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Parution : 22/04/2021
ISBN : 9782361397494
216 pages (14,8 x 21 cm)

Mike Oldfield

Tubular Bells et au-delĂ 

L’éclairage sur sa personnalitĂ© troublĂ©e depuis l’enfance et la conception de ses Ɠuvres phares proposĂ©e dans le tout rĂ©cent et chaudement recommandĂ© ouvrage Mike Oldfield, Tubular Bells et au-delĂ , de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge, sert de captivant rĂ©vĂ©lateur.

Hugo Cassavetti — TĂ©lĂ©rama

Le 25 mai 1973, paraĂźt Tubular Bells, premier album d’un jeune label, Virgin Records, et d’un inconnu de 20 ans Ă  peine, Mike Oldfield. Cette Ɠuvre instrumentale rencontre un succĂšs aussi immense qu’inattendu, amplifiĂ© par l’utilisation de son thĂšme d’introduction pour le film L’Exorciste. Le disque, dont les ventes sont aujourd’hui estimĂ©es Ă  plus de quinze millions d’exemplaires, a suscitĂ© plusieurs suites et versions alternatives, et a mĂȘme donnĂ© lieu Ă  un concert lors des Jeux olympiques de Londres en 2012. Ce premier opus, qui a fortement contribuĂ© Ă  bĂątir l’empire Virgin, reste la crĂ©ation emblĂ©matique de Mike Oldfield bien que d’autres, tout aussi dignes d’intĂ©rĂȘt – telles Crises et son incontournable « Moonlight Shadow » –, aient suivi. Tubular Bells et au-delĂ  revient sur le contexte de crĂ©ation et de diffusion de l’ensemble de l’Ɠuvre musicale du gĂ©nial compositeur britannique retirĂ© aujourd’hui sur une Ăźle au sable fin.

Revue de presse

- Interview de Frédéric Delùge Laurent Favreuille La Nouvelle République 7 septembre 2021
- Interview de Frédéric Delùge Jérémy Jeantet Sud Ouest 25 août 2021
- Mike Oldfield Henri Vaugrand Big Bang juillet 2021
- Mike Oldfield Music Waves 13 juillet 2021
- Mike Oldfield Eric Buggea Corse Matin 27 juin
- Mike Oldfield La Voix du Nord 17 mai 2021
- “Ommadawn”, Mike Oldfield en Ă©tat de grĂące Hugo Cassavetti TĂ©lĂ©rama 6 mai 2021
- Mike Oldfield Jean-Philippe Haas Chromatique.net 6 mai 2021
- Mike Oldfield Noé Gaillard Daily Passions 6 mai 2021
- Mike Oldfield, le prodige des années 70 Sylvain Bonnet Boojum 26 avril 2021

- Interview de Frédéric Delùge

Le journaliste poitevin Frédéric Delùge a écrit le premier livre en français consacré au musicien anglais Mike Oldfield. Il se dévore comme un roman.

Tous ceux qui ont vu le film d’horreur L’Exorciste, rĂ©alisĂ© par William Friedkin en 1973, ont forcĂ©ment en mĂ©moire « ce petit air lancinant, Ă  la fois enfantin et inquiĂ©tant » qui ouvre le long-mĂ©trage. Cet extrait musical est tirĂ© du premier album entiĂšrement instrumental d’un jeune Anglais alors inconnu. Un album dont la couverture – un tube mĂ©tallique pliĂ© en trois, flottant dans le ciel au-dessus de la mer – deviendra lĂ©gendaire. Un disque qui permettra aussi Ă  la toute nouvelle maison de disques Virgin Records de connaĂźtre un dĂ©veloppement historique.
C’est cette histoire, et quelques autres, que raconte le journaliste poitevin FrĂ©dĂ©ric DelĂąge dans son livre Mike Oldfield, Tubular Bells et au-delĂ .

D’oĂč est venue l’idĂ©e de ce livre ?
« À la base, j’avais envie de faire un livre sur le disque Tubular Bells, une aventure qui est exceptionnelle, tant par l’importance du disque lui-mĂȘme que par l’histoire de sa rĂ©alisation. Mais comme Tubular Bells irrigue finalement toute la carriĂšre de Mike Oldfield, qui en a fait des suites et des versions alternatives, c’était difficile de ne s’en tenir qu’à l’évocation d’un seul disque. Le bouquin est quand mĂȘme pas mal centrĂ© sur ce premier album, mais j’ai Ă©largi Ă  toute sa carriĂšre. Et il n’y avait aucun livre en français sur Mike Oldfield, alors qu’on en trouve plusieurs en anglais. Comme pour le livre que j’ai Ă©crit sur Kate Bush, en 2017, ou le premier que j’ai fait sur le rock progressif, en 2002 : Ă  l’époque ces sujets n’avaient pas Ă©tĂ© traitĂ©s en français. » [
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Retrouvez l’interview en intĂ©gralitĂ© sur La Nouvelle RĂ©publique

