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Parution : 19/02/2015
ISBN : 9782360541652
184 pages (14,8 x 21)

Le Renoncement de Howard Devoto

- J’ai l’impression qu’une personne sur deux de mon entourage porte un nom qui n’est pas le sien, lui avait dit Howard alors qu’ils faisaient les disquaires.

- Il faut te faire une raison Howard, avait répondu Dave. Tu es le genre de type qui donne envie aux gens de changer de nom et de vivre une autre vie.

20 fĂ©vrier 1976, Howard Devoto dĂ©couvre les Sex Pistols Ă  Londres et dĂ©cide de les faire jouer Ă  Manchester pour ce qui sera un des concerts les plus importants de l’histoire de la musique contemporaine. Pris dans le mouvement, il crĂ©e un groupe qui restera une des icĂŽnes du punk : les Buzzcocks. Exigeant et impulsif, il quitte ses partenaires en voyant le mouvement se dĂ©naturer et fonde Magazine, oĂč il trouve le son qu’il cherchait tant. En mĂȘlant l’énergie brute du punk Ă  une musique plus intellectuelle, ce groupe se posera comme un des principaux initiateurs du post-punk. Cette biographie raconte l’évolution de ce musicien charismatique, innovant et sans concession, qui n’a jamais rencontrĂ© un succĂšs Ă  la hauteur de son talent. De la naissance du punk Ă  la reformation de Magazine en 2008, l’histoire de Howard Devoto est intrinsĂšquement liĂ©e Ă  celle du rock, avec tout ce qu’elle comprend d’inattendu. En rĂ©sonance avec la maxime de John Ford qui rappelle que si la lĂ©gende est plus belle que la vĂ©ritĂ©, il faut imprimer la lĂ©gende, Benjamin Fogel se base sur des faits avĂ©rĂ©s et n’a recours Ă  la fiction que dans un souci de continuitĂ© narrative.

Revue de presse

- Benjamin Fogel et ses sources Radio France France Inter 19 février 2023
- Le Renoncement de Howard Devoto Patrick Beguinel Litzic 29 avril 2021
- Le Renoncement de Howard Devoto Vincent La musique Ă  papa 11 septembre 2015
- Punkitude AgnÚs Léglise Rock&Folk Août 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto G.C Open Magazine 19 février 2015
- Errance #38 : de Simon Joyner Ă  magazine Pierre Lemarchand Radio Eldorado 2 juin 2015
- Le Renoncement De Howard Devoto – Benjamin Fogel StĂ©phane Monnot Benzinemag 6 juin 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto MĂ€x Lachaud ObskĂŒre Magazine 5 mai 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto Vincent Théval Riffx 30 avril 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto Maxence Grugier New Noise Mai-Juin 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto Guillaume Cohonner Open Magazine Avril 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto François Girodineau Silence Is Sexy 5 mars 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto Jean Rouzaud Radio Nova // Nova Club 02 avril 2015
- Entretien avec Benjamin Fogel Vincent Théval France Musique // Label Pop 03 mars 2015
- Le Renoncement de Howard Devoto Pierre D. AlbumRock.net 23 mars 2015
- Livres du mois Olivier Valerio Radio P.FM // Easy Rider 22 février 2015
- Benjamin Fogel a mis Howard Devoto dans un livre Damien Besançon The Drone 16 février 2014

- Benjamin Fogel et ses sources

L’intĂ©gralitĂ© de l’émission ici

Radio France
France Inter 19 février 2023

- Le Renoncement de Howard Devoto

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Avouons-le tout de go, nous ne connaissions pas du tout l’histoire de Devoto et ce bouquin de Benjamin Fogel, biographie se lisant comme un roman, ou roman se lisant comme une bio, remet nos pendules Ă  l’heure. Comme tout personnage fondamental de l’histoire de la musique, Howard Devoto Ă©tait rongĂ© par un ego surdimensionnĂ©, dont il avait conscience (ce qui le rendait en partie malheureux), et portĂ© par une vision sans concessions de la musique, de son industrie et du star system en gĂ©nĂ©ral.

