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Parution : 18/04/2019
ISBN : 9782360549719
528 pages (14,8 x 21)

La Danse des infidĂšles

Bud Powell Ă  Paris

L’un des plus grands livres sur le jazz.

Nicolas Ungemuth – Le Figaro Magazine

L’histoire de Francis Paudras et Bud Powell semble exceptionnelle, romancĂ©e. Et pourtant ce rĂ©cit qui nous plonge dans le milieu du jazz Ă  la fin des annĂ©es cinquante Ă  Paris est bien rĂ©el. Comment ne pas ĂȘtre sĂ©duit par ce jeune illustrateur passionnĂ© de jazz qui, dĂ©couvrant petit Ă  petit l’enfer que vit Bud Powell, son maĂźtre, dĂ©cide de le sauver. S’en suit le rĂ©cit de longues annĂ©es, oĂč la gĂ©nĂ©rositĂ© cĂŽtoie le gĂ©nie, pour le meilleur et pour le pire, Ă  la rencontre de grandes figures du jazz et des clubs et bars qu’ils ont hantĂ©s des annĂ©es durant. TantĂŽt solaire, tantĂŽt cru dans la rĂ©alitĂ© qu’il dĂ©peint, ce rĂ©cit est Ă©galement l’occasion de revenir, articles et tĂ©moignages Ă  l’appui, sur l’évolution d’une musique qui Ă©tait, Ă  cette Ă©poque, Ă  un tournant essentiel de son histoire.

Revue de presse

- La danse des infidĂšles Swaz À vos marques... tapage ! 4 dĂ©cembre 2020
- La Danse des indifĂšles Laurent Dussutour Citizen Jazz 13 octobre 2019
Bud Powell : Jours tranquilles Ă  Paris Niclas Ungemuth Le Figaro Magazine 21 juin 2019
- La Danse des infidĂšles Guy Darol Jazz Magazine juin 2019
- Les lĂ©gendes du piano jazz Ă  plein volume Bruno Pfeiffer LibĂ©ration // Ça va jazzer 3 juin 2019
- Bud Powell : la transe du pianiste Jazz Jean Rouzaud Nova 16 mai 2019
- La pianiste et le sauveur Christian LarrĂšde Son du Monde 24 avril 2019
- La Danse des infidĂšles Alex Dutilh France Musique // Open Jazz 22 avril 2019
- La Danse des infidĂšles Jean-Louis Lemarchand Les DerniĂšres Nouvelles du Jazz 23 avril 2019

- La danse des infidĂšles

Si La Danse des Infidùles est un livre extraordinaire, cela tient d’abord à son auteur, Francis Paudras, un homme de passions exigeantes et aux multiples talents.

Dans les annĂ©es 50, un adolescent a la rĂ©vĂ©lation du jazz et peu aprĂšs dĂ©couvre Bud Powell Ă  qui, avouera-t-il, il devra » le meilleur de sa vie, le meilleur de lui-mĂȘme. » C’est peu dire que la fascination de Paudras pour le musicien amĂ©ricain et son Ɠuvre sera absolue. Lui-mĂȘme pianiste, il ne cessera de rechercher la moindre information concernant Powell dans les publications spĂ©cialisĂ©es et les enregistrements. Une passion vient de naĂźtre et ce ne sont encore que les prĂ©misses d’un amour et d’une admiration sans bornes.

