🔍
Parution : 19/05/2011
ISBN : 9782360540235
160 pages (14,8 x 21 cm)

17 €

La Voix d'Antony

Extrait: « Une chose est sĂ»re: Antony a bu le lait des tĂ©nĂšbres comme un contrepoison dĂ©finitif. Venant de l’autre versant, il a surgi Ă  dĂ©couvert. D’ĂȘtre redevable Ă  une telle gĂ©ographie lui donne de l’envergure et une certaine aptitude Ă  l’accolade transfrontaliĂšre. »

La Voix d’Antony suit l’itinĂ©raire du chanteur du groupe Antony and the Johnsons. L’auteur se met Ă  l’écoute d’une voix trans qui dĂ©voile une identitĂ© in progress. Il donne des noms, des dates, des dĂ©tails, interroge la naissance d’une lĂ©gende et le mystĂšre d’un art extatique.

Rappel des faits : le jeune Antony arrive Ă  New York, la ville qui rend possible l’aventure. LĂ , il frĂ©quente la scĂšne underground et, la nuit, se mĂ©tamorphose. Il prend peu Ă  peu son envol pour chanter, de lĂ -haut, la joie intense qu’il Ă©prouve Ă  se transformer, et la disgrĂące qui nous menace sur la Terre.

Le texte est suivi par une discographie détaillée, commentée et illustrée.

Revue de presse

- La Voix d'Antony David Larre POPNEWS 29 août 2011
- Des lectures musicales pour l'été Raymond Sérini Nouvelle Vague 20 juillet 2011
BANG BANG Xavier Ess Pure FM 19 juin 2011
- La Voix d'Antony Orlando Fernandes Magic ÉtĂ© 2011
- Le prof toulousain craque pour la star pop Yves Gabay La DĂ©pĂȘche du Midi 16 juillet 2011
- La Voix d'Antony AgnĂšs Leglise ROCK'N'FOLK juillet 2011
- JérÎme Solal et La Voix d'Antony rockoh La BlogothÚque juin2011
- Les cordes vocales d'Antony Hegarty disséquées dans un livre Maxence Grugier Fluctuat 6 juin 2011

- La Voix d'Antony

Un peu comme Yves Bonnefoy a su magnifier, en un poĂšme, la voix “mĂȘlĂ©e de couleur grise” de Kathleen Ferrier, JĂ©rĂŽme Solal consacre un livre inclassable, qui tient autant de l’évocation poĂ©tique que de l’enquĂȘte mĂ©ticuleuse, Ă  la voix singuliĂšre d’Antony Hegarty, leader des Johnsons. DĂ©jĂ  auteur de quelques articles sur le chanteur, et par ailleurs essayiste fĂ©ru de littĂ©rature (il a consacrĂ© deux essais Ă  Huysmans), il prend le risque de ne pas dissiper le mystĂšre du personnage (parangon d’une scĂšne arty, transgenre, Ă©cologiquement concernĂ©e, etc.), de ne pas reconstituer, pas Ă  pas, le fil d’une biographie, pour enfouir son propos dans les thĂšmes, les tonalitĂ©s, les rĂ©currences de ce qui s’apparente –dĂ©jĂ - Ă  une Ɠuvre cohĂ©rente. Sa langue bĂątit ainsi un parcours qui balaie la vie et la discographie du chanteur en faisant miroiter les Ă©chos, les prĂ©gnances qui permettent, d’un disque Ă  l’autre, de donner sens Ă  une trajectoire. Le chant pensĂ© comme envol, frĂŽlement de la mort, le brouillage des genres, l’identification Ă  la nature, autant de voies que la plume, parfois un peu trop suggestive ou mĂ©taphorique, Ă©puise pour approcher le mystĂšre de la voix. Il y a une certaine beautĂ© Ă  Ă©pouser ainsi l’inspiration de la musique, Ă  verser la vie dans l’Ɠuvre pour ne plus la lire qu’en elle, mais l’amateur de faits pourrait ĂȘtre frustrĂ©. Heureusement, lieux, influences, collaborateurs trouvent leur place et la discographie trĂšs dĂ©taillĂ©e qui est donnĂ©e en seconde partie de l’ouvrage a franchement de quoi renseigner le fan.