Intransigeant avec les autres et avec lui-mĂȘme, son portrait ne nous le rend pas pour autant antipathique. Nous y voyons juste un homme, avec ses forces, ses blessures, son manque de confiance bousculĂ© par la folie Sex Pistols se transformant petit Ă  petit en force crĂ©ative dĂ©mentielle. On ne peut dĂšs lors que constater que le personnage d’Yvan De Christo, frĂšre de Simon, ressemble Ă©trangement Ă  ce chanteur/compositeur punk jusqu’au bout des godasses. Comme si une boucle se bouclait, mĂȘme s ce n’est Ă©videmment pas le cas.

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Peut-ĂȘtre que nous pouvons ainsi agir en consĂ©quence. Nous voyons petit Ă  petit se restreindre nos libertĂ©s individuelles, que nous sommes acteurs de ce dĂ©litement par facilitĂ©. En effet, le contentement instantanĂ©, notre ego se rĂ©galent de la crasse qui dĂ©gouline des rĂ©seaux. De mĂȘme que nous nous y mettons en avant sans cesse, en quĂȘte de like, d’espoir d’une reconnaissance susceptible de nous conduire Ă  la cĂ©lĂ©britĂ©. Tout ceci n’est que fadaise, qu’un leurre Ă©hontĂ©. Et en lisant Le renoncement de Howard Devoto, nous ne pouvons que constater que tout ceci n’est que vanitĂ©. Quand, comme le chanteur, nous rĂ©alisons qui nous sommes, Ă  force de revers, on ne peut que prendre un peu de recul et rĂ©flĂ©chir, pour ne pas dire Ă©voluer (dans le sens qui est bon pour nous).

Loin d’ĂȘtre anecdotique, nous dirions simplement que l’auteur qu’est Benjamin Fogel est Ă  l’image de celle des plus grands. Il dĂ©peint notre sociĂ©tĂ© avec une justesse implacable. Ce qui fait assurĂ©ment de lui un grand Ă©crivain. Tous ses livres sont intimement reliĂ© par un sentiment d’indĂ©pendance et de combat pour une vĂ©ritĂ© universelle, celle d’une humanitĂ© en quĂȘte d’elle-mĂȘme, cherchant Ă  taire ses mauvais penchants.
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“Retrouvez l’article en intĂ©gralitĂ© sur Litzic”:

Patrick Beguinel
Litzic 29 avril 2021

- Le Renoncement de Howard Devoto

Benjamin Fogel, ça fait quelques annĂ©es que je le suis par Ă©cran interposĂ©. Son blog Playlist Society a fait bien du chemin depuis les chroniques rĂ©guliĂšrement “trollĂ©es” des disques de Greenday ou U2. DĂ©sormais, il joue dans la cour des grands : son blog rĂ©unit un nombre croissant de collaborateurs; ensemble, ils ont créé leur propre maison d’édition. Mais Le Renoncement de Howard Devoto a profitĂ© d’un Ă©diteur plus renommĂ©, Le mot et le reste, qui n’est pas Ă  son coup d’essai dans le genre biographies “rock”. Bref, si je suis restĂ© Ă  mon humble niveau, conscient de mes limites rĂ©dactionnelles, Benjamin n’a cessĂ© de progresser, son Ă©criture s’affinant pour ne garder que l’essentiel. Ce livre, l’un des rares sur cet artiste pourtant majeur du rock de ses quarante derniĂšres annĂ©es, est une biographie matinĂ©e de fiction. En effet, Devoto reste un personnage pour le moins mystĂ©rieux et l’auteur n’a semble-t-il eu d’autres choix que de combler les “trous” avec quelques partis pris personnels. Ce procĂ©dĂ© permet ainsi de conserver une lecture fluide. AprĂšs, il serait intĂ©ressant d’avoir l’avis du chanteur sur cette biographie non officielle. Tous les Ă©vĂ©nements de sa carriĂšre y sont abordĂ©s, de son enfance dans le Nord de l’Angleterre, au fameux Ă©pisode de la premiĂšre venue des Sex Pistols Ă  Manchester dont Devoto alors tout jeune Ă©tudiant fut Ă  l’origine, en passant bien sĂ»r par la carriĂšre musicale Ă  proprement parler. Le Renoncement de Howard Devoto, c’est la clairvoyance du chanteur qui, dĂšs la sortie du premier EP des Buzzcocks, claque la porte du groupe et du punk, voyant dĂ©jĂ  un mouvement rattrapĂ© par les mĂ©dias et le marketing. Le Renoncement de Howard Devoto, c’est aussi l’abandon de Magazine, sa grande Ɠuvre, inventeur du post-punk, par manque de succĂšs, de reconnaissance et le sentiment d’inutilitĂ©, de n’avoir plus rien Ă  dire. Devoto jettera l’éponge aprĂšs plusieurs tentatives infructueuses post-Magazine, trouvant un boulot dans la sociĂ©tĂ© civile, comme n’importe quel quidam.

