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Parution : 21/11/2019
ISBN : 9782361390945
288 pages (14,8 x 21 cm)

Ladies First

une anthologie du rap au féminin

Ladies first offre des arguments pour clasher ceux qui pensent que le rap n’est pas une affaire de femmes.

Charline Lecarpentier – LibĂ©ration

ConstituĂ© en majoritĂ© d’acteurs masculins et parfois scandaleusement misogyne, le rap semble avoir un problĂšme avec les femmes. Pourtant, elles sont nombreuses Ă  avoir pris part Ă  cette grande aventure. Remontant aux annĂ©es soixante-dix, ce livre Ă©voque le destin de quelques pionniĂšres puis retrace l’épopĂ©e contrariĂ©e des grandes dames du rap, aux États-Unis comme ailleurs, d’une Ă©poque oĂč elles peinaient Ă  s’imposer sans protecteur masculin, Ă  celle, actuelle, marquĂ©e par une profusion de rappeuses. À travers la prĂ©sentation de cent Ɠuvres et d’autant de rappeuses, de Cardi B Ă  Lil’ Kim, Lauryn Hill, Missy Elliott, Casey ou Keny Arkana, ce livre rend hommage Ă  la pluralitĂ© des styles adoptĂ©s par les femmes du rap, et Ă  leurs façons, parfois paradoxales, de soutenir une position fĂ©ministe.

Revue de presse

- Sylvain Bertot : Ladies first. Une anthologie du rap au féminin. Jean-Marie Jacono ATEM 7 janvier 2022
- De "Let's talk about sex!" à "WAP" : comment la sexualité féminine s'est peu à peu imposée dans le rap et le hip-hop Copélia Mainardi Marianne 16 septembre 2020
- Interview vidéo de Sylvain Bertot rédaction France Culture 18 février 2020
- Ladies first, la femme est l'avenir du rap Sylvain Bonnet Paris-ci la culture 12 février 2020
- Ladies first Alexandre Fuster Sefronia 9 janvier 2020
- Sylvain Bertot - Ladies first Léa Schiavo Litzic 30 décembre 2019
- Interview Sylvain Bertot Ellen Ichters RTS // Pony Music 18 novembre 2019
- Spécial cadeaux Charline Lecarpentier Libération 16 décembre 2019
- Ladies First Léa Schiavo Toute la culture 20 décembre 2019
Ladies First Franck Cochon Clique TV // Get Busy 7 janvier 2020
- Le livre de la semaine Matthieu Conquet France Inter // Et je remets le son 8 décembre 2019
- Cadeaux de NoĂ«l : IdĂ©es Livres de l’équipe ! Jaloud Wave Radio 3 dĂ©cembre 2019
- 5 idĂ©es cadeaux pour un.e mĂ©lomane passionnĂ©.e Eve Guiraud À Nous Paris 8 dĂ©cembre 2019
- L’histoire du rap sous un angle fĂ©minin Alexandre Caporal 24 heures 12 dĂ©cembre 2019
- Voici enfin la preuve que le rap est une affaire de femmes Rebecca Manzoni France Inter // Pop & Co 28 novembre 2019
- Les essentiels de Basique France 2 // Basique 20 novembre 2019
- Les bonnes feuilles en exclusivité - Ladies first Amaury Rauter Goûte Mes Disques 14 novembres 2019

- Sylvain Bertot : Ladies first. Une anthologie du rap au féminin.

“Ladies first (2019) est surtout consacrĂ© aux rappeuses des États-Unis. Cet ouvrage a prĂ©-cĂ©dĂ© la publication d’un autre livre dĂ©diĂ©, lui, au rap fĂ©minin français, toujours aux Ă©ditions Le Mot et le Reste : Pas lĂ  pour plaire ! Portrait de rappeuses, de Bettina Ghio (2020). Cette valorisation du rĂŽle des femmes dans le rap et le hip-hop doit d’abord ĂȘtre soulignĂ©e. Dans les travaux français, l’histoire de ces courants musicaux avait peu Ă©clairĂ© jusqu’ici leur place, mĂȘme si elles Ă©taient mentionnĂ©es. Qui sont ces rappeuses ? Quel rĂŽle ont-elles occupĂ© ? Quels thĂšmes dĂ©veloppent-elles dans leurs productions ? Comment rĂ©agissent-elles face au sexisme et au machisme des hommes ? Leur musique est-elle diffĂ©rente de celle de leurs ho-mologues masculins ? Ladies first permet de donner des rĂ©ponses Ă  ces questions.”