Cet ouvrage est une espĂšce de journal fourmillant d’informations chronologiques et vĂ©rifiables sur l’histoire du jazz du mitan du XXĂš siĂšcle Ă  l’annĂ©e 1966, sur ses hĂ©ros et les clubs qui les accueillaient, sur les scĂšnes et les disques, sur les concerts et ceux qui les produisaient, sur le microcosme des aficionados et les critiques professionnels. Nous suivons les pĂ©rĂ©grinations du jeune Paudras, du Blue Note au Chat qui pĂȘche, en passant par La Cigale, tous lieux mythiques oĂč des musiciens viennent dans l’effervescence interprĂ©ter des morceaux qui renouvellent le genre. « Paris Ă©tait alors la plaque tournante du jazz en Europe. »

Ce tĂ©moignage, dĂ©jĂ  remarquable par son exhaustivitĂ©, devient exceptionnel lorsque Francis Paudras devient l’ange gardien, l’ami inconditionnel de Bud Powell en proie Ă  ses dĂ©mons, Ă  la maladie qui isole et vulnĂ©rabilise. Powell Ă©tait un gĂ©nie, capable d’improvisations prodigieuses mais complĂštement hors-sol. L’amitiĂ© qui liera les deux hommes Ă©chappe Ă  la commune mesure, et nul besoin de connaĂźtre le milieu du jazz pour ĂȘtre subjuguĂ© par cette aventure humaine. Elle a l’envergure d’un mythe oĂč le tragique cĂŽtoie le divin.

Une chronique Ă  retrouver dans l’épisode 8 Du cotĂ© d’chez Swaz sur À vos marque
 Tapage !

Swaz
À vos marques... tapage ! 4 dĂ©cembre 2020

- La Danse des indifĂšles

Francis Paudras (1935-1997) Ă©tait un grand seigneur du jazz. Sorte de pendant masculin et europĂ©en de Pannonica de Koenigswarter, il n’a cependant Ă©tĂ© le protecteur que d’un seul crĂ©ateur : Bud Powell.

Cela n’en rendait pas pour autant sa tĂąche plus aisĂ©e, tant le gĂ©nial pianiste qui transcenda le bebop Ă©tait un ĂȘtre en quĂȘte d’une rĂ©silience infinie. Atteint de troubles psychiques qui le faisaient extrĂȘmement souffrir, il semblait ne pouvoir enfanter son art qu’à condition d’ĂȘtre au bord du gouffre de la folie. Cette sensibilitĂ© poĂ©tique Ă  fleur de peau, Francis Paudras, soutenu par sa compagne d’alors, va trouver des moyens de la canaliser. En lui permettant d’échapper aux griffes de la terrifiante « Buttercup », manageuse autoproclamĂ©e d’un Noir amĂ©ricain exilĂ© en France dont les troubles avaient Ă©tĂ© amplifiĂ©s par un coup de matraque sur la tĂȘte assĂ©nĂ© par un flic raciste Ă  New-York (pour une banale histoire de cannabis, Ă  laquelle son copain Monk Ă©tait mĂȘlĂ©). En lui offrant un foyer parisien : Bud se remet Ă  composer intensĂ©ment dans l’appartement de sa nouvelle famille parisienne.

Ce qui permet Ă  l’auteur d’éviter tout pathos dans cette sorte de journal d’une amitiĂ©, c’est justement cette extrĂȘme sensibilitĂ© portĂ©e Ă  l’entretien de la flamme crĂ©atrice de celui qui Ă©tait alors considĂ©rĂ© comme une lĂ©gende du jazz et qui, sous la plume de Paudras, atteint une dimension mythologique. De fait, l’emploi rĂ©current du passĂ© simple confĂšre une dimension quasiment Ă©pique au rĂ©cit, cependant que l’usage de titres de compositions de Bud pour les chapitres de l’ouvrage rend l’ouvrage particuliĂšrement swinguant.

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La description quasiment clinique du travail musical, mais aussi des galĂšres de logement et de santĂ©, des mouvements d’humeur, est si forte visuellement qu’on comprend qu’elle ait inspirĂ© Bertrand Tavernier pour son film « Autour de Minuit », dans lequel Dexter Gordon incarne le personnage de Dale Turner, inspirĂ© des sĂ©jours parisiens de Powell et de Lester Young, et oĂč François Cluzet interprĂšte un certain Francis Borler, dĂ©calque de Paudras. Seul bĂ©mol Ă  cette réédition : l’absence de photographies, prĂ©sentes sur l’édition originelle de 1986. Mais louĂ© soit l’éditeur phocĂ©en Le Mot et le Reste d’avoir ressorti ce texte fondamental de l’Histoire du Jazz. Bud Powell, quant Ă  lui, dĂ©cĂšde Ă  New-York en 1966. Il avait 42 ans.