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Lire la chronique sur La musique Ă  papa

Vincent
La musique Ă  papa 11 septembre 2015

- Punkitude

Ne nous mentons pas, lire des bouquins sur le rock revient finalement Ă  se morfondre littĂ©ralement de regrets sur tout ce qu’on a ratĂ©, contes parfaits, moments magique ou rencontre exceptionnelles. Le Renoncement de Howard DĂ©vot de Benjamin Fogel n’échappe pas Ă  la cruelle rĂšgle. Car si Devoto n’est pas trĂšs connu du grand public aujourd’hui, on peut sans aucun doute lui accorder quelques crĂ©dits majeurs dans l’historie du rock anglais de la fin des annĂ©es 70. Le plus Ă©vident Ă©tant d’avoir, en organisant le premier concert des Sex Pistols Ă  Manchester le 4 juillet 1976, littĂ©ralement rĂ©volutionnĂ© la scĂšne locale tant le gig emballa sa petite cinquantaine de spectateurs parmi lesquels, attention v’lĂ  du beau linge, les futurs membres fondateurs de Simply Red, The Fall, Joy Division, New Order et les Smiths, rien que ça. Inutile donc de prĂ©ciser Ă  quel point on aurait aimĂ© ĂȘtre dans l’assistance pour voir in vivo se dissiper les hĂ©sitations de ces jeunes gens, jusque-lĂ  wannabe rockers qui concrĂ©tisĂšrent ensuite tous leurs rĂȘves avec ce moto inspirĂ© du concert : “Si les Sex Pistols arrivent Ă  ce son lĂ  sans savoir jouer, j’y arriverai aussi.”

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Howard Devoto est, sous sa plume sobre et Ă©lĂ©gante, sĂ»rement plus sĂ©duisant et moins ambigu qu’en rĂ©alitĂ© mais le joli portrait d’esthĂšte dissident qu’il en dresse rend avant tout un hommage mĂ©ritĂ© Ă  cet Ă©nigmatique musicien.

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AgnÚs Léglise
Rock&Folk Août 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

DĂ©cidĂ©ment, les Ă©ditions Le mot et le reste continuent de publier des livres sur la musique aussi essentiels que pointus comme ceux dĂ©jĂ  parus sur Sun Ra et Moondog. Cette fois-ci, c’est l’insondable hĂ©ros du post-punk Howard Devoto qui est mis Ă  l’honneur. Benjamin Fogel (cofondateur de la revue en ligne Playlist Society) dresse le portrait du fondateur des Buzzcocks et de Magazine. Toujours Ă  l’avant-garde, Devoto est l’une des personnalitĂ©s les plus sous-estimĂ©es du mouvement punk et post-punk. Avec ce rĂ©cit, justice lui est enfin rendu grĂące Ă  la plume aiguisĂ©e de Fogel.