L’intĂ©gralitĂ© de l’article ici

Jean-Marie Jacono
ATEM 7 janvier 2022

- De "Let's talk about sex!" à "WAP" : comment la sexualité féminine s'est peu à peu imposée dans le rap et le hip-hop

Provocation grossiĂšre ou hymne fĂ©ministe Ă  la rĂ©volution sexuelle ? Le nouveau clip de Cardi B et Megan Thee Stallion, “WAP” – acronyme de “Wet Ass Pussy” – laisse difficilement indiffĂ©rent. Un buzz qui confirme une tendance : cĂŽtĂ© femme, rap et hip-hop laissent de plus en plus de place Ă  une sexualitĂ© fĂ©minine dĂ©complexĂ©e.

Elles ont Ă©crasĂ© les charts, explosĂ© les compteurs. Depuis sa sortie le 7 aoĂ»t dernier, la nouvelle production des rappeuses Cardi B et Megan Thee Stallion n’en finit plus de battre des records : 93 millions de tĂ©lĂ©chargements la semaine de sa sortie – une performance imbattable -, et premiĂšre collaboration fĂ©minine Ă  atteindre la tĂȘte du “Billboard Hot 100”, classement hebdomadaire des 100 chansons les plus populaires aux États-Unis, toutes catĂ©gories confondues. Bref, c’est un des meilleurs lancements de l’histoire du hip-hop : sur YouTube, le clip comptabilise aujourd’hui plus de 195 millions de vues.

“WAP”, l’acronyme de l’argot “Wet Ass Pussy”, est difficilement traduisible, mais signifie littĂ©ralement “chatte cul mouillĂ©s”. Avec pareil titre, nul ne pouvait espĂ©rer un clip mijaurĂ© : mais ces deux icĂŽnes de la culture pop ont tout de mĂȘme dĂ©jouĂ© les attentes. Danses lascives, poses “badass”, tenues provocantes, fontaines d’eau en forme de poitrine, fĂ©lins allants de pair avec des sous-vĂȘtements lĂ©opard
 C’est tout un imaginaire pornographique cĂ©lĂ©brant le plaisir sexuel qui est ici convoquĂ©.
Féminisme pop

Le retour de bĂąton Ă©tait Ă  prĂ©voir – et il n’a pas manquĂ©. “WAP m’a donnĂ© envie de me verser de l’eau bĂ©nite dans les oreilles”, a tweetĂ© le candidat rĂ©publicain Ă  la Chambre des reprĂ©sentants James Bradley. Entre autres exemples, la candidate amĂ©ricaine Ă  la Chambre des reprĂ©sentants Angela Stanton-King et l’ancienne candidate au CongrĂšs DeAnna Lorraine, qui considĂšrent que le message du clip ramĂšne les femmes dans le passĂ© “de 100 ans”, quand l’éditorialiste Ben Shapiro dĂ©nonçait lui aussi une vidĂ©o rĂ©gressive en matiĂšre de droit des femmes.

Provoquer de la sorte, envoyer valser les limites de la dĂ©cence : un ultime pied de nez des deux artistes Ă  ce puritanisme amĂ©ricain qui n’a pourtant pas empĂȘchĂ© d’élire un PrĂ©sident qui s’est souvent illustrĂ© par sa vulgaritĂ© Ă  l’égard des femmes. En jouant de leur corps et de leur sexualitĂ©, elles prolongent et rendent visibles un mouvement de dĂ©construction des codes et du carcan qui a longtemps pesĂ© – et continue de le faire – sur la moitiĂ© de l’humanitĂ©.

Suffit-il pour autant de jongler avec les normes du discours patriarcal en vigueur pour s’en affranchir vĂ©ritablement ? Les dĂ©rives d’un “fĂ©minisme pop” ont souvent Ă©tĂ© dĂ©criĂ©es par les militantes ; ce fĂ©minisme de masse – frĂ©quemment associĂ© Ă  l’icĂŽne planĂ©taire BeyoncĂ© – est un mĂ©lange de culture populaire et de valeur fĂ©ministe qui essaime via les rĂ©seaux sociaux
 sans pour autant parvenir Ă  questionner vĂ©ritablement les codes du regard masculin et l’objectification de la femme. En clamant haut et fort une sexualitĂ© libre et indĂ©pendante, Cardi B., Nicki Minaj et les autres participent-elles rĂ©ellement Ă  la libĂ©ration des femmes ou ne font-elles qu’alimenter une misogynie millĂ©naire ? Une chose est certaine : rap et hip-hop n’ont ni attendu le dĂ©hanchĂ© de Nicki Minaj, ni le flow de Cardi B pour s’emparer du sujet de la sexualitĂ© fĂ©minine.
Un héritage conséquent

Rembobinons. Queens, New York, 1990. “Let’s talk about sex !”, prie le groupe de hip-hop fĂ©minin “Salt-N-Pepa”. L’annĂ©e suivante, c’est au tour du duo BWP [Bytches With Problems] de proposer “Teach’Em” (“Apprends-leur”), sorte de tutoriel
 Ă  l’art du cunnilingus, alliant conseils pratiques et mĂ©taphores : “Part my pussy like the Red Sea / And slide your fat tongue inside of me” (“SĂ©pare ma chatte comme la Mer Rouge / Et glisse ta grosse langue Ă  l’intĂ©rieur”). La gente masculine est prĂ©venue : “this lesson here might take all night / So on your knees, motherfu**er, and eat my pussy right”. À bon entendeur.