POPNEWS

David Larre
POPNEWS 29 août 2011

- Des lectures musicales pour l'été

Note : 4
Quelques nouveautĂ©s bienvenues chez l’excellent Ă©diteur provençal Le Mot et Le Reste. JĂ©rĂŽme Solal consacre un ouvrage concis Ă  Antony Hegarty, chanteur d’Antony & the Johnsons, auteur d’une poignĂ©e d’albums envoĂ»tants, sobrement intitulĂ© La Voix d’Antony. BenoĂźt Delaune s’attarde lui, Ă  dĂ©crypter l’Ɠuvre du Captain Beefheart and His Magic Band(s), quelques mois aprĂšs la mort du musicien et peintre, ami de Franck Zappa. Enfin, l’éditeur propose l’intĂ©grale des textes d’un chanteur, l’enthousiasmant Dick Annegarn, agrĂ©mentĂ©e de quelques trĂšs belles photos de cet inlassable baroudeur. Trois beaux ouvrages pour dĂ©couvrir ou redĂ©couvrir trois artistes inclassables, libres, indispensables


Raymond Sérini
Nouvelle Vague 20 juillet 2011

BANG BANG

L’émission queer BANGBANG du 19 juin est en partie consacrĂ©e au chanteur hors genre et hors norme Antony Hedgarty, et Ă  l’essai que JĂ©rĂŽme Solal lui a consacrĂ©.

Pour réécouter l’émission et lire la chronique :

PURE FM

Xavier Ess
Pure FM 19 juin 2011

- La Voix d'Antony

L’Histoire d’Antony Hegarty est celle d’une errance : recherche de sa flamme intĂ©rieure, pĂ©rĂ©grinations dans les bars ĂŒber branchĂ©s de New York, quĂȘte d’une identitĂ© cĂ©leste
 Pas Ă©vident de trouver sa voie dans un monde qu’on sait “bientĂŽt arrivĂ© Ă  son terme”. Et pourtant. De ses premiĂšres vocalises Ă  l’ñge de six ans Ă  la sortie de son 4e album l’an passĂ©, Swanlights (2010), Antony Hegarty, quarante ans, a su se frayer un chemin pour construire une existence qui l’effraie. Comment Ă©chapper au monde ? Une seule issue : l’envol. C’est un parcours atypique fait d’embĂ»ches et de grĂąces que nous rĂ©vĂšle JĂ©rĂŽme Solal. Dans ce qui ressemble de plus en plus Ă  un essai qu’à une biographie autorisĂ©e, l’écrivain tĂ©moigne avant tout d’une admiration : celle d’une voix qui “s’adresse Ă  tous mais ne parle Ă  personne”. Pertinemment, il se garde de questionner son objet, prĂ©fĂ©rant l’explorer : l’origine de ce don, la fonction cathartique de son chant ainsi que ses rĂ©percussions sur le travail d’Antony et ses Johnsons. Un don que ce dernier a savamment mis au service des autres, collaborant Ă  l’envi avec les plus grands (Lou Reed, Marianne Faithfull, Rufus Wainwright, Björk). Objet vocal non identifiĂ©, fruit d’une inĂ©narrable authenticitĂ©, le timbre d’Antony constitue avant tout la rĂ©surrection d’une foi. Celle de soi. JĂ©rĂŽme Solal l’explique, le dĂ©cortique, l’examine sur 90 pages qui s’adressent avant tout aux aficionados d’Hegarty. TrĂšs littĂ©raire, le texte, suivi d’une imposante et trĂšs convaincante discographie, distille quelques Ă©lĂ©ments biographiques. Trop peu. Peu nombreux sont aussi les moments consacrant les Johnsons. Les innombrables passages imagĂ©s laissent Ă  penser qu’au final, la voix d’Antony n’est pas de ce monde, trop pure pour pareille cruautĂ©. Elle nous demeure in fine insaisissable. Mais la dĂ©claration d’amour que Solal adresse Ă  Antony ne vaut-elle pas les anagogies les plus hermĂ©tiques ?

