multitude dâartistes contemporains et restent encore dans de nombreuses mĂ©moires.
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Avec un style narratif dĂ©sormais bien rĂŽdĂ©, DelĂąge Ă©vite toutes les embĂ»ches habituelles de ce type dâouvrages comme les analyses musicologiques fastidieuses, les avis personnels trop envahissants et la subjectivitĂ© flagrante de fan, les digressions et lâabondance de dĂ©tails inutiles : ces derniers sont relĂ©guĂ©s en notes de bas de page pour les lecteurs avides dâexhaustivitĂ©. Au contraire, par un dĂ©coupage bien aĂ©rĂ©, Tubular Bells et au-delĂ peut se lire dâune traite tel un bon page-turner. La premiĂšre moitiĂ© est ainsi consacrĂ©e Ă cet album quasi lĂ©gendaire, depuis les premiers pas musicaux de son crĂ©ateur jusquâĂ son succĂšs phĂ©nomĂ©nal inattendu et ses diverses consĂ©quences. La seconde moitiĂ© du livre couvre le reste dâune carriĂšre en dents de scie, pendant laquelle cette premiĂšre rĂ©ussite majeure va souvent rĂ©apparaĂźtre sous diffĂ©rentes formes, entre « suites » plus ou moins rĂ©ussies, rééditions diverses et exposition mondiale aux allures de reconnaissance universelle aux JO de 2012.
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Comme lâa fait Kate Bush : Le temps du rĂȘve, ce livre comble une lacune dans un pays oĂč on trouve presque Ă coup sĂ»r, aujourdâhui encore, un exemplaire ou deux de cet album Ă la pochette emblĂ©matique chez le disquaire dâoccasion du coin ou les grandes enseignes dites « culturelles ». Sâil donne envie de se replonger dans Tubular Bells avec une connaissance nouvelle de lâĆuvre et dâapprofondir le sujet Oldfield (mais aussi dâĂ©viter soigneusement certains disques !), souhaitons quâil incite une plus jeune gĂ©nĂ©ration Ă dĂ©couvrir cet incontournable reprĂ©sentant du bouillonnement crĂ©atif propre aux annĂ©es soixante-dix.
Une chronique Ă retrouver sur Chromatique.net
Avec un sous-titre : Tubular Bells et au-delĂ et un constat : il sâagit du seul livre en français consacrĂ© au travail de Mike Oldfield⊠Quâest-ce qui peut faire le succĂšs dâune Ćuvre ? La jeunesse de son crĂ©ateur ? Lâaudace de son producteur ? Le choix des instrumentistes ? Son adĂ©quation Ă lâĂ©poque ? etc. Difficile de trouver une cause unique et difficile de rĂ©unir dâun coup les causes nĂ©cessaires. Alors on dira quâil sâagit dâun concours de circonstances favorables ! Dâune conjoncture particuliĂšre⊠pour ce qui est du succĂšs de Tubular Bells sorti le 25 mai 1973 et inaugurant un label tout neuf : Virgin Records. Le titre assure la renommĂ©e du label et on lira dans ce livre les rapports entre Virgin et le musicien. Est-ce quâun titre Ă©puise la crĂ©ativitĂ© de son auteur ? Comment peut-on poser cette question ? Il est Ă©vident que non ! En revanche le goĂ»t des auditeurs peut changer et trouver moins plaisante la nouvelle musique ou pire, Ă lâinverse, ne vouloir que la rĂ©pĂ©tition du premier succĂšsâŠpour Ă©viter de se savoir changer et vieillir. Mike Oldfield depuis Tubular Bells a vieilli mais nâa rien perdu de son sens de la composition. Il est toujours bon instrumentiste et a depuis longtemps oubliĂ© le stress du premier concert dont une Bentley fut lâenjeu. Ce livre rend lâindividu attachant, bien au-delĂ de sa musique⊠Questions : Qui parmi vous, lecteurs, lectrices, a suivi le musicien ? Qui nâĂ©coute mĂȘme plus Tubular Bells, se contentant de penser Ă ses souvenirs de lâĂ©poque ?
Si vous avez aimĂ© Lâexorciste, prenez le temps dâĂ©couter lâintĂ©gralitĂ© de Tubular Bells en lisant ce livreâŠ
Une chronique Ă retrouver sur Daily Passions
Un spécialiste du rock progressif
Journaliste pour la presse provinciale (Centre-Ouest, La Nouvelle RĂ©publique), FrĂ©dĂ©ric DelĂąge est aussi un passionnĂ© de rock progressif, ce qui lâa amenĂ© Ă collaborer pour des magazines comme Rockstyle ou Crossroads. On lui doit dĂ©jĂ une anthologie sur le rock progressif et une biographie de Kate Bush, parues tous deux chez Le mot et le reste en 2014 et 2017. Le voici qui consacre un essai, qui relĂšve aussi de la biographie Ă Mike Oldfield, lâauteur du mythique Tubular Bells.
Des débuts éblouissants
On dĂ©couvre en tout cas lâenfance et les dĂ©buts du prodige anglais, marquĂ© par la fragilitĂ© mentale de sa mĂšre. Mike Oldfield bĂ©nĂ©ficie en tout cas de lâeffervescence crĂ©atrice de ces annĂ©es-lĂ , travaille trĂšs jeune avec Kevin Ayers, ancien membre de Soft Machine. Oldfield sâinscrit ainsi dans ce quâon va appeler le rock progressif, musique ambitieuse qui se dĂ©tache de la simplicitĂ© des dĂ©buts du rock and roll pour se rapprocher du jazz ou de la musique classique. Un morceau typique de progressif dure ainsi entre 15 et 20 minutes. [âŠ]
Un parcours contrasté
Ce livre montre bien que Mike Oldfield sera toujours prisonnier du succĂšs de son premier disque. Son second, Hergest Ridge, pĂątit dĂ©jĂ de la comparaison et une partie du public passera Ă cĂŽtĂ© dâOmmadawn, injustement tant lâĆuvre sâavĂšre passionnante Ă la réécoute. Dans les annĂ©es 80, Oldfield sâĂ©loignera du rock progressif et aura des tubes (Moonlight Shadow, To France) chantĂ©s par la grande Maggie Reilly. Cette pĂ©riode est jugĂ©e nĂ©gativement par FrĂ©dĂ©ric DelĂąge et câest dommage car lâoriginalitĂ© mĂ©lodique de certaines chansons est indĂ©niable. AprĂšs avoir quittĂ© Virgin, Oldfield donnera des suites Ă Tubular Bells, loin dâĂȘtre aussi originales.
Retiré aux Bahamas, le musicien enregistre toujours et prépare apparemment un retour sur scÚne dÚs que la situation sanitaire le permettra. Son parcours en tout cas, bien raconté dans Mike Oldfield Tubular Bells et au-delà , reste fascinant.
Une chronique Ă retrouver sur Boojum