Ces initiatives sont cependant marginales – et marginalisĂ©es par une sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine trĂšs contradictoire, aussi conservatrice dans le puritanisme que consommatrice de porno. Pour Sylvain Bertot, auteur de Ladies First. Une anthologie du rap au fĂ©minin (Ă©d. Le Mot et le reste), “la tendance des annĂ©es 90 est plutĂŽt Ă  la production de textes affranchis de tout caractĂšre sexuel. L’objectif est inverse : se revendiquer l’égale des hommes pour gagner en lĂ©gitimitĂ©â€. PlutĂŽt qu’insister sur le ‘sex-appeal’ fĂ©minin en revĂȘtant des tenues trop moulantes, mieux vaut jouer la “bonne copine” en baskets et survĂȘt’ : dans ce milieu quasi-exclusivement masculin, afficher un look de “sista”, unisexe et androgyne, est gage de pouvoir via la prĂ©tention Ă  l’égalitĂ©. Et le pouvoir va avec la mĂ©diatisation ; des vedettes comme MC Lyte ou Queen Latifah l’illustrent bien.
L’avùnement de la “Queen Bitch”

En 1996, c’est pourtant en bikini lĂ©opard Ă©chancrĂ© que Lil Kim s’affiche pour la promotion de son premier album studio, “Hard Core”. Elle et son acolyte Foxy Brown imposent la figure de la rappeuse sexy, une revendication alors plutĂŽt avant-gardiste. Au lieu de subir les projections masculines sur leurs corps, elles dĂ©cident de les contrĂŽler : en reprenant ces codes Ă  leur avantage, elles inversent la tendance. L’homme-sujet du regard devient objet, la posture de femme faible nĂ©cessitant amour et protection est balayĂ©e. Place Ă  la rĂ©volution du plaisir, qui doit ĂȘtre libre, puissante, dĂ©complexĂ©e.

Si elles ne sont pas les premiĂšres Ă  revendiquer leur sexualitĂ© comme moyen d’affirmation de soi, elles parviennent Ă  sortir cette tendance du cercle confidentiel. Ce modĂšle choque et continue de choquer ; demeure qu’il “s’impose dans la ‘norme rap’ et modifie la rĂ©ception mĂ©diatique” analyse Sylvain Bertot. “Ces superstars assument avec fiertĂ© un hĂ©ritage afro-amĂ©ricain puissant, une culture traditionnelle et musicale forte. ÉpaulĂ©es par des rappeurs connus, elles ont trĂšs vite un succĂšs consĂ©quent, et bousculent le paysage commercial”.

Lil Kim et Foxy Brown deviennent les cheffes de file d’une nouvelle idĂ©ologie fĂ©ministe qui Ă©rige le corps comme outil dominant et lieu de pouvoir. Une tradition vouĂ©e Ă  essaimer, comme l’explique EloĂŻse Bouton, journaliste indĂ©pendante, plus connue sous le pseudonyme de “Madame Rap”, du nom du mĂ©dia qu’elle a fondĂ©. “Ce dĂ©tournement des codes et standards masculins reprĂ©sente une avancĂ©e essentielle par rapport Ă  la dĂ©cennie prĂ©cĂ©dente. Mais leur notoriĂ©tĂ© souffre encore d’un manque de relais et de diffusion, qui se double de la barriĂšre de la langue une fois en France, oĂč l’anglais s’écoute et se comprend bien moins qu’aujourd’hui”.

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Lisez l’article intĂ©gral sur Marianne.net

Copélia Mainardi
Marianne 16 septembre 2020

- Interview vidéo de Sylvain Bertot

Sylvain Bertot est interviewĂ© par France Culture pour un sujet sur l’histoire oubliĂ©e de “la mĂšre du hip hop”.
La vidéo est à retrouver sur la chaßne youtube de France Cutlure

rédaction
France Culture 18 février 2020

- Ladies first, la femme est l'avenir du rap

Le rap domine, les femmes s’invitent dans la danse

Le rap a conquis le monde : ceci est un fait. Un article rĂ©cent du monde a dĂ©montrĂ© qu’il reprĂ©sentait dĂ©sormais le courant principal de la musique française, permettant ainsi Ă  de nombreux interprĂštes d’émerger, tel Orelsan. Et il en est de mĂȘme aux Etats-Unis. L’amateur de rock et de soul le regrette mais encore une fois, c’est la rĂ©alitĂ© commerciale. Le livre de Sylvain Bertot, dĂ©jĂ  auteur de Rap, hip hop (Le mot et le reste, 2013) se propose de revenir sur le rap au fĂ©minin, les rappeuses. A priori, cela paraĂźt Ă©tonnant tant le genre s’est bĂąti sur des figures testoronĂ©es, telles 2Pac. Pourtant, on va le voir, elles existent.