Laurent Favreuille
La Nouvelle République 7 septembre 2021

- Interview de Frédéric Delùge

En 1973, Mike Oldfield sortait « Tubular Bells », devenu un succĂšs mondial aprĂšs avoir Ă©tĂ© utilisĂ© comme thĂšme musical du film « L’Exorciste ». PrĂšs de cinquante ans plus tard, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge a Ă©crit le premier livre en français consacrĂ© Ă  l’artiste

La mĂ©lodie a hantĂ© bien des cauchemars. Mais avant de devenir la musique d’introduction du film « L’Exorciste », “Tubular Bells” Ă©tait surtout le premier album du musicien britannique Mike Oldfield, restant l’un des morceaux phares du rock progressif. L’artiste n’avait encore pas eu d’ouvrage francophone lui Ă©tant consacrĂ©. Une anomalie rĂ©parĂ©e par un PĂ©rigourdin, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge.

L’interview est disponible sur Sud Ouest

Jérémy Jeantet
Sud Ouest 25 août 2021

- Mike Oldfield

S’il est un artiste au sujet duquel il manquait une biographie en langue française, c’est sans doute Mike Oldfield. GrĂące Ă  la plume alerte et rigoureuse de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge, voilĂ  qui est chose faite avec ce Mike Oldfield : Tubular Bells et au-delĂ . Si l’ouvrage est plutĂŽt court (216 pages), sa densitĂ© n’en est pas moins importante. L’étude, en interpellant surtout l’Ɠuvre fondatrice que reprĂ©sente Tubular Bells, permet de remettre au centre du village l’église monumentale qu’est ce premier disque inattendu et surprenant d’un jeune homme de 20 ans au printemps 1973 et, au demeurant, un artiste inclassable dont la singularitĂ© n’en finit plus de nous interpeller.

Pour dĂ©couvrir l’article et l’interview de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge, rendez-vous sur Big Bang

Henri Vaugrand
Big Bang juillet 2021

- Mike Oldfield

“Genesis”, “Kate Bush” ou encore “Chroniques du Rock Progressif” et autres “Prog 100” sont autant d’ouvrages de rĂ©fĂ©rence qui font de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge un des piliers de la littĂ©rature liĂ©e au rock progressif. Avec “Mike Oldfield – Tubular Bells et au-delà”, le journaliste nous propose le premier ouvrage en français consacrĂ© Ă  Mike Oldfield, et plus particuliĂšrement Ă  l’un des albums mythiques de l’histoire du rock progressif.

Au-delĂ  de la simple Ă©vocation de la rĂ©alisation de ce qui reste une vĂ©ritable prouesse artistique et technique, l’auteur replace cette Ɠuvre dans le contexte trĂšs particulier de la vie de Mike Oldfield, ainsi que dans le cadre de la crĂ©ation du label Virgin. “Mike Oldfield – Tubular Bells et au-delà” se lit comme le roman de la vie d’un artiste Ă  la personnalitĂ© complexe, dont toute l’Ɠuvre est hantĂ©e par cette premiĂšre rĂ©ussite. Fort de rĂ©fĂ©rences multiples et des Ă©clairages de Tom Newman, un des principaux protagonistes de l’histoire de Tubular Bells, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge mĂȘle avec habiletĂ© le dĂ©cryptage de l’Ɠuvre et le contexte de sa rĂ©alisation, donnant ainsi les clĂ©s non seulement de cette premiĂšre rĂ©fĂ©rence discographique mais Ă©galement de la suite de sa carriĂšre Ă©voquĂ©e dans la deuxiĂšme moitiĂ© de l’ouvrage.

A l’occasion de la sortie de l’ouvrage chez l’éditeur Le Mot et le Reste, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge nous a accordĂ© une longue interview Ă  Poitiers, le 4 juin 2021.
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Pour lire l’interview de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge, rendez-vous sur MusicWaves

Music Waves 13 juillet 2021

- Mike Oldfield

À artiste Ă  part, livre Ă  part. FrĂ©dĂ©ric DelĂąge signe le premier ouvrage en français consacrĂ© Ă  Mike Oldfield, un musicien difficile Ă  classer dont l’Ɠuvre, d’une richesse rare, ne s’est jamais rĂ©ellement affranchie du succĂšs colossal de Tubular Bells.