G.C
Open Magazine 19 février 2015

- Errance #38 : de Simon Joyner Ă  magazine

Consulter l’émission sur radio Eldorado

Pierre Lemarchand
Radio Eldorado 2 juin 2015

- Le Renoncement De Howard Devoto – Benjamin Fogel

Qui est Howard Devoto ? Un jeune gars de Manchester pas plus brillant que ça, issu des classes moyennes qui se retrouve Ă  l’endroit exact au moment pile
 jusque-lĂ  rien d’exceptionnel
 et qui de surcroĂźt, c’est sa force, met en lien les deux dimensions. De quasiment rien, il fait presque tout avec une dĂ©termination hallucinante, frĂŽlant l’autisme (je galvaude un terme mĂ©dical
 je sais
) et le mĂ©pris de son prochain. Le gars rĂ©ussit Ă  faire venir les Sex Pistols, alors en plein boum, Ă  Manchester en empruntant la voiture d’une copine le temps d’une virĂ©e hasardeuse Ă  Londres. Ce concert restera gravĂ© dans la pierre, non pas tant pour ce qu’il s’y joua sur scĂšne que pour la concentration de futurs gĂ©nies du pop-rock dans la fosse. De mĂ©moire les futurs Smiths, Joy Division, The Falls et d’autres que j’ai oubliĂ©s
 The place to be ! ArmĂ© de cette mĂȘme dĂ©termination et d’un dĂ©but de notoriĂ©tĂ© dans le punkland, il fonde dans la foulĂ©e les Buzzcocks, se dĂ©mĂšne comme un damned (c’est placĂ©) pour sortir de façon complĂštement indĂ©pendante, un premier E.P. (Extended Play=mini album) en fondant son propre micro label. SuccĂšs total. LassĂ© et pressentant le dĂ©clin inĂ©vitable du mouvement rebelle mais de toute Ă©vidence transitoire, il plaque tout au bout de six mois, alors que la gloire lui tend les bras, pour fonder Magazine, pratiquer un musique nettement plus Ă©voluĂ©e et devenir un des prĂ©curseurs du post-punk et de la new-wave. Rien que ça
 Sorti de nulle part, il a la petite vingtaine et ce n’est que le dĂ©but du pĂ©riple.

Consulter l’article sur Benzinemag

Stéphane Monnot
Benzinemag 6 juin 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

Un livre sur Howard Devoto a de quoi enthousiasmer car ce personnage a jouĂ© un rĂŽle majeur dans l’émergence du punk et du post-punk en Angleterre. AssociĂ© aux dĂ©buts des Buzzcocks et aussi Ă  Magazine, il a continuĂ© Ă  produire des Ɠuvres trĂšs inspirĂ©es dans les annĂ©es 1980, que ce soit au sein de Luxuria (deux albums seulement) ou Ă  travers des collaborations alchimiques (on notera en particulier sa prĂ©sence sur le fantastique Brute Reason de Bernard Szajner en 1983).
Benjamin Fogel a donc dĂ©cidĂ© de se pencher sur cette figure oubliĂ©e, tout en comblant les vides informationnels de cette biographie musicale par des dialogues fictionnels. La vie de Devoto, de son vrai nom Trafford, en elle mĂȘme est assez banale. NĂ© Ă  Scunthorpe en 1952, il est issu d’un milieu plutĂŽt privilĂ©giĂ©. Comme beaucoup de jeunes, il s’ennuie et se rĂ©fugie dans la musique dont il parle avec ses quelques amis pendant des heures. Il monte son premier groupe au lycĂ©e et lit les auteurs français. Bref, rien de trĂšs palpitant. Puis il commence Ă  envoyer des petites annonces dans la presse spĂ©cialisĂ©e et rencontre Peter McNeish (Pete Shelley), un passionnĂ© de musique Ă©lectronique qui avait conçu son propre oscillateur. Mais c’est le 18 fĂ©vrier 1976 qu’il aura une rĂ©vĂ©lation en lisant un article du NME sur les Sex Pistols. Il veut les voir Ă  tout prix et dĂ©cide de partir Ă  Londres sans savoir si le groupe va se produire sur scĂšne. Par chance, il apprend au magasin Sex de Malcolm McLaren qu’ils jouent au High Wycombe College. FascinĂ©, il dĂ©cide de les faire venir Ă  Manchester en juin et crĂ©e avec Pete les Buzzcocks dans la foulĂ©e. Dans le public se trouvent des membres de The Fall, Joy Division ou des Smiths. L’ascension des Buzzcocks sera rapide et leur premier EP Spiral Scratch obtient un succĂšs Ă©norme. La tĂąche accomplie, Devoto sera le premier Ă  quitter le navire punk. MĂȘme si on peut y voir un auto-sabotage de son propre envol, la remise en question de l’artiste va l’amener Ă  crĂ©er Magazine avec le guitariste John McGeoch, un des premiers combos post-punk. Quatre albums paraĂźtront entre 1978 et 1981, puis un disque de reformation en 2011. Benjamin Fogel se focalise essentiellement sur cette pĂ©riode d’hyperactivitĂ©, avec pas mal d’anecdotes ou d’épisodes dĂ©plaisants (la performance ratĂ©e Ă  Top Of The Pops, la tournĂ©e avec Patti Smith, odieuse). La suite est traitĂ©e plus rapidement, mais on y sent Ă©merger une personnalitĂ© intĂšgre, qui a toujours un peu fui le succĂšs. Par la suite, Devoto obtiendra un emploi au sein d’une agence de presse en tant que responsable des archives photographiques et mĂšnera une vie bien tranquille. Au final, il demeure une Ă©nigme totale, devenu un personnage-clĂ© du rock anglais peut-ĂȘtre juste par hasard. Le style est maĂźtrisĂ© et le livre se lit en une bouchĂ©e. On regrettera juste l’absence d’une discographie complĂšte en fin d’ouvrage et une bibliographie.