La chronique intégrale à retrouver en ligne

Laurent Dussutour
Citizen Jazz 13 octobre 2019

Bud Powell : Jours tranquilles Ă  Paris

Le livre La Danse des infidĂšles raconte l’amitiĂ© qui lia le grand pianiste de jazz amĂ©ricain Ă  son plus grand fan français, Francis Paudras, des la fin des annĂ©es 1950. Un tĂ©moignage exceptionnel.

Vers le milieu des annĂ©es 1940, aux Etats-Unis, le jazz connut une rĂ©volution sans prĂ©cĂ©dent : un saxophoniste (Charlie Parker). un trompettiste (Dizzy Gillespie) et deux pianistes (Thelonious Monk et Bud Powell) commencĂšrent Ă  improviser sur les accords et non plus sur les mĂ©lodies. Quittant les grands orchestres dans lesquels ils avaient fait leur premiers pas. Ils se mirent Ă  jouer en petites formations afin, que chaque instrumentiste puisse se lancer dans de savantes improvisations pour leurs solos respectifs, la batterie prenant une dimension nouvelle avec l’arrivĂ©e de musiciens comme Kenny Clarke ou Max Roach. Le bebop Ă©tait nĂ©. Les deux pianistes qui contribuĂšrent Ă  ce renouvellement Ă©taient amis et complĂ©mentaires : adepte de dĂ©licates dissonances brouillant subtilement le message, le taiseux et Ă©conome Monk aimait le silence et jouait comme un Ă©quilibriste. Powell, grand admirateur d’Art Tatum, Ă©tait vĂ©loce et brillait pas ses solos rapides et Ă©blouissants : il Ă©tait le seul Ă  pouvoir faire au piano ce que Parker exĂ©cutait au sax.

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Cette amitiĂ©s exceptionnelle dans le Paris des annĂ©es 1950 est racontĂ©e dans un livre initialement sorti en 1986, qui inspira le film de Bertrand Tavernier Autour de Minuit, dans lequel François Cluzet interprĂ©tait Paudras, Powell Ă©tant remplacĂ© par le grand saxophoniste Dexter Gordon. L’attention du Français pour le musicien amĂ©ricain “aussi fragile qu’un enfant de 5 ans”, leur amitiĂ© profonde, la maniĂšre dont Paudras parvint, Ă  force de patience et d’obstination, Ă  refaire parler et Ă  “rĂ©parer” cet homme mutique et abĂźmĂ©, font de ce rĂ©cit non seulement l’un des plus grands livres sur le jazz, mais aussi le tĂ©moignage unique d’une complicitĂ© inĂ©dite entre un mĂ©lomane et son hĂ©ros, ce musicien gĂ©nial qui devait finalement disparaĂźtre en 1966.

Niclas Ungemuth
Le Figaro Magazine 21 juin 2019

- La Danse des infidĂšles

Autour de minuit, le remarquable film de Bertrand Tavernier Ă©tait un portrait croisĂ© de Bud Powell et de Lester Young en partie inspirĂ© d’un rĂ©cit de Francis Paudras publiĂ© en 1986 aux Ă©ditions de l’Instant. Enfin rééditĂ©, La Danse des infidĂšles, retrace le parcours de Bud Powell dĂšs son arrivĂ©e Ă  Paris en 1956, Ă  l’occasion d’une tournĂ©e Birdland qui allait le mener Ă  la Salle Pleyel.