Rappeuses, mode d’emploi

Eh oui, des femmes font du rap et pratiquement depuis le dĂ©but, contribuant Ă  subvertir un genre musical macho et misogyne. DĂšs les annĂ©es 80, on trouve ainsi le groupe Salt’n Pepa (souvenons-nous de Let’s talk about sex) Queen Latifah ou Roxanne ShantĂ©. Sylvain Bertot place dans les annĂ©es 90 la figure de Lauryn Hill mais cette chanteuse est autant influencĂ©e par la soul et le jazz que le rap : un cas donc limite. Il faut dire que le RnB attire plus facilement les artistes fĂ©minines. Faire sa place dans le rap nĂ©cessite aussi d’avoir les codes quitte Ă  les subvertir. Des femmes comme Lil Kim vont donc proposer des morceaux faisant l’éloge du sexe et invitant les hommes Ă  maĂźtriser l’art du cunilingus (Not tonight) : une rĂ©ponse Ă  Snoop Doggy dog et Ă  ses clips rĂ©cupĂ©rant l’image du porno ? Sans doute. En tout cas, nos rappeuses n’ont pas peur, pensons par exemple Ă  Missy Elliot. Et c’est tant mieux !

Pour conclure

Aujourd’hui, les charts sont occupĂ©s par des rappeuses comme Nicki Minaj. Commercialement, ça marche fort et les textes semblent plaire Ă  la jeunesse. On se permettra des rĂ©serves quant Ă  la musique. Les rappeuses des annĂ©es 90 et 2000 samplaient des chansons soul ou rock, voire avaient recours Ă  des musiciens douĂ©s. L’amateur ici estime que le compte n’y est pas
 l’intĂ©rĂȘt de cet ouvrage fruit d’une Ă©rudition sans faille est de corriger en tout l’image du rap et de souligner d’artistes fĂ©minines (et fĂ©ministes). A dĂ©couvrir.

Lisez la chronique en ligne

Sylvain Bonnet
Paris-ci la culture 12 février 2020

- Ladies first

Note : 9/10

A l’heure oĂč le hip-hop s’affranchit de son image sulfureuse et devient la nouvelle musique populaire, les filles n’ont jamais Ă©tĂ© aussi nombreuses Ă  participer Ă  son aventure. Certes, il y a toujours eu des rappeuses cĂ©lĂšbres – Foxy Brown, Missy Elliott – mais elles demeuraient une exception dans un milieu rĂ©gi par un machisme ambiant et une forte dose de testostĂ©rone. Il a fallu attendre le succĂšs de Nicki Minaj Ă  la fin de la dĂ©cennie 2000 pour qu’une brĂšche s’ouvre, permettant Ă  toute une gĂ©nĂ©ration, aussi hĂ©tĂ©roclite que possible, de se faire une place dans le rap contemporain.

C’est cette histoire qui est narrĂ©e par Sylvain Bertot dans la premiĂšre partie de “Ladies first”, des dĂ©buts du mouvement (l’auteur rappelle qu’une femme, Sylvia Robinson, est Ă  l’origine de “Rapper’s delight”, premier hit hip-hop en 1979) Ă  la consĂ©cration rĂ©cente de Cardi B. De maniĂšre synthĂ©tique et documentĂ©e, il dresse un portrait nuancĂ© de son sujet, et ouvre des pistes de rĂ©flexion sur les rĂŽle tenus et les messages dĂ©fendus par les femmes au sein du hip-hop. Il met l’accent sur la pluralitĂ© de ce “rap fĂ©minin” qui n’est pas nĂ©cessairement plus sage et moins violent que celui des mecs. En fait, le rap fĂ©minin n’est pas une rĂ©alitĂ© distincte du reste du mouvement : il suit souvent les mĂȘmes tendances et les mĂȘmes thĂ©matiques, mais en l’adoptant au tempĂ©rament et aux aspirations de ses actrices.

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Les ambiguĂŻtĂ©s du hip-hop se retrouvent aussi sur son versant fĂ©minin. Sylvain Bertot met en exergue le fait que l’image de prĂ©datrice sexuelle qu’ont trĂšs tĂŽt affichĂ©e les premiĂšres bad bitches Lil Kim et Foxy Brown a contribuĂ© Ă  l’émancipation des rappeuses, et que le rap provocant et pornographique de Cupcakke est avant tout fĂ©ministe. Le rap a en fait toujours Ă©tĂ© intrinsĂšquement liĂ© aux Ă©volutions des mentalitĂ©s dans la sociĂ©tĂ©, comme le rock Ă  son Ă©poque ; c’est donc en toute logique que les filles se retrouvent en force aujourd’hui pour dĂ©montrer que le rap n’est pas un genre rĂ©servĂ© aux mĂąles. “Ladies first” en rend compte avec brio et clartĂ©.