Retrouver la chronique sur le site d’ObskĂŒre magazine

MĂ€x Lachaud
ObskĂŒre Magazine 5 mai 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

Connaissez-vous Howard Devoto ? C’est l’homme qui se cache derriùre les Buzzcocks, l’un des groupes qui a fait connaütre le mouvement punk anglais. Un livre passionnant revient sur son parcours hors-normes.

Manchester, 1976 : Howard Devoto frĂ©quente encore l’universitĂ© (en dilettante) quand il tombe sur un article du New Musical Express (l’un des grands hebdomadaires musicaux anglais) vantant l’énergie et l’originalitĂ© d’un tout jeune groupe, les Sex Pistols. À la faveur d’un pĂ©riple londonien improvisĂ©, il va voir le phĂ©nomĂšne de ses propres yeux, lors de deux concerts qui le marquent profondĂ©ment. Enfin il trouve un groupe qui rĂ©pond Ă  ses aspirations de rupture et de libertĂ©. C’est le dĂ©clic : en quelques semaines, il organise lui-mĂȘme un concert des Sex Pistols Ă  Manchester et forme son groupe (avec Peter Shelley) : les Buzzcocks. Ce concert ainsi que le premier disque entiĂšrement auto produit des Buzzcocks, ce sont les Ă©tincelles qui vont embraser la scĂšne musicale anglaise et lancent le mouvement punk. Mais, tandis que son groupe commence Ă  connaĂźtre un beau succĂšs, Howard Devoto le quitte brutalement, par refus des compromis qu’impliquerait le succĂšs. C’est le premier Ă©pisode de la courte carriĂšre d’un homme qui a fait du contre-pied son mode de vie.

Et il y en aura bien d’autres, de ces Ă©pisodes savoureux ou pathĂ©tiques, racontĂ©s avec talent par Benjamin Fogel (cofondateur de Playlist Society, revue culturelle en ligne), qui a choisi pour cela une forme originale : le roman.