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L’ouvrage est la chronique de ses jours parisiens et l’opportunitĂ© de suivre le pianiste dans la proximitĂ© d’illustres musiciens au Chat qui PĂȘche, au Blue Note de la rue d’Artois et dans tous ces coins et recoins oĂč Bud se perd, pourchassĂ© par ses cauchemars, et oĂč Francis parvient Ă  le retrouver, armĂ© d’un amour inconditionnel. L’émotion qui nous Ă©treint Ă  la lecture de ce livre ne peut que tirer de vraies larmes.

Guy Darol
Jazz Magazine juin 2019

- Les légendes du piano jazz à plein volume

Francis Paudras tire le titre de Dance of the Infidels, la composition du pianiste Bud Powell, gĂ©ant du bebop, gĂ©ant du jazz, gĂ©ant de la musique du XXe siĂšcle. En 1956, le jeune illustrateur, tombe Ă  la renverse devant le virtuose Ă  la salle Pleyel, lors d’une tournĂ©e parisienne. Il se dĂ©mĂšnera des annĂ©es durant pour maintenir Ă  flots le personnage, malmenĂ© par son Ă©pouse (qui ne songe qu’à l’exploiter); brutalisĂ© par la police amĂ©ricaine, alors qu’il dĂ©fendait son ami Thelonious Monk dans un club; enfermĂ© dans un asile psychiatrique; en proie Ă  l’alcool; rongĂ© par la tuberculose. Paudras se saigne pour acheter un studio, puis un appartement rue de Clichy, afin de loger son protĂ©gĂ©. Le fan providentiel Ă©grĂšne – au jour le jour – le «sauvetage» du jazzman. Avec lui, impossible de perdre la moindre minute de Bud, le moindre dĂ©tail, le propos le plus banal, tant la ferveur, l’attention permanente, la dĂ©votion, la gĂ©nĂ©rositĂ©, portent haut la plume.

Du Chat Qui PĂȘche au Blue Note se saluent, dans un Paris bouillonnant de jazz, les grandes figures de la musique. On tutoie Chet, Thelonious, Ornette, Dexter, etc. Accordez crĂ©dit aux pianistes lĂ©gendaires, Bud est leur dieu Ă  eux aussi. Bill Evans – citĂ© en exergue : «Si je devais choisir un seul musicien pour son intĂ©gritĂ© artistique, pour l’originalitĂ© incomparable de sa crĂ©ation, mais aussi pour la grandeur de son oeuvre, ce serait Bud Powell. Personne ne lui arrive Ă  la cheville». Ou Paul Bley, se confiant Ă  Paudras : «Tout le monde le sait, Francis, le maĂźtre, c’était Bud. C’est Ă©vident». Ecoutez les enregistrements des labels Blue Note, Verve, RCA. Quand Bud Powell se met Ă  jouer s’ouvrent bĂ©ants tous les orifices du crĂąne. Le livre, trempĂ© dans un serrement de coeur, restaure l’esprit du gĂ©nie, mort Ă  New York, en 1966. Bud avait 41 ans.

Lire la totalitĂ© de l’article en ligne

Bruno Pfeiffer
LibĂ©ration // Ça va jazzer 3 juin 2019

- Bud Powell : la transe du pianiste Jazz

Avec l’énorme rĂ©cit dĂ©taillĂ© de la vie de Bud Powell, Francis Paudras, son protecteur, nous raconte trois histoires Ă  la fois.

Celle de ce New-Yorkais, virtuose, incroyablement doué, ultra rapide et inventif, jamais en paix, mais victime de troubles psychiques graves.
Earl Rudolph Powell (1924-1966) eut 42 ans pour affirmer son gĂ©nie trĂšs particulier, fait de virtuositĂ© et d’improvisations risquĂ©es.

Francis Paudras, l’auteur, musicien et graphiste parisien, va vivre avec son hĂ©ros des histoires cocasses et tragiques, le protĂ©geant des ses dĂ©mons en permanence, et dĂ©crivant ainsi la faune Jazz, regroupĂ©e Ă  Paris dans les annĂ©es 50 : les attitudes de fans de Jazz, aussi bien que les rapports entre les musiciens exilĂ©s noirs amĂ©ricains.