Sylvain Bertot est le rĂ©dacteur de “Fake for real”, l’un des meilleurs blogs francophones sur le rap, et il a Ă©crit trois autres livres au “Mot et le reste”, dont l’indispensable “Rap, hip-hop” (2012)

La chronique intégrale est en ligne sur Sefronia

Alexandre Fuster
Sefronia 9 janvier 2020

- Sylvain Bertot - Ladies first

Comme son nom l’indique, Ladies First est une anthologie du rap, vu par le prisme de ses actrices fĂ©minines. Celles-ci sont une minoritĂ©, mais ne sont pas en reste face Ă  leurs homologues masculins dont elles reprennent parfois les thĂšmes, comme pour mieux exploiter leur fĂ©minitĂ©. Sylvain Bertot nous plonge dans ce combat fĂ©ministe avec le verbe haut et un bouquin passionnant !

Deux parties distinctes.

Ce livre se dĂ©compose en deux grosses parties, plus un glossaire pas du tout facultatif (surtout si comme nous, vous n’ĂȘtes pas un spĂ©cialiste de toutes les subtilitĂ©s du rap). Ces deux grosses parties sont les suivantes : un historique relatant, avec prĂ©cision, la place initiale occupĂ©e par les femmes dans l’industrie rap, qu’elle soit balbutiante ou plus installĂ©e comme cela peut-ĂȘtre le cas aujourd’hui, plus une sĂ©lection de 100 disques phares de ces dames.

La premiĂšre partie pose les bases, situe les choses dans leur contexte. Si les hommes furent vite sur le devant de la scĂšne, comme dans Ă  peu prĂšs tous les styles d’art, ne nous voilons pas la face, certaines femmes Ă©taient dĂ©jĂ  prĂ©sentes au commencement du rap et des block party. Peut-ĂȘtre Ă©taient-elles mĂȘmes les moteurs des tous premiers groupes connus et reconnus. Mais Ă  ces moments-lĂ , leur place Ă©tait reconnue, mĂȘme lorsqu’elles se trouvaient en arriĂšre-plan de ces messieurs, pour peu Ă  peu s’effacer, bon grĂ© mal grĂ©.

Pourtant, elles Ă©taient toujours lĂ , souvent tapies dans l’ombre des grands MCs, souvent Ă©galement chaperonnĂ©es, coachĂ©, ou cadenassĂ© par ceux-ci. Mais petit Ă  petit, elles parviennent Ă  s’affranchir de ce cĂŽtĂ© Ă©crasant en reprenant « voix » au chapitre. Elles reprennent peu ou prou les mĂȘmes codes, qu’ils soient gangsta, arty, pornographique ou bien plus lĂ©gers, avant de se dĂ©tourner progressivement de ces thĂšmes, ou du moins pour exprimer plus fortement leur fĂ©minitĂ© Ă  leur engagement fĂ©ministe. Peu Ă  peu, en dĂ©jouant l’imagerie sexiste des hommes, rarement autre chose que dĂ©valorisantes, elles s’érigent en patronne et gagnent ainsi en respect et crĂ©dibilitĂ©.
100 Ɠuvres au fĂ©minin.

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Ce cĂŽtĂ© trĂšs rigoureux de Sylvain Bertot (spĂ©cialiste Ăšs rap ayant dĂ©jĂ  sorti deux livres aux mĂȘmes Ă©ditions, Ă  savoir Mixtapes, Rap indĂ©pendant et Rap, Hip-hop, et qui plus est est animateur du blog Fake for real) est tout sauf plombant. Au contraire, il s’avĂšre absolument passionnant, captivant car recelant un nombre fou de dĂ©tails cruciaux, d’arguments incontournables de tout ce qui fait l’histoire d’un style musical fort comme peut l’ĂȘtre le rap. Il s’inscrit aussi dans une dĂ©marche non pas fĂ©ministe mais de rĂ©habilitation de la place des femmes dans ce courant musical.

Ladies First

Nous nous en doutions, mais il faut le redire : les femmes ont également été spoliées de leur place et de leur mérite. Cela était (et est) hélas tristement banal mais quand nous lisons ce bouquin, nous nous disons que certains aspect du rap aurait eu à y gagner en laissant plus de place aux femmes (comme à peu prÚs tous les autres styles musicaux cela dit).