Orlando Fernandes
Magic ÉtĂ© 2011

- Le prof toulousain craque pour la star pop

JĂ©rĂŽme Solal enseigne le français Ă  Toulouse. PlutĂŽt versĂ© dans la littĂ©rature du XIXe siĂšcle, il s’est enthousiasmĂ© pour Antony Hegarty, dont la voix d’ange a bouleversĂ© nombre d’auditeurs. Une biographie, remarquablement Ă©crite, est nĂ©e de cette rencontre improbable.

Un jour de 2004, JĂ©rĂŽme Solal entend Antony and the Johnsons. Ce professeur de français toulousain, auteur de quelques ouvrages sur Huysmans (Ă©crivain et critique d’art, 1848-1907), est immĂ©diatement bouleversĂ© par la voix lumineuse d’Antony Hegarty. Six ans plus tard, il publie un livre passionnant et remarquablement Ă©crit : « La voix d’Antony ». Rencontre.

YG : Pourquoi un livre sur « la voix d’Antony » ?

JS : Sur un DVD, j’ai vu Antony chanter, presque a cappella, dans une boĂźte pour travestis. J’ai cherchĂ© toutes sortes d’infos sur ce type Ă  la voix si particuliĂšre et lu sur le site du groupe qu’il passait Ă  Bordeaux. J’y suis allĂ©. AprĂšs le concert, Antony Ă©tait lĂ , dans la foule, Ă  vendre ses cassettes
 Je lui ai dit : « Je vais Ă©crire un livre sur vous » 

YG : Comment a-t-il réagi ?

JS : Il m’a demandĂ© si j’étais journaliste, oĂč j’habitais etc. Il Ă©tait trĂšs cool
 J’ai Ă©crit un long article pour la « blogothĂšque », qui a rencontrĂ© un certain Ă©cho. J’ai d’abord envisagĂ© de demander Ă  des Ă©crivains, des musiciens, d’écrire sur lui. Quand le deuxiĂšme album est sorti et que j’ai constatĂ© qu’il demeurait encore presque inconnu, j’y ai vu une injustice totale et je me suis lancé 

YG : C’est une biographie aussi rigoureuse que personnelle : l’émotion que sa voix suscite chez vous transpire Ă  chaque phrase


JS : Antony est un extraterrestre. Sa pratique artistique relĂšve d’une expĂ©rience personnelle, dĂ©localisĂ©e gĂ©ographiquement entre AmĂ©rique et Angleterre, sexuellement, et qui se dĂ©couvre au fur et Ă  mesure. Beaucoup de chanteurs lyriques chantent bien sĂ»r mieux que lui, mais sa voix est exceptionnelle car elle dĂ©passe le savoir-faire, la virtuositĂ©. C’est indĂ©niable : lorsqu’Antony chante, il se passe quelque chose.

« La voix d’Antony », par JĂ©rĂŽme Solal, Ă©ditions Le mot et le reste. 158 pages, 16€.

La DĂ©pĂȘche du Midi

Yves Gabay
La DĂ©pĂȘche du Midi 16 juillet 2011

- La Voix d'Antony

L’originalitĂ© d’Antony And The Johnsons Ă©clate, elle, aux oreilles avant mĂȘme que de voir le chanteur en apparition blafarde et troublante. Cette voix ultra singuliĂšre par sa tessiture unique et la mĂ©lancolie qui s’en dĂ©gage, n’est bien sĂ»r que le fidĂšle reflet de la personnalitĂ© d’Antony Hegarty lui-mĂȘme, drag queen hermaphrodite, travesti robertsmithĂ©, anglais dĂ©racinĂ© et tĂ©nĂ©breux, artiste dĂ©chirĂ©, premier de son (trans)genre, poĂšte chevrotant et tendre dont le mystĂ©rieux pouvoir est Ă  la mesure de ce que ‘-l’on peut imaginer des difficultĂ©s d’un parcours aussi compliquĂ©.
JĂ©rĂŽme Solal tente l’analyse libre de cette attraction subtile et le texte, trĂšs lyrique voire exaltĂ©, prouve par sa seule existence la fascination que suscite l’énigmatique organe du
 euh, monsieur ?