Journaliste Ă  La Nouvelle RĂ©publique du Centre-Ouest et Ă  Centre Presse, FrĂ©dĂ©ric DelĂąge est l’une des valeurs sĂ»res du journalisme musical hexagonal. SpĂ©cialiste de la scĂšne prog sur laquelle il s’est dĂ©jĂ  penchĂ© minutieusement (Chroniques du rock progressif, Prog 100), il est l’auteur d’une bio indispensable sur Genesis (La boĂźte Ă  musique
 Turn It On Again), et d’un ouvrage – le seul en français – sur Kate Bush (Le temps du rĂȘve). Aujourd’hui, il s’attaque Ă  un autre monument, l’insaisissable Mike Oldfield, et signe Tubular Bells et au-delĂ .

Corse Matin : AprÚs Genesis, Kate Bush et la scÚne prog, vous vous attaquez à Mike Oldfield, un artiste à la discographie aussi complexe que sa personnalité. Pourquoi ?

FrĂ©dĂ©ric DelĂąge : Parce qu’il fait partie, du moins pour ses meilleurs albums, de mes musiciens favoris et qu’il n’existait aucun livre en français sur sa carriĂšre. J’aime bien “ m’attaquer “ Ă  des sujets sur lesquels aucun auteur francophone ne s’est penchĂ© jusqu’ici : c’était le cas pour le rock progressif en 2002 et c’était aussi le cas pour Kate Bush en 2017.

Et puis la vie et la carriĂšre de Mike Oldfield ont clairement des aspects romanesques, entre ses problĂšmes psychologiques, ses addictions, son incroyable prĂ©cocitĂ©, et l’aventure extraordinaire de Tubular Bells : un jeune homme si tourmentĂ© qu’il cĂŽtoie presque la folie se met en tĂȘte de composer une Ɠuvre instrumentale dont absolument personne ne veut au dĂ©part, et qui va finalement se rĂ©vĂ©ler, grĂące Ă  sa rencontre avec le tout jeune patron de Virgin Records Richard Branson, un des plus gros succĂšs des annĂ©es 70.
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Une interview à retrouver en intégralité sur Corse Matin

Eric Buggea
Corse Matin 27 juin

- Mike Oldfield

Souvenez-vous, ce petit air inquiĂ©tant dans L’Exorciste : c’était Tubular Bells de Mike Oldfield. Un album sorti en 1973 et devenu culte. Pour le grand public, Mike Oldfield, c’est aussi Moonlight Shadow, sans doute pas plus. Session de rattrapage, donc, avec la biographie que consacre FrĂ©dĂ©ric DelĂąge au compositeur anglais. On y suit un gamin repliĂ© sur lui-mĂȘme, passionnĂ© de musique, qui, sur le piano de sa grand-mĂšre, va composer ce qui deviendra une piĂšce majeure des annĂ©es 70. Puis un homme en proie Ă  ses dĂ©mons qui, d’album en album, construira une nouvelle Ɠuvre singuliĂšre et fascinante. On y vit aussi la naissance de Virgin, qui lui doit sa notoriĂ©tĂ© et son dĂ©veloppement. C’est prĂ©cis sans pour autant ne s’adresser qu’aux fans et on peut lire cette biographie, extrĂȘmement bien Ă©crite, comme un roman. Bref, ça donne envie de réécouter du Mike Oldfield. Donc c’est particuliĂšrement recommandé 