Captivant, bien Ă©crit, argumentĂ© et replaçant tout dans son contexte, sans ĂȘtre pro fĂ©ministe, ni condescendant, Ladies First, une anthologie du rap au fĂ©minin est un livre incontournable pour mieux apprĂ©hender l’univers du rap. Le ton y est juste, sans excĂšs, relate avec exactitude les faits et nous embarque dans le combat de ces femmes qui ont dĂ» batailler dur pour enfin ĂȘtre visibles. Gageons qu’il ne s’agisse lĂ  que d’un dĂ©part et que le rap trouvera Ă©galement ses lettres de noblesse grĂące Ă  la gent fĂ©minine (ce qui est dĂ©jĂ  en partie le cas avec des artistes comme Missy Elliott, Cardi B et bien d’autres)!

La chronique intégrale est à retrouver sur Litzic

Léa Schiavo
Litzic 30 décembre 2019

- Interview Sylvain Bertot

Ellen Ichters interview Sylvain Bertot Ă  l’occasion de la sortie de son livre Ladies First. Un belle interview Ă  réécouter ICI

Ellen Ichters
RTS // Pony Music 18 novembre 2019

- Spécial cadeaux

Ladies first offre des arguments pour clasher ceux qui pensent que le rap n’est pas une affaire de femmes. Depuis la premiĂšre block party organisĂ©e en 1973 par Cindy Campbell, sƓur de DJ Kool Herc, jusqu’au succĂšs de Lizzo, cette anthologie en 100 albums et mixtapes recense celles qui ont repris le crachoir monopolisĂ© par des hommes, y compris sur le terrain minĂ© du gangsta rap, dont une grande partie de la verve est rĂ©servĂ©e au mĂ©pris des femmes. Quoi de plus fĂ©ministe finalement, que d’exercer autant que les hommes son droit d’ĂȘtre insolente, vĂ©nĂšre, vulgaire, et de revendiquer son plaisir? JugĂ© Ă  tort cause perdue Ă  la testostĂ©rone, le rap a permis d’avancer sur le terrain du plaisir fĂ©minin, de Missy Elliott l’inspirante Ă  l’ancienne strip-teaseuse Cardi B jusqu’aux figures du rap fĂ©minin hexagonal Diam’s, Keny Arkana ou Chilla, premiĂšre Ă  inscrire #balancetonporc dans le rap français.

Charline Lecarpentier
Libération 16 décembre 2019

- Ladies First

Aujourd’hui, bien que minoritaires, les femmes sont bel et bien prĂ©sentes dans le milieu du rap. Mais ce n’est pas sans avoir franchi bon nombre d’obstacles liĂ©s Ă  leur genre. Avec « Ladies First – Une anthologie du rap au fĂ©minin », publiĂ© aux Ă©ditions Le mot et le reste en novembre dernier, Sylvain Bertot recense les figures fĂ©minines qui ont fait le Hip-hop et montre aux sceptiques que le rap n’est pas qu’une affaire d’hommes.

A la tĂȘte d’une maison de disque, Ă  la programmation d’une radio ou grande chaĂźne de tĂ©lĂ©vision, derriĂšre le micro ou au management, elles sont nombreuses Ă  avoir accompagnĂ© les dĂ©buts du hip-hop, que ce soit sur le devant de la scĂšne ou en coulisses.
Mais quand le rap s’installe progressivement sur les ondes et les Ă©crans, les stars qui le reprĂ©sente sont avant tout des hommes. Petit Ă  petit, parce que minoritaires, les femmes sont invisibilisĂ©es et ce, au moment mĂȘme oĂč le hip-hop, qui ne devait ĂȘtre qu’une mode passagĂšre, prend de l’ampleur en tant que phĂ©nomĂšne artistique.
Sylvain Bertot, auteur spĂ©cialisĂ© dans le rap, explore les raisons sociologiques et artistiques qui ont mis les femmes au second plan. PremiĂšres causes de discrimination : les contextes de crĂ©ation et reprĂ©sentation. La concurrence masculine y est fĂ©roce. Difficile de prendre d’assaut un open-mic ou une session studio lorsqu’en tant que femme, on est cantonnĂ©e aux tĂąches domestiques et familiales. C’est encore une rĂ©alitĂ© mais qui tend, heureusement, Ă  s’estomper.
Cette misogynie se constate jusque dans les textes, dans lesquels on retrouve la dichotomie de la vierge et la putain, poncif habituel. Les violences envers les femmes sont un thĂšme rĂ©current et font d’ailleurs Ă©cho Ă  des faits divers bien rĂ©els de violences domestiques ou sexuelles, perpĂ©trĂ©es par les rappeurs. Certains textes sont crus, dĂ©complexĂ©s, construisant un imaginaire qui collera longtemps Ă  l’idĂ©e que l’on se fait du Hip-hop.
Dans cette réalité, certaines tirent leur épingle du jeu et Sylvain Bertot les met en lumiÚre avec cette anthologie. Par leur verve, leurs textes et leurs identités propres, elles se réapproprient des codes initialement établis par les hommes et réussissent à faire du rap un courant musical sans genre. Missy Elliott, Mary J Blige, Eve, et plus récemment Princess Nokia ou Cardi B, elles ont toutes, dans un style différent, revendiqué avec succÚs leur filiation au Hip-hop. Le pouvoir est désormais bien partagé et la place des femmes dans le Hip-hop, incontestable.
A l’heure oĂč on interroge la sous-reprĂ©sentation des femmes dans l’industrie de la musique et le sexisme dans le milieu des musiques actuelles – un manifeste, le F.E.M.M, Femmes EngagĂ©es des MĂ©tiers de la Musique signĂ© par de nombreuses artistes et professionnelles de la musique a Ă©tĂ© publiĂ© cette annĂ©e -, il est bon de rappeler que les femmes ont-elles aussi ƓuvrĂ© pour la visibilitĂ© du Hip-hop. Cette sous-reprĂ©sentation n’est d’ailleurs pas que le fait du rap. Dans d’autres courants, les femmes sont une part plus faible des crĂ©ateurs et diffuseurs. L’ascendance misogyne du rap est indiscutable mais ce sexisme n’est pas reprĂ©sentatif de toutes ses crĂ©ations. Aujourd’hui, les mentalitĂ©s, la sociĂ©tĂ© et mĂȘme le genre en lui-mĂȘme Ă©voluent et dĂ©cloisonnent une vision trop genrĂ©e de cette musique.