AgnĂšs Leglise
ROCK'N'FOLK juillet 2011

- JérÎme Solal et La Voix d'Antony

Il y a six ans, JĂ©rĂŽme Solal avait dĂ©jĂ  les mots justes et l’expression poĂ©tique pour exprimer son admiration (sa passion presque) pour Antony Hegarty. Il avait proposĂ© ses textes Ă  la BlogothĂšque et nous l’avions accueilli Ă  deux occasions. De cette obsession artistique (et plus encore), il a fait un livre, entre l’hommage panĂ©gyrique et la biographie romancĂ©e.

C’était La Voix du Nouveau SiĂšcle, et JĂ©rĂŽme Solal l’avait dĂ©clinĂ© en deux temps : une explication du phĂ©nomĂšne naissant puis, quelques semaines plus tard, un complĂ©ment sur l’album de l’envol, I am a bird now. DJ Barney rencontrait Antony Hegarty quelques annĂ©es plus tard Ă  l’occasion de la sortie de The Crying Light, et sous-titrait son article La Voix du Nouveau SiĂšcle 3, en souvenir respectueux de celui qui avait su, parmi les premiers, trouver le ton, les mots et le style qui seyaient Ă  l’élĂ©gance et Ă  la dĂ©licatesse de la musique d’Antony et de ses Johnsons.

“ Le nouveau siĂšcle vient trop tard, et le chant d’Antony rĂ©pond au jour qui vient, d’avance obscurci. ”

Depuis 2005, Antony Hegarty a sorti deux albums et JĂ©rĂŽme Solal a continuĂ© d’écrire. Il a accumulĂ© les notes et impressions, multipliĂ© les louanges et le dĂ©vouement Ă  la cause
 et en a finalement fait un livre, La Voix d’Antony. C’est un ouvrage singulier, Ă  l’image du sujet, une sorte de dĂ©mesure discrĂšte. JĂ©rĂŽme Solal se lance d’abord dans quelques chapitres emplis de considĂ©rations imagĂ©es, presque philosophiques et vaguement suspectes, avant de devenir (un peu) plus factuel et (un peu) plus biographique. Le propos est dithyrambique et Ă©videmment trĂšs exagĂ©rĂ© pour celui qui n’estime pas Antony Ă  la valeur proposĂ©e par l’auteur. Il faudrait voir en lui un gĂ©nie incontestĂ©, une fulgurance rare, une icĂŽne indĂ©passable, une majesté  quand on peut voir Ă©galement, et au mieux, un artiste talentueux et hors norme.

“ Eprise d’adoption, toujours jaillissante, la voix inspirĂ©e d’Antony ne connaĂźt pas son maĂźtre. Elle caresse toute oreille consentante et n’obĂ©it Ă  personne. C’est une sainte qui vagabonde, une fiĂšre prostituĂ©e qui confie ses charmes Ă  quiconque veut bien l’accueillir, c’est-Ă -dire accepte de perdre ses repĂšres pour se mettre en route avec elle, la suivant sur le trottoir ou filant au ciel. A tous ceux qui l’écoutent comme Ă  ceux qui chantent et Ă  qui il rend visite en tĂ©moignage de sa sympathie, Antony insuffle une dose d’harmonieuse intranquillitĂ©. ”

Mais JĂ©rĂŽme Solal a un ton professoral particuliĂšrement convaincant. La biographie Ă©rudite qu’il prĂ©sente est certes chronologique et thĂ©matique dans sa structure, mais elle ondule sans cesse, rappelle les faits marquants et les jalons, remet en perspective, ouvre vers d’autres horizons (sociaux, intimes, philosophiques) et sĂ©duit mĂȘme si les a priori Ă©taient circonspects. Les images sont poĂ©tiques, son vocabulaire riche et l’histoire devient passionnante. Antony en hĂ©ros de roman, en figure de fiction, sa voix comme centre de l’intrigue