Enfin, il nous éclaire sur cette passion folle et soudaine des français (et des européens en général) pour cette expression Jazz devenue moderne, du Be-Bop au Free.

Les grands noms défilent : Thelonious Monk, Art Tatum, Dizzie Gillespie, Miles Davis, Ornette Coleman, Charlie Parker, Billie Holiday

La bande des dieux jazzistiques en pleine Ă©bullition. Quelques anecdotes et rĂ©actions vĂ©cues nous en disent long sur les amitiĂ©s rĂ©elles et les concurrences, non moins chargĂ©es d’affect.

Tout y passe : les histoires d’amour, d’argent, de survie, les coups bas et les coups de gĂ©nie, pour le meilleur et le pire d’un mouvement artistique important, qui sortait la communautĂ© afro-amĂ©ricaine de ses ghettos et de la chape de plomb qui pesait sur elle en AmĂ©rique, jusqu’au mouvement des droits civils dans les annĂ©es 60.

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ScĂšne Jazz, un univers impitoyable

Presque toutes les stars Jazz de cette Ă©poque connaissaient le mĂȘme parcours du combattant ; mal payĂ©s, maltraitĂ©s, harcelĂ©s par la police new-yorkaise, emprisonnĂ©s pour un joint, battus pour une bouteille


EnvironnĂ©s d’escrocs, de dealers, de producteurs vĂ©reux, de tĂŽliers de bar intraitables, d’indicateurs, de mafieux et de policiers racistes au dernier degrĂ©, surveillĂ©s et copiĂ©s, pillĂ©s par des syndicats en leur dĂ©faveur, insultĂ©s quotidiennement, la plupart de ces virtuoses trouvait une compensation dans leur Art
 et dans des drogues diverses.

À Paris, un mini-paradis s’ouvre Ă  eux : on les applaudit, on les aime, on les soutient, on les paie encore mal, mais on les paie ! MalgrĂ© leurs disques des annĂ©es 40-50 devenus des classiques, il faudra encore des annĂ©es pour que les plus dĂ©munis arrivent Ă  vivre dĂ©cemment.

L’auteur, Francis Paudras, vĂ©ritable samaritain, admirateur indĂ©fectible de Powell, sera obligĂ© de l’installer chez lui, fascinĂ© par les capacitĂ©s hors-normes et les intuitions du mĂ©dium qu’est Bud Powell, qu’une incorrigible inconscience et une irresponsabilitĂ© chronique entraĂźne dans des catastrophes permanentes, parfois cocasses, mais toujours tragiques.

Je ne suis pas fan de Jazz et mĂȘme contre l’adoration des blancs devant ces saints apĂŽtres de la musique syncopĂ©e ou minimale, qui nous racontent leurs peines et leur fantaisie avec un gĂ©nie et une classe qui dĂ©clenchent l’admiration (et une certaine culpabilitĂ© trop tardive).

Leur passion de la musique et leur acharnement Ă  jouer sont Ă  la mesure de leur souffrance, de leur destin d’éternels migrants, d’anciens esclaves que l’on retrouve chez nos tziganes, gitans, romanos
 pour une autre musique romantique, agglomĂ©rat d’influences, glanĂ©es au cours de siĂšcles de voyages forcĂ©s de ces dĂ©shĂ©ritĂ©s et qui les aide Ă  retrouver leur humanitĂ© et leur fiertĂ© bafouĂ©e


Lisez toute la chronique sur le site de Nova

Jean Rouzaud
Nova 16 mai 2019

- La pianiste et le sauveur

Retour sur l’amitiĂ© dĂ©chirĂ©e entre Bud Powell et son fan Ă©perdu Francis Paudras.