La chronique en ligne

Léa Schiavo
Toute la culture 20 décembre 2019

Ladies First

Franck Cochon et son équipe ont invité David Dufresne pour la 4Úme émission de la saison 2 de Get Busy. Le livre de Sylvain Bertot vous est chaudement recommandé au moment des conseils livres et CD.

Pour réécouter la chronique, c’est ici

Franck Cochon
Clique TV // Get Busy 7 janvier 2020

- Le livre de la semaine

Le LIVRE de la semaine est une anthologie du Rap au fĂ©minin : “Ladies First” signĂ© Sylvain Bertot aux Ă©ditions Le Mot et le Reste, pour rappeler le rĂŽle des femmes dans l’histoire du rap international. Remontant aux annĂ©es soixante-dix, ce livre Ă©voque le destin de quelques pionniĂšres puis retrace l’épopĂ©e contrariĂ©e des grandes dames du rap, aux États-Unis comme ailleurs, d’une Ă©poque oĂč elles peinaient Ă  s’imposer sans protecteur masculin, Ă  celle, actuelle, marquĂ©e par une profusion de rappeuses. L’auteur s’intĂ©resse surtout aux AmĂ©ricaines, de Salt’n Pepa Ă  Cardi B en passant par Lil Kim et Lauryn Hill
 Sylvain Bertot nous en parle.

Réécoutez la chronique de Matthieu Conquet en podcast

Matthieu Conquet
France Inter // Et je remets le son 8 décembre 2019

- Cadeaux de NoĂ«l : IdĂ©es Livres de l’équipe !

Une anthologie du rap fĂ©minin qui rend hommage Ă  celles qui se sont imposĂ©es dans un milieu plutĂŽt misogyne. À travers la prĂ©sentation de 100 Ɠuvres des annĂ©es 70 Ă  nos jours, Sylvain Bertot retrace la pluralitĂ© des styles et des messages de ces hĂ©roĂŻnes du rap international. Un nouveau titre de cette maison d’édition phĂ©nomĂ©nale Ă  ne pas manquer ! Leurs livres, tous plus bons les uns que les autres, m’accompagnent souvent pour prĂ©parer mes Ă©missions et la playlist.

DĂ©couvrez tous les coups de cƓur de l’équipe de Wave Radio

Jaloud
Wave Radio 3 décembre 2019

- 5 idées cadeaux pour un.e mélomane passionné.e

NoĂ«l arrive Ă  grands pas et on sait ce qui arrive lorsqu’on tarde Ă  s’occuper des cadeaux : on se retrouve Ă  errer hagard dans les rayons de la Fnac le 23 dĂ©cembre en compagnie de la moitiĂ© de la ville. Pas de panique, on vous a fait une petite sĂ©lection pour contenter vos amie.s, ou du moins les plus mĂ©lomanes.

Pour votre frÚre engagé : un livre nécessaire sur le rap

À l’image d’une infinitĂ© d’autre domaines, le milieu du rap reste trĂšs masculin, quand il n’est pas clairement misogyne. Partant de ce triste constat, Sylvain Bertot a dĂ©cidĂ© de rendre hommage Ă  celles qui n’hĂ©sitent pas Ă  prendre le mic et Ă  jouer du flow. De Casey Ă  Lauryn Hill en passant par Cardi B et Keny Arkana, son livre passionnant retrace les destins remarquables des grandes rappeuses d’hier Ă  aujourd’hui, tous styles et toutes revendications fĂ©ministes confondues.