La Voix du Nord 17 mai 2021

- “Ommadawn”, Mike Oldfield en Ă©tat de grĂące

En 1975, deux ans aprĂšs le triomphe Ă©crasant de “Tubular Bells”, Mike Oldfield rĂ©alisait, Ă  22 ans, son vĂ©ritable chef-d’Ɠuvre : “Ommadawn”, habitĂ© par ses racines irlandaises et sa douleur profonde. Un lumineux album artisanal de folk orchestrale, oĂč la virtuositĂ© ne prend jamais le pas sur la richesse mĂ©lodique, la sensibilitĂ© et l’émotion.
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L’éclairage sur sa personnalitĂ© troublĂ©e depuis l’enfance et la conception de ses Ɠuvres phares proposĂ©e dans le tout rĂ©cent et chaudement recommandĂ© ouvrage Mike Oldfield, Tubular Bells et au-delĂ , de FrĂ©dĂ©ric DelĂąge (Ă©d. Le mot et le reste), sert de captivant rĂ©vĂ©lateur. Et confirme qu’un disque qui touche profondĂ©ment ne le fait jamais sans raison. Car si on apprend, entre autres, dans le livre que le benjamin de la famille Oldfield a frĂ©quentĂ© trĂšs tĂŽt Mick Jagger, qui n’était que bienveillance et encouragements Ă  son Ă©gard – Mike accompagnait sa sƓur Sally lorsqu’elle allait rendre visite Ă  sa copine d’enfance Marianne Faithfull –, ou nous rappelle que le jeune prodige fit ses classes dĂšs 16 ans comme bassiste chez Kevin Ayers, on dĂ©couvre surtout l’enfance traumatisante qu’il a vĂ©cue auprĂšs d’un pĂšre pour le moins sĂ©vĂšre et d’une mĂšre dĂ©pressive et alcoolique qui enchaĂźnait les sĂ©jours Ă  l’hĂŽpital psychiatrique. L’alcool devenant vite le pĂ©rilleux terrain d’entente entre la mĂšre dĂ©sespĂ©rĂ©e et son fils peu apte Ă  la communication avec ses pairs. Seule la musique lui servait de langage, d’expression de ses Ă©motions, aussi douloureuses qu’enfouies.
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Un article à retrouver en intégralité sur Télérama

Hugo Cassavetti
Télérama 6 mai 2021

- Mike Oldfield

Outre le fait qu’ils soient anglais, Kate Bush et Mike Oldfield ont plusieurs points communs, et non des moindres : leur prĂ©cocitĂ©, leur personnalitĂ© singuliĂšre, leur attachement Ă  vivre reclus et leur volontĂ© de maĂźtriser entiĂšrement le processus crĂ©atif. Est-ce cela qui a sĂ©duit FrĂ©dĂ©ric DelĂąge au point de leur consacrer Ă  chacun un ouvrage entier ? Ou bien est-ce le fan qui s’exprime, frustrĂ© qu’il n’existe aucune littĂ©rature en français consacrĂ©e Ă  ces deux personnages importants de l’histoire du rock ? Car bien qu’ils se fassent discrets aujourd’hui, tous deux ont connu une immense popularitĂ©, ont durablement influencĂ© une multitude d’artistes contemporains et restent encore dans de nombreuses mĂ©moires.
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Avec un style narratif dĂ©sormais bien rĂŽdĂ©, DelĂąge Ă©vite toutes les embĂ»ches habituelles de ce type d’ouvrages comme les analyses musicologiques fastidieuses, les avis personnels trop envahissants et la subjectivitĂ© flagrante de fan, les digressions et l’abondance de dĂ©tails inutiles : ces derniers sont relĂ©guĂ©s en notes de bas de page pour les lecteurs avides d’exhaustivitĂ©. Au contraire, par un dĂ©coupage bien aĂ©rĂ©, Tubular Bells et au-delĂ  peut se lire d’une traite tel un bon page-turner. La premiĂšre moitiĂ© est ainsi consacrĂ©e Ă  cet album quasi lĂ©gendaire, depuis les premiers pas musicaux de son crĂ©ateur jusqu‘à son succĂšs phĂ©nomĂ©nal inattendu et ses diverses consĂ©quences. La seconde moitiĂ© du livre couvre le reste d’une carriĂšre en dents de scie, pendant laquelle cette premiĂšre rĂ©ussite majeure va souvent rĂ©apparaĂźtre sous diffĂ©rentes formes, entre « suites » plus ou moins rĂ©ussies, rééditions diverses et exposition mondiale aux allures de reconnaissance universelle aux JO de 2012.
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Comme l’a fait Kate Bush : Le temps du rĂȘve, ce livre comble une lacune dans un pays oĂč on trouve presque Ă  coup sĂ»r, aujourd’hui encore, un exemplaire ou deux de cet album Ă  la pochette emblĂ©matique chez le disquaire d’occasion du coin ou les grandes enseignes dites « culturelles ». S’il donne envie de se replonger dans Tubular Bells avec une connaissance nouvelle de l’Ɠuvre et d’approfondir le sujet Oldfield (mais aussi d’éviter soigneusement certains disques !), souhaitons qu’il incite une plus jeune gĂ©nĂ©ration Ă  dĂ©couvrir cet incontournable reprĂ©sentant du bouillonnement crĂ©atif propre aux annĂ©es soixante-dix.