Consulter l’intĂ©gralitĂ© de l’article sur Riffx

Vincent Théval
Riffx 30 avril 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

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L’étude de cette figure singuliĂšre du post-punk qui en laissa plus d’un pantois (Simon Reynolds, par exemple), mi-roman (Fogel bouche les trouves d’une biographie difficilement cernable grĂące Ă  pas mal de recherches et Ă  son imagination), mi-documentaire, laisse entrevoir toute la question de la crĂ©ation, de l’ego, des pulsions autodestructrices, des contradictions qui affleurent dĂšs lors que la crĂ©ation artistique devient un mĂ©tier, etc. Une “bio” qui se lit comme un roman des annĂ©es 80, avec toutes ses figures emblĂ©matiques et, en filigrane, le parcours individuel d’un gomme qui possĂ©dait tout pour rĂ©ussir s’il n’avait pas eu pour pire ennemi l’éthique et l’honnĂȘtetĂ©. Une fable, moderne malgrĂ© l’époque dont il est question ici, qui pourrait servir de leçon Ă  pas mal de monde aujourd’hui. Saura-t-on la lire correctement ?

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Maxence Grugier
New Noise Mai-Juin 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

DĂ©cidĂ©ment, les Ă©ditions Le Mot et le Reste continuent de publier des livres sur la musique aussi essentiels que pointus comme ceux dĂ©jĂ  parus sur Sun Ra et Moondog. Cette fois-ci, c’est l’insondable hĂ©ros du post-punk Howard Devoto qui est mis Ă  l’honneur. Benjamin Fogel (cofondateur de la revue en ligne Playlist Society) dresse le portrait du fondateur des Buzzcocks et de Magazine. Toujours Ă  l’avant garde, Devoto est l’une des personnalitĂ©s les plus sous-estimĂ©es du mouvement punk et post-punk. Avec ce rĂ©cit, justice lui est enfin rendue grĂące Ă  la plume aiguisĂ©e de Fogel.

Guillaume Cohonner
Open Magazine Avril 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

Le renoncement de Howard Devoto ou l’histoire d’un brave archiviste anglais connu pour avoir montĂ© les Buzzcocks puis inventĂ© le post-punk. Pas moins.

Il n’était pas trĂšs beau, dans les annĂ©es 1970. Ça non
 Pas mieux qu’un Brian Eno ou qu’un Blixa Bargeld. Il n’avait rien d’une future star du rock et, pourtant, il va devenir en quelques annĂ©es l’un des personnages les plus importants de l’histoire du punk et du post-punk. Dans un ouvrage assez percutant, Benjamin Fogel nous offre l’opportunitĂ© de suivre le parcours de vie atypique du crĂ©ateur des Buzzcocks et de Magazine, que tout le monde aime citer les coudes sur le comptoir sans pour autant bien le connaĂźtre.

Le cofondateur du site Playlist Society nous fait d’abord comprendre que l’Ɠuvre de Devoto n’a tenu qu’à une sĂ©rie de hasards. Dans cette biographie romancĂ©e (mais bien documentĂ©e), Benjamin Fogel nous ramĂšne Ă  une Ă©poque oĂč les Sex Pistols commençaient tout juste Ă  faire parler d’eux. Les crĂ©ateurs du punk anglais n’avaient pas encore sorti d’album et, faut-il le rappeler aux moins de vingt ans, Internet n’existait pas. Il s’en fallait donc de peu pour que Devoto passe Ă  cĂŽtĂ© de “Anarchy in the UK”, lui qui vivait prĂšs de Manchester, cette sinistre citĂ© ouvriĂšre vivant des restes de la capitale britannique.

Il y a donc eu un premier coup de chance, lorsqu’une camarade de classe, dont il n’était pourtant pas proche, lui prĂȘta la bagnole qui lui permit de se rendre Ă  Londres avec son pote Peter Shelley, le temps d’un week-end improvisĂ©. Il y avait encore moins de chance pour que le groupe de Johnny Rotten se produise en concert ce 20 fĂ©vrier 1976. Sans parler de celle de faire la rencontre de Malcom McLaren, cet hyper communicant qui lui donna l’idĂ©e de crĂ©er sa propre bande, puis de faire venir les Pistols chez les mancuniens, un beau jour de juin 1976. Les premiers punks anglais reviendraient le mois suivant, permettant ainsi aux Buzzcocks de faire leur premiĂšre partie, et l’un de leurs tous premiers concerts.