“ Le miracle de sa voix tient dans ce don constamment renouvelĂ© : Ă  chaque Ă©coute, ou presque, on entre dans le cloaque et l’on en sort tout Ă  fait Ă©maciĂ©, Ă  l’envers, plus vivant. ”

La Voix d’Antony est un livre Ă©crit par un fan ultime et pointilleux (la discographie commentĂ©e en annexe est impressionnante de prĂ©cision et d’ampleur). Les fans moins ultimes et pointilleux seront comblĂ©s, les moins fans seront respectueux et admiratifs de l’engagement. Et les amateurs de littĂ©rature, sĂ©duits


La Voix d’Antony est sorti aux Ă©ditions Le Mot et le Reste.

La BlogothĂšque

rockoh
La BlogothĂšque juin2011

- Les cordes vocales d'Antony Hegarty disséquées dans un livre

Il y a une semaine paraissait La voix d’Antony, chez les trĂšs recommandables Ă©ditions Le Mot et Le Reste, dĂ©jĂ  Ă  l’origine d’une foule d’excellents bouquins traitants d’un large spectre de domaines musicaux du rock au jazz en passant par la soul ou le krautrock. SignĂ© JĂ©rĂŽme Solal, essayiste et spĂ©cialiste de Huysmans, La voix d’Antony est un singulier petit livre dissĂ©quant avec la passion et l’enthousiaste de l’apprenti mĂ©decin lĂ©giste, l’organe si particulier d’Antony Hegarty, chanteur et leader d’Antony And The Johnsons.

Celui que l’on rĂ©sume souvent Ă  son prĂ©nom, “Antony”, est Ă©galement connu depuis 2003 pour ses multiples collaborations, songwriting ou backing vocal, avec plus d’une trentaine d’artistes sur de nombreux projets diffĂ©rents, (Lou Reed, Björk, Laurie Anderson, Rufus Wainwright, Cocorosie, Devendra Banhart, Diamanda Galas, David Tibet ou Marc Almond, pour n’en citer que quelques uns). Il est aussi remarquĂ© pour ses apparitions au cinĂ©ma (dans Animal Factory de Steve Buscemi, Wild Side ou encore Lou Reed’s Berlin de Julian Schnabel) ou encore pour ses activitĂ© au sein de la troupe de théùtre expĂ©rimentale des Blacklips. Lui-mĂȘme artiste visuel et compositeur/rĂ©alisateur singulier, terriblement indĂ©pendant, hors de toutes modes et hors du temps, Antony a su tout au long de sa vie mettre Ă  profit ses diverses rencontres pour devenir ce qu’il est aujourd’hui : un artiste autre, transgenre (ni fĂ©minin, ni masculin), d’ailleurs.

Car la voix d’Antony vient d’ailleurs, c’est certain. Mais d’oĂč ? C’est ce que dĂ©voile avec sensibilitĂ© le livre de JĂ©rĂŽme Solal. De sa naissance en 1971 et sa jeunesse dans une modeste petite ville anglaise (Chichester dans le Sussex), en passant par son pĂ©riple Ă  Amsterdam et Santa Cruz (!), jusqu’à ses dĂ©buts Ă  New York – en attendant la rĂ©vĂ©lation et la reconnaissance mondiale d’I Am A Bird Now – JĂ©rĂŽme Solal suit la vie d’Antony, menant son Ă©tude Ă  la maniĂšre d’une enquĂȘte intime, traquant l’origine de cette voix unique, mĂ©lange parfaitement rĂ©ussi de douceur et de douleur.

Il faut dire que JĂ©rĂŽme Solal lui aussi a une voix. Et ce n’est pas le moindre attrait de ce livre magnifiquement Ă©crit, prĂ©cieux, lettrĂ© et hautement recommandĂ©, qui rĂ©conciliera mĂȘme les plus rĂ©fractaires Ă  l’art d’Antony Hegarty.

Fluctuat

Maxence Grugier
Fluctuat 6 juin 2011