Ce furent les images en clair-obscur d’Autour De Minuit, film de Bertrand Tavernier (deux CĂ©sar et un Oscar, en 1987). Mais c’est bien le livre inspirateur, La Danse Des InfidĂšles (d’aprĂšs une composition de Bud Powell) qui Ă©voque pour la premiĂšre fois l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente le tumulte relationnel entre le jazzman et Francis Paudras, dessinateur et designer parisien Ă  son compte, vivant chichement de son mĂ©tier, mais ressuscitant chaque soir grĂące aux concerts de jazz, et en particulier au gĂ©nie du New-Yorkais. Lorsque Bud Powell s’installe en France en 1958, il n’est pas le premier musicien afro-amĂ©ricain Ă  porter son dĂ©volu sur un pays oĂč son art semble mieux considĂ©rĂ©, et le racisme moins prĂ©gnant qu’aux États-Unis. DĂšs 1962, Paudras se lie d’amitiĂ© avec lui, puis, aidĂ© par le saxophoniste Johnny Griffin, prend en charge un traitement curatif de la tuberculose, l’hĂ©berge, ainsi que sa famille, et lui tient la main lors de son retour vers la mĂšre patrie. Entre roman et monographie (incluant tĂ©moignages et articles de presse), la nouvelle Ă©dition de ce livre, chronique d’un dĂ©sastre et d’une navrance annoncĂ©s, rend compte d’une Ă©popĂ©e se transformant en errance, de par la volontĂ© destructrice de son principal acteur.

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Retrouvez la chronique intégrale sur Son du Monde

Christian LarrĂšde
Son du Monde 24 avril 2019

- La Danse des infidĂšles

Alex Dutilh vous parle de la réédition du livre de Francis Paudras : “Un tĂ©moignage incroyablement documentĂ©, prĂ©cis, de ces annĂ©es passĂ©es Ă  cĂŽtĂ© de Bud Powell.”

Écoutez toute l’émission sur le site de France Musique

Alex Dutilh
France Musique // Open Jazz 22 avril 2019

- La Danse des infidĂšles

La personnalitĂ© de Francis Paudras s’est dĂ©voilĂ©e au grand public sous les traits de François Cluzet dans l’un des films les plus authentiques dĂ©diĂ© Ă  l’univers du jazz : ‘Autour de Minuit’ de Bertrand Tavernier. Fan inconditionnel de Bud Powell (rĂŽle tenu Ă  l’écran par Dexter Gordon) le jeune illustrateur racontait cette mĂȘme annĂ©e 1986 dans « La Danse des InfidĂšles » (titre d’une composition de son idole) son amitiĂ© pour Earl « Bud » Powell et son engagement de tous les instants entre 1959 et 1966 auprĂšs d’un des maĂźtres du be-bop totalement perdu dans la vie quotidienne.

RééditĂ© aujourd’hui, cet ouvrage n’a rien perdu de sa force Ă©motionnelle et de sa puissance Ă©vocatrice du milieu du jazz Ă  Paris ~~oĂč Bud rĂ©sida de 1959 Ă  1965~~ et Ă  New-York, oĂč il dĂ©cĂ©da Ă  42 ans le 31 juillet 1966.

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Riche en informations, tĂ©moignages, anecdotes, La ‘Danse des InfidĂšles’ nous apporte aussi un Ă©clairage pertinent sur les tribulations de Bud Powell, ses « exploiteurs » (patrons de clubs, sa compagne Buttercup), ses amis musiciens (Ornette Coleman, Art Taylor, Johnny Griffin
) et ses fidĂšles de la premiĂšre heure, Elmo Hope et surtout Thelonious Monk (« Jamais je n’avais vu deux ĂȘtres aussi proches, aussi complices, aussi frĂšres »).

Lire la chronique intégrale sur les DNJ

Jean-Louis Lemarchand
Les DerniĂšres Nouvelles du Jazz 23 avril 2019