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En refermant cet ouvrage, on sait que l’objectif de Benjamin Fogel est bel est bien rempli. En utilisant la forme du rĂ©cit romancĂ©, il est parvenu Ă  rendre dicible ce qui ne l’était pas de maniĂšre Ă©vidente, Ă  savoir la psychologie d’un homme complexe et en proie au doute constant. En dĂ©laissant un peu les reconstitutions factuelles, il nous dĂ©peint un Howard Devoto plus tangible, un homme auquel il est dĂ©sormais possible de s’identifier. Si la reconstitution des dialogues servant Ă  rendre certaines situations plus fluides ou vivantes ne nous a pas toujours convaincus, l’ensemble se lit pourtant en oubliant les ficelles du narrateur. Enfin, on apprĂ©cie le style dynamique et sincĂšre, Ă  mille lieux de la pose si chĂšre aux punks et aux fans de new wave.

Retrouvez l’intĂ©gralitĂ© de l’article en ligne

François Girodineau
Silence Is Sexy 5 mars 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

Jean Rouzaud s’enthousiasme sur le livre de Benjamin Fogel dans une belle chronique lors du Nova Club de David Blot.

Réécouter l’émission et la chronique sur le site de Nova

Jean Rouzaud
Radio Nova // Nova Club 02 avril 2015

- Entretien avec Benjamin Fogel

Revivez 1h30 d’entretien en musique avec Benjamin Fogel autour de son ouvrage.

Réécouter l’émission sur le site de Label Pop

Vincent Théval
France Musique // Label Pop 03 mars 2015

- Le Renoncement de Howard Devoto

DĂ©finitivement on n’en sort plus. L’époque bĂ©nie du post-punk n’a pas encore fait l’objet d’un retour en grĂące, malgrĂ© le revival eighties, mais aprĂšs la sortie du 3e album de Motorama sous perfusion Joy Division, Howard Devoto est Ă  l’honneur. Cofondateur des Buzzcocks qu’il quitte Ă  la sortie de leur premier EP pour aller former Magazine, ce Grand Homme a Ă©crit quelques pages de l’histoire de la musique rock.

Benjamin Fogel prend le parti d’un narrateur omniscient. Il EST dans la tĂȘte de Howard Devoto, il CONNAIT ses ressorts et motivations Ă  chaque instant de sa courte carriĂšre musicale. L’avant-propos du Renoncement de Howard Devoto nous avertit, on a affaire Ă  une biographie s’autorisant les digressions totalement fictives pour “combler les vides et confĂ©rer une continuitĂ© narrative au texte”. On n’est pas chez Duras non plus. Les critĂšres littĂ©raires deviennent incroyablement lĂąches dĂšs qu’on parle de bouquins sur le rock. Bien que largement au-dessus du lot, Le Renoncement de Howard Devoto n’a pas grand-chose de littĂ©raire (on se lancera dans un dĂ©bat pour dĂ©finir la littĂ©rature un autre jour).

Fort heureusement, de par son sujet Benjamin Fogel Ă©vite l’écueil de la compilation d’anecdotes rock’n‘roll (sex, drugs and pffft) qui constituent la matiĂšre premiĂšre non dĂ©cantĂ©e d’un trop grand nombre d’ouvrages. Howard Devoto n’est pas Iggy Pop et Magazine n’est pas Mötley CrĂŒe. LĂ  oĂč bien des rock critics se pignolent sur les frasques des crĂ©tins congĂ©nitaux des Stooges pour mieux Ă©viter de parler musique, Fogel traite son sujet avec le sĂ©rieux qui sied Ă  un individu aussi peu rock’n‘roll que Devoto. En dehors de quelques paragraphes sur l’enfance de celui qui se nommait encore Howard Trafford et des extrapolations sur ses discussions avec deux femmes ayant partagĂ© sa vie, on ne parlera ici que de cheminement intellectuel et musical.
Autre faiblesse absente ici, le manque de recul par rapport Ă  un environnement musical. Loin de faire du Royaume-Uni de 1976-1977 une terre acquise au punk rock, Fogel rappelle que Pete Shelley et Howard Devoto Ă©taient “les deux seuls punks non londoniens de toute l’Angleterre” au moment de la crĂ©ation des Buzzcocks. Bien que parfois aveuglĂ© par le caractĂšre novateur de Magazine au point d’en faire un groupe Ă  succĂšs, l’auteur insiste sur la chute qu’a constituĂ© le passage du groupe Ă  Top Of The Pops, soit l’exemple unique d’une formation dont les ventes ont dĂ©gringolĂ© aprĂšs avoir participĂ© Ă  l’émission. Fogel rappelle le Big Bang qu’a Ă©tĂ© le concert des Sex Pistols au Free Trade Hall en 1976, Ă©vĂ©nement auquel ont assistĂ© touts ceux qui allaient ensuite compter sur la scĂšne musicale de Manchester : Tony Wilson, Martin Hannett, Mick Hucknall, Mark E. Smith, Peter Hook, Bernard Sumner et Steven Patrick. Mieux vaut nĂ©anmoins disposer de solides bases concernant l’histoire du punk/post-punk pour tout suivre. On ne saura trop conseiller le film 24 Hour Party People de Michael Winterbottom qui concentre cette histoire en un bon divertissement.