La chronique en ligne

Eve Guiraud
À Nous Paris 8 dĂ©cembre 2019

- L’histoire du rap sous un angle fĂ©minin

Retour Ă  la fin des annĂ©es 70 dans les ruelles du Bronx, Ă  New York. Le rap Ă©merge dans les quartiers populaires afro-amĂ©ricains. En 1979, le single «Rapper’s Delight» est le premier vĂ©ritable tube de hip-hop. On y entend les rappeurs de The Sugar Hill Gang poser leur flow sur le sample du non moins cĂ©lĂšbre «Good Times» de Chic.

Ce que beaucoup ignorent, c’est que ce titre a vu le jour grĂące Ă  une femme: la chanteuse et productrice new-yorkaise Sylvia Robinson. Elle est la premiĂšre grande dame du rap a avoir participĂ© Ă  la popularisation du genre en crĂ©ant le label Sugar Hill Records avec son mari, Joe Robinson.

Dans son livre Ladies First – Une anthologie du rap au fĂ©minin, le journaliste Sylvain Bertot redonne aux femmes leurs lettres de noblesse dans un style musical qui les a souvent relĂ©guĂ©es au second plan. S’il s’intĂ©resse principalement aux figures amĂ©ricaines, puisque c’est le creuset du genre, Ă  leur rĂŽle primordial dans l’industrie du rap et Ă  leur Ă©volution au fil des dĂ©cennies, le livre n’oublie pas l’autre cotĂ© de l’Atlantique.

À travers la prĂ©sentation de 100 Ɠuvres et d’autant de rappeuses, les francophones Diam’s, Keny Arkana ou plus rĂ©cemment Chilla se retrouvent ainsi au milieu de Sha-Rock, Queen Latifah, Lauryn Hill, Nicki Minaj ou Cardi B. En terminant par Lizzo, l’artiste la plus nommĂ©e aux Grammy Awards 2020, Ladies First montre que les rappeuses dominent aujourd’hui le marchĂ© du disque, au mĂȘme titre que leurs homologues masculins ou que les stars fĂ©minines de la pop.

Lire la chronique sur le site de 24 heures

Alexandre Caporal
24 heures 12 décembre 2019

- Voici enfin la preuve que le rap est une affaire de femmes

À l’occasion de la parution de l’ouvrage Ladies First – Une anthologie du rap au fĂ©minin de Sylvain Bertot, Pop N’ Co se penche ce jeudi sur le rĂŽle (souvent mĂ©connu et pourtant) primordial des femmes dans le rap et le hip-hop. DĂ©monstration en quatre chansons.

Réécouter la chronique en podcast

Rebecca Manzoni
France Inter // Pop & Co 28 novembre 2019

- Les essentiels de Basique

“Basique, l’essentiel de la musique” a sĂ©lectionnĂ© le livre de Sylvain Bertot dans sa liste de conseils.

Revoir la sélection de Basique sur France 2

France 2 // Basique 20 novembre 2019

- Les bonnes feuilles en exclusivité - Ladies first

Les Ă©ditions Le Mot et le Reste nous font l’honneur de vous offrir en avant-premiĂšre quelques pages du prochain livre de Sylvain Bertot, Ladies First – Une anthologie du rap au fĂ©minin, Ă  paraĂźtre ce 21 novembre. L’analyse ciselĂ©e du journaliste, dont nous avions dĂ©jĂ  chroniquĂ© l’excellent Mixtapes, se consacre cette fois Ă  l’implication des femmes dans la culture hip-hop.
Remontant aux annĂ©es 80, son ouvrage Ă©voque ainsi le destin de quelques pionniĂšres avant de retracer l’épopĂ©e contrariĂ©e des grandes dames du rap, aux États-Unis comme ailleurs, d’une Ă©poque oĂč elles peinaient Ă  s’imposer sans protecteur masculin, Ă  celle, actuelle, marquĂ©e par une profusion de rappeuses. À travers la prĂ©sentation de cent Ɠuvres et d’autant de rappeuses, de Cardi B Ă  Lil’ Kim, Lauryn Hill, Missy Elliott, Casey ou Keny Arkana, ce livre rend hommage Ă  la pluralitĂ© des styles adoptĂ©s par les femmes du rap, et Ă  leurs façons, parfois paradoxales, de soutenir une position fĂ©ministe.
On vous laisse donc sur ces premiĂšres pages, ainsi qu’un avant goĂ»t d’une des 100 chroniques avec celle du Hot, Cool and Vicious de Salt-N-Pepa, dont les visages ont Ă©galement Ă©tĂ© mis Ă  l’honneur par la couverture du trĂšs rĂ©cent volume 4 de la bande dessinĂ©e Hip Hop Family Tree. Une coĂŻncidence de bon ton.

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Amaury Rauter
Goûte Mes Disques 14 novembres 2019