Une chronique Ă  retrouver sur Chromatique.net

Jean-Philippe Haas
Chromatique.net 6 mai 2021

- Mike Oldfield

Avec un sous-titre : Tubular Bells et au-delĂ  et un constat : il s’agit du seul livre en français consacrĂ© au travail de Mike Oldfield
 Qu’est-ce qui peut faire le succĂšs d’une Ɠuvre ? La jeunesse de son crĂ©ateur ? L’audace de son producteur ? Le choix des instrumentistes ? Son adĂ©quation Ă  l’époque ? etc. Difficile de trouver une cause unique et difficile de rĂ©unir d’un coup les causes nĂ©cessaires. Alors on dira qu’il s’agit d’un concours de circonstances favorables ! D’une conjoncture particuliĂšre
 pour ce qui est du succĂšs de Tubular Bells sorti le 25 mai 1973 et inaugurant un label tout neuf : Virgin Records. Le titre assure la renommĂ©e du label et on lira dans ce livre les rapports entre Virgin et le musicien. Est-ce qu’un titre Ă©puise la crĂ©ativitĂ© de son auteur ? Comment peut-on poser cette question ? Il est Ă©vident que non ! En revanche le goĂ»t des auditeurs peut changer et trouver moins plaisante la nouvelle musique ou pire, Ă  l’inverse, ne vouloir que la rĂ©pĂ©tition du premier succĂšs
pour Ă©viter de se savoir changer et vieillir. Mike Oldfield depuis Tubular Bells a vieilli mais n’a rien perdu de son sens de la composition. Il est toujours bon instrumentiste et a depuis longtemps oubliĂ© le stress du premier concert dont une Bentley fut l’enjeu. Ce livre rend l’individu attachant, bien au-delĂ  de sa musique
 Questions : Qui parmi vous, lecteurs, lectrices, a suivi le musicien ? Qui n’écoute mĂȘme plus Tubular Bells, se contentant de penser Ă  ses souvenirs de l’époque ?

Si vous avez aimĂ© L’exorciste, prenez le temps d’écouter l’intĂ©gralitĂ© de Tubular Bells en lisant ce livre


Une chronique Ă  retrouver sur Daily Passions

Noé Gaillard
Daily Passions 6 mai 2021

- Mike Oldfield, le prodige des années 70

Un spécialiste du rock progressif

Journaliste pour la presse provinciale (Centre-Ouest, La Nouvelle RĂ©publique), FrĂ©dĂ©ric DelĂąge est aussi un passionnĂ© de rock progressif, ce qui l’a amenĂ© Ă  collaborer pour des magazines comme Rockstyle ou Crossroads. On lui doit dĂ©jĂ  une anthologie sur le rock progressif et une biographie de Kate Bush, parues tous deux chez Le mot et le reste en 2014 et 2017. Le voici qui consacre un essai, qui relĂšve aussi de la biographie Ă  Mike Oldfield, l’auteur du mythique Tubular Bells.

Des débuts éblouissants

On dĂ©couvre en tout cas l’enfance et les dĂ©buts du prodige anglais, marquĂ© par la fragilitĂ© mentale de sa mĂšre. Mike Oldfield bĂ©nĂ©ficie en tout cas de l’effervescence crĂ©atrice de ces annĂ©es-lĂ , travaille trĂšs jeune avec Kevin Ayers, ancien membre de Soft Machine. Oldfield s’inscrit ainsi dans ce qu’on va appeler le rock progressif, musique ambitieuse qui se dĂ©tache de la simplicitĂ© des dĂ©buts du rock and roll pour se rapprocher du jazz ou de la musique classique. Un morceau typique de progressif dure ainsi entre 15 et 20 minutes. [
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Un parcours contrasté

Ce livre montre bien que Mike Oldfield sera toujours prisonnier du succĂšs de son premier disque. Son second, Hergest Ridge, pĂątit dĂ©jĂ  de la comparaison et une partie du public passera Ă  cĂŽtĂ© d’Ommadawn, injustement tant l’Ɠuvre s’avĂšre passionnante Ă  la réécoute. Dans les annĂ©es 80, Oldfield s’éloignera du rock progressif et aura des tubes (Moonlight Shadow, To France) chantĂ©s par la grande Maggie Reilly. Cette pĂ©riode est jugĂ©e nĂ©gativement par FrĂ©dĂ©ric DelĂąge et c’est dommage car l’originalitĂ© mĂ©lodique de certaines chansons est indĂ©niable. AprĂšs avoir quittĂ© Virgin, Oldfield donnera des suites Ă  Tubular Bells, loin d’ĂȘtre aussi originales.

Retiré aux Bahamas, le musicien enregistre toujours et prépare apparemment un retour sur scÚne dÚs que la situation sanitaire le permettra. Son parcours en tout cas, bien raconté dans Mike Oldfield Tubular Bells et au-delà, reste fascinant.

Une chronique Ă  retrouver sur Boojum

Sylvain Bonnet
Boojum 26 avril 2021