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Lire l’intĂ©gralitĂ© de la chronique sur le site albumrock.net

Pierre D.
AlbumRock.net 23 mars 2015

- Livres du mois

Une fois de plus Easy Rider chronique un de nos ouvrages et on les remercie pour tous leurs compliments !

Réécouter l’émission sur le site d’Easy Rider

Olivier Valerio
Radio P.FM // Easy Rider 22 février 2015

- Benjamin Fogel a mis Howard Devoto dans un livre

La liste des groupes qui doivent tout aux Buzzcocks et Ă  Magazine est longue comme le line-up du Austin Psych Fest, et Howard Devoto – l’homme Ă  l’origine de ces deux groupes (et le gĂ©nie derriĂšre “Boredom” et “Shot by Both Sides” qui ne sont pas loin d’ĂȘtre respectivement le meilleur morceau de punk et le meilleur morceau de post-punk de l’histoire) – aurait dĂ» avoir un destin Ă  la Bowie. Au lieu de ça, Devoto, Ă  qui Simon Reynolds attribuait “le premier prix de clairvoyance” pour avoir su “quitter le navire du punk alors que celui-ci venait tout juste de sortir du port” (dans son livre Rip It Up And Start Again), a passĂ© l’essentiel des annĂ©es 90 Ă  archiver des photos de presse dans un local sans fenĂȘtre et Ă  relire Huysmans.

“Les bons jours, il arrivait Ă  se persuader que tout cela avait Ă©tĂ© injuste, que l’histoire aurait dĂ» retenir les Buzzcocks et Magazine, plutĂŽt que les Sex Pistols et Joy Division, mais dans les mauvais (
) la prĂ©tention dont il avait fait preuve tout au long de sa carriĂšre le dĂ©goĂ»tait” Ă©crit Benjamin Fogel dans les derniĂšres pages de son livre Le Renoncement de Howard Devoto qui paraĂźt ce jeudi aux Ă©ditions Le mot et le reste. Du fameux concert des Pistols du 4 juin 1976, organisĂ© Ă  Manchester par les branleurs que sont alors Devoto et Pete Shelley jusqu’à la reformation de Magazine en 2009, Fogel – cofondateur de la revue en ligne (devenue depuis peu maison d’édition) Playlist Society – retrace l’itinĂ©raire de ce gamin des West Midlands (il a grandi dans la cambrousse du Warwickshire) qui a rĂ©volutionnĂ© le rock et tout envoyĂ© valser deux fois en quatre ans et questionne les raisons des (auto-) sabotages successifs de Devoto, dans un rĂ©cit qui s’autorise une part de fiction mais s’appuie sur de solides connaissances du sujet.

Benjamin Fogel prĂ©sentera et signera son livre le jeudi 19 fĂ©vrier Ă  la librairie Le Salon (by ThĂ© des Écrivains) dans le 3Ăšme arrondissement de Paris. Soyez-y.

Extraits et playlist Ă  retrouver sur le site de The Drone

Damien Besançon
The Drone 16 février 2014